"Être de la balle" et "Être trop de la balle".

Ces expressions du registre populaire témoignent d'une joie extrême face à une situation positive et signifie "Être très bien, être super" et "Être fantastique, être génial".

Apparues au début du XXIe siècle elles n'ont guère perdurer et me semblent même avoir été presque davantage utilisées par les adultes pour se moquer des adolescents qui étaient censés les utiliser que par les jeunes eux-mêmes !

Source : www.linternaute.fr

On ne dit pas : "C'est juste pas possible" !

Mais : "C'est TOUT SIMPLEMENT IMpossible" !

Plus un jour ne se passe, je crois, désormais, sans que je ne n'entende au moins une fois cette formule proprement insupportable, qui combine un calque de l'anglais ("Juste" pour "Simplement") à une tournure populaire ("Pas possible" pour "Impossible").

Parce qu'elle représente en quelque sorte à mes yeux une véritable summum de la médiocrité linguistique ambiante, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

"Trois pelés et un tondu" ou "Quatre pelés et un tondu".

J'aime beaucoup cette locution nominale du registre populaire qui signifie "Presque personne, très peu de monde, et uniquement des personnes peu considérées, inintéressantes".

Dans le même sens, on dit également "Qui se battent en duel", au sens figuré, pour insister de manière ironique sur le petit nombre (registre familier) : "Tu verrais cela ; il y a deux spectateurs qui se battent en duel !".

"J'te f'rai dire" ou "J'vous f'rai dire" !!

Même enfant, j'ai toujours exécré ces deux formules du langage enfantin signifiant respectivement "JE te SIGNALE" et "JE vous SIGNALE" !

Est-il  vraiment nécessaire de vous préciser ce que je pense des adultes qui, parfois, les utilisent encore (registre populaire) ?

"Faire rentrer par les trous de nez".

J'aime beaucoup cette cette expression du registre populaire, qui s'utilise lorsque une personne est exaspérée par son interlocuteur et désire faire état de son mécontentement en évoquant la façon - non conventionnelle - dont elle rêverait de lui faire ingurgiter quelque chose... qui n'est pas forcément de la nourriture.

On dit par exemple tout aussi bien :

  • "Tu vas me le payer ! Et je peux te dire que tes bonbons je vais te les faire rentrer par les trous de nez !".
  • Ou "Il ne s'en tirera pas comme cela ! Son contrat, je vais le lui faire rentrer par les trous de nez".

Pourquoi il vaut mieux dire "Fainéant" que "Feignant".

Ces deux mots qui peuvent aussi bien être des adjectifs que des substantifs désignent ou s'appliquent à une personne qui ne fait rien, qui ne veut rien faire.

  • "Fainéant" (langage courant) se serait formé à partir de la contraction entre la forme verbale du verbe "Faire" "fait" et le mot "néant" : qui ne fait rien.

Et l'on a historiquement surnommés "rois fainéants" les derniers rois mérovingiens, qui ont abandonné l’exercice du pouvoir et leurs charges aux "maires du palais".

  • "Feignant" (registre populaire) est le participe présent du verbe "Feindre", et désigne à l’origine quelqu’un qui fait semblant de mettre du coeur à l’ouvrage.

Comme sa prononciation est assez proche de "Fainéant", le mot a peu à peu pris le sens de ce dernier : quelqu'un qui ne fait rien.

Cette graphie, bien que plus ancienne que "Fainéant", est cependant jugée être d’un usage plus populaire.

Source : www.lalanguefrancaise.com

5 façons de dire "Un parapluie".

Parapluie

Un parapluie est un objet portatif constitué par une étoffe tendue sur une armature pliante à manche, et servant d'abri contre la pluie.

"Un pébroque" (ou "Un pébroc") ou "Un riflard" relèvent du registre populaire.

Et "Un pépin" du registre familier.

On disait autrefois "Un en-cas" (de pluie).

Et l'on a dit, quelques décennies durant, à compter des années 1930, "Un chamberlain", en référence à Sir Arthur Neville Chamberlain, célèbre homme d'État britannique qui en portait souvent un (registre désuet).

Sir Arthur Neville Chamberlain

Source : www.larousse.fr

"Une hirondelle".

Hirondelle en vol
  • Ce mot désigne tout d'abord naturellement un petit oiseau passereau migrateur, au dos généralement noir bleuté, au ventre blanc, à longues ailes effilées, à queue fourchue,

Mais également deux moyens de transport :

Vélo de la marque "Hirondelle"

  • une bicyclette de la marque "Hirondelle" (registre désuet),
  • et un petit vapeur rapide assurant le transport de voyageurs sur certains cours d'eau (registre désuet),

Et cinq types de personnes :

Hirondelles de la Préfecture de Police à Paris (75)

  • par extension : un agent de police cycliste parisien, circulant sur une bicyclette de la marque "Hirondelle". Les vélos "Hirondelle" ont en effet été utilisés par les brigades cyclistes de la police de Paris (75) des années 1900 jusqu'en 1984.Mais ce surnom leur venait aussi de la silhouette d'oiseau que leur donnait leur pèlerine flottant dans le vent (registre familier),
  • un resquilleur (registre populaire),
  • un jeune vagabond parisien sans abri ("Les hirondelles du pont d'Arcole", citées par Victor Hugo en 1862 dans "Les misérables") (registre désuet),
  • une personne dont la grâce, la vivacité, l'esprit voyageur, le caractère protecteur rappelle l'hirondelle,
  • une religieuse appartenant à la congrégation des Petites Soeurs de l'Assomption, fondée en 1865 ("Petite soeur hirondelle")

Voir également : "Une hirondelle ne fait pas le printemps".

Source : www.cnrtl.fr

On ne dit pas : "Moi-même, j'ai été à Strasbourg" !

L'avocat et homme politique français Robert Badinter

Comme l'a déclaré l'avocat français Robert Badinter, le 25 avril 2019, dans l'émission radiophonique de Laure Adler "L'heure bleue", sur la chaîne publique française France Inter.

Mais, tout simplement : "Je suis allé à Strasbourg" !

Je suis proprement effaré par le nombre de personnalités publiques - y compris de premier plan - qui continuent de commettre ce solécisme : "J'ai été" (quelque part), en lieu et place de "Je suis allé" (quelque part) !

Et je totalement affligé de constater que même un professionnel du verbe de premier ordre, tel que l'ancien garde des Sceaux de François Mitterrand et président du Conseil constitutionnel, se laisse aller à de telles dérives linguistiques, ajoutant au surplus un joli pléonasme ("Moi-même je" en lieu et place de "Je") à son solécisme.

C'est donc uniquement par respect pour son parcours et son grand âge que je m'abstiendrai de lui décerner mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

45 façons de dire "Manger" et en particulier "Manger abondamment".

Manger abondamment

Le verbe "babouiner" relève du registre argotique mais n'est plus vraiment utilisé (registre désuet).

Les verbes "becter", "becqueter", "béqueter", "bouffer", "croûter", "damer", "grailler", "jaffer", "mastiguer" (qui nous vient du provençal) et "se morfaler" relèvent du même registre argotique.

De même que les locutions verbales "bouffer comme un chancre", "s'en mettre plein la lampe", "s'en mettre plein le cornet" ou "se taper la cloche".

"Être un mâche-dru" et "se piffrer" relèvent du registre populaire.

Et le registre familier nous propose "bâfrer" (et non "se bâfrer !"), "boulotter", "enfourner", "faire ripaille", "s'empiffrer" ou "se goinfrer".

Tandis que le langage courant - pour une fois très étoffé - met à notre disposition les verbes "dévorer" et "engloutir", ainsi que les locutions "être goulu", "être un estomac sur pattes", "être un goinfre", "être un glouton", "être un ventre sur pattes", "manger comme un goinfre", "manger comme un ogre", "manger gloutonnement", "n'être qu'un ventre", "s'en mettre plein la panse", "se garnir l'estomac", "se garnir la panse" ou "se garnir le ventre", "se gaver", "se remplir l'estomac", "se remplir la panse" ou "se remplir le ventre" (langage courant).

Enfin "ingurgiter", "manger goulûment" ou "se repaître" relèvent du registre soutenu.

"Une baraque"

Ce mot peut avoir d'assez nombreuses significations, selon le contexte :

  • une construction légère, provisoire et démontable, faite de planches ou de toile, servant d'abri rudimentaire, par exemple pour les chasseurs, les pêcheurs, des ouvriers ou des outils,
Une baraque de chantier
Une baraque de chantier
  • , en particulier, une construction mobile utilisée par les commerçants ambulants et forains ("une baraque de fête foraine" ou "une baraque à frites"),
Une baraque de forain
Une baraque de fête foraine
Une baraque à frites
Une baraque à frites
  • et, par extension, :
    • un logement, une maison, a priori plutôt mal bâti, inconfortable, insalubre et misérable (registre familier),

Une baraque

    • une entreprise ou une maison mal gérée (registre familier).

On dit par exemple : "Après la mort de la patronne, en deux ans, son mari a coulé la baraque".

    • en Acadie (Canada), un abri à foin avec un toit à quatre pans, qui se hausse et se rabaisse sur quatre poteaux,
    • un bâtiment militaire provisoire pour loger des troupes ou du matériel militaire,
Des baraques militaires
Des baraques militaires
  • mais également un jeu de billard avec un petit casier en forme de plan incliné où l’on doit loger les billes,
  • ou un individu à la carrure imposante (registre populaire).

Que l'on peut également appeler : "Un type baraqué" ou "Une armoire à glace".

"Une baraque" ou "Un homme baraqué"

Source : wikipedia.org

"Une nana".

Ce mot en forme de gémination, du registre familier voire du registre populaire, peut avoir différentes significations, selon le contexte, :

  • c'est d'abord une prostituée (considérée par rapport au souteneur).

On dit par exemple : "Les nanas de Fredo le stéphanois faisaient le trottoir dans une bonne partie du 8e arrondissement".

  • mais également une maîtresse, une concubine, une compagne.

On dit par exemple : "Je m'entends très bien avec la nouvelle nana de mon frangin".

  • et, par extension, une jeune fille, une femme.

On dit par exemple : "J'ouvre toujours la porte aux nanas".