"Inénarrable".

  • J'aime beaucoup cet adjectif du registre soutenu, qui s'applique à ce qui est indescriptible, indicible, ineffable, inexprimable, que l'on ne peut narrer ou raconter, qu'il est impossible de décrire ou d'exprimer,

On parle par exemple de "mésaventures ou de péripéties inénarrables".

  • Ou, par exagération, dans le registre familier, à ce qui est cocasse, impayable, absurde, d'une extrême cocasserie, dont on ne peut parler sans rire,

On parle par exemple de "personnage inénarrable" ou de "situation inénarrable".

Source : wiktionary.org et www.cnrtl.fr

"Une pige".

Ce terme peut avoir d'assez nombreuses significations, en fonction du registre de langue utilisé, :

  • C'est ainsi, dans le langage courant, :
    • une longueur arbitraire, prise comme référence,
    • une tige graduée permettant de repérer plusieurs valeurs d'une grandeur (longueur, niveau, etc.),
    • une pièce cylindrique calibrée, en acier trempé, utilisée pour le réglage de machines-outils ou la mesure d'entraxes,
    • un instrument servant à mesurer l'épaisseur du cuir, du carton, etc.,
    • et, enfin, autrefois, en imprimerie, le nombre de signes qu'un compositeur devait réaliser durant un temps donné.
  • dans le registre familier :
    • une rémunération à l'article, au travail occasionnel, effectué par un journaliste, un rédacteur, un correcteur,

On dit par exemple : "Travailler à la pige pour un éditeur".

    • ou le travail ainsi effectué.

On dit par exemple : "Effectuer des piges pour un quotidien".

  • et dans le registre populaire :
    • une année.

On dit par exemple : "Désosser la vieille lui a fait prendre 15 piges de plus au Raoul !".

    • ou une année d'âge.

On dit par exemple : "La nénette à Bébert est en cloque ; elle a même pas 20 piges".

Et il faut bien reconnaître que les acceptions les plus couramment utilisées sont indiscutablement celles des registres familier et populaire.

"Se faire bectares tout cru".

C'est dans le génial "Le cave se rebiffe", réalisé en 1961 par Gilles Grangier, que Michel Audiard fait dire cette superbe réplique à Jean Gabin : "I' vont t'bectares tout cru les vilains !".

Autrement dit : "Te becqueter tout cru", "Te bouffer tout cru", "Te manger tout cru", "Ne faire de toi qu'une bouchée".

39 façons de dire : "Ne pas s'inquiéter".

Le registre vulgaire nous propose "S'en ballec", "S'en battre les couilles" ou "S'en branler".

Tandis que le registre argotique met à notre disposition "Ne pas se biler", "Ne pas se cailler", "Ne pas se faire de bile", "Ne pas se faire de mouron", "S'en battre l'oeil", "S'en cogner", "S'en contrefoutre", "S'en foutre" ou "S'en tamponner le coquillard", dont personnellement je raffole.

Les formules "Ne pas s'en faire", "S'en contrefiche", "S'en ficher" ou "S'en moquer comme d'une guigne" relèvent du registre familier.

Et nous disposons, dans le langage courant, des formules "Ne pas avoir peur de", "Ne pas être angoissé par", "Ne pas être être inquiet", "Ne pas être préoccupé par", "Ne pas être être soucieux de", "Ne pas s'embarrasser de", "Ne pas se faire de mauvais sang", "Ne pas se faire de souci", "Peu m'importe" ou "S'en moquer".

Enfin, le registre soutenu nous offre lui aussi de nombreuses possibilités avec "Demeurer indifférent à", "Être indifférent à", "Faire peu de cas de", N'être aucunement/nullement angoissé par/inquiet de/préoccupé par/soucieux de", "Ne faire guère de cas de", "Ne pas se préoccuper de", "Ne pas se soucier de", voire "Peu m'importe".

Ainsi que ma formule préférée : "Peu me chaut" !

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à "Toutes les façons de dire "S'inquiéter" en français.

"Une ventouse".

Ce mot peut revêtir différentes significations :

  • c'était d'abord, autrefois, en médecine, une sorte de petite ampoule ou cloche de verre, que l’on appliquait sur la peau et dans l’intérieur de laquelle on raréfiait l’air au moyen d'une flamme ou par un procédé mécanique, afin de soulever la peau et de faire venir le sang. Poser une ventouse se disait alors "Ventouser".

  • mais aussi, par analogie, un organe de fixation et de succion, dont sont pourvus quelques animaux aquatiques comme le calamar, la sangsue, la pieuvre (ou poulpe) ou le ténia, et à l’aide desquels ils se fixent ou sucent, en faisant le vide,

  • par extension, une calotte ou coupelle de caoutchouc, élastique et hermétique, pouvant se fixer par pression sur des surfaces planes et lisses,

  • ainsi qu'un outil à main constitué d'un manche et d'une calotte de caoutchouc en forme de cloche, conçu pour déboucher mécaniquement un conduit inaccessible au moyen d'autres outils, en créant une dépression,

Source : wikipedia.org

"On ne va pas se mentir", "On va pas se mentir" ou "On n'va pas s'mentir".

Logo de l'émission "On ne va pas se mentir" de la chaîne de télévision française d'information en continu iTélé (août 2012 - août 2016)

Cette expression du registre familier signifie : on ne va pas se voiler la face, inutile de détourner le regard, en faisant comme si l'on n'avait rien vu.

On disait il y a quelques années : parlons vrai, parlons franchement.

Qu'elle soit correctement prononcée ou non, j'avoue que cette formule a le don de m'exaspérer tant elle est devenue à la mode.

Au point de presque pouvoir être considérée comme un véritable tic de langage chez nombre de nos hommes politiques, journalistes, chroniqueurs et autres intervenants de chaînes de télévision d'informtion en continu.

La journaliste française Audrey Pulvar en a même fait le titre d'une émission télévisée de débat contradictoire, diffusée d'août 2012 à août 2016, sur la chaîne de télévision française d'information en continu iTélé !

Audrey Pulvar et Laurence Haïm dans l'émission "On ne va pas se mentir" de la chaîne de télévision française d'information en continu iTélé (août 2012 - août 2016)
Audrey Pulvar et Laurence Haïm dans l'émission "On ne va pas se mentir"

"Ne pas perdre une miette" de quelque chose.

Cette expression du registre familier en forme d'idiotisme alimentaire s'utilise pour indiquer qu'une conversation ou un dialogue a été écouté et compris en totalité.

Source : wiktionary.org

"Un "Passage à tabac" n'est pas une ruelle où acquérir des cigarettes de contrebande" !

Mais une très ancienne pratique policière, dont certains mauvais esprits osent prétendre qu'elle perdurerait dans certains de nos commissariats !

Cette curieuse locution nominale du registre familier désigne en effet un tabassage, le fait de frapper un individu de manière répétée, avec violence, en lui donnant de nombreux coups.

 

 

14 façons de dire "Depuis très longtemps" ou "Cela fait longtemps".

Le registre familier nous offre la très jolie formule "Cela fait belle lurette, "Depuis belle lurette" ou "Il y a belle lurette".

Mais nous avons également, dans le langage courant, "Depuis des années", "Depuis des éternités", "Depuis des lustres", "Depuis des siècles", "Depuis fort longtemps", "Depuis la nuit des temps", "Depuis Mathusalem", "Depuis très longtemps" ou "Depuis une éternité".

Ou : "Il y a des années", "Il y a des éternités", "Il y a des lustres", "Il y a des siècles", "Il y a fort longtemps", "Il y a très longtemps" ou "Il y a une éternité".

Ainsi que, dans le registre soutenu : "Depuis des temps immémoriaux".

On peut enfin dire que cela fait longtemps grâce aux locutions verbales du registre familier "Cela date", "Cela fait un bail" et "Cela fait une paie" (ou "Cela fait une paye"). Ou "Il y a un bail" et "Il y a une paie" (ou "Il y a une paye").

Ainsi que "Cela remonte au déluge" dans le langage courant.

"Un vélo".

Un "vélo" ou "bicyclette"

Ce mot du registre familier, constitue l'apocope du substantif masculin "Vélocipède".

Et, bien qu'on l'ait aujourd'hui très largement oublié, ce mot de "Vélocipède" constitua d'abord une marque, avant de devenir un nom générique, en étant le nom français donné, en 1818, par l'inventeur allemand Karl Drais à sa "Draisienne", pour son importation en France.

L'avocat français Louis-Joseph Dineur l'emploie en effet lorsqu'il dépose, en 1818, une demande d'un brevet d'importation de cinq ans au nom de son client, qui cherche à commercialiser son véhicule, présentée l'année précédente en Allemagne. Après avoir hésité à utiliser la locution nominale féminine "Machine à courir", traduction de l'allemand "Laufmaschine".

Concrètement, le terme "Vélocipède" désigne aujourd'hui l'ensemble des cycles à propulsion humaine, quel que soit le nombre de roues.

Un triporteur non motorisé doté de trois roues est donc un "Vélocipède".

Deux triporteurs

Et ce que la plupart des gens ont l'habitude d'appeler "Vélo" est en réalité un type de "Vélocipède" spécifique, doté de deux roues alignées, qui lui donnent son nom de "bicyclette".

Mais il est vrai que l'on utilise, de la même façon, le mot "Automobile" pour désigner une catégorie spécifique de "Véhicule automobile"...

Source : wikipedia.org

11 parties du corps humain que nous associons au mot "Coup".

La langue française comporte un certain nombre de locutions nominales, relevant de différents registres de langue, qui associent différentes parties de notre corps au mot "Coup" :

  • Ainsi, "donner/filer/mettre un coup de boule" signifie, dans le registre argotique, "Donner/filer/mettre un coup de tête."
  • Les locutions nominales "Un coup de chatte", "Un coup de cul" ou "Un coup de moule" désignent dans le registre argotique - voire dans le registre vulgaire - "Un coup de chance".
  • Et que donner/filer/mettre "Un coup de pied au cul" (registre familier), "Un coup de pied au derrière" ou "Un coup de pied aux fesses" (langage courant) à quelqu'un, c'est, au sens figuré, lui adresser une remontrance, une réprimande.

On dit par exemple : "Mon entraîneur m'a filé un coup de pied au cul lorsqu'il a su que j'étais allé en boîte à deux jours de la rencontre".

  • "Donner un coup de pouce", c'est, dans le registre familier, une aide ponctuelle accordée à un proche, dans le cadre d'une situation qui lui est défavorable ou dans le but d'atteindre un objectif.

On dit par exemple : "Mon oncle m'a donné un coup de pouce lorsque j'ai crée mon entreprise".

  • "Donner un coup de coude" ou "Faire du coude" à quelqu'un, c'est toucher légèrement de son coude le corps de de cette personne, afin attirer son attention discrètement, de lui manifester de l'étonnement ou de marquer un acquiescement complice.
  • "Un coup de coeur" est, selon le contexte :
    • un sentiment soudain ; une impulsion ; une attirance forte et soudaine pour quelque chose ou quelqu'un.

On dit par exemple : "J'ai eu un coup de coeur pour l'une de mes collègues" Ou : "Mon épouse et moi avons eu un coup de coeur pour cette maison".

    • ou : un favori, une recommandation.

On dit par exemple : "Je te conseille ce film : c'est mon coup de coeur".

  • "Un coup de menton" désigne :
    • au sens propre :
      • un geste péremptoire du menton pour approuver ("Approuver d'un coup de menton").
      • un geste d'un orateur qui pointe le menton vers son auditoire en signe d'autorité, de fermeté.

On dit par exemple : "Dénué de toute crédibilité ou autorité naturelle, le ministre de l'intérieur est un adepte de la politique du coup de menton".

    • au sens figuré, de façon péjorative : une annonce ou une déclaration spectaculaire énoncée d'un ton martial, mais généralement non suivie d'effets.
  • Enfin, "Un coup de tête" est, au sens figuré et dans le registre familier, une prise de décision sans vraiment réfléchir aux conséquences de ses actes ; un acte imprévu et hardi, effectué sans trop de réflexion et de manière quelque peu étourdie

On dit par exemple : "Il s'est marié sur un coup de tête, quatre semaines après avoir rencontré sa femme".

Sources : www.linternaute.fr, wiktionary.org, Le Robert, www.cnrtl.fr et www.larousse.fr