"À plus !" ou "À + !".

Cette locution interjection interjective relève du registre familier, la forme "À +" étant un allographe.

Elle se prononce a-pluss et constitue une ellipse de "À plus TARD".

On l'utilise généralement à l'issue d'une rencontre, d'un rendez-vous, d'une conversation ou d'un dialogue. Et elle induit que l'on va se revoir "plus tard" dans la journée.

On dit par exemple : "Je pars en course et je te rappelle avant 20h c'est promis. À plus !".

Ou : "Je serai là vers 19h. À + !".

Source : www.linternaute.com et wiktionar.com

On ne dit pas : "J'chuis très très content pour l'ensemble du match" !

Le journaliste sportif français Dave Appadoo

Ainsi qu’a pu le déclarer, le 26 janvier 2023, le journaliste sportif français Dave Appadoo, dans l’émission vespérale d’Olivier Ménard "L’Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L’Équipe.

Mais, à tout le moins : "JE Suis TRÈS content DE l'ensemble du match" !

Et idéalement : "L'ensemble dE LA RENCONTRE M'A TOTALEMENT SATISFAIT" !

On ne dit pas : "Lui faire manger la poussière" !

Ainsi que l'ont déclaré, à deux reprises chacun, le 19 janvier 2023, les journalistes français Renaud Pila et Éric Brunet, dans l’émission "Brunet, Hammett et compagnie", coanimé par ce dernier, sur la chaîne de télévision française d'information en continu LCI.

Mais : "Lui faire MORDRE la poussière" !

Le journaliste français Renaud Pila
Le journaliste français Renaud Pila
Le journaliste français Éric Brunet
Le journaliste français Éric Brunet

"De là à ce que", "D'ici à ce que" et "D'ici que".

Relevant du langage courant, ces trois locutions conjonctives de temps introduisent des subordonnées temporelles dans lesquelles le verbe est au subjonctif.

Et elles signifient respectivement :

  • "De là à ce que" : "Pas question pour autant que".

On dit par exemple : "Mon fils a accepté de venir déjeuner avec nous ce dimanche, mais de là à ce qu'il arrive avant 15h !",

Ou : "Mon fils a accepté de venir déjeuner avec nous ce dimanche, mais pas question pour autant qu'il arrive avant 15h !"

  • "D'ici à ce que" : "Le temps que".

On dit par exemple : "D'ici à ce que mon père ait compris comment fonctionne son nouveau téléphone, nous ne sommes pas près d'être dérangés par ses appels !",

Ou : "Le temps que mon père ait compris comment fonctionne son nouveau téléphone, nous ne sommes pas près d'être dérangés par ses appels !",

  • et "D'ici que" : "Avant que".

On dit par exemple : "D'ici que je retourne voir ce dentiste, j'aurai des cheveux blancs !".

Ou : "Avant que je ne retourne voir ce dentiste, j'aurai des cheveux blancs !".

Source : http://mamiehiou.over-blog.com

Ne dites pas : "Faire un match énorme" ou "Faire une course énorme" !

Comme je l'entends malheureusement si souvent.

Mais plutôt, en français correct : "RÉALISER une excellente prestation" et "EFFECTUER une superbe course" !

On ne dit pas : "Là on a quelques indications faits par des porte-paroles" !

Le journaliste français Didier François

Ainsi qu’a pu le déclarer, le 19 janvier 2023, le journaliste français Didier François, dans l’émission "Brunet, Hammett et compagnie", sur la chaîne de télévision française d'information en continu LCI.

Mais : "Là on a quelques indications DONNÉES par des porte-paroles" !

 

"In extremis".

Cette locution adverbiale invariable nous vient du latin "In extremis" ("À l'extrémité").

Et elle signifie, selon le contexte :

  • au sens propre : à la dernière extrémité, à la dernière limite, à la toute fin, à l'article de la mort.

On dit par exemple : "Mon arrière grand-père m'a avoué in extremis avoir fait de la prison dans sa jeunesse".

  • et par extension : au tout dernier moment.

On dit par exemple : "J'ai failli rater mon avion : je suis arrivé in extremis".

Sources : Le Robert et www.larousse.fr

On ne dit pas : "Vous pensez que la crainte des russses elle est réelle ?" !

La journaliste française Marie-Aline Meliyi

Ainsi qu’a pu le déclarer, le 20 janvier 2023, la journaliste française Marie-Aline Meliyi, dans l'émission "Le club de l'info", qu'elle animait, sur la chaîne de télévision française d'information en continu LCI.

Mais simplement : "Vous pensez que la crainte des russses est réelle ?" !

"Faire mordre la poussière" et "Mordre la poussière".

Ces deux locutions verbales relèvent du registre familier.

Elles font référence aux combats à mains nues se déroulant sur terre battue ou sur du sable, à l'issue desquels le vainqueur plaque son adversaire au sol et lui fait littéralement mordre la poussière.

Et elles signifient respectivement :

  • au sens propre :
    • jeter à terre.
    • et : tomber à terre.
  • et par extension :
    • faire subir un revers, une défaite.

On dit par exemple : "Avec cette réforme le gouvernement prend le risque de mordre la poussière".

    • et : subir un revers, une défaite

On dit par exemple : "Cela fait deux fois cette saison que le PSG mord la poussière cette saison".

"Sauvé par le gong".

Un "gong" est un instrument à percussion, originaire d'Extrême-Orient, constitué d'un disque de métal sonore (bronze ou cuivre) généralement suspendu, que l'on frappe avec un maillet ou une baguette à tampon.

Un gong oriental

Il est utilisé dans le monde de la boxe pour annoncer le début ou la fin d'une reprise ("round").

Un gong de boxe et son maillet

Dans ce dernier cas, son retentissement permet au boxeur en difficulté ou dominé par son adversaire de ne pas être déclaré perdant, et lui offre un temps de répit lui permettant de reconstituer ses forces.

La formule "Sauvé par le gong" signifie donc :

  • au sens propre, pour un boxeur :  qu'il bénéficie d'un temps de répit lui permettant de reconstituer ses forces.

On dit par exemple : "Le boxeur français allait s'écrouler à la cinquième reprise, mais il a été sauvé par le gong".

  • et par extension, dans le registre familier : que l'on a évité de peu une situation désagréable ; été sauvé in extremis.

On dit par exemple : "Au moment où mon daron allait voir que j'avais cabossé sa bagnole, ma daronne l'a appelé : sauvé par le gong !".

Sources : www.lalanguefrancaise.com, www.dictionnaire-academie.fr et www.usito.usherbrooke.ca

Pourquoi dire : "Un think tank" ?

Et pas, en français : "Un GROUPE DE RÉFLEXION" ou "Un LABORATOIRE D'IDÉES" !

Il s'agit en effet d'un regroupement d'experts au sein d'une structure de droit privé, ayant pour pour principale activité de produire des études et d'élaborer des propositions, le plus souvent dans le domaine des politiques publiques ou de l'économie.

Il réunit souvent autour d'une personnalité politique ou d'un parti politique, des personnes désirant réfléchir sur une base non professionnelle à des problèmes relevant des politiques publiques.

En 2012, 6 603 groupes de ce type étaient répertoriés dans le monde et près de 11 175 en 2020.

Leur création a été massive de la fin des années 1960 au début des années 2000. Au plus fort de leur croissance, en 1996, il se créait dans le monde environ 150 groupes de réflexion par an. Depuis, la progression de leur nombre a fortement ralenti aux États-Unis d'Amérique, mais elle s'est accélérée en France, de même que s'est renforcé leur poids sur la décision politique.

Les États-Unis restent le pays qui en compte le plus, suivi depuis quelques années par la Chine.

Source : wikipedia.org