"Testimonial", "Testimoniale", "Testimoniales" ou "Testimoniaux".

Cet adjectif du registre soutenu qualifie ce qui est relatif à des témoignages.

On l'utilise par exemple, dans le jargon journalistique de la télévision, pour qualifier des émissions de débats (dites "Talk-shows") réunissant des anonymes pour parler de sujets ayant bouleversé leur vie, telles que :

  • "Ça se discute", créée le 12 septembre 1994, sur France 2, par Jean-Luc Delarue,
  • ou "C'est mon choix", créée le 22 novembre 1999, sur France 3, par Évelyne Thomas.

Pourquoi dire : "Les professionnels de santé seront en capacité de pouvoir se procurer des masques" !

Comme l'a déclaré Jérôme Salomon, le directeur général de la santé, le 18 mars 2020, lors de sa conférence de presse quotidienne à propos de la pandémie de maladie à coronavirus 2019.

Et pas : "Les professionnels de santé POURRONT se procurer des masques" !

Satanée novlangue !

"Les hussards noirs", "Les hussards noirs de la république" ou "Les hussards noirs de la IIIe République".

Les husards noirs de la république : la promotion 1908-1911 des élèves-maîtres de l’École normale d’Orléans (45)

C'est à l'écrivain français Charles Péguy, dans son roman "L'argent", écrit en 1913, que nous devons ces formules en forme d'idiotisme militaire et d'idiotisme chromatique, désignant les instituteurs publics sous la IIIe République après le vote des lois scolaires dites "lois Jules Ferry " et le vote de la loi de séparation des Églises et de l'État de 1905.

  • Le mot "hussard" fait référence au corps de cavalerie hongrois créé au XVe siècle.
  • Et la couleur noire renvoit à celle de l'uniforme des élèves de l'ENM (École Normale Supérieure) ainsi - probablement - qu'à celui des cavaliers d'élite français du fameux Cadre noir de Saumur (49), dont la couleur noire fut décidée sous le règne de Louis-Philippe.
  • Enfin - et surtout - on ne peut, bien sûr, s'empêcher de penser aux fameux "Hussards Noirs", cet escadron de cavalerie constitué pendant la Révolution, en 1793, par la jeune République française.

Source : wikipedia.org

Pourquoi dire : "Un talk-show" voire, par ellipse lexicale, "Un talk" ?

Et pas : "Un débat télévisé" ou "Un débat" !

Ainsi que le proposait le lexicologue Jean Tournier, pour qui le terme est apparu en français en 1972 et qui le considèrait comme un "emprunt snob et inutile".

Concrètement, il s'agit en effet d'une émission télévisée réunissant des personnes et durant laquelle celles-ci discutent.

Lesdites personnes prennent la parole à tour de rôle, sous la forme de chroniques par exemple, ou sous la forme de débat, c'est-à-dire d'échanges où les intervenants confrontent leurs points de vue.

Les chaînes françaises se sont emparées de ce concept bon marché directement inspiré des chaînes états-uniennes. Et nous en abreuvent désormais à longueur de journée ; ressassant sempiternellement les mêmes informations sans intérêt à nous en donner la nausée.

Je souscris pour ma part volontiers à la définition volontairement réductrice du "Talk-show" qu'en donnait le génial Orson Welles, l'un de mes réalisateurs préférés, : "de la radio filmée".

Source : wikipedia.org

"Un porte-flingue".

Ce mot composé du registre argotique désigne :

  • au sens propre : un bandit portant une arme à feu, en général une arme de poing, afin de protéger un chef de bande, menacer des tiers, ou tuer.
  • mais également, péjorativement, au sens figuré :
    • une personne exécutant des décisions d’une autre personne,
    • ou une personne exprimant officieusement ou de manière anonyme l'opinion d’une autre personne en vue, celle-ci étant contrainte, en raison de ses responsabilités, de feindre, pour la façade, une certaine réserve et une certaine hauteur de vue.

Source : wiktionary.org

 

"Un second couteau".

Cette locution nominale en forme d'idiotisme numérique signifie :

  • au sens figuré : un comparse peu important d’une association de malfaiteurs, n’ayant qu’un rôle d’exécutant,
  • et, par extension, péjorativement: une personne de second rang dans son domaine d'activité, un subalterne, un exécutant, un auxiliaire, un subordonné.

On parle par exemple de second couteau en politique ou dans le cinéma.

"Des WAGs" et "Une WAG".

  • "WAGs" est un acronyme anglais signifiant "Wives And Girlfriends", c'est à dire "Épouses et petites amies", utilisé par les journalistes pour désigner les compagnes des sportifs professionnels célèbres, et en particulier des joueurs de football.
  • Cet acronyme s'utilise également au singulier, sous la forme WAG, ce qui relève - si l'on veut bien y réfléchir ne serait-ce que quelques secondes - de la pure bêtise, puisqu'il signifie alors "Wife And Girlfriend" ("Épouse ET petite amie").

Le vocable apparaît d'abord dans la presse populaire britannique pour désigner les épouses et les petites amies de joueurs de football célèbres de l'équipe d'Angleterre.À l'instar, par exemple de Victoria Beckham, l'épouse de David Beckham.

Son usage se répand lors de la Coupe du monde de football de 2006, bien que le terme ait déjà été employé auparavant.

Depuis, les acronymes WAGs et WAG sont utilisés par les organes d'information d'autres pays - dont le nôtre, hélas ! - pour décrire les compagnes et partenaires féminines des sportifs en général.

On qualifiait ainsi de WAG l'actrice états-unienne Eva Longoria du temps lorsqu'elle était la compagne du joueur international de basketball français Tony Parker, de 2004 à 2011.

Source : wikipedia.org

"La langue de bois".

L'expression "langue de bois" désigne un cliché rhétorique péjoratif, visant à disqualifier un discours adverse en prétendant qu'il est tissé de formules stéréotypées.

  • Cette expression a d'abord été utilisée en France après  la Seconde Guerre mondiale, afin de qualifier le discours officiel des dirigeants de l'URSS.
  • Et elle est utilisée depuis, de manière assez systématique, pour désigner une forme de communication pouvant servir à dissimuler une incompétence ou une réticence à aborder un sujet en proclamant des banalités abstraites, pompeuses. Ou faisant appel davantage aux sentiments qu’aux faits.

Au point de la faire elle-même relever d'un discours conventionnel et stéréotypé !

Pourquoi dire : "La chick lit" ?

Et pas : "Les bouquins de gonzesses" (registre argotique et péjoratif) !

Cette formule anglo-saxonne - apocope de "Chick litterature" ou "Littérature de poulettes" ; formule relevant elle-même du registre familier et péjoratif - désigne en effet, depuis 1996, des romans et comédies sentimentales écrits par des femmes à destination du public féminin.

Pourquoi dire : "Un page turner" ?

Et pas : "Un livre captivant", "Un livre haletant" ou "Un livre passionnant" !

C'est bien en effet ce que désigne cette locution anglo-saxonne : un livre impossible à lâcher, dont on ne peut pas se retenir de tourner les pages fébrilement, les yeux collés aux pages pour lire le plus vite possible et découvrir ce qui va se passer ensuite. Le genre de livre qui vous garde éveillé jusque tard dans la nuit, plusieurs jours de suite si besoin est.

L’expression s’applique pour des livres de tous genres, même si au départ elle servait d’abord à identifier des romans policiers.

On peut noter que derrière cette notion de lecture trépidante se cache aussi l’idée que le livre en question est un succès potentiel.

Le terme a d'ailleurs réellement commencé à émerger aux États-Unis d'Amérique au début des années 2000, avec la consécration par le public de grandes sagas constituées d'énormes volumes du type "Harry Potter", dont la plupart des lecteurs avaient tendance à se jeter littéralement sur des pavés de 900 pages pour les lire à la vitesse de l'éclair .

Source : alivreouvert.net