Comme l'a déclaré, le 09 juin 2020, Fabien Vanhemelryck, secrétaire général du syndicat Alliance Police Nationale, sur la chaîne de télévision française d'information en continu LCI.
Mais : "NOUS EN AVONS ASSEZ que la police soIT" !
Richesse et défense de la langue française
J’ai réuni dans cette collection l’ensemble de mes articles concernant les mots ou locutions relevant du registre registre populaire, lequel emploie des formes et un vocabulaire connotant certains groupes sociaux tels que les étudiants ou les adolescents, ainsi que les milieux socialement défavorisés.
Nombre total d’articles prévus dans cette collection : 259
Comme l'a déclaré, le 09 juin 2020, Fabien Vanhemelryck, secrétaire général du syndicat Alliance Police Nationale, sur la chaîne de télévision française d'information en continu LCI.
Mais : "NOUS EN AVONS ASSEZ que la police soIT" !
Ce petit mot polysémique change de sens selon le registre de langue et désigne respectivement :
Puis un meuble de grandes dimensions, tel qu'un buffet.
On dit par exemple : "On a voulu se débarrasser du vieux bahut du salon, mais ça nous a pris deux jours, à trois, pour monter le buffet suédois Sküngred qu'on s'est acheté à la place !".
On dit par exemple :"Tu aurais vu les files de bahuts sur l'autoroute : c'était impressionnant !".
Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Un camion" en français.

On dit par exemple : "J'ai eu du mal à trouver un bahut pour rentrer ; j'ai failli rentrer à pinces".
On dit par exemple : "Ras le bol du bahut ! Vivement la fac...".



En 1980, Michel Nerval a réalisé un film intitulé "Le bahut va craquer !" :
Source : wikipedia.org
Mais : "CE SONT des" et "CE SONT les" !
Et même, idéalement : "IL S'AGIT DE " !
On pouvait naturellement s'en douter : le registre vulgaire, le registre argotique et le registre populaire sont ici d'une incroyable richesse, avec des formules aussi fantaisistes que savoureuses : "Aller voir la veuve poignet", Aller voir madame cinq doigts", "Cirer le pingouin", "Dégorger le poireau" (ou "Se dégorger le poireau"), "Emmener Popaul au cirque", "Étrangler le borgne", "S'astiquer", "S'astiquer le poireau", "Se branler", "Se cirer le manche", "Se dégorger le poireau", "Se faire reluire", "Se palucher", "Se pignoler", "Se pogner", "Se polir le chinois", "Se polir le jonc", "Se taper une queue" ou "Se tirer sur l'élastique", "Se tirer sur la nouille".
Sinon, le registre familier ne nous offre guère que : "Faire pleurer le Petit Jésus", "Se tirlipoter" ou "Se tripoter".
Et le langage courant : "Se caresser" ou "Se toucher".
Tandis que "Pratiquer l'onanisme" relève du registre soutenu.
Enfin nos amis québecois disent "Se crosser" et "Se pogner le bat" (registre vulgaire) ou "Se passer un poignet" (registre familier).
Et les marseillais : "Se séguer" ou "Se taper la sègue" (registre argotique).
Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander l'audition et la lecture des savoureuses paroles de la chanson "Les nuits d'un damoiseau", qui comporte quelques unes des expressions recensées dans le présent article.
Source : wiktionary.org
Ces deux formules du registre populaire ne doivent pas manquer d'interloquer les étrangers.
Elles s'utilisent pour faire part de son mécontentement et signifier que l'on commence véritablement à en avoir assez, à souhaiter que cela s'arrête.
Ce joli petit mot à l'orthographe variable nous vient directement de l'arabe maghrébin et est apparu dans notre pays, avec la colonisation, à la fin du XIXe siècle.
Appartenant au registre populaire, il signifie, selon le contexte, :
On dit par exemple : "Tu peux me couper les cheveux un chouïa plus courts sur les tempes s'il te plaît ?".
On dit par exemple : "Donne-moi encore un chaouïa de purée, s'il te plaît".
Mais, bien plus simplement : "BEAUCOUP ont dit que" et "BEAUCOUP pensent que" !
Ce mot du registre populaire et du registre argotique désigne, selon le contexte :
On dit par exemple : "Être dans la mouise". À l'instar de "Être dans la panade".
Le registre vulgaire nous propose : "Casser les burnes", "Casser les couilles", "Péter les burnes" et "Péter les couilles".
Comme souvent, le registre argotique est extrêmement riche, avec les verbes ou locutions verbales "Casser les bonbons", "Emmerder", "Faire caguer", "Faire chier", "Faire iéch" (verlan), "Faire péter un câble", "Faire péter une durite", "Faire péter un plomb", "Foutre la rage", "Foutre les boules", "Foutre les glandes", "Gaver", "Gonfler", "Mettre la rage", "Mettre les boules", "Mettre les glandes" ou "Péter les pruneaux", "Plomber", "Saouler" (ou "Soûler") ou les formules de djeun's "Foutre le seum" et "Véner" (verlan).
Mais ma préférée est incontestablement la désormais légendaire formule "Les briser menu", immortalisée par l'extraordinaire Lino Ventura, dans le film de 1963 de Georges Lautner "Les tontons flingeurs", dialogué par le génial Michel Audiard.
Je vous rappelle la phrase complète : "Patricia, mon petit, je voudrais pas te paraître vieux jeu ni encore moins grossier. L'homme de la pampa, parfois rude, reste toujours courtois... Mais la vérité m'oblige à te le dire: ton Antoine commence à me les briser menu !".
Aujourd'hui totalement oublié, le verbe "Canuler" appartient au registre populaire et au registre désuet.
"Assommer", "Barber, "Bassiner", "Crisper", "Donner de l'urticaire", "Filer de l'urticaire", "Embêter", "Empoisonner", "Faire suer", "Horripiler", "Raser", "Rendre fou" ou "Taper sur les nerfs relèvent du registre familier, lui aussi très fourni.
De même que "Escagasser", utilisé par les provençaux et les marseillais.
Nous disposons également de "Agacer", "Crisper", Embêter", "Ennuyer", "Faire perdre son sang-froid" ou "Fatiguer", dans le langage courant.
Ainsi que de l'extraordinaire formule : "Agir très efficacement sur le gros colon".
Tandis que, pour finir, le registre soutenu nous offre "Courroucer", "Exaspérer", "Excéder", "Importuner", Incommoder", "Insupporter", "Irriter" ("au plus haut point", "fortement" ou "passablement"), et surtout : "Déclencher l'ire" ou "Provoquer l'ire".
Et que le registre désuet nous propose : "Échauffer la bile".
Mais, selon les cas, : "DANS LEUR pays", "DANS MON pays", "DANS NOTRE pays", "DANS SON pays", "DANS TON pays" ou "DANS VOTRE pays" !
Par exemple : "Quand je suis DANS MON pays je m'habille de façon traditionnelle".
Ou : "DANS SON pays, les hommes mangent le produit de leur pêche".
Ces locutions verbales du registre populaire signifient, selon le contexte :
On dit par exemple : "Je te sers une larmichette de mon nouveau Cognac, tout de même !".
On dit par exemple : "Je dois reconnaître que j'ai versé ma larmichette lorsque la petite fille cancéreuse, que l'on croyait guérie, succombe, à l'instant précis où sa mère aurait pu la revoir, lors de sa sortie du coma...".
Source : wiktionary.org
Ces différents mots du registre argotique désignent "Une chambre".
Mais le mot "Thurne" ou "Turne" désigne une chambre meublée ou une chambre d'étudiant, dans le jargon scolaire ou étudiant.
Et il peut également désigner un taudis ou une maison sale et sans confort, dans le registre populaire.
On dit par exemple :
Source : www.larousse.fr