"Se targuer" de quelque chose.

J'aime beaucoup ce verbe du registre soutenu qui signifie : s'en prévaloir avec ostentation ; s'en vanter.

On dit par exemple : "Mon cousin se targue de ses innombrables conquêtes féminines, mais je n'y crois guère."

Sources : Le Robert, wiktionary.org et www.cnrtl.fr

"Une fadaise" ou "Des fadaises".

J'aime beaucoup ce substantif féminin relevant du registre soutenu, qui signifie, selon le contexte :

  • un ou des propos plats, sots, niais, sans intérêt ou insignifiants, n'exprimant que des choses convenues et attendues ; des balivernes, des futilités, des niaiseries,

On dit par exemple : "Je ne vais pas écouter plus longtemps ce ramassis de fadaises".

  • ou : une ou des choses choses insignifiantes, dépourvues d'intérêt.

On dit par exemple : "Tu ne vas pas t'énerver pour ces fadaises, mon chéri !".

Source : Le Robert, www.larousse.fr et www.linternaute.fr

"La faconde".

J'aime beaucoup ce substantif féminin du registre soutenu désignant, selon le contexte :

  • une élocution facile, abondante ; une grande facilité de parole,

On dit par exemple : "J'adore la faconde éblouissante de cet immense acteur qu'était Raimu".

  • ou : un bavardage abondant, excessif.

On dit par exemple : "La faconde méridionale de l'un de mes amis finit parfois par m'exaspérer.

 Sources : Le Robert, www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

"Un coryphée".

Ce superbe substantif masculin nous vient du grec ancien "koruphé" ("sommet de la tête").

Et il désigne :

  • au sens propre :
    • dans la tragédie et la comédie grecque antiques : un chef de choeur.

Le coryphée se situe le plus souvent au milieu de la scène, et est chargé de guider le choeur auquel il répond, dont il répète les propos ou qu'il questionne. Il prend parfois la parole au nom du choeur et se trouve être le seul à dialoguer avec le personnage en scène.

Comme tout acteur dans la Grèce antique, le coryphée est un homme (éventuellement déguisé en femme), un citoyen (éventuellement déguisé en barbare), qui porte masque et costume

    • dans le théâtre et l'opéra : un chanteur faisant partie du choeur, et s'en détachant pour s'adresser au public ou aux personnages en un solo plus ou moins développé, avant de rentrer dans le rang,
    • dans le ballet classique : un danseur auquel on confie parfois un court rôle de soliste,
    • dans la danse : un danseur ayant atteint le 4e échelon de la hiérarchie, après avoir été quadrille,
  • et, par extension, dans le registre soutenu : celui qui tient le premier rang ; un chef.

On dit par exemple : "La foule est souvent dans l'attente d'un coryphée, dont elle pourra admirer la admirer la fougue et la vaillance".

Sources : Le Robert et wikipedia.org

"Gratifier".

Ce verbe du registre soutenu signifie, selon le contexte :

  • faire généreusement cadeau à quelqu'un d'une somme d'argent, la lui octroyer,

On dit par exemple : "Mon père a gratifié sa secrétaire d'une belle prime".

Ou : "Certains clients étrangers gratifient les serveurs d'importants pourboires".

  • donner, accorder à quelqu'un quelque chose d'agréable, le satisfaire, lui procurer de l'agrément,

On dit par exemple : "L'hôtesse de l'air m'a gratifié d'un joli sourire en apprenant que j'étais chirurgien esthétique".

  • infliger un désagrément à quelqu'un, quelque chose qui lui sera pénible, désagréable,

On dit par exemple : "Ce triste sire m'a gratifié d'une contravention".

  • par calque de l'anglais "to gratify" ("satisfaire") : procurer à quelqu'un un plaisir, une satisfaction psychologique, et en particulier narcissique.

On dit par exemple : "Mon patron croit qu'il me gratifie avec ses compliments, mais je préfèrerais une prime".

Sources : www.larousse.fr  et www.cnrtl.fr

"Magnanime" et "La magnanimité".

J'aime bien cet adjectif et ce substantif féminin relevant du registre soutenu, qui nous viennent du latin "magnanimitas", lui-même issu de "magna anima" ("grande âme").

"La magnanimité" est la vertu de celui qui est "Magnanime", c'est à dire : qui pardonne leurs injures, leurs fautes, leurs faiblesses à ceux qui sont sous son autorité, ou qui manifeste de la générosité, de la mansuétude, de la grandeur d'âme.

On dit par exemple : "Impossible pour moi de faire preuve de magnanimité à l'égard de celui qui s'est ouvertement moqué de moi, des mois durant".

Source : wwww.larousse.fr

"Incidemment".

J'aime beaucoup ce joli adverbe relevant du registre soutenu.

Et qui signifie :

  • d'une manière incidente, c'est à dire de façon accessoire, secondaire,

On dit par exemple : "ce témoin a mentionné incidemment un détail très important".

  • ou : de façon fortuite, occasionnelle,

On dit par exemple : "Mon meilleur ami a appris incidemment que son père biologique était décédé".

  • et, dans le domaine juridique : d'une façon accessoire, secondaire par rapport à une affaire ou un procès.

On dit par exemple : "Le plaignant s'est constitué incidemment demandeur".

Source : www.cnrtl.fr

"Acquiescer" et "Un acquiescement".

J'aime beaucoup ces deux jolis mots relevant du registre soutenu.

  • "Acquiescer"est un verbe signifiant :
    • Donner un plein assentiment à quelque chose ou à quelqu'un.

On dit par exemple : "Personne ne t'oblige à acquiescer à toutes les demandes de ta belle-mère".

    • Répondre oui avec discrétion à une demande.

On dit par exemple : "Lors d'une vente aux enchères, les acheteurs intéressé acquiescent aux demandes du commissaire-priseur".

    • et, dans le domaine juridique : donner une adhésion tacite ou expresse à un acte.

On dit par exemple : "Acquiescer à la demande du juge".

  • et "Un acquiescement" est un substantif masculin désignant :
    • le fait d'acquiescer.

On dit par exemple : "Je ne pensais pas obtenir si aisément l'acquiescement du directeur".

    • dans le domaine juridique : l'adhésion expresse ou tacite à une décision ou à un acte judiciaire, la renonciation aux voies de recours dont on pourrait user ou aux nullités qu'on pourrait invoquer.

On dit par exemple : "Apposer votre signature ici vaudra acquiescement".

    • et par extension, dans le domaine politique : l'adhésion totale.

On dit par exemple : "Le gouvernement a cru bénéficier de l'acquiescement des Français à sa politique".

Source : www.cnrtl.fr

"Jeter son dévolu" sur quelque chose ou sur quelqu'un.

J'aime beaucoup cette locution verbale, qui signifie, dans le registre soutenu : fixer son choix sur quelque chose ou sur quelqu'un ; choisir une chose ou une personne, le plus souvent avec l’idée de se l’approprier, de l'obtenir  ou de la conquérir.

On dit par exemple : "Je ne sais pas ce qui est passé par la tête de mon collègue lorsqu'il a jeté son dévolu sur la fille de notre patron".

Sources : www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

"Opiniâtre", "L'opiniâtreté" et "Opiniâtrement".

J'aime beaucoup ces trois mots du registre soutenu, malheureusement de moins en moins employés.

  • "Opiniâtre" est un adjectif signifiant : obstiné(e) dans sa résolution ; tenace dans sa volonté, ses idées et ses opinions ; acharné(e), obstiné(e), persévérant(e), têtu(e).

On dit par exemple :"Vous avez le droit d'être opiniâtre, mais que cela ne vous empêche pas de réfléchir un peu".

  • "L'opiniâtreté" est un substantif féminin désignant : l'attachement obstiné à une ou des opinions, la volonté tenace ; la détermination dans les idées ou le comportement ; la continuité, la constance ; la persévérance, l'acharnement, la détermination.

On dit par exemple : "L'opiniâtreté avec laquelle vous critiquez notre journal est lamentable".

  • et "Opiniâtrement" est un adverbe signifiant : avec opiniâtreté.

On dit par exemple : "Mis en cause par la presse, le député a défendu ses positions opiniâtrement".

Sources : www.larousse.fr, www.cnrtl.fr et Le Robert

"Flagada", "Être tout flagada", "Se sentir tout flagada" ou "Raplapla", "Être raplapla".

Un papa et son bébé "raplaplas" ou "flagadas"

J'aime beaucoup ces deux amusants adjectifs que sont "Flagada" et "Raplapla".

Appartenant au registre familier, tous deux signifient : sans force, sans vigueur, sans énergie ; fatigué, mou, à plat, très faible ; pas en forme, pas très bien ; avachi, flappi.

On dit par exemple : "Je me sens tout flagada, après cette longue marche".

Ou : "Je n'ai presque rien fait ce dimanche, mais je suis raplapla".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Être très fatigué".

Enfin, l'ancien collectionneur et amateur de bandes dessinées que je suis ne pouvait pas conclure ce petit article sans évoquer "Le flagada", cet étonnant oiseau imaginaire de couleur jaune vivant exclusivement sur de petits îlots paradisiaques du Pacifique Sud. Dépourvu d’ailes, il se déplace à la façon des hélicoptères par la rotation de deux plumes-hélice. Ses principales activités consistent à manger des pignoufs, dormir et trouver de nouvelles idées pour embêter son compagnon humain Alcide Citrix.

Cette série de bande dessinée belge, créée par Charles Degotte le 16 mars 1961, été publiée dans le journal Spirou à partir du n° 1196 (mini-récit "Prenez garde au Flagada !"). En 1989, le scénariste Bom a aide le créateur pour quelques histoires. Et en 2008, le scénariste Zidrou et le dessinateur Philippe Bercovici on repris la série pour les éditions Glénat.

Au total, une douzaine d'albums, souvent à très faible tirage, sont parus, entre 1981 et 2009, aux éditions Pepperland, M.C Productions, Dargaud, Taupinambour, Le coffre à BD et Glénat.

Mais le Flagada serait aujourd'hui totalement méconnu du grand public si le génial André Franquin, qui adorait ce personnage, ne l'avait souvent dessiné dans sa célèbre série "Gaston Lagaffe" :

  • sur différents posters des bureaux de la rédaction du journal Spirou,
Le Flagada, sur un poster des bureaux de la rédaction du journal Spirou, dans un gag de Gaston Lagaffe, par André Franquin (gag 654, paru dans le n° 1713 du journal, Spirou, du 11 février 1971)
Le Flagada, sur un poster des bureaux de la rédaction du journal Spirou, dans un gag de Gaston Lagaffe, par André Franquin (gag 498, paru dans le n° 1557 du journal, Spirou, du 15 février 1968)
Le Flagada, sur un poster des bureaux de la rédaction du journal Spirou, dans un gag de Gaston Lagaffe, par André Franquin (gag 625, paru dans le n° 1684 du journal, Spirou, du 23 juillet 1970))
Le Flagada, sur un poster des bureaux de la rédaction du journal Spirou, dans un gag de Gaston Lagaffe, par André Franquin (gag 625, paru dans le n° 1684 du journal, Spirou, du 23 juillet 1970)
  • en couverture d'un numéro du journal Spirou, affiché sur un kiosque (gag 654, paru dans le n°1713 du journal Spirou, du 11 février 1971),
  • sous forme d'un mini-ventilateur volant, inventé par Gaston, dont les pales déchiquèteront naturellement les pages du contrat de M. de Mesmaeker ! (gag 718, paru dans le n°1780 du journal Spirou, du 25 mai 1972), et que l'on retrouvera, le temps d'une apparition (gag 782, paru dans le n° 1854 du journal Spirou, du 25 octobre 1973),

Le ventilateur-Flagada, une des innombrables inventions de Gaston Lagaffe

  • et comme déguisement de bal costumé, inventé par Gaston, dans la fameuse série "Mais si on danse ?" (gag 671, publié dans le n° 1730 du journal Spirou, du 10 juin 1971),

Gaston Lagaffe déguisé en Flagada par André Franquin : gag n°671 publié dans le n° 1730 du journal Spirou, du 10 juin 1971

Sources : Le Robert, www.larousse.fr, wiktionary.org, wikipedia.org, www.linternaute.fr, www.cnrtl.fr, lebrun.pagesperso-orange.fr et www.bdoubliees.com