Ne dites pas : "Senior" ou "Sénior" ni "Un senior" ou "Un sénior" !

Mais :

  • Pour ce qui est de l'adjectif :
    • "Confirmé" ou "Expérimenté", dans le domaine des ressources humaines,
    • et "Adulte", dans le domaine du sport.
  • et pour ce qui est du substantif : "Une personne âgée", "Une personne du troisième âge" ou, plus simplement encore, "Un vieux" !

"Le choc des Olympiques".

Logos de l'Olympique de Marseille et de l'Olympique Lyonnais

Il s'agit du nom attribué il y a quelques années aux rencontres opposant les deux "Olympiques" du championnat de France de première division (ou "Ligue 1") de football, que sont l'OL (Olympique de Lyon) et l'OM (Olympique de Marseille).

Attisés par une rivalité sportive apparue au cours des années 2000, ces affrontements OL-OM ou OM-OL, ont ensuite été rebaptisés "à l'espagnole" "Olympico", en référence au "Classico" français opposant le PSG (Paris Saint-Germain FC) et l'OM (Olympique de Marseille).

Lequel constituait naturellement un - bien modeste - décalque du "El Clasico" espagnol ("Le Classique"), opposant, depuis 1928, le Real Madrid et le FC Barcelone, les deux plus grands clubs d'Espagne et deux des meilleurs clubs au monde. Une rencontre retransmise dans 140 pays des cinq continents, et suivie en 2017 par 650 millions de téléspectateurs.

Source : wikipedia.org

"Une remontada" ou "La remontada".

Ce terme espagnol qui signifie "Remontée", désigne, dans le domaine sportif, l'action de remonter la différence de buts et rattraper son retard ; en particulier depuis le 8 mars 2017 et l'extraordinaire performance réalisée par le Barça, en huitième de finale de la Ligue des Champions, face au PSG.

Qualifié jusqu'à la 95e minute, grâce à sa victoire 3-0 remportée trois semaines plus tôt et à son but inscrit à l'extérieur, (qui compte double, en cas d'égalité au score sur l'ensemble des deux rencontres aller et retour, pour les ignorants !), le club parisien avait fini par laisser s'échapper la qualification en quart de finale, en perdant... 6-1, au terme d'un match d'anthologie.

"Aller au charbon".

  • Au sens propre, cette expression du registre familier fait naturellement référence à l'exténuant travail des mineurs, qui descendaient quotidiennement au fond des puits pour extraire le charbon.
  • Tandis qu'au sens figuré elle signifie :
    • un travail honnête et régulier, pour les prostituées et les truands, à partir du début du XXe siècle,
    • et devoir accomplir une tâche difficile, désagréable et à laquelle on ne peut déroger, de nos jours, pour l'ensemble de la population.

Ce qui la rapproche de la formule "Aller au chagrin".

Source : www.dixvinsblog.com

On ne dit pas : "Un achat en panic buy" !

Comme je l'ai entendu, début octobre 2019, dans l'émission télévisée "L'Équipe du soir", sur la chaîne télévisée française L'Équipe.

Mais : "Un achat de dernière minute" ou "Un achat effectué en catastrophe" !

Il s'agit, au surplus, d'un faux anglicisme, la véritable forme anglaise étant "Panic buying"...

"Le sanglier des Ardennes".

Ce surnom désigne, selon le contexte, deux personnalités totalement différentes :

  • il s'agit tout d'abord du surnom de l'aventurier belge Guillaume de La Marck, seigneur de Lumain et de Schleiden, né vers 1446 et mort exécuté le 18 juin 1485.

Fils de Jean, sire d'Arenberg et de Sedan, et d'Anne de Virnenbour, il est un des plus puissants seigneurs de la Principauté de Liège (Belgique).

Et ce protégé du roi de France Louis XI est également surnommé "Guillaume à la barbe".

  • mais également du joueur international de football français Roger Marche, né le 5 mars 1924 et mort le 1 novembre 1997.

Également surnommé "Le vieux lion", il évolue au poste d'arrière gauche du milieu, des années 1940 au début des années 1960.

En équipe de France, il compte 63 sélections et marque un but.

Il participe à la Coupe du monde de football de 1954 puis celle de 1958 où la France termine 3e.

Bien qu'étant trop jeune pour l'avoir vu jouer sous le maillot bleu, son nom a cependant bercé toute mon adolescence de garçon assoiffé de chiffres et de statistiques, puisqu'il était alors - et demeurera certainement à jamais - le plus long détenteur du record de sélections en équipe nationale, de 1955 à 1983, date à laquelle Marius Trésor le dépassa, avec 65 sélections. Alors que le détenteur actuel du record, Lilian Thuram, en affiche 142 !

Pour mémoire, Maxime Bossis avait - à la suite de Roger Marche - accumulé 76 qélections, Manuel Amoros 82, Didier deschamps 103, Marcel Desailly 116 et Thierry Henry 123 ; Hugo Lloris, le gardien actuel de l'équipe de France, en étant à 118 sélections au 14 octobre 2020.

Surnom : wikipedia.org

 

"C'est caisse !".

Suivre la rencontre footballistique "Belgique-Tunisie", le samedi 23 juin 2018, sur la chaîne télévisée française l'Équipe - remporté 3-1 par nos amis d'outre-Quiévrain -, m'a permis de découvrir cette expression du registre familier, qui m'était, je dois bien le dire, totalement inconnue.

À plusieurs reprises en effet, le commentateur belge Stéphane Pauwels, ancien recruteur professionnel, bien connu des spectateurs français de l'émission vespérale "L'Équipe du soir", sur la chaîne L'équipe, c'est en effet exclamé : "Attention ! normalement, sur une action de ce type, c'est caisse !".

Malgré l'absence de sous-titrage ou de traduction simultanée, ma sagacité légendaire m'a rapidement permis de comprendre qu'un français aurait dit "C'est but !" ou "Cela donne un but !".

"Romantada".

Cet astucieux calembour a été créé par le quotidien sportif français "L'Équipe", le mercredi 11 avril 2018, pour saluer l'incroyable exploit réalisé la veille au soir par le club de football italien de l'AS Roma (Associazione Sportiva Roma).

En gagnant sur sa pelouse 3-0 face au Barça, au terme d'une rencontre épique, le club romain était en effet parvenu à se qualifier pour les demi-finales de la Ligue des Champions. Et cet exploit était d'autant plus remarquable qu'il avait été réalisé au détriment du légendaire et ultra-favori club catalan du FC Barcelone, vainqueur de la rencontre aller 4-1.

Concrètement, le mot "ROMANTADA" est un mot-valise constitué des mots italien "ROMA" ("Rome") et espagnol "RemoNTADA" ("Remontée", action de remonter la différence de buts et rattraper son retard), lequel avait été - c'est là toute l'ironie de la chose et ce qui rend ce calembour si savoureux pour les amateurs de football français -, popularisé l'année précédente, à l'issue de l'extraordinaire performance réalisée le 8 mars 2017 par le même Barça, en huitième de finale de la même Ligue des Champions, face au PSG.

Qualifié jusqu'à la 95e minute, grâce à sa victoire 3-0 remportée trois semaines plus tôt et à son but inscrit à l'extérieur (qui compte double, en cas d'égalité au score sur l'ensemble des deux rencontres aller et retour, pour les ignorants !), le club parisien avait, hélas, fini par laisser s'échapper la qualification en quart de finale, en perdant... 6-1, au terme d'un match d'anthologie.

En 2018, l'histoire s'est curieusement répétée, mais cette fois en quart de finale et au détriment des catalans... sous le regard narquois des amateurs de football français et en particulier, j'imagine, des partisans du PSG !

"Un piou-piou" ou "Un pioupiou".

Ce mot construit du registre familier, construit à partir de l'onomatopée du cri du jeune poussin peut désigner, selon le contexte :

  • un oiseau,
  • un jeune fantassin. Il s'agit d'un néologisme dû à Antoine-François Varner, qui l'a inventé dans une comédie publiée en 1838 et intitulée "Le Pioupiou". Le mot a ensuite connu un grand succès dans le sillage de la chanson de Montéhus, "Gloire au 17e", composée en souvenir de la mutinerie des soldats du 17e régiment d'infanterie de Narbonne (11), qui avaient refusé de tirer sur les manifestants lors de la révolte des vignerons du Languedoc en 1907. Après 1914, le mot "Pioupiou" a subi de nombreuses concurrences, notamment celles des mots "Bidasse" et "Troufion", qui l'ont supplanté dans le langage courant.
  • dans la nomenclature de l'ESF (Ecole du Ski Français), un enfant de 3 à 6 ans qui ne sait pas encore ou très peu skier,
  • un anémomètre autonome principalement destiné aux amateurs de vol libre.

Alimenté par un panneau solaire et communiquant ses données via un signal radio, il peut être placé n'importe où, même sans électricité ni connexion internet. Les données ainsi récoltées sont compilées sur un site internet public, qui permet de connaître en temps réel la direction et la force du vent pour l'ensemble des Pioupious présents sur le territoire.

Source : wikipedia.org