15 façons de dire : "Une gifle".

Une gifle

"Une baffe", "Une beigne", "Une mandale", "Une tarte", "Une tarte à cinq doigts" (idiotismes alimentaires et idiotisme numérique pour le second) et "Une torgnole" appartiennent au registre populaire.

"Une calotte", "Une giroflée", "Une giroflée à cinq feuilles" (idiotismes botaniques et idiotisme numérique pour le second), "Un taquet" ou "Une taloche" appartiennent au registre familier.

Ainsi que "Une mornifle" et "Une talmouse", qui relèvent désormais - hélas ! - du registre désuet.

"Une claque" relève du langage courant.

Et "Un soufflet" appartient au registre soutenu.

15 façons de dire "Protester".

Le joli verbe "Renauder" appartient au registre populaire ainsi qu'au registre désuet.

"Broncher" (surtout utilisé de façon négative : "Ne pas broncher"), "Rouscailler", "Rouspéter" et "Se rebiffer" relèvent du registre familier.

Tandis que "Contester", "S'insurger", "Se cabrer", "Se rebeller", "Se plaindre" et "Se révolter" appartiennent au langage courant.

Et que "Clabauder", "Récriminer", "Regimber" et "Vitupérer" relèvent du registre soutenu.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Râler" en français.

Source : www.crisco2.unicaen.fr

11 façons de désigner un homme dont on ignore ou dont on n’exprime pas le nom.

Un mec

"Un mec", "un gonze" et "un pékin" relèvent du registre argotique.

De même que "un keum", qui est du verlan.

"Un gazier" appartient au registre populaire ainsi qu'au registre désuet.

"Un type", "un gars" et "un gus" relèvent du registre familier.

De même que "un clampin", qui appartient également au registre désuet.

Tandis que "un individu" et "un quidam" appartiennent au langage courant.

"Un gazier".

Ce substantif masculin désigne, selon le contexte :

  • dans le langage courant :
    • un ouvrier travaillant à la fabrication, au transport et à la distribution ou à l'utilisation du gaz,

Un gazier, dans une usine à gaz, en UkraineDes gaziers de GRDF

    • un employé posant les appareils à gaz et les vérifiant,

Un employé du gaz (ou "gazier") relevant des compteurs

    • ou : un navire servant à transporter du GNL (Gaz Naturel Liquéfié) dans ses citernes,
Un gazier, transportant du GNL (Gaz Naturel Liquéfié) ou LNG (Liquefied Natural Gas)
Un gazier, transportant du GNL (Gaz Naturel Liquéfié) ou LNG (Liquefied Natural Gas)
  • dans le registre familier, par plaisanterie : une personne victime d'aérophagie,
  • et dans le registre populaire : un personnage quelconque, un gars, un type.

On dit par exemple : "Il n'y avait personne quand je suis arrivé, sinon un gazier qui passait à vélo".

À ce sujet, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de désigner en français un homme dont on ignore ou dont on n’exprime pas le nom.

Source : www.larousse.fr et wiktionary.org

16 façons de dire : "La nourriture".

De la nourriture

Une telle abondance de synonymes n'est naturellement guère surprenante au pays de la gastronomie.

"La boustifaille" et "La bectance" (ou "La becquetance"), "La bouftance" (ou "La bouffetance") relèvent du registre populaire.

Et "La bouffe", "La graille" et "La tortore" appartiennent au registre argotique.

"La cuistance" et "La mangeaille" relève du registre familier, ainsi qu'au registre désuet.

Un registre auquel appartient également "La provende".

"Les aliments", "Les produits alimentaires", "Les provisions",  "Les victuailles" ainsi que "Les vivres" relèvent du langage courant.

Et "La pitance" ou "Les mets" au registre soutenu.

"Dormir à l'auberge du cul tourné".

J'aime beaucoup cette locution verbale du registre populaire en forme d'idiotisme corporel.

Et qui signifie, au sens figuré : dormir dos à dos, lorsque sa ou son partenaire est mécontent, de mauvaise humeur, et ne souhaite pas avoir de rapport sexuel.

Tourner ainsi le dos constitue un comportement d'évitement du sexe et signifie à son interlocuteur que ses velléités de rapport sexuel sont vaines en raison de la forte animosité qui continue de vous animer.

Sources : www.laparlure.com, www.languefrancaise.net et wiktionary.org

"Un coup de téléphone", "Un coup de fil" ou "Un coup de bigophone" ou "Un coup de bigo".

Une jeune femme passant un "coup de fil"

Ces différentes locutions nominales masculines désignent toutes : un appel téléphonique.

Et elles s'utilisent principalement avec les verbes "Donner" et "Passer" ou "Attendre" et "Recevoir".

  • "Un coup de téléphone" relève du langage courant.
  • "Un coup de fil" relève du registre familier, et fait référence aux téléphones "filaires", dotés d'un fil, ayant précédé les téléphones "sans fil" et les téléphones "portables",

Un téléphone filaire français

  • et "Un coup de bigophone" ou - par apocope - "Un coup de bigo", relève du registre populaire.

"Picoler" et "La picole".

Ces deux mots désignent respectivement :

  • "Picoler" : boire de l'alcool en quantité excessive, s'enivrer,

On dit par exemple : "Depuis sa séparation, ma frangine a un peu tendance à picoler".

  • Picoler ou boire avec excèset "La picole" :
    • dans le registre populaire :
      • l'action de picoler ; le fait de s'enivrer par l'absorption d'alcool.

On dit par exemple : "T'es au jus pour Nanard ? Il est tombé dans la picole".

Deux jeunes hommes fortement alcoolisés, gisant sur un trottoir après la picole ( © Pascal Brocard / Le Républicain Lorrain)
Deux jeunes hommes fortement alcoolisés, gisant sur un trottoir après la picole ( © Pascal Brocard / Le Républicain Lorrain)

On dit par exemple : "J'ai apporté du sauciflard et du pain et ma gonzesse va ramener la picole".

Un carton de bouteilles de vin

    • et dans le langage courant : une sorte de pioche utilisé en viticulture pour travailler le sol au pied des vignes.

Source : wiktionary.org

"En boucher un coin" à quelqu'un.

Cette locution verbale, qui relève du registre populaire, ne manque pas d'étonner nos jeunes enfants ainsi que nos amis étrangers.

Elle signifie, au sens figuré : étonner, stupéfaire, par ses propos ou par ses actes ; réduire au silence.

On dit par exemple : "Ça t'en bouche en coin, pas vrai, de me voir arriver avec cette bagnole !".

Sources : wiktionary.org et www.expressio.fr

Il n'est pas correct de dire "Bon appétit !" en début de repas !

On ne doit pas dire "Bon appétit !"

Surtout, retenez-le bien pour vos prochains repas : même si elle est extrêmement utilisée pour souhaiter un agréable déjeuner ou dîner, cette locution traditionnelle du registre populaire n'est pas polie. Et proscrite selon les usages des bonnes manières françaises.

Elle revient en effet à souhaiter à ses convives "Bon courage !" ou "Bonne chance !", comme si les mets concoctés paraissaient difficilement comestibles

Ou : "Bon parcours gastrique", en laissant entendre que leur digestion n'allait pas forcément être aisée.

Et c'est d'ailleurs ce qui explique qu'il existe si peu de façons de dire "Bon appétit" en français.

L'usage veut donc que l'on évite de dire "Bon appétit !" ou de répondre par la même devise lorsqu'elle nous est adressée ; "Merci !" ou "À toi aussi !"/"À  vous aussi !" étant des alternatives permettant de ne pas rompre avec "l'étiquette".

Source : www.lefigaro.fr Anne-Gabrielle Roland-Gosselin