Ce substantif masculin nous vient directement de l'espagnol "parangon" signifiant "comparaison".
En français, ce mot désigne :
dans le registre soutenu, ironiquement : un modèle, un archétype.
On dit par exemple : "Se prendre pour un parangon de vertu".
Ou : "Se croire un parangon de beauté".
dans le langage courant :
un marbre noir de Grèce,
ou, en bijouterie : une perle ou une pierre précieuse remarquable par sa beauté, sa perfection ; parfaite, exempte de défaut.
et dans le registre désuet :
au XIXe siècle, comme en espagnol : une comparaison,
On disait par exemple : "Mettre en parangon", "Cela est sans parangon" ou "Faire le parangon d'une chose avec une autre".
ou, en typographie : deux caractères dont l’un est de vingt et un points et l’autre de dix-huit, appelés respectivement "gros parangon" et "petit parangon".
Sources : wiktionary.org, Le Robert, www.larousse.fr et www.cnrtl.fr
Ce substantif masculin qui nous vient, par déformation, de l'arabe "As-salam alayk" ("La paix soit sur toi"), une jolie formule utilisée par les arabophones lors des longues conversations qui accompagnent habituellement les salutations traditionnelles.
Essentiellement utilisé au pluriel, il relève du registre familier et désigne, de façon ironique : des saluts, des révérences ou marques de politesse exagérées, hypocrites ; une affectation de déférence proche de la flagornerie.
On dit par exemple : "Inutile de faire des salamalecs : ce que je vous demande c'est de baisser vos prix".
Sources : wiktionary.org, www.cnrtl.fr, www.larousse.fr et Le Robert
Ainsi qu'a pu le déclarer, le 5 septembre 2022, Emmanuelle, une viticultrice mosellane, candidate de l'émission "L'amour est dans le pré", sur la chaîne de télévision française M6.
Mais : "UNE aura" !
Ce substantif féminin nous vient du latin "aura" ("air en mouvement").
Et il désigne, selon le contexte :
un concept ésotérique désignant un contour coloré, comme un "halo de lumière" qui rayonnerait autour du corps ou de la tête d'un être vivant et qui serait la manifestation d'un ou plusieurs "champs d'énergie" ou d'une force vitale.
L’aura changerait de couleur selon l’évolution, l’état émotionnel ou de santé du sujet.
par extension : le prolongement, la résonance d’un livre, d’une oeuvre d’art dans la sensibilité.
On dit par exemple : "L'auteur de ce tableau a su donner à cette scène une aura poétique".
en médecine :
la sensation subjective vague, toujours la même chez chaque malade, qui permet à celui-ci de prévoir l’imminence d’une crise. Elle peut être motrice (mouvement d’un doigt, d’un membre), sensitive, sensorielle (olfactive, auditive, visuelle, etc.), psychique, etc.
L’aura est surtout fréquente dans l’épilepsie, l’asthme, la migraine et l’hystérie.
ou autrefois (registre désuet) : une émanation subtile du liquide spermatique qui semblait nécessaire pour la fécondation.
et enfin, en philosophie : l'atmosphère qui entoure ou semble entourer certains êtres ; leur image, leur réputation.
On dit par exemple : "Des personnalités comme De Gaulle ou Mitterrand possédaient une aura de vieux sages".
Sources : Le Robert, wikipedia.org et wiktionary.org
Ce substantif masculin nous vient du russe, langue dans lequel il signifie "membre de l'appareil".
Et il désigne :
au sens propre : en Union soviétique puis par extension dans les autres régimes communistes, un membre de la nomenklatura, cadre du gouvernement, du parti communiste et de leurs représentations locales (autorités de l'État, administrations, sections ou cellules du Parti unique).
Par extension, l'apparatchik est un militant politique permanent, c'est-à-dire qui fait carrière dans le parti, rémunéré ou non par ce dernier (on pouvait être délégué d'une entreprise, d'un syndicat, d'une administration auprès du Parti). Il y exerce des responsabilités lui permettant d'obtenir des investitures et des mandats "électoraux" (il est alors le candidat unique du Parti dans une circonscription territoriale, un comité d'entreprise, une union professionnelle, un syndicat officiel). On parle aussi de bureaucrate.
Le terme "apparatchik" s'applique toujours à des membres civils du pouvoir, à l'exclusion des membres des forces armées ou de l'ordre tels les gradés de l'Armée rouge, les commissaires politiques ou les agents des polices politiques comme le NKVD.
et par extension, en France, de manière le plus souvent péjorative : un membre de l'appareil d'un parti quelconque ou d'un syndicat ; toute personne qui profite de son rang, de sa situation au sein d'un groupe social ou politique pour renforcer sa légitimité, son ascendant, son prestige, sa fortune, sa carrière.
On dit par exemple : "Ce type n'a jamais travaillé : il a toujourre été un appartchik".
Ainsi qu'a pu le déclarer, le 21 juillet 2022, l'ancienne championne cycliste françaiseMarion Rousse, commentant le Tour de France 2022 sur la chaîne de télévision publique française France 2.
Mais plutôt : "Il EST MONTÉ sur lE podium AU TOUR D'ESPAGNE" !
Ce terme qui nous vient du latin e"militaria" ("militaire") est souvent utilisé par les collectionneurs et marchands spécialisés, pour désigner les antiquités militaires.
C'est à dire : tout artéfact (au sens d'objet fabriqué par l'Homme) témoignant de l'activité militaire de tous les pays et de toutes les époques.
Il peut s'agir d'originaux ou parfois de répliques d'objets militaires, neufs ou anciens, recueillis pour leur importance historique.
Il existe une grande variété de militaria de collection, puisque ces antiquités comprennent par exemple :
les armes à feu,
les armes blanches (épées, couteaux, lances, etc.),
les uniformes, coiffures, casques, képis, autres coiffures militaires (vêtements militaires, épaulettes, bottes, sangles, ceinturons, tuniques) ou armures,
les boutons et insignes militaires des différents corps d’armée,
les médailles et décorations militaires, (Légion d’honneur, Croix de la Libération, Croix de guerre, etc.),
les accessoires et pièces détachées militaires (jumelles, gourdes, étuis, sacs, caisses, bidons, boites, outils, vaisselle, trousses de premiers soins),
les objets artistiques militaires (gravures, peintures, sculptures) relevant de ce que l'on appelle l'art militaire ou art de tranchée,
L'art des tranchées : des obus gravésL'art des tranchées : un service à thé réalisé à partir d'obus
les documents (plans, papiers divers, photographies, cartes postales, tracts, affiches, cartes d'État-Major, lettres, etc.), revues et livres militaires,
ainsi que des éléments de l'équipement de combat (filet de camouflage) et des engins de terrain (mitrailleuses).
Par extension, on y inclut parfois les modèles réduits, soldats de plomb, copies, fac-similés, figurines et oeuvres d'art postérieurement réalisés mais relatifs aux activités militaires.
Une revue francophone, créée en 1984, consacrée à ce thème, porte le nom de "Militaria".
Il existe de nombreux salons, forums, revues et bourses de militaria, mais la majorité porte sur les deux grands conflits mondiaux de 1914-1918 et 1939-1945.
Ce curieux substantif espagnol ("los mé-renn-gès") et sa déclinaison française ("les mérenn-gues" ou parfois "les mé-renn-gué") en forme d'idiotismes alimentaires sont souvent utilisés par les journalistes sportifs.
Ils désignent en effet les joueurs du club de football espagnol du Real Madrid, qui jouent en maillot blanc et short blanc.
Ce terme fut utilisé pour la première fois par la presse en 1913, lorsque le club n'avaitencore que 11 années d'existence. À cette période, le Real Madrid commença à arborer son célèbre maillot blanc (mais pas encore le short), une couleur qui fit penser au célèbre dessert appelé "merengue" ("meringue" en français), fait de blanc d’oeuf battu et de sucre.
Il n'a toutefois commencé à devenir vraiment populaire que lorsque les rencontres de championnat commencèrent à être diffusés à la radio. À cette époque, il n’existait que la Radio Nationale espagnole, et les rencontres étaient commentées par un seul homme, Matias Prats. De ce fait, dès que le journaliste utilisait un surnom pour une équipe, il devenait automatiquement populaire et réutilisé dans toute l’Espagne.
Ce substantif masculin qui relève du registre familier désigne : un médecin.
Et il nous vient de l’arabe"ṭabib ("médecin"), via le maghrébin "ṭbib" et nous a été transmis à partir du XIXe siècle à travers l'argot militaire des nos troupes coloniales basées en Afrique du Nord.
Le médecin est une personne exerçant la médecine et titulaire du diplôme de docteur en médecine.