Ne dites pas : "Une prestation" et encore moins "Une presta" pour évoquer le fait de se produire en public et de montrer ses talents !

Comme l'a fait l'animateur français Cyril Hanouna, le 5 décembre 2019, dans son émission vespérale "Touche pas à mon poste", sur la chaîne télévisée française C8, à l'instar de nombre de ses collègues animateurs ou journalistes.

Le mot "Prestation" ne désigne en effet en aucune façon le fait de se produire en public et de montrer ses talents :

  • que ce soit dans le domaine du spectacle, puisqu'il s'agit alors d'une "Exhibition",
  • ou dans le domaine des sports, puisqu'il s'agit alors d'une "Performance".

Mais, selon le contexte ou les circonstances, :

  • l'action de fournir ou d'accomplir,
  • ou le résultat de cette action, le service ainsi fourni.

On ne dit pas "L'incendie est sous contrôle" !

Ainsi que je l'ai entendu dans le journal de 9H, le 14 décembre 2019, sur la chaîne radiophonique nationale France Inter.

Mais : "L'incendie est MAÎTRISÉ" ou "Les pompiers ont la situation en main" !

La forme "Sous-contrôle" relève de l'anglais et non du français.

Pourquoi dire : "Une no go zone" ?

Et pas : "Une zone de non-droit" !

C'est à dire une zone regroupant une population importante, souvent très jeune, en bonne part issue de l’immigration, avec un taux de criminalité et un taux de chômage également très élevés.

Ces concentrations périurbaines, en marge des grandes villes françaises, comme Paris (75), Lyon (69), Marseille (13), mais désormais aussi autour de villes moyennes et peut-être même parfois de petites villes françaises, ont extrêmement mauvaise réputation, surtout certaines d’entre elles, où se sont organisés les plus importants trafics de drogues.

Dans ces quartiers laissés pour compte, la police n'est pas ou est peu présente, laissant la délinquance s'installer et se développer, au risque d'avoir de plus en plus de mal à y intervenir.

Ne dites pas : "Un journaliste embedded" !

Mais : "Un journaliste EMBARQUÉ" ou "Un journaliste INTÉGRÉ" !

C'est à dire un journaliste qu’une armée embarque dans ses fourgons afin qu’il établisse un compte-rendu aussi favorable que possible et justifie à posteriori - autant que faire se peut - le bien-fondé de ses actions et interventions.

Pourquoi dire : "Une success-story" ?

Et pas : "Le récit d'un succès", "Une réussite exceptionnelle" ou "Un destin exceptionnel" !

Pourquoi dire : "Le leadership" ?

Et pas : "La position dominante" ou "L'hégémonie", selon le contexte !

Pourquoi dire :"Un guest" ou "Une guest-star" ?

Et non pas, tout simplement, : "Un INVITÉ" ou "Un INVITÉ VEDETTE" !

Ne dites pas : "Cette actrice a une forte visibilité" !

Mais : "Cette actrice a une IMPORTANTE NOTORIÉTÉ/POPULARITÉ/PRÉSENCE MÉDIATIQUE" !

Ne dites pas : "Un star" ni "Une superstar" !

Mais : "Une VEDETTE" et "Une IMMENSE VEDETTE" !

Ne dites pas : "Les militaires sont arrivés sur zone" ou "Les secours sont déjà sur site" !

Les secours sont sur place ("sur zone")

Mais : "Les militaires sont arrivés sur PLACE" ou "Les militaires sont arrivés sur LA zone (de conflit)"

Et : "Les secours sont déjà sur PLACE" ou "Les secours sont déjà sur LE site (de l'attentat ou du sinistre)" !

 

Ne dites pas : "Un feel good movie" ou "Un feel good book" ni même "Un roman feel good" !

Mais : "Un film RÉCONFORTANT", "Un livre QUI REMONTE LE MORAL" ou "Un roman QUI MET DE BONNE HUMEUR" !

Pourquoi dire : "Être en capacité de" ?

Alors qu'il existe le verbe "Pouvoir" ou la locution verbale "Être capable de ", à mon sens largement suffisants.

Je ne supporte plus cette formule, désormais systématiquement utilisée par les journalistes et dirigeants, qui relève de la novlangue :

  • Agnès Pannier-Runacher, le 30 juillet 2019,

Et des centaines d'autres bien sûr.