"Quoi ou qu'est-ce".

Cette locution adverbiale, qui ne laisse pas d'étonner nos amis étrangers ou nos jeunes enfants, relève du registre populaire.

Et elle signifie, selon le contexte : n'importe quoi ; je ne sais quoi ; ou pas.

On dit par exemple : "Tu veux te reconvertir dans l'élevage de moutons ou quoi ou qu'est-ce ?"

Ou : "lAlors finalement il vient ton cousin ou quoi ou qu'est-ce ?"

Source : wiktionary.org

"Bas de plafond" ou "Bas-de-plafond".

Des combles aménagés bas de plafond

Cette locution adjectivale en forme d'idiotisme architectural signifie :

  • au sens propre : possédant un plafond peu élevé, en parlant d'un lieu.

On dit par exemple : "Le rez-de-chaussée de cette maison est vraiment bas de plafond".

Un rez-de-chaussée bas de plafond

  • et au sens figuré, de façon ironique, dans le registre argotique : limité(e), bête, stupide, sot(te).

On dit par exemple : "Le nouveau voisin de ma mère est très gentil, très serviable, mais il est un peu bas de plafond".

Et l'on emploie également la formule en forme d'idiotisme corporel "Bas du front".

"Un flan".

Ce substantif masculin relève du langage courant.

Et il désigne, selon le contexte :

  • dans le domaine de l'alimentation : un gâteau constitué d'une crème à base de lait, d'oeufs et de farine que l'on fait prendre au four.

"Agir au flan" ou "Y aller au flan", "C'est du flan" et "Comme deux ronds de flan" (Une part de flan pâtissier)

  • et dans le domaine de la numismatique : le morceau de métal taillé puis pesé avant d'être frappé par un coin monétaire.

Autrement dit : les disques de métal emboutis pour fabriquer des pièces de monnaie.

Des flans d'eurosDes flans d'euros

Sources : www.larousse.fr, www.languefrancaise.net et wiktionary.org

"Être habillé pour l'hiver" ou "Être rhabillé pour l'hiver" et "Habiller pour l'hiver" ou "Rhabiller pour l'hiver" !

"Être rhabillée pour l'hiver"

Ces différentes locutions verbales en forme d'idiotismes textiles et vestimentaires relèvent du registre familier.

Et elles signifient respectivement, au sens figuré :

  • "Être habillé pour l'hiver" ou "Être rhabillé pour l'hiver" : être couvert de propos méprisants, de vilenies, à l'image d'une personne accumulant les couches de vêtements pour lutter contre le froid.
  • et "Habiller pour l'hiver" ou "Rhabiller pour l'hiver" : dire beaucoup de mal de quelqu'un, couvrir une personne de propos méprisants, de vilenies.

"Comme du monde".

Cette locution adverbiale utilisée par nos amis québecois relève du registre familier.

Et elle signifie : correctement, normalement, bien, comme il faut, comme la plupart des gens.

On dit par exemple : "Tu es le premier membre de la famille à aller en France, dans le village de nos ancêtres. Alors fais-nous honneur et tiens-toi comme du monde !".

Sources : wiktionary.org, www.je-parle-quebecois.com et www.lalanguefrancaise.com

On ne dit pas : "40 000 forces de l'ordre" !

Ainsi que je n'ai cessé de le lire ou de l'entendre fin juin - début juillet 2023, sur les différentes chaînes de télévision françaises.

Mais : "40 000 MEMBRES DES forces de l'ordre" !

Ou : "40 000 POLICIERS ET GENDARMES" !

Des membres des forces de l'ordre faisant fi du danger afin de garantir le respect de l'ordre public
Des membres des forces de l'ordre faisant fi du danger afin de garantir le respect de l'ordre public

La locution nominale féminine "Forces de l'ordre" désigne en effet : l'ensemble des agents de l’autorité chargés de faire régner l’ordre public et de faire appliquer la loi.

Et non : les personnes chargées du maintien de l’ordre.

Des membres des forces de l'ordre défendant vaillamment leurs concitoyens
Des membres des forces de l'ordre défendant vaillamment leurs concitoyens

Source : wiktionary.org

"Feu" et "Un feu".

Ces deux mots homophonographes ne doivent surtout pas être confondus.

  • "Feu" est en effet un adjectif invariable :
    • désignant, dans le langage courant : une couleur rouge-orangé très vive.

La couleur "rouge feu"

    • et signifiant, dans le registre soutenu : décédé depuis peu, défunt.

On dit par exemple : "Feu mon mari avait acheté cette magnifique maison pour notre retraite".

Une tombe fleurie

  • Tandis que "Un feu" est un substantif polysémique masculin relevant du langage courant, désignant, selon le contexte :
    • la manifestation d'une combustion rapide et persistante accompagnée d'émission de lumière et d'énergie thermique.

On dit par exemple : "Nous avons aperçu une colonne de feu".

Une colonne de feu

    • un amas de matières en combustion ; l'embrasement d'une matière par les flammes.

On dit par exemple : "Viens donc te réchauffer près du feu".

Un feu de cheminée

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"Agir au flan" ou "Y aller au flan", "C'est du flan" et "Comme deux ronds de flan".

Ces différentes locutions relèvent du registre populaire.

Contrairement à ce que l'on croit le plus souvent, elles ne sont nullement des idiotismes alimentaires, puisqu'elles ne font nullement référence au gâteau "Flan",mais au mot "Flan", homophonographe de celui-ci désignant -en numismatique - le morceau de métal utilisé pour fabriquer une pièce de monnaie.

Et elles signifient respectivement, au sens figuré :

  • "Agir au flan" ou "Y aller au flan" (locutions verbales) : à tout hasard, sans se préoccuper du résultat.

On dit par exemple : "J'y suis allé au flan et j'ai décroché le boulot !".

  • "C'est du flan" (locution verbale) : ce n'est pas sérieux, ce n'est pas vrai.

On dit par exemple : "Je ne crois plus une ligne de ce que raconte ce gouvernement : c'est du flan !".

  • et "Comme deux ronds de flan" (locution adverbiale) : ébahi, stupéfait ; peut être par allusion aux yeux ronds d’une personne stupéfaite.

On dit par exemple : "J'en suis resté comme deux ronds de flan quand j'ai vu que mon mari avait vidé le lave-vaisselle".

Sources : www.larousse.fr, www.languefrancaise.net et wiktionary.org

On n'écrit pas : ""La vilénie", "Une vilénie" ni "Des vilénies" !

Mais : "La vilEnie", "Une vilEnie" et "Des vilEnies" !

Sans accent aigu.

Même si ce substantif se prononce indifféremment vi-le-ni ou vi--ni.

Ce joli substantif féminin désigne, selon le contexte :

  • dans le registre désuet : l'action d'un vilain,
  • et dans le registre soutenu :
    • le caractère vil d'une personne ou d'un comportement,
    • une action ou une parole vile, basse et mesquine, l'acte d’une personne ayant des sentiments bas et laids,

Sources : www.larousse.fr et wiktionary.org

"Les français sont des veaux".

Le militaire et homme politique français Charles de Gaulle, lors de sa conférence de presse du 24 mai 1968 (© Paul Harle / Ina / Ina via AFP)

J'aime beaucoup cette locution verbale péjorative, en forme d'idiotisme animalier, qui nous vient du général Charles de Gaulle.

Son fils, l'amiral Philippe de Gaulle, en témoigne dans "De Gaulle, mon père, Entretiens avec Michel Tauriac", paru en 2003 :

"Il l'a souvent employée quand il les voyait ne pas réagir ou se considérer comme battus avant même d'avoir engagé le fer. Au début de juin 1940, par exemple, à Londres, à l'hôtel Connaught, à voix basse pour ne pas être entendu des convives qui dînent à la table voisine. Il vient de stigmatiser l'armistice au micro de la BBC. Je le vois alors serrer son couteau nerveusement avant de le reposer avec délicatesse. Puis il me souffle : Ce sont des veaux. Ils sont bons pour le massacre. Ils n'ont que ce qu'ils méritent".

Quand j'apprenais l'histoire de France au collège Stanislas et que je m'étonnais de telle ou telle défaite militaire que nous avions essuyée, il me disait : "Les Français sont comme ça depuis les Gaulois. Hannibal, qui recrutait des légions pour battre Rome, écrivait à son frère Hasdrubal, qui levait des mercenaires en Espagne et dans les pays voisins : Ne prends pas trop de Gaulois. Ce sont des ivrognes. Ils sont courageux dans l'action, téméraires au combat, mais vite découragés et jamais contents.

Il ajoutait : Ils sont palabreurs et n'arrivent à s'unir que face au danger. Tu vois, concluait-il, deux cents ans avant Jésus-Christ, on définissait assez bien les Français d'aujourd'hui".

Sources : www.dicocitations.com et www.lorientlejour.com

"Le uc", "Le zen", "Un oide", "Les oide" ou "Les oides", "Un iep", "Les iep" ou "Les ieps", "Un veuch" et "Les veuch" ou "Les veuchs".

Ce différents substantifs relèvent du registre argotique.

Et ils signifient respectivement, en verlan :

  • "Le cul","

"La raie des fesses" également appelée "Le pli interfessier", "Le pli interglutéal", "La rainure interfessière", "Le sillon interglutéal" ou "Le sillon interfessier".

 

  • "Le nez",

Un nez de femme

  • Un doigt" ou "Les doigts",

Un "oide" ("doigt" en verlan)

  • "Un pied" et "Les pieds",

Pieds

  • et "Un cheveu" ou "Les cheveux".

Une "tignasse" féminine, des "tifs" ou des "douilles"

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mes articles consacrés à toutes les façons de dire "Le nez", "Les cheveux", "Les fesses" ou "Les pieds".