"Un vélo".

Un "vélo" ou "bicyclette"

Ce mot du registre familier, constitue l'apocope du substantif masculin "Vélocipède".

Et, bien qu'on l'ait aujourd'hui très largement oublié, ce mot de "Vélocipède" constitua d'abord une marque, avant de devenir un nom générique, en étant le nom français donné, en 1818, par l'inventeur allemand Karl Drais à sa "Draisienne", pour son importation en France.

L'avocat français Louis-Joseph Dineur l'emploie en effet lorsqu'il dépose, en 1818, une demande d'un brevet d'importation de cinq ans au nom de son client, qui cherche à commercialiser son véhicule, présentée l'année précédente en Allemagne. Après avoir hésité à utiliser la locution nominale féminine "Machine à courir", traduction de l'allemand "Laufmaschine".

Concrètement, le terme "Vélocipède" désigne aujourd'hui l'ensemble des cycles à propulsion humaine, quel que soit le nombre de roues.

Un triporteur non motorisé doté de trois roues est donc un "Vélocipède".

Deux triporteurs

Et ce que la plupart des gens ont l'habitude d'appeler "Vélo" est en réalité un type de "Vélocipède" spécifique, doté de deux roues alignées, qui lui donnent son nom de "bicyclette".

Mais il est vrai que l'on utilise, de la même façon, le mot "Automobile" pour désigner une catégorie spécifique de "Véhicule automobile"...

Source : wikipedia.org

10 parties du corps humain que nous associons au mot "Coup".

La langue française comporte un certain nombre de locutions nominales, relevant de différents registres de langue, qui associent différentes parties de notre corps au mot "Coup" :

  • Ainsi, "donner/filer/mettre un coup de boule" signifie, dans le registre argotique, "Donner/filer/mettre un coup de tête."
  • Les locutions nominales "Un coup de chatte", "Un coup de cul" ou "Un coup de moule" désignent dans le registre argotique - voire dans le registre vulgaire - "Un coup de chance".
  • Et que donner/filer/mettre "Un coup de pied au cul" (registre familier), "Un coup de pied au derrière" ou "Un coup de pied aux fesses" (langage courant) à quelqu'un, c'est, au sens figuré, lui adresser une remontrance, une réprimande.

On dit par exemple : "Mon entraîneur m'a filé un coup de pied au cul lorsqu'il a su que j'étais allé en boîte à deux jours de la rencontre".

  • "Donner un coup de pouce", c'est, dans le registre familier, une aide ponctuelle accordée à un proche, dans le cadre d'une situation qui lui est défavorable ou dans le but d'atteindre un objectif.

On dit par exemple : "Mon oncle m'a donné un coup de pouce lorsque j'ai crée mon entreprise".

  • Enfin, "Un coup de tête" c'est, au sens figuré et dans le registre familier, une prise de décision sans vraiment réfléchir aux conséquences de ses actes ; un acte imprévu et hardi, effectué sans trop de réflexion et de manière quelque peu étourdie

On dit par exemple : "Il s'est marié sur un coup de tête, quatre semaines après avoir rencontré sa femme".

"Est-ce que je te demande si ta grand-mère fait du vélo ?"

Cette charmante expression du registre familier relève également désormais du registre désuet.

Et elle signifie : "Je te t'ai rien demandé !", voire "Mêle-toi de tes affaires !".

On utilisait également la formule : "Si on te demande, tu diras que tu n'en sais rien !".

Pour ceux que cela intéresse, je me permets de recommander la lecture de mon article consacré au mot " vélo", dont on ignore généralement qu'il constituait à l'origine... un nom de marque !

"En tous cas" ou "En tout cas" ?

Les deux graphies sont admises mais la première (avec "touS") tend à disparaître et est désormais environ dix fois moins utilisée que la seconde (avec "touT") !

Mes lecteurs fidèles l'auront néanmoins compris : faisant fi de cette pratique, le dinosaure que je suis continue d'utiliser la forme "En tous cas", que vous retrouverez donc régulièrement dans les différents articles publiés dans jaimelesmots.com.

"En tous cas"/"En tout cas" est une locution adverbiale du registre familier qui signifie "Quoi qu’il en soit", "Quoi qu'il arrive", "De toute façon".

On dit par exemple : "En tout cas, c'est un des meilleurs films de ce réalisateur".

Pour l'anecdote, le substantif "Un en-tout-cas" (ou "Un en-cas" par ellipse de "En cas de pluie") était, au XIXe siècle, une ombrelle de grande dimension, pouvant servir de parapluie... en cas de pluie.

Source : wikipedia.org

 

On n'écrit pas : "De toutes façons" !

Mais : "De toute façon" !

Cette locution signifie "Quoiqu'il en soit, de n'importe quelle manière, de toute manière, de quelque façon que ce soit, dans tous les cas, quelle que soit la situation".

On dit par exemple : "De toute façon, il va falloir que tu prennes une décision".

La forme "De toutes les façons" relève du registre familier et ne doit normalement pas être utilisée.

"Bassiner".

Ce verbe peut avoir d'assez nombreuses significations :

  • au sens propre :
    • humecter, mouiller légèrement une partie du corps, afin de la rafraîchir,
    • ou quelque chose, afin de l'assouplir, en artisanat par exemple,
    • humidifier une plante au feuillage sensible à l’humidité (cyclamen, orchidées, plantes épiphytes), en la plaçant dans un récipient plein d’eau, celle-ci ne devant pas dépasser le collet de la plante. Et en faisant ensuite s'égoutter totalement le pot, une fois celui-ci sorti de l’eau, l'excès d’humidité s'avérant souvent nocif,
    • ou chauffer un lit avec une bassinoire, que l'on passait entre les draps, afin de les réchauffer,

  • et, au sens figuré, dans le registre familier : ennuyer, importuner, de manière lassante.

On dit par exemple : "Il me bassine celui-là avec ses sempiternelles histoires de boulot !".

Source : www.larousse.fr

"Enfiler le bleu de chauffe", "Mettre le bleu de chauffe" ou "Remettre le bleu de chauffe".

Ces trois locutions verbales signifient, dans le registre familier, se mettre ou se remettre sérieusement au travail.

On dit par exemple : "L'équipe de France va devoir enfiler le bleu de chauffe au cours de la seconde mi-temps si elle veut l'emporter".

La locution nominale "Bleu de chauffe" désigne :

  • la veste bleue que portaient les cheminots à l'époque des locomotives à vapeur, lorsqu'ils devaient constamment alimenter en charbon le foyer, qui chauffait la chaudière, laquelle produisait la vapeur nécessaire au moteur à vapeur, qui transformait le travail de la vapeur sous pression en force motrice sur les essieux,
  • ainsi qu'une couleur superficielle que prennent les métaux ferreux aux alentours de 400 degrés Celsius.

Lors de l'assemblage à chaud, soudure ou brasure, on voit en effet apparaître un spectre de couleurs de chauffe autour du point de chauffe principal, allant du bleu au jaune.

 

Pourquoi dire : "Un zoo" ?

Une girafe, dans le parc zoologique de Maubeuge (59)

Et pas : "Un parc zoologique" !

Ou : "Un jardin zoologique" !

C'est évidemment un petit peu plus long, je vous le concède, mais cela vous évitera d'utiliser une apocope anglaise ("Zoo" pour "Zoological park") ou française, relevant, dans les deux cas, du registre familier.

L'entrée du parc zoologique du Bronx, à New York (New York) (États-Unis d'Amérique)
L'entrée du parc zoologique du Bronx, à New York (New York) (États-Unis d'Amérique)

"Un parc zoologique" ou "Un jardin zoologique" est un lieu public où sont présentés aux visiteurs des animaux en captivité ou en semi-liberté et appartenant à des espèces exotiques ou rares.

Un éléphant d'Asie dans un parc zoologique
Un éléphant d'Asie dans un parc zoologique
Un hippopotame dans un parc zoologique
Un hippopotame dans un parc zoologique

Source : www.larousse.fr

"Un rat d'hôtel".

On désigne ainsi un homme s'introduisant dans un hôtel ou un endroit public, afin d'y repérer les lieux et les objets à y voler (registre familier).

Son équivalent féminin est appelé "Souris d'hôtel".

Source : wikipedia.org

"Bah".

Bah est une interjection qui peut avoir deux significations :

  • elle peut d'abord, dans le registre familier, marquer l’étonnement, la lamentation, le doute, la négation, l’insouciance, etc.

On dit par exemple : "Bah ça alors !" ou "Bah on fera avec".

  • mais elle signifie également, dans le registre populaire, "évidemment, bien sûr que".

On dit par exemple : "Bah c'est pas possible" ou "Bah je trouve ça très beau".

Source : wikipedia.org

"Une souris d'hôtel".

On désigne ainsi une femme s'introduisant dans un hôtel ou un endroit public, afin d'y repérer les lieux et les objets à y voler (registre familier).

Son équivalent masculin est appelé "Rat d'hôtel".

Source : wikipedia.org

"Ça pique les yeux".

Cette expression signifie :

  • au sens propre : irriter les yeux par son odeur, ses vapeurs ou sa fumée, âcre ou piquante.
  • au sens familier, dans le registre familier, :
    • être désagréable à voir, être laid.

On dit par exemple : "C'est peut-être un architecte renommé qui a conçu cet immeuble coloré mais ces façades piquent les yeux !".

    • être pénible à lire, du fait de l’abondance des fautes, de la construction des phrases et de la médiocrité du style.

On dit par exemple : "Je viens de lire les paroles des chansons de cette vedette du rap : ça pique les yeux !".