"Groupir ! Il faut reste groupir !".

Cette expression, aujourd'hui passée dans le vocabulaire populaire français, trouve sa source dans le film français "On a retrouvé la 7e compagnie", réalisé en 1975 par Robert Lamoureux.

"Groupir !". L'acteur français Michel Modo, en soldat allemand, dans le film français "On a retrouvé la 7e compagnie", réalisé en 1975 par Robert Lamoureux

Dans une scène devenue culte, l'acteur français Michel Modo, qui joue le rôle d'un soldat allemand, escortant sur une route les soldats prisonniers français Tassin (Henri Guybet) et Pithivier (Jean Lefebvre) s'affole en effet lorsque Pithivier (Jean Lefebvre) s'éloigne de la route pour aller satisfaire un besoin pressant derrière des arbres, lui hurlant - en parodiant l'accent allemand - : "Halte ! groupir ! Il faut reste groupir !". ("Gruppieren" signifie "regrouper"en allemand).

Voir également : "J'ai glissé chef !" et "Le fil vert sur le bouton vert le fil rouge sur le bouton rouge...".

Source : www.linternaute.fr

Ne dites plus : "C't'histoire ça m'a fait travailler l'ciboulot" !

Mais : "CEtTE histoire m'a fait RÉFLÉCHIR" ! (langage courant)

Ou : "CEtTE MÉSAVENTURE m'a AMENÉ À RÉFLÉCHIR" ! (registre soutenu)

Le "Ciboulot" désigne en effet la tête dans le registre populaire.

"Dire un petit bonjour" ou "Faire un petit coucou".

Ces deux expressions du registre familier signifie rendre une visite de courte durée.

On dit par exemple :

  • "Mon neveu est passé me dire un petit bonjour en rentrant du marché".
  • "On passera dimanche vous faire un petit coucou avec nos amis, si vous êtes là".

 

Ne dites pas : "T'as-ti pigé ?" !

Mais : "Est-ce que tu as compris ?" ou, idéalement, "As-tu compris ?" !

Vous passerez ainsi du registre argotique et du registre populaire au langage courant ou au registre soutenu.

"Faire du potin" et "Faire des potins".

Ces deux locutions verbales ont des significations totalement différentes :

  • "Faire du potin" c'est :
    • au sens propre : faire du bruit, du tapage, du boucan, du vacarme.

Le potin en ce sens est un grand bruit, un tapage, un vacarme.

    • et au sens figuré : causer un scandale.
  • tandis que "Faire des potins", c'est médire, cancaner, potiner, colporter des racontars ou des ragots.

Les potins, en ce sens, sont des bavardages, des commérages généralement médisants, des cancans, des racontars ou des ragots.

"Avoir la tête comme un compteur à gaz".

Compteur à gaz

J'aime beaucoup cette locution verbale du registre populaire qui signifie, au sens figuré : avoir très mal à la tête ; en particulier après une soirée bien arrosée.

On dit également, dans le même registre et dans les mêmes circonstances : "Avoir mal aux cheveux".

17 façons de dire "Être avare".

Harpagon, l'avare

"Être rapiat" relève du registre argotique.

Et "Être pingre" du registre populaire.

"Être radin", "Être près de ses sous" et "Être une pince" relèvent du registre familier.

Tout comme l'idiotisme animalier "Avoir des oursins dans les poches".

"Être extrêmement économe" ou "Être un Picsou" relèvent du langage courant.

Les formules "Être un fesse-Mathieu", "Être un grippe-sou", "Être un pince-maille" et "Être un pleure-misère", pour charmants qu'ils soient, appartiennent malheureusement au registre désuet (ainsi qu'au registre familier).

De même que "Être un avaricieux", qui renvoie à la pièce de théâtre de Molière de 1668 "L'avare" et s'utilise aujourd'hui par plaisanterie.

Enfin "Être un ladre" et "Être un Harpagon" relèvent du registre soutenu.

Quant à nos amis Québecois, ils utilisent quant à eux la locution verbale "Être près de ses cennes" et le mot "Un séraphin".

Sources : wiktionary.org et larousse.fr