Ces différentes locutions nominales masculines en forme d'idiotismes corporels ne manquent pas de surprendre nos jeunes enfants ou nos amis étrangers.
Ainsi naturellement que les personnes à l'esprit mal placé !
Tous désignent : une activité professionnelle, plus ou moins réglementée, liée à la préparation de produits et mets relevant de l'alimentation humaine ; cela dans un cadre artisanal ou industriel.
Comme par exemple : boucher, charcutier-traiteur, volailler, poissonnier, écailler, crémier-fromager, boulanger-pâtissier, chocolatier, confiseur, glacier, sommelier, caviste, cuisinier, pizzaïolo, commerce des primeurs, fruits et légumes, etc.
Nécessitant souvent une compétence spécifique née de formation et de pratique, les métiers de bouche sont soumis à de nombreuses contraintes (hygiène, connaissance de codes professionnels, horaires, éventuelle pénibilité). Certains demandent une grande habileté manuelle, d'autres, de façon annexe, mais obligatoire, des aptitudes comptables et commerciales. Et dans tous les cas une aptitude au contact avec la clientèle.
Parce que l'usage de cette formule est contraire aux bonnes manières, la langue française - pourtant si riche en idiotismes alimentaires - ne compte aucun synonyme de la locution interjective "Bon appétit" (registre populaire), en dehors de la classique apocope "Bon ap' !" (ou "Bon app' !") (registre familier).
Et de l'inepte "Un excellent appétit !" (par ellipse de "Je vous souhaite un excellent appétit !"), dont nous gratifientfréquemment les serveurs de restaurant, se croyant certainement très polis.
Voire du cocasse "Bonne dégustation", que l'on croit bon de vous servir, quand bien même vous n'êtes jamais assis que devant une assiette de spaghetti bolognaise.
On peut toutefois souhaiter à ses convives ou commensaux : "Régalez-vous !" (langage courant) ou "Régalez vos papilles !" (registre soutenu).
Sources : wiktionary.org et www.academie-francaise.fr
Et pas simplement, en français : "Un gâteau aux carottes" !
Cette spécialité suisse est originaire du canton d'Argovie.
Et elle est célébrée chaque 3 février, aux États-Unis d'Amérique, à l'occasion du "National carrot cake Day" ("Journée nationale du gâteau aux carottes").
Ce substantif masculin anglais désigne une préparation culinaire de viande de boeuf ayant joué un rôle important dans l'alimentation des soldats, des prisonniers et des civils, et se présentant sous deux formes :
soit en une pièce de viande (généralement la poitrine), dite "demi-sel", ayant été préparée dans une saumure,
soit en menus morceaux agglomérés de boeuf maigre, additionnés d'un mélange salant, moulés en forme de pain et mis en conserve, se consommant tel quel, en tranches ne se déchiquetant pas .
Dans les pays anglophones, "Corned beef" est le terme utilisé pour les deux formes.
Utilisation du mot dans les pays francophones
Tandis que dans les pays francophones, depuis la Seconde Guerre mondiale, "Corned-beef " ne s'applique qu'à la deuxième forme, commercialisée en boîte de conserve métallique.
Et on l'appelle souvent "Singe", une appellationnée au XIXe siècle, lorsque les soldats français en poste en Côte d'Ivoire auraient été réduits à manger de la viande de singe.
On dit par exemple : "On a mangé du singe pendant des mois".
Étymologie et orthographe
Le mot "Corned-beef" vient de l’anglais "beef" ("viande de boeuf) et "corned" ("assaisonné de grains (corn) de sel", pour la conservation).
Cette appellation est apparue en anglais au milieu du XVIe siècle.
Et la forme "Corn'd-beef" est attestée dans les textes français, dès 1716,.
Historique
En 1881, sort le "Compressed cooked corned beef" en boîte de conserve, premier du genre, distribué par la société Liebig.
Le corned-beef s'est exporté rapidement dans le monde entier.
Dès la fin du XIXe siècle, il est consommé dans l'armée et la marine de toutes les grandes nations de l'époque, même s'il est peu apprécié des soldats. Ces viandes gélatineuses, cuites dans leur jus, ne sauraient en effet être comparées à la viande fraiche bouillie, et encore moins à la viande rôtie.
Mais le corned-beef constitue une alternative efficace au bétail sur pied. Difficile à nourrir en déplacement, celui-ci supporte en effet difficilement les longs transports, perd poids et qualité, et arrive parfois malade.
Seconde Guerre mondiale
Le corned-beef a joué un rôle non négligeable dans la Seconde Guerre mondiale.
Il appartenait à la ration K (ration de nourriture individuelle de combat des soldats états-uniens, qui le surnommaient souvent "Corned-Willy").
Et malgré les problèmes nutritionnels qu'il a posé à ceux qui la consommaient trop longtemps, il a largement contribué à résoudre le problème du ravitaillement en campagne.
Il a fait partie de l'aide économique fournie par les Anglo-Saxons à l'URSS dès 1941.
Et par sa distribution aux populations, là ou les soldats états-uniens arrivaient, il a promu une image positive des États-Unis d'Amérique et de leur mode de vie, et a modifié celui de nombreuses populations.
Et cela, que ce soit dans des parties du monde indirectement touchées par le conflit né en Europe, ou en Europe, lors de la libération de populations qui avaient souffert de la faim.
Une ration de corned-beef ouverte
Connotation négative
L'usage répétitif du corned-beef par les soldats en campagne a cependant créé une lassitude décrite notamment par Hugh C. Hulse, militaire en 1918-1919, expliquant que le partage d'un seul navet pour deux personnes a pu être préféré à la ration de viande en boite et de pain du déjeuner.
La texture fait parfois comparer cette viande à une sorte de pâté pour chats.
L'odeur en est jugée rance, et le corned-beef devient peu à peu le symbole négatif d'une nation dominante - les États-Unis d'Amérique - que ce soit par rapport à l'Europe ou par rapport à l'Afrique.
Il constitue le plus souvent une nourriture pour les gens peu fortunés. Et on le retrouvait encore, dans les années 1990, dans les cantines françaises pour SDF (Sans Domicile Fixe), comme dans les prisons.
Ce substantif féminin invariable et polysémique peut avoir différentes significations.
Il peut en effet désigner, selon le contexte :
un petit oiseau passereau appelé "Alouette commune" ou "Alouette des champs", très apprécié rôti, en brochettes, gratin ou pâté, que l'on appelle "Alouette grasse" ou "Mauviette" lorsqu'elle s'est engraissée, à la fin de l'été,
par extension : n'importe quelle variété de petits oiseaux comestibles, par confusion volontaire (afin de tromper les consommateurs ou convives sur la nature du mets servi) ou non,
et par analogie :
une toute petite escalope recouverte de lamelles de jambon fumé que l'on cuit au beurre et que l'on sert très chaude, avec des olives vertes passées dans la cuisson et un peu de jus de citron,
et, dans le registre familier :
une personne chétive, fragile, sans aucune résistance physique et au tempérament délicat ; une petite nature,
Il s'agit d'un substantif féminin désignant une matière organique d'origine végétale odorante ou piquante.
Elle est principalement utilisée en petite quantité en cuisine, comme conservateur, assaisonnement ou colorant, mais aussi en médecine, en teinturerie ou en distillerie.
La notion d'épice se confond partiellement avec celle d'aromate, et dans une moindre mesure de condiment.
Les épices sont issues de différentes parties de la plante : écorce (cannelle), fleur (safran, clou de girofle), fruit (poivre, aneth, piment), rhizome (gingembre, curcuma), graine (noix de muscade, moutarde), etc.
Certaines définitions excluent en revanche les plantes dont seuls sont utilisés les feuilles (persil, basilic, estragon, ciboulette, etc.), les tiges ou les bulbes (oignon, ail, etc.)
Elles sont alors plutôt considérées comme des herbes aromatiques.
Les épices sont pour la plupart des produits exotiques, ce qui explique qu'elles aient été parmi les produits agricoles importés les plus coûteux, durant l'Antiquité et le Moyen Âge.
Ces différentes locutions nominales féminines en forme d'idiotismes animaliers ne désignent absolument pas un morceau de volaille, mais... un "échalion" !
Et non une "échalote" comme on peut souvent le lire ou l'entendre, à tort.
L'échalion est une variété comestible d’oignon, de forme allongée, ressemblant à l’échalote, mais se reproduisant par semis.
Il est constitué d'un bulbe allongé et renflé comme une cuisse de poulet (ou de dinde), habillé d’une tunique cuivrée qui se pèle facilement.
Parfois appelé "Échalote zébrune" ou "Échalote cuisse de dinde", et fréquemment "Échalote cuisse de poulet du Poitou", il s'agit d'une variété traditionnelle dotée d'un très bon rendement et ayant le mérite d'être peu sensible à la pourriture.
D'une longueur de 10 à 18 centimètres en moyenne, il a une chair blanche rosée au goût prononcé.
Plus il grossit, et plus son goût s'adoucit. Et il est donc récolté en primeur, afin de conserver toutes ses potentialités gustatives et sa fine saveur sucrée.
Il est originaire du Poitou, une région dont les sols sableux et calcaires sont très favorables à sa production, mais est cultivé dans bien d'autres régions.
Consommé en général cru, en vinaigrette ou en salade, il est également apprécié avec des huîtres.
Sources : www.fabre-graines.com, wikipedia.org et www.lasocietedesplantes.com
Le ris est un abat du veau (le terme s'applique également pour l’agneau et le chevreau) formé par une glande - le thymus - située à l’entrée de la poitrine, devant la trachée, et qui s'atrophie à l’âge adulte. Le ris se compose d’une partie allongée, le ris de gorge, et d’une partie ronde et savoureuse, la paume, ou ris de coeur.
Et "le ris de veau" est donc le nom donné au thymus du veau lorsque celui-ci est utilisé pour des préparations culinaires.
Cet aliment assez rare est toujours cher, car très prisé des connaisseurs. Les ris de veau doivent être dégorgés, puis blanchis, égouttés et rafraîchis. Après refroidissement complet, il faut les parer puis les mettre sous presse au frais.
Les ris se cuisinent le plus souvent braisés, mais il existe de nombreuses recettes l'utilisant : en cassolettes, en papillotes, à l'allemande, en attelets, etc.