Ne dites pas : "Faire 40 ans" !

Mais plutôt, selon le contexte, :

  • "Sembler avoir 40 ans" !

Par exemple : "Mon épouse fait 40 ans" et non "Mon épouse semble avoir 40 ans".

  • ou "Avoir 40 ans",

Par exemple : "J'aurai 45 ans le mois prochain" et non "Je ferai 45 ans le mois prochain".

"Une redingote de sapin", "Un costume en sapin" et "Un costard en sapin".

Ces trois locutions nominales désignent toutes un cercueil, autrefois fabriqué en sapin, :

  • "Une redingote de sapin", est le nom qu'on lui donnait, au XVIIIe siècle, dans le registre désuet,
  • "Un costume en sapin", est le nom qu'on lui donne aujourd'hui, dans le registre familier,
  • et "Un costard en sapin"est le nom qu'on lui donne aujourd'hui, dans le registre argotique.

Source : www.expressio.fr

"Faire un topo".

C'est faire un discours, un exposé, au sens figuré et dans le registre familier.

"Topo" est en effet l'apocope de la locution nominale "Croquis topographique", désignant une représentation synthétique des principaux ensembles topographiques présents sur une carte.

"Le double effet Kiss Cool".

Paquets de Kiss Cool

Kiss Cool est une marque de pastilles rafraîchissantes ayant appartenu à General foods, puis Kraft Jacobs Suchard, filiale de Kraft Foods, à la suite de la fusion de ce dernier avec General Foods au sein de Philip Morris, et aujourd'hui de Cadbury France.

Ce bonbon à la menthe donnant une impression de fraîcheur a été créé en 1988 par Kréma Pocket et c'est donc l'une des toutes premières CDP (Confiseries De Poche).

  • La devise publicitaire des nombreuses publicités au ton décalé - très nouveau pour l'époque - de "Kiss Cool, le bonbon à la menthe qui rafraîchit", n'était absolument pas, on l'a aujourd'hui oublié, "Le double effet Kiss Cool", mais : "Kiss Cool, le seul bonbon double effet !".
  • De nos jours, la formule "Le double effet Kiss Cool" - désormais entrée dans le registre familier français -, désigne, en référence à toutes ces publicités, un effet secondaire, supplémentaire d'une action entreprise, qui peut s'avérer, selon les circonstances, positif ou négatif.

On dit ainsi par exemple :

    • "Grâce à mon passage dans cette émission, j'ai fait la connaissance de mon fiancé parmi les autres participants, avant de recevoir un appel d'un éditeur, intéressé par mon histoire : C'est vraiment le double effet Kiss Cool !".
    • ou "À cause de mon retard, non seulement je n'ai pas pu aller faire mes courses, mais en plus j'ai raté la sortie des classes : C'est vraiment le double effet Kiss Cool !".

15 façons de dire "Les pieds".

Pieds

Le registre argotique comporte de très nombreux termes pour désigner les pieds, puisque l'on peut tout aussi bien parler des "Haricots", que des "Nougats" (idiotismes alimentaires), des "Panards", des "Pattes", des "Pingouins" (idiotismes animaliers), des "Pinglots", des "Reposoirs", des "Ribouis", des "Rigadins", des "Ripatons" ou des "Trotignolles" !

Mais également des "arpions", un mot du parler stéphanois, auquel j'ai consacré un article.

Les "Fumerons" et les "Pinceaux" appartiennent au registre populaire.

Quant au registre familier il met à notre disposition le mot "Petons".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Les jambes".

En effet, "Les fumerons", "Les pattes" et "Les pinceaux" désignent tout aussi bien, selon le contexte, les jambes que les pieds.

"Ineffable".

  • Ce joli adjectif du registre soutenu qualifie ce qu'il est impossible de nommer ou de décrire, en raison de sa nature, de sa force, de sa beauté.

On parle par exemple de la "beauté ineffable d'un panorama".

  • Et, ironiquement, dans le registre familier), ce qui ne peut se décrire, en raison de son caractère ridicule ou extravagant.

On parle par exemple de l'"ineffable prestation" d'un mauvais acteur.

Source : www.cnrtl.fr

"Parisien tête de chien, parigot tête de veau !" ou "Parisiens têtes de chien, parigots têtes de veau !".

Cette expression rimée du registre familier fait référence à la mauvaise réputation des Parisiens, due à leur côté farouche et grincheux.

Elle est principalement utilisée par les provinciaux désireux de se moquer des habitants de la capitale en les comparant à des animaux.

www.linternaute.fr

"Un bon client".

Cette locution nominale désigne :

  • dans le langage courant, au sens propre : un client régulier, récurrent, fidèle, solvable, qui paye en temps et en heure, sans relance,
  • et dans le registre familier, au sens figuré : pour les professionnels du monde médiatique (animateurs, journalistes, producteurs, responsables de programmes, etc.), un intervenant extérieur - simple invité ou spécialiste d'un sujet - parfaitement à l’aise dans l’exercice médiatique et dégageant un grand intérêt en termes d’image et d’audience, par sa présence et son discours.

On dit par exemple du comédien Fabrice Luchini qu'il est "un bon client".

Elle ne doit surtout pas être confondue avec les formules "Un client", "Un gros client", "Un sacré client" ou "Un sérieux client", auxquelles j'ai également consacré un article.

Source : www.devenez-mediatique.com

"Yaka" et "Yakafokon" !

Ces deux interjections du registre familier constituent une retranscription phonétique des formules "Y a qu'a" et "Y à qu'a faut qu'on" (registre familier) signifiant, dans le langage courant, "Il n'y a qu'a" et "Il n'y a qu'a, il faut que l'on".
  • "Yaka" s'utilise régulièrement en lieu et place de "Il n'y a qu'a" par tous ceux qui ne prennent pas la peine de prononcer correctement l'entièreté de leurs phrases.
  • Et "Yakafokon" s'utilise pour railler les personnes toujours aptes à critiquer ce qui existe et à prétendre connaître une meilleure solution, mais sans s'expliquer sur les moyens proposés.

"Pedibus cum jambis".

"Pedibus cum jambis", c'est à dire : à pied, en marchant

J'aime beaucoup cette locution en latin de cuisine, qui signifie : à pied, en marchant.

On dit par exemple : "Avec cette fichue grève des transports en commun j'ai dû aller au boulot pedibus cum jambis".

Ou : "Avec ce pneu crevé, tu es bon pour aller à la gare pedibus cum jambis".