"Un pied-de-biche".

Curieusement, cette locution nominale masculine possède de nombreuses significations au sens figuré.

  • elle désigne tout d'abord, dans le registre populaire, différents objets et notamment des outils fendus en deux parties égales à leur extrémité :
    • Principalement : un court levier métallique ayant une extrémité recourbée (crosse) servant de point d'appui et se finissant, légèrement aplatie et fendue, permettant ainsi d'ouvrir des caisses en bois en facilitant l'arrachage des clous.

Pied-de-biche

    • le même outil, en plus grand est utilisé en démolition.
    • le pied-de-biche est également un outil de tailleur de pierres, que l'on percute avec une massette.
    • enfin, le pied-de-biche désigne, dans une machine à coudre, l'élément qui maintient le tissu fermement au niveau de l'aiguille.

Pied-de-biche de machine à coudre

  • dans le registre argotique, en revanche, elle qualifie un sexe masculin aux dimensions particulièrement impressionnantes.

On utilise également, dans le même registre de langue, la locution nominale masculine "Un bras d'enfant".

Ne dites pas : "C'est pas possible !" et encore moins "Pas possible ?", "C'est pas poss !" voire "Pas poss ?" !

Mais à tout le moins : "C'est IMPOSSIBLE !" ! (langage courant)

Voire : "Cela ne se peut !" (registre soutenu et registre désuet pour beaucoup) !

Cela vous permettra de passer du registre populaire au langage courant ou au registre soutenu.

"Une pige".

Ce terme peut avoir d'assez nombreuses significations, en fonction du registre de langue utilisé, :

  • C'est ainsi, dans le langage courant, :
    • une longueur arbitraire, prise comme référence,
    • une tige graduée permettant de repérer plusieurs valeurs d'une grandeur (longueur, niveau, etc.),
    • une pièce cylindrique calibrée, en acier trempé, utilisée pour le réglage de machines-outils ou la mesure d'entraxes,
    • un instrument servant à mesurer l'épaisseur du cuir, du carton, etc.,
    • et, enfin, autrefois, en imprimerie, le nombre de signes qu'un compositeur devait réaliser durant un temps donné.
  • dans le registre familier :
    • une rémunération à l'article, au travail occasionnel, effectué par un journaliste, un rédacteur, un correcteur,

On dit par exemple : "Travailler à la pige pour un éditeur".

    • ou le travail ainsi effectué.

On dit par exemple : "Effectuer des piges pour un quotidien".

  • et dans le registre populaire :
    • une année.

On dit par exemple : "Désosser la vieille lui a fait prendre 15 piges de plus au Raoul !".

    • ou une année d'âge.

On dit par exemple : "La nénette à Bébert est en cloque ; elle a même pas 20 piges".

Et il faut bien reconnaître que les acceptions les plus couramment utilisées sont indiscutablement celles des registres familier et populaire.

"L'Ohème".

Il s'agit du nom donné par les Marseillais, dans le registre populaire, à leur bien-aimé club de football , l'"OM" ou "Olympique de Marseille", fondé en août 1899 à Marseille (13) par René Dufaure de Montmirail.

Le club phocéen demeure, à ce jour, le seul club français vainqueur d'une "Ligue des champions", après avoir remporté en 1993, la première édition de cette épreuve sous cette appellation, la compétition étant précédemment appelée "Coupe des clubs champions".

Son stade, "Le Vél'", est réputé pour son ambiance et, à ce titre, prticulièrement redouté de ses adversaires.

Source : wikipedia.org

On ne dit pas : "Comme même" ni "Combien même" !

Mais seulement : "QUAND même" et "QUAND BIEN même", bien sûr !

Je suis effaré à chaque fois que j'entends quelqu'un utiliser l'une ou l'autre de ces deux formulations qui relèvent du registre populaire et du pur solécisme.

On dit par exemple :

  • "Quand même : tu aurais pu te débrouiller pour arriver à l'heure",
  • ou "Quand bien même je serais fatigué, je te promets de venir à ta soirée".

"Les arpions".

Orteils des pieds gauche et droit

Ce mot du registre populaire désigne les orteils, communément appelés "doigts de pieds".

Il provient du "Gaga", le parler stéphanois, auquel j'ai consacré une petite collection d'articles.

On dit par exemple : "Il était là, couché dans l'herbe, les arpions en éventail !".

On notera cependant qu'en argot, le mot "arpion" désigne également le pied, un mot pour lequel nous disposons, en français, de nombreux synonymes, dans le registre familier ou dans le registre argotique.

Pieds de femme

On ne dit pas : "Mais pas que" !

Mais : "Mais pas seulement" ou "Et bien davantage" !

Je n'en peux plus de cette formule absurde du registre populaire que j'entends à longueur de journée depuis quelque temps.

Je vous recommande donc de dire :

  • "L'utilisation de cette formule stupide est l'apanage des sots, mais pas seulement", plutôt que "L'utilisation de cette formule stupide est l'apanage des sots, mais pas que",
  • "Diego Maradona avait du génie, mais pas seulement", plutôt que "Diego Maradona avait du génie, mais pas que",
  • ou "Elle est magnifique, et bien davantage", plutôt que "Elle est magnifique, mais pas que".

On ne dit pas : "Bah ça c'est pas acceptable" ni "Bah c'est dommage" !

Et j'en passe !

Surtout lorsque l'on est secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances et diplômé de l'ENA - comme Agnès Pannier-Runacher - et que l'on a à sa disposition des collaborateurs pour vous aider à préparer vos interventions télévisées, comme cet entretien télévisé du 30 juillet 2019 sur la chaîne de télévision française d'information en continu LCI !

Mais plutôt : "CELA N'est pas acceptable" ou, à tout le moins, "C'est INacceptable" !

Et : "EH BIEN c'est dommage" !

Cet usage populaire répété de l'interjection "Bah" constitue un tic de langage indigne, à mes yeux, d'un ministre, par ailleurs incapable de s'exprimer correctement dans notre langue et, à ce titre, digne lauréate de mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

Jugez-en en effet par vous-même à la lecture de mes autres articles relatifs à son intervention de ce jour là (et encore : j'ai arrêté de l'écouter après à peine quelques minutes, ne pouvant en supporter davantage !) :

  • On ne dit pas : "Ils manifestent un doute sur la globalisation",
  • On ne dit pas : "On est en capacité de",
  • On ne dit pas : "Rester compétitif dans la compétition mondiale".

"Bah".

Bah est une interjection qui peut avoir deux significations :

  • elle peut d'abord, dans le registre familier, marquer l’étonnement, la lamentation, le doute, la négation, l’insouciance, etc.

On dit par exemple : "Bah ça alors !" ou "Bah on fera avec".

  • mais elle signifie également, dans le registre populaire, "évidemment, bien sûr que".

On dit par exemple : "Bah c'est pas possible" ou "Bah je trouve ça très beau".

Source : wikipedia.org

"Un crâne d'oeuf".

Cette locution nominale amusante en forme d'idiotisme alimentaire, d'idiotisme animalier et d'idiotisme corporel désigne, de façon très imagée et de manière ironique :

  • dans le registre familier : un crâne dépourvu de cheveux,

Un "crâne d'oeuf" c'est à dire une personne chauve

  • et, par extension : une personne chauve,
  • ou encore, de façon péjorative, dans le registre populaire : un savant, un intellectuel.

On dit par exemple : "Le réchauffement climatique c'est encore un truc de ces crânes d'oeuf qui nous disent que l'homme descend du singe et que la terre est ronde !".

Je vous recommande également la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Être chauve".

"Prendre cher".

Cette expression peut avoir différentes significations, en fonction du contexte :

  • dans le registre familier, elle signifie "demander ou exiger une rémunération élevée".

On dit par exemple : "J'ai un super cardiologue mais il prend cher".

  • et, dans le registre populaire, :
    • avoir bien vieilli, ou s'être physiquement dégradé,

On dit par exemple : "J'ai revu Alain Delon, à la télévision, l'autre jour : il a pris cher, le pauvre !".

Ou : "J'ai été surpris en revoyant une vieille amie du lycée, récemment : elle a pris cher :".

    • être ivre ou puissamment drogué,

On dit par exemple : "Stéphane a piccolé toute la soirée : il a pris cher !".

    • subir une sévère réprimande ou une lourde condamnation.

On dit par exemple : "Mathias a pris cher quand son père a vu son bulletin tout pourri !".

Ou : "Mon pote a pris cher quand les flics l'ont chopé après avoir grillé un feu".

    • s'endommager, s'user.

On dit par exemple : "On voit qu'il était à ton grand-père et que ton vieux et ses frangins s'en sont longtemps servi de ce vélo : il a pris cher !".

 

Source : wikipedia.org