Pourquoi dire : "Être en capacité de" ?

Alors qu'il existe le verbe "Pouvoir" ou la locution verbale "Être capable de ", à mon sens largement suffisants.

Je ne supporte plus cette formule, désormais systématiquement utilisée par les journalistes et dirigeants, qui relève de la novlangue :

  • Agnès Pannier-Runacher, le 30 juillet 2019,

Et des centaines d'autres bien sûr.

"Le Classico".

Ce néologisme inspiré de l'espagnol "clasico" a été inventé depuis la fin des années 2000 par la chaîne de télévision payante française Canal Plus pour désigner les rencontres opposant le PSG (Paris Saint-Germain FC) et l'OM (Olympique de Marseille).

Précédemment surnommé "Le Choc des Olympiques", il s'agit naturellement d'un - bien modeste - décalque du "El Clasico" espagnol ("Le Classique"), opposant, depuis 1928, le Real Madrid et le FC Barcelone, les deux plus grands clubs d'Espagne et deux des meilleurs clubs au monde. Une rencontre retransmise dans 140 pays des cinq continents, et suivie en 2017 par 650 millions de téléspectateurs.

À l'instar du quotidien sportif L'Équipe, qui appelle les rencontres entre ces deux équipes "Le Classique", je trouve parfaitement absurde et ridicule cette appellation batarde de "Le Classico".

"Un bon client".

Cette locution nominale désigne :

  • dans le langage courant, au sens propre : un client régulier, récurrent, fidèle, solvable, qui paye en temps et en heure, sans relance,
  • et dans le registre familier, au sens figuré : pour les professionnels du monde médiatique (animateurs, journalistes, producteurs, responsables de programmes, etc.), un intervenant extérieur - simple invité ou spécialiste d'un sujet - parfaitement à l’aise dans l’exercice médiatique et dégageant un grand intérêt en termes d’image et d’audience, par sa présence et son discours.

On dit par exemple du comédien Fabrice Luchini qu'il est "un bon client".

Elle ne doit surtout pas être confondue avec les formules "Un client", "Un gros client", "Un sacré client" ou "Un sérieux client", auxquelles j'ai également consacré un article.

Source : www.devenez-mediatique.com

"Porter sur les fonts baptismaux".

Cette expression signifie :

  • au sens propre : faire baptiser son filleul dans la religion chrétienne, pour le parrain ou la marraine, en portant son filleul sur les "fonts baptismaux", c'est à dire la ou les cuves servant à recevoir l'eau du baptême,
  • et, au sens figuré, : être à l'origine de, lancer, mettre en œuvre, provoquer l'avènement de, faire connaître quelque chose qui existait déjà mais n'était pas encore connu du grand public.

Source : www.expressio.fr et www.expressions-francaises.fr

"La forteresse ouvrière", "L'île Seguin", "Billancourt" ou "La plus grande usine de France".

Les usines Renault, à Boulogne-Billancourt (92)

Ainsi désignait-on, de 1929 à 1992, la principale usine du constructeur automobile français Renault, fondé en 1898 par les frères Fernand, Louis et Marcel Renault et devenue Régie nationale en 1945, après sa nationalisation pour faits de collaboration.

L'entrée de l'usine Renault, sur l'île Seguin, à Boulogne-Billancourt (92)

Située à Boulogne-Billancourt (92) sur une île fluviale, elle comptait à ses débuts plus de 30 000 ouvriers et fut rasée en 2004-2005.

Les usines Renault, à Boulogne-Billancourt (92)

Sur un sujet contigu, je vous recommande la lecture de mes articles consacrés à "La marque au losange" et aux différents surnoms de la société Renault.

"Le mariage est consommé" et "Le divorce est consommé".

La formule "est consommé" n'a absolument pas la même signification dans ces deux expressions :

  • "Le mariage est consommé" signifie que les époux se sont unis charnellement,

Un mariage "non consommé", donc, au sein duquel les époux n'ontpas eu de relations sexuelles, peut être reconnu par le Pontife romain comme étant nul pour une juste cause, à la demande des deux parties ou d'une seule, même contre le gré de l'autre.

  • tandis que "Le divorce est consommé" signifie, au sens figuré, puisque l'expression s'utilise à propos de personnes non mariées, que la rupture est définitive, la séparation actée.

Les journalistes sportifs disent par exemple : "Entre l'attaquant brésilien et le club de la capitale, le divorce est désormais consommé".