"Le football est un sport qui se joue à onze contre onze, et à la fin, c'est l'Allemagne qui gagne".

C'est à l'attaquant anglais Gary Lineker que nous devons cette célèbre définition.

Notons que la phrase exacte devrait plutôt être : "Le football est un jeu simple ; 22 hommes courent après un ballon durant 90 minutes, et à la fin, c'est l'Allemagne qui gagne", compte tenu de sa déclaration d'origine en anglais ("Football is a simple game ; 22 men chase a ball for 90 minutes and at the end, the Germans always win").

Sa phrase devenue historique, date du 4 juillet 1990, à Turin (Piémont) (Italie), à l'issue du match de demi-finale de Coupe du monde, opposant l'Angleterre à l'Allemagne de l'Ouest.

L'Angleterre a pour une fois dépassé toutes ses espérances et s'est hissée dans le dernier carré du Mondial en Italie.

En face se dresse l'Allemagne de l'Ouest (le pays n'est pas encore réunifié). Les Allemands ont perdu en finale en 1986 contre l'Argentine, et veulent absolument leur revanche. Même chose pour les Anglais, sortis en quarts de l'édition précédente, mais ils sont épuisés.

Logiquement, l'Allemagne ouvre le score. Les Anglais, jetant leurs dernières forces dans la bataille, égalisent en toute fin de rencontre par leur avant-centre Lineker. La prolongation est épique. Les deux équipes frappent les montants, sans trouver la faille. Arrive l'épreuve des tirs au but. "On était forts dans cet exercice, je pensais qu'on allait gagner", se souvient Gary Lineker. Mais deux joueurs anglais manquent leur tir, tandis que les Allemands, eux, ne tremblent pas.

"Mon monde s'est écroulé, raconte Stuart Pearce. Son tir au but manqué est resté dans la légende, outre-Manche. "J'ai manqué le tir au but le plus important de ma vie. C'est ma faute si l'Angleterre ne s'est pas qualifiée pour la finale."

Ce match, splendide, a été qualifié de "vraie finale du tournoi" par le capitaine anglais Terry Butcher, et de "classique du football" par l'entraîneur allemand Franz Beckenbauer.

C'est à l'issue de la rencontre que Gary Lineker prononce sa phrase légendaire, qui est à resituer dans un contexte très spécifique :

  • la RFA vient alors de se qualifier pour sa troisième finale de Coupe du monde d'affilée (1982, 1986 et 1990). Et, tant en 1982 (à Séville (Andalousie) (Espagne)) qu'en 1986 (à Guadalajara (Jalisco) (Mexique)), l'équipe d'outre-Rhin était déjà parvenue en finale, face à la France de Michel Platini, à l'issue de matches âpres et laborieux.
  • Et elle a remporté deux Coupes du monde (1974 et 1990) et trois Euros (1972, 1980 et 1996) entre 1972 et 1996.

Revenu de sa déception, Gary Lineker a cependant mis lui-même de l'eau dans son vin sur l'irrésistible force du football allemand : "Les gens parlent du mental de gagneurs des Allemands. Je ne pense pas que ce soit l'explication de notre défaite. Ils étaient très très forts, mais nous aussi. Ils ont juste eu de la chance."

Source : francetvinfo.fr

"Les lions de la Téranga", "Les lions" ou "Les lions du Sénégal".

Ces trois appellations désignent l'équipe du Sénégal de football, créée en 1961.

Il convient cependant de noter que les Sénégalais eux-mêmes - qu'il s'agisse de la presse écrite nationale, des sites internet ou des passionnés - n'appellent jamais leur sélection "Les lions de la Téranga", mais plus simplement "Les Lions". Ou encore : "Les lions du Sénégal".

Et ce, à la différence des camerounais qui utilisent la locution "Lions indomptables" ou des marocains qui parlent des "Lions de l'Atlas".

En réalité, c'est la presse internationale qui a commencée à utiliser la formule "Les Lions de la Téranga", à partir du début des années 2000, lors du retour au premier plan de l'équipe nationale sénégalaise sur la scène africaine et internationale après une décennie 90 assez tristounette.

L'ajout du mot "Téranga" (qui signifie "hospitalité" en Wolof) résulte vraisemblablement de la popularité du slogan utilisé pour les campagnes de promotions touristiques du pays ("Le Sénégal, pays de la Téranga"), que les Sénégalais utilisent eux-mêmes pour parler de leur pays.

Lors des compétitions africaines d'avant 2000, les commentateurs sportifs étrangers utilisaient d'ailleurs eux-mêmes l'expression "Les Lions du Sénégal".

"Hiberner" et "Hiverner".

Ces verbes paronymes sont naturellement tous deux en lien avec l'hiver, mais ils correspondent à deux activités sensiblement différentes :

  • hiberner, c'est en effet  :
    • pour un animal, tel que l'ours ou le loir, passer l'hiver dans un état d'engourdissement, de vie ralentie, de torpeur, d'insensibilité.
    • pour un malade, provoquer par des moyens physiques et l'emploi de produits pharmaceutiques, un abaissement considérable de la température du corps à des fins thérapeutiques.

Le substantif correspondant est l'hibernation.

  • tandis qu'hiverner, c'est :
    • pour un animal, se réfugier dans un abri ou dans un lieu tempéré, sans être pour autant en hibernation.
    • pour un navire ou des troupes, passer l'hiver dans un lieu protégé en attendant la belle saison.

Le substantif correspondant est l'hivernage.

Source : wikipedia.org et cnrtl.fr