Ces "pumas" argentins qui sont en réalité des "jaguars" !

Depuis 1965, on surnomme en effet "les Pumas" l'équipe nationale de rugby à XV d'Argentine, créée en 1910 et considérée comme la meilleure équipe d'Amérique.

Une mauvaise interprétation d'un ou plusieurs journalistes est cependant à l'origine de cette erreur. Car les joueurs argentins auraient dû être surnommés "Les Jaguars" !

Et pourtant, ce surnom colle depuis 1965 à la peau des Sud-Américains, qui ont fini par s'en accommoder.

Sans être un grand spécialiste de la faune sauvage américaine, on remarque en effet immédiatement lorsque l'on regarde le blason présent sur le maillot argentin que ce n'est absolument pas d'un puma mais bien d'un jaguar qu'il s'agit.

Logo de l'UAR (Union Argentina de Rugby) (Union Argentine de Rugby)Ce grand félin que l'on retrouve en Amérique centrale mais aussi en Amérique du Sud et notamment dans le nord de l'Argentine se reconnait aisément aux tâches noires disséminées sur l'ensemble de son corps. Le puma, est lui aussi présent en Amérique du Sud, mais sa robe de ton fauve est bien différente car uniforme.

Joueur de rugby argentin, logo de l'UAR (Union Argentina de Rugby) (Union Argentine de Rugby), jaguar et puma

Alors pourquoi cette grossière confusion? On la doit à un ou plusieurs journalistes qui n'ont pas correctement vérifié leurs sources lorsque, en 1965, l'Argentine a affronté l'Afrique du Sud.

Certains d'entre eux cherchaient un surnom à donner aux "Ciel et Blanc". Ils ont malheureusement confondu le jaguar présent sur le blason de l'équipe avec son cousin le puma. L'erreur n'a jamais été corrigée par les Argentins, qui ont accepté bien volontiers cette appellation, certes erronée mais malgré tout flatteuse.

Mes lecteurs habituels savent qu'il n'est pas dans mes habitudes de me gausser de qui que ce soit : ce n'est pas le genre de la maison !

Il est toutefois amusant de noter que la corporation des journalistes est également à l'origine d'une erreur concernant le célèbrissime surnom des "All Blacks" accordé aux joueurs Néo-Zélandais dix ans plus tôt, en 1955.

Source : Le Figaro, 24 septembre 2015

Pourquoi dire : "Supporter national" de l'équipe nationale de football féminin !

Comme le font les six entreprises choisies par la Fédération Française de Football (Arkema, Crédit Agricole, EDF, Orange, Proman et la SNCF) sur leurs différentes affiches et supports publicitaires, à l'occasion de la Coupe du monde féminine de football 2019.

Et pas : "Soutien" ou, à tout le moins, "Supporteur" !

Le plus cocasse de cette triste histoire, c'est que ces charmantes personnes doivent déjà s'estimer très fières de ne pas avoir utilisé le mot "Sponsor" !

Pourquoi dire : "Ce joueur a un bon jump" et encore moins "Il lui a manqué un p'tit peu d'jump" ?

Le journaliste sportif français Dave Appadoo

Comme l'a fait le journaliste sportif français Dave Appadoo, le 07 avril 2019, dans l'émission "La grande soirée",  de la chaîne de télévision française L'Équipe.

Et pas : "Ce joueur a une bonne détente" ou "Il a manqué de détente !".

Parce ce que Dave Appadoo est coutumier du fait et accumule anglicismes et fautes de grammaire lors de ses interventions dans cette émission que je suis régulièrement, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

 

Pourquoi dire : "Un tennis elbow" ?

"L'épicondylite", également appelée "Tendinite du bras" ou "Tennis elbow"

Et pas : "Une épicondylite" ou "Une tendinite du coude" !

Il s'agit d'une affection douloureuse résultant d'une inflammation des tendons reliant la main au coude et servant à la flexion du poignet, appelés "tendons épicondyliens".

L’épicondyle est en effet le petit relief osseux de l’humérus (os du bras) situé au niveau de la partie externe de l’articulation du coude. Elle permet l’insertion de certains muscles qui servent à étendre les doigts, tendre le poignet et faire tourner l’avant-bras de façon à ce que la paume de la main soit visible.

Anatomie du coude et visualisation des tendons en cause dans "L'épicondylite", également appelée "Tendinite du bras" ou "Tennis elbow"

Une épicondylite est en réalité une tendinite du bras qui se caractérise par des douleurs du coude. Elle est provoquée par l’atteinte des muscles et plus particulièrement des tendons permettant de les fixer sur l’épicondyle. Les tendons sont constitués de fibres solides non étirables, lesquelles, si elles subissent des contraintes trop importantes ou des chocs soudains, peuvent se déchirer. Les épicondylites sont actuellement expliquées par des micro-déchirures des tendons. En effet, les symptômes surviennent après une mobilisation importante et/ou répétée du bras, la douleur au niveau du coude étant réveillée par la mise en tension ou la rotation du poignet, ainsi que par la répétition de mauvais gestes du bras et de la main.

Cette affection est classée dans les troubles dits musculo-squelettiques (TMS), un ensemble de pathologies affectant les muscles, les tendons ou les nerfs rendant impossible la réalisation de certains mouvements. Une prise en charge adaptée permet d’en limiter l’évolution. L’atteinte du coude représente 19% des cas de TMS affectant les membres supérieurs. Contre 45% pour l’atteinte du poignet, qui reste la pathologie la plus fréquente et détient la première place.

Chaque année, en France, l’épicondylite concerne 1 à 3% des adultes. Elle touche plus volontiers les personnes entre 40 ans et 60 ans et représente 80% des pathologies liées au coude. La fréquence de cette affection s’est par ailleurs accrue ces dernières années dans la population française, avec une augmentation de 20% du nombre de cas entre 1995 et 2005.

Dans de rares cas, les douleurs du coude sont attribuées à une épitrochléite, une affection semblable à l’épicondylite à la différence qu’elle touche l’épitrochlée (relief osseux de la face interne du bras).

Sources : www.santemagazine.fr et xww.sante-sur-le-net.com

Pourquoi dire : "Les playoffs" ?

Et pas : "Les séries éliminatoires" ou "Les barrages" !

Sous l'influence néfaste de la retransmission télévisée des rencontres de basket-ball de la NBA, qui a désormais lieu en France depuis un certain nombre d'années, ce terme anglais tend malheureusement à se répandre aujourd'hui dans notre pays.

Ainsi les commentateurs sportifs du rugby ou du football l'utilisent-ils désormais régulièrement, là où seul le mot "Barrages" existait autrefois.

"La petite fiancée de la France".

Il s'agit du surnom de deux femmes françaises :

L'actrice française Dany Robin, dans "L'étau".

  • il fut d'abord, durant l'après-guerre, celui de l'actrice française Dany Robin, née le 14 avril 1927 et morte le 25 mai 1995.

Devenue l'une des principales vedettes féminines des années 1950, elle passe de l'emploi d'"ingénue" à celui de la Parisienne coquine.

Premier rôle féminin de "L'Étau" (1969), elle est considérée comme la dernière grande "blonde hitchcockienne" de l'histoire du cinéma.

La championne d'athlétisme française Colette Besson

  • puis, après sa médaille d'or sur 400 mètres aux Jeux Olympiques de Mexico, le 16 octobre 1968, de la championne d'athlétisme française Colette Besson, née le le 7 avril 1946 et décédée le 9 août 2005.

L'écrivain français Antoine Blondin, qui l'avait surnommée ainsi, lui avait également attribué le surnom de "La cavale brune".

Source : wikipedia.org

"L'Ohème".

Il s'agit du nom donné dans le registre populaire au célèbre club de football français de l'"OM" ou "Olympique de Marseille",  fondé en août 1899 à Marseille (13) par René Dufaure de Montmirail.

Le club phocéen demeure, à ce jour, le seul club français vainqueur d'une "Ligue des champions", après avoir remporté en 1993, la première édition de cette épreuve sous cette appellation, la compétition étant précédemment appelée "Coupe des clubs champions".

Son stade, "Le Vél'", est réputé pour son ambiance et, à ce titre, redouté de ses adversaires.

Source : wikipedia.org

Pourquoi dire : "Challenger" et "Un challenger" ?

Et pas : "Défier" et "Un compétiteur" ou "Un rival" !

Pourquoi dire : "Ça va matcher avec l'OM" !

Le journaliste sportif français Pierre Maturana

Comme l'a déclaré le journaliste sportif français Pierre Maturana, le 5 août 2019, dans l'émission "L’Équipe Mercato", de la chaîne de télévision française L’Équipe.

Mais : "Ils iront bien ensemble, l'OM et lui" !

Parce qu'il est coutumier du fait et s'exprime souvent très mal, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

 

"Le vél", "Le Vélodrome" ou "L'enrhumeur".

Il s'agit des différents surnoms locaux du célèbre stade vélodrome, inauguré en juin 1937 et antre de l'"Ohème", le club de football de la ville de Marseille (13) :

  • principal équipement sportif de la ville et second stade de France en terme de capacité, avec 67 000 places, depuis la rénovation de 2014, qui l'a notamment doté d'un toit, le stade Vélodrome disposant auparavant d’une architecture évasée, ouverte aux quatre vents, sans toiture.

Ce qui lui valut, entre 1997 et 1999, l'amusant surnom d'"Enrhumeur", de la part du truculent entraîneur Rolland Courbis.

  • "le vél" est naturellement l'apocope de vélodrome,
  • et "le vélodrome", l'ellipse de "le stade vélodrome".

Pour conclure, il m'est particulièrement agréable de préciser ici que le véritable nom actuel du stade, depuis 2014 tout du moins, demeure parfaitement inconnu de tous.

Le "stade vélodrome" est en effet censé s'appeler - en vertu d'un contrat de "naming" : le "Orange vélodrome". Mais je ne pense pas qu'un français sur 100 le sache, sinon parmi les amateurs de football ou les habitants de Marseille !

Nul doute que les responsables communication de ce groupe de téléphonie ont fait là une bien belle affaire.

Cela fait en tous cas partie des petits plaisirs de la vie qui ne coûtent rien et me mettent en joie !

"La draisienne".

Il s'agit d'un véhicule en bois avec très peu d'acier, avec deux roues alignées, que l'on fait avancer en poussant sur le sol avec ses pieds, comme on le fait actuellement avec une trottinette.

Considérée comme l'ancêtre de la bicyclette, la "Draisienne" est munie d'une sorte de guidon permettant simplement de poser les mains, et d'un "dirigeoir", sorte de levier permettant d'orienter la roue avant.

Selon les différents modèles encore conservés, l'engin pèse entre 17,3 kg et 23 kg.

Il s'agit en effet d'un type de véhicule extrêmement ancien, puisque c'est en 1817 que l'inventeur allemand Karl Drais présente son engin à deux roues, breveté, en France en 1818 sous le nom de "vélocipède".

Source : wikipedia.org

"Un vélo".

Un "vélo" ou "bicyclette"

Ce mot du registre familier, constitue l'apocope du substantif masculin "Vélocipède".

Et, bien qu'on l'ait aujourd'hui très largement oublié, ce mot de "Vélocipède" constitua d'abord une marque, avant de devenir un nom générique, en étant le nom français donné, en 1818, par l'inventeur allemand Karl Drais à sa "Draisienne", pour son importation en France.

L'avocat français Louis-Joseph Dineur l'emploie en effet lorsqu'il dépose, en 1818, une demande d'un brevet d'importation de cinq ans au nom de son client, qui cherche à commercialiser son véhicule, présentée l'année précédente en Allemagne. Après avoir hésité à utiliser la locution nominale féminine "Machine à courir", traduction de l'allemand "Laufmaschine".

Concrètement, le terme "Vélocipède" désigne aujourd'hui l'ensemble des cycles à propulsion humaine, quel que soit le nombre de roues.

Un triporteur non motorisé doté de trois roues est donc un "Vélocipède".

Deux triporteurs

Et ce que la plupart des gens ont l'habitude d'appeler "Vélo" est en réalité un type de "Vélocipède" spécifique, doté de deux roues alignées, qui lui donnent son nom de "bicyclette".

Mais il est vrai que l'on utilise, de la même façon, le mot "Automobile" pour désigner une catégorie spécifique de "Véhicule automobile"...

Source : wikipedia.org

"Une bicyclette".

C'est le terme exact désignant ce que l'on appelle communément - à tort - "un vélo".

Ce véhicule terrestre à propulsion humaine entre dans la catégorie des cycles et est composé de deux roues alignées, qui lui donnent son nom de "bicyclette".

La force motrice est fournie par son conducteur (appelé "cycliste"), en position le plus souvent assise, par l'intermédiaire de deux "pédales", qui entraînent la roue arrière par une chaîne à rouleaux.

La roue avant est directrice, ce qui assure l'équilibre, et l'orientation est commandée par un "guidon".

Le cycliste a le plus souvent les deux mains en contact avec le guidon afin de contrôler la trajectoire, le freinage ainsi que le passage des vitesses.

La bicyclette est l'un des principaux moyens de transport dans de nombreuses régions du monde.

Sa pratique, le "cyclisme", constitue à la fois un usage quotidien de transport, un loisir populaire et un sport.

Par rapport à la marche, la bicyclette est deux à trois fois plus efficace, à effort énergétique égal, et entre deux et quatre fois plus rapide.

Et pour ce qui est de la conversion en mouvement de l'énergie issue de la nourriture, il s'agit d'une forme de locomotion plus efficace que celle de n'importe quel organisme biologique ; l’organisme biologique le plus efficace au kilomètre étant le martinet, suivi du saumon.

Source : wikipedia.org