"Être raide comme un passe-lacet".

Cette expression polysémique du registre populaire signifie tout à la fois, selon le contexte, :

  • se tenir très raide, très droit ; ne pas être souple du tout.
  • être ivre mort,
  • ou, enfin, être raide mort.

Source : wiktionary.org

3 façons de dire "Ne pas être souple".

On dit dans le registre populaire "Être raide comme un passe-lacet".

Mais également, dans le registre familier, "Être droit comme un i" ou - et c'est là mon expression préférée:  "Être souple comme un verre de lampe".

 

Ne dites pas : "J'y entrave que dalle !" ni "J'y comprends que pouic" !

Mais plutôt : "J'y comprends rien !" (registre familier).

Et, si possible, : "JE N'y comprends rien !" (langage courant).

Voire, idéalement, : "Je n'y entends rien !" (registre soutenu).

"J'y entrave que dalle !" relève en effet du registre argotique et "J'y comprends que pouic !" du registre populaire et du registre désuet.

On ne dit pas : "Qui faut qui soit" !

L'ancien conseiller sportif français Gilles Favard

Comme l'a déclaré, le mercredi 21 mars 2018, l'ancien conseiller sportif du FC Nantes Gilles Favard, dans l'émission vespérale d'Olivier Ménard "L'Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L'Équipe, en parlant des qualités requises pour être un meneur de jeu.

Mais : "Qui doit nécessairement être" !

Parce qu'il ne sait pas parler correctement le français, assassinant systématiquement notre langue lors de la plupart de ses interventions, je lui décerne sans hésiter mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

"Laisser pisser" ou "Laisser pisser le mérinos".

Cette expression idiomatique, qui relèvent du registre vulgaire signifie "Laisser faire sans rien dire, laisser aller, laisser couler, laisser les choses suivre leur cours".

Elle date du XIXe siècle et fait référence aux conducteurs d'attelages ou de troupeaux, qui avaient pour habitude de laisser les animaux faire leurs besoins à l'arrêt pour éviter les soucis en route.

Quant au "Mérinos", il s'agit d'une race de mouton.

Moutons mérinos

"Donner c'est donner, reprendre c'est voler".

Ce dicton du registre populaire et du registre enfantin est très vite connu des jeunes enfants français qui l'utilisent fréquemment, me semble-t-il, dès la fin de l'école maternelle.

Il exprime l’idée que l’on n’a plus aucun droit sur les dons, les donations ou les cadeaux qu’on a faits.

Lorsque l'on a donné quelque chose on n'en est plus propriétaire et il n'est plus question de récupérer cette chose. Le faire (la reprendre) serait un vol (la voler).

Source : wiktionary.org

 

 

 

"Une grolle".

Ce mot peut désigner, selon le contexte :

  • dans le langage courant : un récipient en bois,
  • et dans le registre populaire :
    • une chaussure,

Chaussure de ville pour homme

On dit par exemple : "Mon darron a toujours de vieilles grolles car il a horreur d'aller en acheter des nouvelles".

Et je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Des chaussures" en français.

    • et jusqu'à la fin du XIXe siècle au moins, dans l'ensemble de la France : une corneille ou un corbeau,

Ou, de nos jours, dans l'Ouest de la France et notamment en Charente.

Un corbeau

Source : wiktionary.org

On ne dit pas : "Ça c'est sûr qu'c'est pas des intellectuels" !

Mais : "IL EST BIEN CERTAIN quE cE NE SONT pas des intellectuels" !