"Le mot de Cambronne".

Cette expression désigne, dans le langage soutenu, le mot "Merde".

Elle fait référence au nom du général napoléonien, Cambronne, qui, aux dires de Victor Hugo, dans son célèbre roman de 1862, "Les Misérables", aurait prononcé ce mot, lors de la bataille de Waterloo (Belgique), le 18 juin 1815, où il commandait le dernier carré de la Vieille Garde.

Il s'agissait d'une réponse au général britannique Charles Colville, qui lui enjoignait à nouveau de se rendre, après qu'il ait déjà formulé son célèbre "La garde meurt mais ne se rend pas !".

 

"Un ACI" ou "Une ACI".

Le chanteur français Bernard Lavilliers

Ces sigles désignent respectivement : un Auteur-Compositeur-Interprète et une Auteure-Compositrice-Interpète, c'est à dire une personne qui compose la musique et rédige les paroles des chansons qu'elle interprète.

Comme par exemple les françaises Barbara, Camelia Jordena, Camille, Jeanne Cherhal, Christine and the Queens, Clarika, Emma Daumas, Mylène Farmer, Catherine Fontaine, La Grande Sophie, Françoise Hardy, Jain, Marianne James, Joyce Jonathan, Juliette, Marina Kaye, Valérie Lagrande, Rose Laurens, Nolwenn Leroy, Émilie Loizeau, Clara Luciani, Colette Magny, Mama Béa, Mireille, Pomme, Le Prince Miiaou, Nicole Rieu, Catherine Ringer, Olivia Ruiz, Véronique Sanson, Élodie Simon, Vitaa, Élisabeth Wiener, Zaz, Zazie et Julie Zenatti, pour n'en citer que quelques unes parmi les plus célèbres.

Ou, chez les hommes : Dominique A, Jean-Louis Aubert, Hugues Aufray, Charles Aznavour, Daniel Balavoine, Alain Bashung, Gilbert Bécaud, Michel Berger, Louis Bertignac, Benjamin Biolay, George Brassens, Patrick Bruel, Francis Cabrel, Cali, Calogero, Manu Chao, Louis Chedid, Mathieu Chedid, Étienne Daho, Yvan Dautin, Vincent Delerm, Bill Deraime, Yves Duteil, François Feldman, Nidla Fernandez, Jean Ferrat, Léo Ferré, Thomas Fersen, Patrick Fiori, Mickaël Furnon, Serge Gainsbourg, Jesse Garon, Jean-Jacques Goldman, Grand Corps Malade, Grégoire, Pierre Groscolas, Daniel Guichard, Arthur H, Patrick Hernandez, Jacques Higelin, Michel Jonasz, Francis Lalanne, Bobby Lapointe, Maxime Le Forestier, Renan Luce, Enrico Macias, Jean-Pierre Mader, Gérard Manset, Art Mengo, Christophe Miossec, Georges Moustaki, Jean-Louis Murat, J.-P. Nataf, Claude Nougaro, Pascal Obispo, Pierre Perret, Nicolas Peyrac, Eddy de Pretto, Sanseverino, Bernard Sauvat, Patrick Sébastien, William Sheller, Nikola Sirkis, Soan, Alain Souchon, Henri Tachan, Hubert-Félix Théfaine, Charles Trénet, François Valéry, Jean-Claude Vannier, Pierre Vassiliu, Vianney, Laurent Voulzy... pour n'en citer que quelques uns.

Ainsi que Bernard Lavilliers, qui figure en illustration de cet article.

Source : wikipedia.org

"Une religieuse".

Ce mot polysémique désigne :

Une religieuse

  • avant toute chose une femme membre d'une communauté religieuse féminine, devant généralement obéir aux vœux de pauvreté, chasteté et obéissance, que l'on appelle également "Nonne", "Moniale" ou "Soeur" et, dans le registre familier, "Bonne soeur".,

Religieuse au chocolat et religieuse au café

  • mais également une pâtisserie à base de pâte à choux et de crème pâtissière, généralement au chocolat ou au café, inventée vers 1856, à Paris (75), au "Café Frascati", un établissement tenu par un glacier napolitain.

La recette est identique à celle de l'éclair, hormis la présentation, puisque la religieuse est composée de deux choux posés l'un sur l'autre, dont le chou supérieur, qui est censé représenter la tête, est deux fois plus petit.

Source : wikipedia.org

15 façons de dire "On n'y voit rien".

"On n'y voit que dalle" appartient au registre argotique.

L'expression "Il fait noir comme dans le trou du cul d'un nègre" relève du registre vulgaire et ne peut naturellement plus être employée de nos jours sans se voir immédiatement traité d'épouvantable raciste.

En revanche, l'église catholique, apostolique et romaine s'avérant sensiblement moins sourcilleuse et susceptible que certaines associations de défense des "minorités visibles", sans doute doit-on plus aisément pouvoir continuer d'utiliser la formule "Il fait noir comme dans le cul d'une nonne" (registre argotique).

Dans le registre familier, on dit : "On n'y voit goutte" ou "On n'y voit que pouic" (qui appartiennent également au registre désuet).

Et nos amis québecois utilisent l'idiotisme animalier "Il fait noir comme dans le cul d'un ours".

Le langage courant nous offre quelques autres possibilités, avec "Être dans le noir", "Il fait nuit noire", "Il fait noir comme dans un four", "Il fait noir comme dans un tunnel", "Il fait noir comme dans la gueule du loup" (idiotisme animalier) ou "On n'y voit pas clair".

Mais c'est naturellement le registre soutenu qui nous propose les formules les plus élégantes, avec "Être dans la plus totale obscurité",  ou "Il règne un noir d'encre" ou "Nous sommes plongés dans les ténèbres".

"La teigne".

Il s'agit d'un nom générique, relevant du registre familier et désignant des maladies des régions kératinisées du corps (peau, cheveux, poils, ongles) appelées "Dermatophyties".

Ces mycoses sont dues à une contamination par des champignons (micro-organismes parasites) appelés "Dermatophytes".

 Elles constituent des infections bénignes mais très contagieuses, concernant principalement les enfants de moins de 12 ans.

Il existe trois sortes de "Teignes" ou "Dermatophyties" :

  • des teignes anthropophiles, transmises par les humains,
  • des teignes zoophiles, transmises par les animaux,

Source : doctissimo.fr et wikipedia.org

 

"Teigneux".

Ce mot, qui peut être à la fois un adjectif et un substantif, désigne :

  • au sens propre : celui qui est atteint de la teigne (langage courant),
  • et au sens figuré : celui qui est agressif, hargneux, méchant "comme une teigne" (registre familier).

"Un sacripant".

À l'instar de "Une rodomontade", ce mot nous vient directement de la littérature italienne, puisqu'il fait référence à Sacripante, roi de Circassie, un personnage de Boïardo Matteo Maria, dans "Roland amoureux" (1483), un long poème inachevé, complété par Nicolo degli Agostini et Lodovico Domenichi, puis refondu par Francesco Berni (1541). Et de L’Arioste, dans "Roland furieux" (1516), sa suite.

  • D'abord utilisé pour désigner un fanfaron, un bravache, un faux brave,
  • ce terme relève aujourd'hui du registre familier et désigne un chenapan, un vaurien, une personne capable de mauvais coups.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire en français "Un jeune voyou" ou "Un petit voyou".

Source : wikipedia.org

"Un JRI".

Ce sigle ,créé en 1984 ,désigne le "Journaliste Reporter d'Images, auparavant appelé "reporter cameraman".
Caméra à l'épaule, ce journaliste de terrain, aux compétences pour le moins polyvalentes, constitue une spécialité journalistique française.
Travaillant aussi bien pour les chaînes de télévision que pour les agences de presse audiovisuelles ou les sociétés de production, le JRI se déplace en effet sur le lieu d'un événement ou d'un entretien et y enregistre, seul le plus souvent, les images et le son des reportages qu'il réalise. Puis en écrit le commentaire et en réalise le montage.

C'est naturellement la puissance des nouveaux outils numériques qui a permis le développement de ce nouveau "modèle économique", grâce auquel on peut désormais faire assurer par une seule personne ce qui auparavant requérait souvent l'intervention - au poins ponctuelle - de pas moins de... cinq professionnels : "reporter", cadreur, preneur de son, rédacteur et monteur !

Contrairement au site studyrama.com, qui qualifie le JRI de "véritable couteau suisse", je parlerais donc plutôt d'"esclave polyvalent".

"Il s'en faut de beaucoup" ou "Tant s'en faut".

Ces deux locutions adverbiales du registre soutenu signifient "Loin de là", "La différence est sensible".

On dit par exemple :

  • "Je ne suis pas fortuné, il s'en faut de beaucoup, mais je peux tout de même participer aux frais !".
  • Après trois jours de voyage nous n'étions toujours pas parvenus à destination, tant s'en faut !".

Leurs antonymes sont "Il s'en faut de peu" et "Peu s'en faut".

"De troisième part" ou "De quatrième part".

Ces deux locutions nominales, qui relèvent du vocabulaire juridique, sont utilisées dans les contrats pour désigner respectivement les troisième et quatrième entités ou personnes parties au contrat ; les deux premières étant quant à elles désignées par les locutions nominales "D'une part" et "D'autre part", sensiblement plus connues du grand public.

On dit ainsi :

"Entre M. HOCHON Paul, d'une part,
Et : M. ADY Jacques, d'autre part,
Et : Mme ENFAILLITE Mélusine, de troisième part,
Et : M. PTICOU Justin, de quatrième part,
Il a été convenu ce qui suit : ..."