"Sui generis".

"Sui generis" est un terme latin de droit signifiant "De son propre genre" et qualifiant une situation juridique dont la singularité :

  • empêche tout classement dans une catégorie déjà répertoriée,
  • et nécessite de créer des textes spécifiques.

On dit par exemple : "La Nouvelle-Calédonie" (989) et les TAAF (Terres Australes et Antarctiques Françaises) sont des collectivités sui generis".

"SE" ou "Sans Etiquette".

Cette appellation utilisée lors des élections désigne une personnalité politique ne se réclamant d'aucun parti politique ou affirmant son indépendance par rapport aux clivages politiques habituels et proposant un programme électoral personnel.

Source : wikipedia.org

On ne dit pas : "L'administration Clinton" ou "L'administration Obama" !

Mais : "Le gouvernement Clinton" ou "La présidence Obama" !

On ne dit pas : "Un activiste" ni "De l'activisme" !

Mais : "Un MILITANT" et "Du MILITANTISME" !

Ou, le cas échéant : "Un TERRORISTE" et "Du TERRORISME" !

Des militants français

"Les hussards noirs", "Les hussards noirs de la république" ou "Les hussards noirs de la IIIe République".

Les husards noirs de la république : la promotion 1908-1911 des élèves-maîtres de l’École normale d’Orléans (45)

C'est à l'écrivain français Charles Péguy, dans son roman "L'argent", écrit en 1913, que nous devons ces formules en forme d'idiotisme militaire et d'idiotisme chromatique, désignant les instituteurs publics sous la IIIe République après le vote des lois scolaires dites "lois Jules Ferry " et le vote de la loi de séparation des Églises et de l'État de 1905.

  • Le mot "hussard" fait référence au corps de cavalerie hongrois créé au XVe siècle.
  • Et la couleur noire renvoit à celle de l'uniforme des élèves de l'ENM (École Normale Supérieure) ainsi - probablement - qu'à celui des cavaliers d'élite français du fameux Cadre noir de Saumur (49), dont la couleur noire fut décidée sous le règne de Louis-Philippe.
  • Enfin - et surtout - on ne peut, bien sûr, s'empêcher de penser aux fameux "Hussards Noirs", cet escadron de cavalerie constitué pendant la Révolution, en 1793, par la jeune République française.

Source : wikipedia.org

"Un porte-flingue".

Ce mot composé du registre argotique désigne :

  • au sens propre : un bandit portant une arme à feu, en général une arme de poing, afin de protéger un chef de bande, menacer des tiers, ou tuer.
  • mais également, péjorativement, au sens figuré :
    • une personne exécutant des décisions d’une autre personne,
    • ou une personne exprimant officieusement ou de manière anonyme l'opinion d’une autre personne en vue, celle-ci étant contrainte, en raison de ses responsabilités, de feindre, pour la façade, une certaine réserve et une certaine hauteur de vue.

Source : wiktionary.org

 

"Un second couteau".

Cette locution nominale en forme d'idiotisme numérique signifie :

  • au sens figuré : un comparse peu important d’une association de malfaiteurs, n’ayant qu’un rôle d’exécutant,
  • et, par extension, péjorativement: une personne de second rang dans son domaine d'activité, un subalterne, un exécutant, un auxiliaire, un subordonné.

On parle par exemple de second couteau en politique ou dans le cinéma.

On ne dit pas : "Préparez les coquelicots !" !

Le journaliste sportif français Yoann Riou

Comme s'est exclamé, enthousiaste, le journaliste sportif français Yoann Riou, le 11 décembre 2019, dans l'émission vespérale "La grande soirée" sur la chaîne de télévision française L'équipe.

Mais bien évidemment : "Préparez les CALICOTS !" !

Champ de coquelicots

  • Les coquelicots sont en effet des plantes herbacées sauvages aux fleurs de couleur rouge,

Calicots dans les tribunes du stade de l'Olympique Lyonnais

  • tandis que les calicots sont des banderoles de calicot (toile de coton assez grossière) ou d'une autre étoffe portant des inscriptions et utilisées par les manifestants ou les supporteurs !

"La langue de bois".

L'expression "langue de bois" désigne un cliché rhétorique péjoratif, visant à disqualifier un discours adverse en prétendant qu'il est tissé de formules stéréotypées.

  • Cette expression a d'abord été utilisée en France après  la Seconde Guerre mondiale, afin de qualifier le discours officiel des dirigeants de l'URSS.
  • Et elle est utilisée depuis, de manière assez systématique, pour désigner une forme de communication pouvant servir à dissimuler une incompétence ou une réticence à aborder un sujet en proclamant des banalités abstraites, pompeuses. Ou faisant appel davantage aux sentiments qu’aux faits.

Au point de la faire elle-même relever d'un discours conventionnel et stéréotypé !