Que signifie exactement les lettres "DAE" du défibrillateur cardiaque que l'on trouve désormais souvent - pas encore assez hélas - dans de nombreux lieux publics ?

Panneau annonçant la présence d'un DAE
  • Pas "Un Défribrillateur Automatique Externe" comme je le lis souvent, y compris dans des articles rédigés par des professionnels de la sécurité !

Mais:  "Un Défribrillateur AutomatiSÉ Externe" !

Il s'agit là d'une appellation générique qui comprend plusieurs catégories. Vous allez le voir, dans le genre compliqué difficile de faire mieux :

    • Il y a tout d'abord le DSA (Défribrillateur Semi-Automatique) : l’utilisateur presse sur un bouton pour délivrer le choc,
    • puis le DEA (Défribrillateur Entièrement Automatisé) : l’appareil délivre le choc tout seul. Jusque là tout va bien.
    • Mais là où cela se complique c'est lorsque vous apprenez qu'il existe également le DA (Défibrillateur Automatisé) ou... DA (Débribrillateur Automatique) !

N'allez surtout pas me demander la différence entre les trois derniers !

    • Quant à nos amis Québecois, ils parlent de DEA (Défibrillateur Externe Automatisé).
  • Il est important de savoir que le qualificatif "Externe" n'a aucun lien avec le fait que l'on trouve ces appareils à l'intérieur ou à l'extérieur de lieux publics ou directement dans la rue.

Il s'oppose en effet simplement au qualificatif "Interne" (ou "Implantable") utilisé pour qualifier le défibrillateur utilisé en chirurgie cardiaque.

Dans tous les cas, il s'agit de défibrillateurs portables et automatiques, dont les électrodes sont posées sur la peau du patient en état d'arrêt cardiaque, afin d'envoyer une impulsion électrique ou choc qui fera repartir son coeur.

Comme le stipule l'article R.6311-15 du Code de la santé publique : toute personne, même non médecin, est habilitée à utiliser un défibrillateur automatisé externe.

17 façons de dire "Être avare".

Harpagon, l'avare

"Être rapiat" relève du registre argotique.

Et "Être pingre" du registre populaire.

"Être radin", "Être près de ses sous" et "Être une pince" relèvent du registre familier.

Tout comme l'idiotisme animalier "Avoir des oursins dans les poches".

"Être extrêmement économe" ou "Être un Picsou" relèvent du langage courant.

Les formules "Être un fesse-Mathieu", "Être un grippe-sou", "Être un pince-maille" et "Être un pleure-misère", pour charmants qu'ils soient, appartiennent malheureusement au registre désuet (ainsi qu'au registre familier).

De même que "Être un avaricieux", qui renvoie à la pièce de théâtre de Molière de 1668 "L'avare" et s'utilise aujourd'hui par plaisanterie.

Enfin "Être un ladre" et "Être un Harpagon" relèvent du registre soutenu.

Quant à nos amis Québecois, ils utilisent quant à eux la locution verbale "Être près de ses cennes" et le mot "Un séraphin".

Sources : wiktionary.org et larousse.fr

16 façons d'évoquer des "Problèmes de vue" ou "Une mauvaise vision".

Avoir des problèmes de vue ou avoir une mauvaise vision : des lunettes de bigleux

La langue française et ses différents niveaux de langage nous offre un certain nombre de possibilités pour évoquer ce type d'infirmité. Et cela tout particulièrement lorsqu'il s'agit de reprocher à quelqu'un de ne pas voir ou avoir vu quelque chose, alors même qu'il ne souffre d'aucun handicap en la matière !

On peut tout d'abord utiliser les formules "mal entendre" (registre courant), ne rien y voir" (langage courant), "voir mal" (langage courant), "être atteint de cécité" (registre soutenu) ou "souffrir d'une déficience visuelle" (registre soutenu).

Mais également qualifier d'"aveugle", de "non-voyant", de "mal-voyant" (ou "malvoyant").

Ou traiter de "bigleux", de "miro" (ou "miraud") (registre argotique) ou de "véritable (ou vraie) taupe" (idiotisme animalier).

Voire suggérer d'"aller s'acheter des lunettes" ou d'"aller s'acheter une canne blanche".

Personnellement, j'adore la formule familière "ne pas avoir les yeux en face des trous", dont nos amis québecois utilisent une variante intéressante : "avoir les deux yeux dans le même trou".

À défaut, on peut encore utiliser l'expression "avoir de la merde dans les yeux" (registre vulgaire).

29 façons de dire "Envoyer balader".

Le registre vulgaire nous propose "Envoyer chier", "Envoyer foutre", "Envoyer se faire empapaouter", "Envoyer se faire enculer", "Envoyer se faire foutre" et "Envoyer se faire mettre".

De même que l'épouvantable anglicisme de djeun's "Mettre un fuck".

Et le registre argotique : "Envoyer aux pelotes", "Envoyer benner", "Envoyer bouler", "Envoyer dinguer", "Envoyer péter" et "Envoyer valdinguer".

"Envoyer à la balançoire", "Envoyer au bain", "Envoyer à tous les diables" ou "Envoyer au diable","Envoyer aux pelotes", "Envoyer balader", "Envoyer paître", "Envoyer promener", "Envoyer se faire cuire un oeuf", "Envoyer se faire voir", "Envoyer se faire voir chez les grecs", "Envoyer sur les roses" et "Envoyer valser" relèvent du registre familier.

Ainsi que la formule utilisée par nos amis québecois "Envoyer chez le bonhomme".

Enfin, les verbes "Éconduire" et "Rabrouer" appartiennent au registre soutenu.

Source : wikipedia.org

"Envoyer chez le bonhomme".

Cette locution verbale du registre familier - généralement employée à l'impératif ("Va chez le bonhomme !") - est utilisée par nos amis québecois pour congédier vertement quelqu'un.

Sur le même thème, afin de varier vos invectives et d’améliorer éventuellement votre niveau de langue, je me permets de vous recommander chaudement la lecture de mon article sur toutes les façons de dire "Envoyer balader".

Source : wikipedia.org

"Pisseuse" ou "Une pisseuse".

  • L'adjectif "Pisseuse" désigne :
    • au sens propre, dans le registre argotique, ce qui sent ou est imprégné d'urine.

On parle par exemple de "literie d'enfant toute pisseuse".

    • et, au sens figuré, dans le registre familier, ce qui est d'une couleur passée, jaunie.

On parle par exemple d'une "vielle tenture pisseuse".

  • Et le substantif "Pisseuse" désigne :
    • une fille ou une jeune fille, dans le registre familier,
    • chez nos amis canadiens, dans le registre familier, :
      • une religieuse,
      • une personne très peureuse,
      • le jeu de la dame de pique,
      • la carte de la dame de pique, au jeu du même nom.

"Un aérodrome" et "Un aéroport".

Ces deux termes étroitement liés sont fréquemment confondus alors qu'ils désignent des réalités bien distinctes.

Voire - c'est à mon sens le cas le plus fréquent - que l'on se trompe en pensant connaître la différence, imaginant qu'un "Aéroport" est un "Grand aérodrome" et que le petit "Aérodrome" devenu grand devient un "Aéroport". Ce qui est à la fois totalement faux... et parfaitement exact !

Je m'explique :Aérodrome

  • un "Aérodrome" est un terrain aménagé pour le décollage, l'atterrissage et les évolutions au sol des aéronefs.

Il peut inclure quelques bâtiments, des installations et des équipements destinées au garage, à la mise en œuvre et à la maintenance des aéronefs.

Le site est souvent le lieu d'implantation d'associations ou d'entreprises ayant des activités liées à l'aéronautique.

Aéroport

  • tandis qu'un "Aéroport" est implanté SUR un aérodrome, dont il partage parfois les infrastructures avec d'autres utilisateurs, militaires (base aérienne) ou civils (aviation générale).

Le mot "Aéroport" désigne l'ensemble des bâtiments et des installations servant au traitement des passagers ou du fret aérien situés sur un "Aérodrome".

La confusion entre les deux mots provient naturellement de ce que la plupart des grands aéroports sont désormais le plus souvent à l'usage exclusif ou quasi-exclusif du transport aérien commercial, ce qui fait que le mot "Aéroport" désigne l'ensemble des installations, "Aérodrome" compris.

    • Le bâtiment principal de l'aéroport est l'"Aérogare".

Pour le passager aérien, l'aérogare est l'interface entre les transports terrestres individuels ou collectifs et les avions ; c'est le lieu où il accomplit les formalités d'enregistrement auprès de la compagnie aérienne ainsi que les éventuelles formalités de police ou de douane.

Les plus grands aéroports utilisent plusieurs aérogares qui donnent, elles-mêmes, accès à plusieurs jetées, voire à des bâtiments totalement séparés où sont stationnés les avions.

      • Mais doit-on dire "Aérogare" ou "terminal" ?

Les appellations en français de ces bâtiments ne sont pas standardisées : le terme "Aérogare" est plutôt attaché au bâtiment desservi par les transports terrestres et le terme "Terminal" aux bâtiments donnant accès aux avions.

Et pour ajouter à la confusion, la terminologie anglaise est présente dans la plupart des aéroports en plus de la langue locale.

Or l'équivalent de l'"Aérogare" français est en anglais le "Terminal", et celui du "Terminal" français est "Concourse". Pratique, n'est-ce pas ?

Certains aéroports sont utilisés par une compagnie aérienne comme plateforme de correspondance. Une partie notable des passagers utilise alors l'aéroport pour changer d'avion. La configuration des terminaux et des installations destinées au traitement des bagages doit alors prendre en compte ce cas particulier.

Il existe quelques types spécifiques d'aéroports :

    • Un "Héliport" est un aéroport ou une partie de l'aéroport destiné exclusivement au trafic des hélicoptères.
    • Un "Hydroaéroport" est un aéroport bâti près d'un plan d'eau et destiné aux hydravions.
    • Et un "Adaport" est - pour nos amis québécois - un aéroport généralement situé au cœur d'une zone urbanisée et destiné aux avions à décollage court.

Autres articles sur le même thème : La surprenante origine du mot "Avion" et  Pourquoi il est aberrant de dire qu'"un avion vient de se poser sur le tarmac".

Source : wikipedia.org

19 façons de dire "Se donner du mal".

Le registre argotique est relativement riche lorsqu'il s'agit de vouloir dire "Se donner du mal", puisque l'on peut tout aussi bien : "Se casser le bol", "Se casser le tronc" (idiotisme botanique), "Se casser le baigneur" ou "Se casser la paillasse".

On peut même "Se casser le cul" voire "Se crever le cul" (idiotismes corporels du registre vulgaire) !

Le registre familier nous offre "Se casser la nénette" ou "Se casser la tête".

Ainsi que les idiotismes numériques "Se couper en quatre", "Se mettre en quatre" ou "Se plier en quatre".

Et l'on dira, dans le langage courant, "Se décarcasser", "Se démener" ou "Se donner de la peine".

Localement, les provençaux disent "Se lever le maffre". Et les marseillais : "Se crever le bédélet" ou "Se lever l'âme", que je reconnais avoir personnellement adopté depuis mon arrivée à Aix-en-Provence (13) en 1999.

Enfin, nos amis québecois disent "Se fendre en quatre" (registre familier) voire "Se fendre le cul en quatre" (idiotisme corporel du registre argotique).

"Se fendre en quatre" ou "Se fendre le cul en quatre".

Ces deux expressions des registre familier et argotique signifient, pour nos amis québecois, "Se donner du mal".

Voir également mon article sur toutes les façons de dire "Se donner du mal".

Ne dites pas : "Le camping" !

Mais : "L'hébergement de plein air".

Je préfère en effet cette locution nominale utilisée par nos amis québecois, à la formule française "Hôtellerie de plein air".