"Tiré par les cheveux".

Cette locution désigne, au sens figuré, un raisonnement, une histoire, une explication difficile à croire, abracadabrante, paraissant compliqué ou peu logique, peu naturel.

On dit par exemple : " J'ai patiemment écouté ton grand-père me raconter ses exploits militaires mais son récit était vraiment tiré par les cheveux".

Pour ma part, je préfère utiliser le mot savant "Capillotracté".

"C'est pas la mort" ou "Ne pas être la mort", "Il n'y a pas mort d'homme" ou "Ne pas y avoir mort d'homme" et "C’est pas la mort du petit cheval", "Ce n’est pas la mort du petit cheval" ou "Ne pas être la mort du petit cheval".

Ces différentes locutions du registre familier en forme d'idiotisme animalier signifient toutes "Ce n'est pas bien grave, ce n'est pas très important".

On dit par exemple :

  • "C'est entendu, tu t'es fait très mal au dos et tu as un poignet foulé... Mais ce n'est pas la mort, si ?".
  • "J'y ai mis un grand coup dans la tronche et il a un oeil au beurre noir, d'accord... Mais il n'y a pas mort d'homme !".
  • "Il pleut depuis une semaine, d'accord... Mais ce n'est pas la mort du petit cheval !".

Ne pas confondre : "Un gros scato" et "Une grosse catho" !

Ces deux locutions du registre familier réunissent un adjectif qualificatif et l'apocope d'un substantif.

  • la première désigne un scatophile, vil pervers attiré par les excréments humains, mais pas forcément en surpoids.
  • tandis que la seconde désigne une femme catholique de forte corpulence.

32 façons de dire "Pleuvoir abondamment".

Pluie abondante

Il existe de très nombreuses façons d'évoquer des "précipitations abondantes" en français dans le langage courant.

On parle par exemple de "forte averse", de "trombes d'eau" ou de "pluie battante". Et l'on utilise les formules "un temps à ne pas mettre le nez dehors" ou "un temps à ne pas sortir".

Plusieurs expressions utilisent  le verbe"tomber".

On dit ainsi "tomber des cordes" ou "tomber des hallebardes". Mais aussi "tomber comme à Gravelotte".

Les mêmes expressions s'utilisent avec le verbe "pleuvoir" et l'on parle donc de "pleuvoir des cordes", de "pleuvoir des hallebardes" ou de "pleuvoir comme à Gravelotte".

Mais on dit également "pleuvoir à boire debout" ou "pleuvoir à seaux".

Les expressions "pleuvoir à torrents", "pleuvoir à verse", "pleuvoir à flots", "pleuvoir fort", "pleuvoir très fort" ou "pleuvoir comme grêle" sont tout aussi parlantes.

Mais la plus évocatrice est sans conteste "pleuvoir comme vache qui pisse" (registre vulgaire). Et la plus simple : "flotter" (registre argotique).

Dans le domaine des idiotismes animaliers, on peut également évoquer, dans le registre familier : "un temps d'escargot", "un temps de chien" ou "un temps à ne pas mettre un chien dehors". Et, bien sûr, la célèbre "fête à la grenouille".

On compte également différentes expressions régionales telles que  "dracher" (dans le Nord ou chez nos amis Belges), "gloyer" (dans les Ardennes) ou "mouiller" (dans l'Ouest).

Et nos amis québecois parlent de "mouiller à siaux" ou de "pleuvoir à siaux", tandis que nos voisins helvétiques utilisent le verbe "roiller" et nos amis québecois "mouiller".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Pleuvoir légèrement" en français.

Ce qui distingue "Un navet" et "Un nanar".

Bobine de film et clap de cinéma

Bien que désignant tous deux des films de cinéma de mauvaise qualité, ces deux termes du registre familier correspondent cependant à des réalités relativement distinctes :

  • "Un navet" est en effet, au sens figuré, dans le registre familier : un film de cinéma jugé mauvais, insipide ennuyeux,

Ils abondent malheureusement, les réalisateurs et acteurs devant chaque année payer leurs impôts et assurer leur train de vie.

Le mot "Une daube", utilisé lui aussi au sens figuré, en est un parfait synonyme (registre familier). De même que "Une panouille" (registre argotique).

  • tandis que "Un nanar" est, dans le registre argotique, un film particulièrement mauvais qui se regarde au second degré.

Et même un film tellement mauvais qu'il en devient drôle.

En d'autres termes, le nanar est un navet qui est drôle.

Le summum du nanar me semble incontestablement être le film américain de 1958 du réalisateur Ed Wood (auquel Tim Burton consacra un film biographique en 1995), "Plan 9 from outer space".

Affiche du film états-unien "Plan 9 from outer space" de Edward D. Wood Jr (1959)

Ce film culte est devenu mythique, tant pour son esthétique kitsch que pour son caractère cocasse, souvent involontaire. Tout dans ce film est tellement insensé que l'on a un mal fou à imaginer qu'il ne s'agit pas d'une parodie.

Pour ceux d'entre vous qui auraient la chance de ne pas l'avoir encore vu, précipitez-vous pour organiser une projection entre amis : fous-rires garantis pour toute la soirée !

Source : wiktionary.org et cineyann.over-blog.com

"Être taillé comme une ablette".

Cette locution du registre familier en forme d'idiotisme animalier fait référence à l'ablette, un petit poisson d'eau douce.

Une ablette

Et elle désigne, au sens figuré, comme de nombreuses autres : un individu chétif.

Un jeune homme de faible constitution, "taillé comme une ablette"

Sur le même thème, je vous recommande la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Un homme très mince ou de faible constitution" en français.

"Tu m'en diras des nouvelles" ou "Vous m'en direz des nouvelles !"

Cette expression du registre familier signifie, au sens figuré, à propos de quelque chose de remarquable :

  • tu m’en donneras ton/vous m'en donnerez votre impression, que je pressens - selon les circonstances - favorable, positive ou dévavorable, négative,
  • et en particulier : nous en reparlerons tellement je suis convaincu que cela va te/vous plaire,

On dit par exemple : "Je te recommnde ce petit resto italien : tu m'en diras des nouvelles".

  • ou : par ironie : nous en reparlerons, car je pressens des désagréments à venir.

On dit par exemple : "Jacques veut à tout prix intégrer cette société qui a déjà gait faillite deux fois en trois ans. Tu m'en diras des nouvelles".

Sources : wiktionary.org et www.languefrancaise.net

39 façons de dire "Bien rire" ou "Rire beaucoup".

Un bébé qui rit

Le registre argotique est, comme souvent, très riche, puisque l'on peut utiliser les formules "Être pété de rire", "Rire à se pisser dessus", "Se bidonner", "Se fendre la gueule", "Se fendre la pêche", "Se fendre la pipe", "Se fendre la poire", "Se marrer", "Se marrer comme un bossu", "Se marrer comme un tordu", "Se marrer comme une baleine", "Se poiler", "Se taper une de ces poilades", "Se taper une énorme poilade" ou "Se taper une grosse poilade".

Le registre familier nous propose "Être mort de rire", "Être plié de rire", Être plié en deux", "Être tordu de rire", "Rigoler", "Rigoler comme un bossu", "Rigoler comme une baleine", "Rigoler comme un tordu", "Rigoler de bon coeur", "Rire comme un bossu", "Rire comme une baleine", "Rire comme un tordu", "S'en payer une bonne tranche", "S'en payer une tranche", "Se payer une bonne tranche de rigolade", "S'esclaffer", "S'esclaffer de rire", "Se gondoler", "Se taper des barres" ou "Se taper des barres de rire".

Et l'on peut également dire "Mourir de rire", "Pouffer de rire", "Rire à gorge déployée", "Rire à se tenir les côtes", "Rire aux éclats", "Rire de bon coeur", "Rire de toutes ses dents" ou "Se tordre de rire" dans le langage courant.

"Une ablette".

Ce substantif féminin désigne :

Une ablette

  • au sens propre, dans le langage courant : un petit poisson osseux - souvent argenté - vivant dans les eaux douces d'Europe.

Également appelée "Sofie" ou "Alburne" dans le Sud de la France, l'ablette est comestible et fréquemment mangée en friture, pour les plus petites.

Un jeune homme de faible constitution, "taillé comme une ablette"

Source : wikipedia.org