"Les hussards noirs", "Les hussards noirs de la république" ou "Les hussards noirs de la IIIe République".

Les husards noirs de la république : la promotion 1908-1911 des élèves-maîtres de l’École normale d’Orléans (45)

C'est à l'écrivain français Charles Péguy, dans son roman "L'argent", écrit en 1913, que nous devons ces formules en forme d'idiotisme militaire et d'idiotisme chromatique, désignant les instituteurs publics sous la IIIe République après le vote des lois scolaires dites "lois Jules Ferry " et le vote de la loi de séparation des Églises et de l'État de 1905.

  • Le mot "hussard" fait référence au corps de cavalerie hongrois créé au XVe siècle.
  • Et la couleur noire renvoit à celle de l'uniforme des élèves de l'ENM (École Normale Supérieure) ainsi - probablement - qu'à celui des cavaliers d'élite français du fameux Cadre noir de Saumur (49), dont la couleur noire fut décidée sous le règne de Louis-Philippe.
  • Enfin - et surtout - on ne peut, bien sûr, s'empêcher de penser aux fameux "Hussards Noirs", cet escadron de cavalerie constitué pendant la Révolution, en 1793, par la jeune République française.

Source : wikipedia.org

"Un porte-flingue".

Ce mot composé du registre argotique désigne :

  • au sens propre : un bandit portant une arme à feu, en général une arme de poing, afin de protéger un chef de bande, menacer des tiers, ou tuer.
  • mais également, péjorativement, au sens figuré :
    • une personne exécutant des décisions d’une autre personne,
    • ou une personne exprimant officieusement ou de manière anonyme l'opinion d’une autre personne en vue, celle-ci étant contrainte, en raison de ses responsabilités, de feindre, pour la façade, une certaine réserve et une certaine hauteur de vue.

Source : wiktionary.org

 

"Un second couteau".

Cette locution nominale en forme d'idiotisme numérique signifie :

  • au sens figuré : un comparse peu important d’une association de malfaiteurs, n’ayant qu’un rôle d’exécutant,
  • et, par extension, péjorativement: une personne de second rang dans son domaine d'activité, un subalterne, un exécutant, un auxiliaire, un subordonné.

On parle par exemple de second couteau en politique ou dans le cinéma.

On ne dit pas : "Préparez les coquelicots !" !

Le journaliste sportif français Yoann Riou

Comme s'est exclamé, enthousiaste, le journaliste sportif français Yoann Riou, le 11 décembre 2019, dans l'émission vespérale "La grande soirée" sur la chaîne de télévision française L'équipe.

Mais bien évidemment : "Préparez les CALICOTS !" !

Champ de coquelicots

  • Les coquelicots sont en effet des plantes herbacées sauvages aux fleurs de couleur rouge,

Calicots dans les tribunes du stade de l'Olympique Lyonnais

  • tandis que les calicots sont des banderoles de calicot (toile de coton assez grossière) ou d'une autre étoffe portant des inscriptions et utilisées par les manifestants ou les supporteurs !

"La langue de bois".

L'expression "langue de bois" désigne un cliché rhétorique péjoratif, visant à disqualifier un discours adverse en prétendant qu'il est tissé de formules stéréotypées.

  • Cette expression a d'abord été utilisée en France après  la Seconde Guerre mondiale, afin de qualifier le discours officiel des dirigeants de l'URSS.
  • Et elle est utilisée depuis, de manière assez systématique, pour désigner une forme de communication pouvant servir à dissimuler une incompétence ou une réticence à aborder un sujet en proclamant des banalités abstraites, pompeuses. Ou faisant appel davantage aux sentiments qu’aux faits.

Au point de la faire elle-même relever d'un discours conventionnel et stéréotypé !

"Le népotisme".

Le "népotisme" désigne l'usage abusif de son autorité pour favoriser l'ascension de sa famille et lui procurer des avantages.

  • Le "népotisme" est originellement la tendance de certains supérieurs ecclésiastiques, évêques et papes, et par extension de certains dirigeants d'autres institutions, à favoriser l'ascension des membres de leurs familles dans la hiérarchie qu'ils dirigent, au détriment des processus de sélection ordinaires, du mérite et, le plus souvent, de l'intérêt général.

Le terme a été emprunté en 1653 à l'italien "nepotismo", lui-même dérivé de "nepote" qui signifie"neveu", par référence au favoritisme accordé par un pape à l'un de ses neveux par la cession indue de titres ecclésiastiques ou de donations réservés au Vatican. Mais le mot "neveu" à cette époque, est un euphémisme, désignant souvent les propres enfants des ecclésiastiques.

  • Par extension, le terme désigne une tendance à accorder des avantages à des relations, ou amis proches, indépendamment de leur valeur. Il est alors synonyme de "favoritisme" (langage courant) ou de "copinage" (registre familier).

Fort heureusement, cette pratique, naturellement blâmable, à laquelle il semble que nombre de nos hommes politiques - entre autres  - aient longtemps eu recours, est aujourd'hui en passe de disparition.

C'est du moins ce dont on ne cesse d'essayer de nous convaincre !

Source : wikipedia.org

Ne dites pas : "Islamophobe", "Un islamophobe" et "L'islamophobie".

Mais : "Rejettant l'islam", "Une personne rejettant l'islam" et "Le rejet de l'islam"

"Islamophobe", "Un islamophobe" et "L'islamophobie" sont des anglicismes.

 

Ne dites pas : "Un lobby", "Des lobbies" ou "Faire du lobbying" !

Mais :

  • "Un groupe de pression" et "Des groupes d'influence".
  • et "Exercer des pressions" ou "Faire valoir et protéger ses intérêts".

Concrètement, il s'agit de tenter d'influencer les actions, les politiques ou les décisions de fonctionnaires, le plus souvent de législateurs ou de membres d'organismes de réglementation.

Pourquoi dire : "Une no go zone" ?

Et pas : "Une zone de non-droit" !

C'est à dire une zone regroupant une population importante, souvent très jeune, en bonne part issue de l’immigration, avec un taux de criminalité et un taux de chômage également très élevés.

Ces concentrations périurbaines, en marge des grandes villes françaises, comme Paris (75), Lyon (69), Marseille (13), mais désormais aussi autour de villes moyennes et peut-être même parfois de petites villes françaises, ont extrêmement mauvaise réputation, surtout certaines d’entre elles, où se sont organisés les plus importants trafics de drogues.

Dans ces quartiers laissés pour compte, la police n'est pas ou est peu présente, laissant la délinquance s'installer et se développer, au risque d'avoir de plus en plus de mal à y intervenir.

"Zapatiste".

Cet adjectif qualifie ce qui se réfère au "zapatisme", le mouvement social et de la doctrine politique du révolutionnaire mexicain Emiliano Zapata et de son armée de libération du Sud, dans les années 1910-1919.

Ainsi que, depuis le 1er janvier 1994, au mouvement impulsé par l'EZLN (Ejercito Zapatista de Liberacion Nacional), l'"armée zapatiste de libération nationale".

"La grande muette".

Cette locution nominale que l'on continue d'utiliser de nos jours, désignait, de 1872 à 1945, l'armée française en raison des restrictions apportées par la loi aux libertés individuelles des militaires (droits de vote, d'association, d'expression, etc.).

L'origine de ce surnom remonte à la Troisième République, lorsque Adolphe Thiers, alors président de la République, adopta le 27 juillet 1872 une loi refusant aux militaires le droit de vote, qui ne leur sera finalement reconnu que le 17 août 1945, soit plus d'un an après celui des femmes (21 avril 1944).

Sources : secouchermoinsbete.fr et www.larousse.fr