"À bon escient" et "À mauvais escient".

J'apprécie et utilise fréquemment ces deux expressions du registre soutenu qui signifient respectivement :

  • Avec discernement, de manière appropriée, à juste titre, en connaissance de cause.

On dit par exemple : "J'espère que mon fils dépensera à bon escient l'argent gagné cet été".

  • Sans discernement, à tort, de façon inadéquate, non appropriée ou inconvenante.

On dit par exemple : "Les propos du ministre ont été, comme souvent, sortis de leur contexte et communiqués à mauvais escient à l'ensemble de la presse".

"La pugnacité" et "Pugnace"

Ces jolis mots du registre soutenu désignent respectivement :

  • "La pugnacité"  : la combativité, la ténacité.

On dit par exemple : "Cet enquêteur a fait preuve d'une remarquable pugnacité".

  • et "Pugnace" : le fait d'être combatif, tenace.

On dit par exemple : "Pour tenir le coup durant cette épreuve il a vraiment fallu être pugnace"

Source : www.cnrtl.org

On n'écrit pas : "Fréquament" ni "Fréquement" !

Mais : "FréquEMMent" !

Avec un "e" et deux "m".

Et cet adverbe du registre soutenu que j"aime beaucoup se prononce "fré-ka-man".

"Il s'en faut de beaucoup" ou "Tant s'en faut".

Ces deux locutions adverbiales du registre soutenu signifient "Loin de là", "La différence est sensible".

On dit par exemple :

  • "Je ne suis pas fortuné, il s'en faut de beaucoup, mais je peux tout de même participer aux frais !".
  • Après trois jours de voyage nous n'étions toujours pas parvenus à destination, tant s'en faut !".

Leurs antonymes sont "Il s'en faut de peu" et "Peu s'en faut".

"À proprement parler".

Cette locution adverbiale, que j'utilise couramment, signifie "À vrai dire", "En vérité", "Pour parler en termes précis, exacts".

On dit par exemple : "Il ne s'agit pas d'une faute à proprement parler, mais le comité a décidé de se réunir pour étudier les suites qu'il pourrait donner à cette affaire".

Source : wikipedia.org

"Prosaïque".

Cet adjectif désigne :
  • au sens propre, ce qui relève de la prose ou est propre à la prose, à ses procédés,
  • utilisé de manière péjorative, ce qui est banal, plat, tient trop de la prose, manque d'élévation, de grâce, d'originalité, de qualité,
  • et même, en linguistique, ce qui est bas, vulgaire, manque de distinction.
Il est cependant davantage employé :
  • par analogie, où il qualifie ce qui est banal, commun, bassement matériel ou vulgaire,
  • ou, par extension, ce qui manque de distinction, d'idéal, de fantaisie, de sensibilité.

Source : www.cnrtl.fr

"Une turlupinade".

Turlupin était le nom de scène (dans les farces) de l'acteur français Henri Legrand (dit Belleville dans les pièces sérieuses), né en 1587 et mort en 1637.

Ledit Turlupin formait, avec ses collègues boulangers du faubourg Saint-Laurent à Paris (75) Gros-guillaume et Gaultier-Garguille, un trio d'acteurs comiques amateurs rapidement incorporé, à la demande du cardinal de Richelieu (qu'ils avaient fait rire), à la prestigieuse troupe de l’Hôtel de Bourgogne, jugée trop triste.

Le jeu burlesque de Turlupin et de ses compagnons marqua suffisamment les esprits pour que le public parisien qualifie par la suite de "turlupinade" une charge un peu forcée ou une plaisanterie burlesque d’un comique un peu grossier, dénué de bon goût.

Et aujourd'hui, ce terme désuet, que j'aime à employer, désigne :

  • une plaisanterie de mauvais goût ou vulgaire,
  • et, surtout, : un mauvais jeu de mots !