"Vélléitaire" ou "Un vélléitaire".

Cet adjectif et ce substantif masculin relèvent du registre soutenu.

Et ils désignent, en parlant d'une personne, de son comportement : hésitant, timoré ; incapable de prendre des décisions et de passer aux actes, de se décider à agir, ou incapable de s'en tenir à une décision prise.

On dit par exemple : "Je n'en peux plus du caractère vélléitaire de mon nouveau chef".

Ou :"Moi aussi je déteste les vélléitaires".

Sources : Le Robert, www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

"Un pacson".

Ce substantif masculin relève du registre argotique et du registre populaire.

Et il désigne : un paquet, un lot ; une quantité importante.

On dit par exemple : "Toi qui aimes les vieux jeux vidéos, tu devrais aller dans cette boutique : ils en ont un pacson".

Une collection de jeux vidéos

Et notamment : un paquet de cigarette.

Un pacson

On dit par exemple : "Garde le pacson si tu veux, j'ai assez fumé pour aujourd'hui".

Source : www.linternaute.fr

On ne dit pas : "On parle de 250 000 morts et tués" !

L'écrivain français Guillaume Ancel

Ainsi qu'a pu le déclarer, le 12 janvier 2023, l'écrivain français Guillaume Ancel, dans l'émission "C dans l'air", sur la chaîne de télévision publique française france 5.

Mais bien évidemment : "On parle de 250 000 morts et BLESSÉS" !

Gageons qu'il ne peut s'agir là que d'un lapsus.

"Comme on dit en bon français" ou "Comme on dit".

  • "Comme on dit en bon français" était une formule encore utilisée jusque assez récemment dans le langage courant afin d'essayer de justifier ironiquement l'emploi d'un anglicisme.

On disait par exemple : "Je pars en week-end, comme on dit en bon français".

Et déjà cette tournure avait le don de m'agacer.

  • Mais elle a depuis peu été remplacée par la formule elliptique "Comme on dit" qui m'exaspère véritablement. Et dont je crains vivement qu'elle ne devienne rapidement un tic de langage.

Ainsi par exemple du journaliste français Axel de Tarlé, le 12 janvier 2023, dans l'émission "C dans l'air", qu'il anime, sur la chaîne de télévision publique française France 5 : "Ça pourrait être un game changer comme on dit".

Non, on ne le dit pas, cher monsieur ! Du moins, on ne devrait pas.

Le journaliste français Axel de Tarlé

"L'innascibilité".

Ce substantif féminin largement méconnu désigne, en matière de religion : la qualité de ce qui ne peut avoir de naissance ou ne peut naître.

Cette propriété attribuée à Dieu le Père et signifiant qu'il ne peut pas être né (comme le Fils) constitue l'une des cinq notions divines, avec la paternité (dans le Père), la spiration active, la filiation (dans le Fils) et la procession (du Saint-Esprit, procèdant du Père et du Fils).

Sources : wikipedia.org et www.cnrtl.fr

"Être à ça" de quelque chose.

Cette locution verbale relève du registre familier.

Employée essentiellement à l'imparfait, elle signifie : avoir failli ; être tout près de (langage courant) ; à un cheveu, à un doigt, à un poil (3 idiotismes corporels relevant du registre familier).

On dit par exemple : "C'est rageant, j'étais à ça de décrocher mon permis de conduire du premier coup".

Ou : "Désolé ma chérie, j'étais à ça de t'acheter un cadeau pour ton anniversaire, et puis je n'y ai plus pensé".

"J'étais à ça de"
L'actrice et scénariste française Zoé Bruneau dans la pastille de 2'30 "J'étais à ça", qu’elle a créée et dans laquelle elle tient le premier rôle, réalisée par Julie Gali et diffusée chaque jour dans l'émission "C dans l'air", sur France 5

"Le transexualisme", "L'incongruence de genre" et "La dysphorie de genre".

Ces trois qualifications médicales ont été successivement utilisées par l'APA (American Psychiatric Association, c'est à dire Association américaine de psychiatrie) dans son manuel, pour décrire la détresse d'une personne transgenre face à un sentiment d'inadéquation entre son genre assigné et son identité de genre.

Depuis 2013, l'APA insiste sur le fait que "la non-conformité de genre elle-même n'est pas un trouble mental. La dysphorie de genre est caractérisée par la présence associée d'une souffrance clinique significative".

Ce trouble affecte de 0,005 à 0,014 % des personnes nées de sexe masculin, et de 0,002 à 0,003 % des personnes nées de sexe féminin.

Source :wikipedia.org

"La probité".

Ce substantif féminin relève du registre soutenu.

Et il désigne : l'honnêteté scrupuleuse ; la qualité de la personne qui observe parfaitement les règles morales, qui respecte scrupuleusement ses devoirs, les règlements, etc. ; l'intégrité, la droiture.

On dit par exemple : "J'ai récemment apprécié la probité d'un vendeur eBay qui m'a récemment contacté pour me dire que j'avais réglé trop de frais de port et me proposer de choisir pour 10€ d'articles supplémentaires".

Sources : Le Robert et www.larousse.fr

"Est-ce que je te demande si ta grand-mère fait du vélo ?" ou "Demander à quelqu'un si sa grand-mère fait du vélo".

Est-ce que je te demande si ta grand-mère fait du vélo ?

J'ai toujours beaucoup aimé cette curieuse et drolatique locution verbale.

Relevant du registre populaire et aujourd'hui, hélas, du registre désuet, elle signifie, dans le langage courant : je ne t'ai rien demandé ! ; mêle-toi de tes affaires !

Et, dans le registre argotique : occupe-toi de tes fesses !

Elle est apparue au cours des années 1930, dans la foulée de la chanson populaire éponyme "Est-ce que je te demande si ta grand-mère fait du vélo", interprétée par Dranem en 1925 et aujourd'hui totalement oubliée.

Mais entrée dans la mémoire collective à travers cette expression.

Paroles d'Yves Mirande et Albert Willemetz

"Il est des personnes
Qui vous questionnent,
Vous empoisonnent,
En vous disant : Où donc vous ai-je vu ?
Au lieu d'être discrètes,
Elles vous embêtent
Par leur enquête
Jusqu'à ce que vous ayez répondu
Pour les satisfaire,
Pour les faire taire,
Y a rien à faire
Ces gens-là sont plus collants que la glu
Je crois que pour éviter
Leur excès d’curiosité
L’ meilleur expédient,
C'est de leur dire en souriant :

Est-ce que je te demande
Si ta grand-mère fait du vélo
Si ta p’tite sœur est grande
Si ton p’tit frère a un stylo
Si ta cousine Fernande,
Pour coudre des anneaux aux rideaux
Bien qu'on le lui défende,
Prend les aiguilles du phono ?
Est-ce que je te demande
Si, lorsque t'achètes des pruneaux
T'exiges de la marchande
Qu'elle te retire les noyaux
Si ton boucher joue du banjo
Si ton parrain aime les poireaux ?
Est-ce que je te demande
Si ta grand-mère fait du vélo ?

La semaine dernière,
L’allure altière, la mine fière
Le percepteur m'a dit, d'un ton bourru :
Vos boutons de manchette,
Vot’ casse-noisettes, vos cigarettes
La façon dont vous êtes chaussé, vêtu
Votre paire de bretelles,
Votre eau de vaisselle, tout me révèle
Qu' vous avez plus
D'cent mille francs de revenus
Au lieu d’ paraître embêté
D’être suspecté, inquiété
Très timidement,
Je répondis en rougissant :

Est-ce que je te demande
Si ta grand-mère fait du vélo
Si ta p’tite sœur est grande
Si ton p’tit frère a un stylo
Si ta cousine Fernande,
Pour coudre aux rideaux les anneaux
Bien qu'on le lui défende,
Prend les aiguilles du phono ?
Est-ce que je te demande
Si, lorsque t'achètes des pruneaux
T'exiges de la marchande
Qu'elle te retire les noyaux
Si ton pipelet joue du pipeau
Si ton fruitier joue du flutiau ?
Est-ce que je te demande
Si ta grand-mère fait du vélo ?"

Sources : www.expressio.fr et dictionnaire.notretemps.com