"Faire faux-bond".

Cette expression du langage courant nous vient - comme bien d'autres - du jeu de paume, où il est difficile voire impossible de renvoyer une balle qui rebondit mal ou rebondit en déviant de sa trajectoire normale et ne va pas là où on l'attend.

La formule "Faire faux-bond" s'utilise donc pour signifier :

  • au sens propre : qu'un ballon ou une balle, en rebondissant, ne suit pas la direction qu’il/elle aurait pris/e naturellement si la surface qu’il/elle a frappé/e était bien plane.

Cela peut être le cas au basket-ball, au football, au handball, au jeu à XIII, au rugby (avec un ballon) ainsi qu'au tennis ou au tennis de table (avec une balle).

  • et au sens figuré : manquer à l’engagement que l’on a pris envers quelqu’un ou à ce qu’il était en droit d’attendre de nous.

On dit par exemple : "Un ami devait s'associer aves moi mais il m'a fait faux-bond".

Source : wiktionary.org

"Une élongation musculaire" ou - par ellipse - "Une élongation".

Il s'agit d'une blessure est de même type que la déchirure musculaire, qui peut survenir lors de mouvements brusques, lorsque le corps n'est pas suffisamment échauffé ou assoupli.

L'élongation consiste en de micro-déchirures au sein des fibres musculaires, dues à une sollicitation intempestive et excessive du muscle, à la limite de sa tolérance d’élasticité.

Le muscle dépasse ses possibilités normales d'élasticité et cet étirement anormal de la fibre musculaire provoque une réaction inflammatoire ; mais pas de rupture de la fibre elle-même, à la différence du claquage.

Les muscles les plus touchés chez les sportifs sont la cuisse et le mollet.

Sources : www.doctissimo.fr et wikipedia.org

"Le dernier carré".

Cette formule du langage courant désigne :

  • dans le domaine militaire : le dernier groupe à résister avant la défaite.

On parle par exemple du "Dernier carré de la Vieille Garde à Waterloo".

  • par métonymie : la dernière partie d’un ensemble en train de disparaître.

On parle par exemple du "dernier carré des chapeliers, des disquaires ou des merceries".

  • et dans le domaine sportif : les quatre derniers qualifiés d'une compétition : ceux qui, ayant remporté les quatre quarts de finale, s'affrontent dans les deux demis-finale.

On dit par exemple : "Avec cette victoire, le PSG se hisse une nouvelle fois dans le dernier carré de la compétition".

Source : wiktionary.org

Pourquoi dire : "Une wild card" ou "Une WC" ?

Et pas : "Une invitation privilégiée" ou "Une invitation" !

Ce terme est en effet utilisé dans un certain nombre de sports - e particulier le tennis - pour désigner une autorisation exceptionnelle accordée à un joueur, une joueuse ou une équipe de participer à une épreuve bien qu'il ou elle ne réponde pas aux critères communs de sélection.

"Être aux taquets", "Être à taquet" ou "Être taquet".

Ces expressions du registre familier signifient :

  • "Être aux taquets" :
    • "Être à fond, se donner à fond pour quelque chose".

On dit par exemple : "Mon équipe est aux taquets sur ce projet".

    • "Avoir atteint une limite infranchissable".

On dit par exemple : "Avec la crise sanitaire liée à la maladie à coronavirus 2019, les soignants sont aux taquets".

  • "Être taquet" ou "Être à taquet" : être à la limite de la chute, par épuisement ou pour avoir pris une voie supérieure à ses capacités, en escalade.

Voir également mon article consacré au mot polysémique "Taquet".

On ne dit pas : "Supporter une équipe", "Supporter un club" ou "Supporter un joueur" !

Mais : "SOUTENIR une équipe" et "SOUTENIR un club" !

Je ne "supporte" plus cette mauvaise utilisation du verbe "supporter", qui n'a jamais voulu dire "soutenir" comme c'est naturellement le cas du verbe anglais "to support" !

"On a gagné ! Les doigts dans le nez ! Ils ont perdu ! Les doigts dans le cul" !

Cette formule du registre vulgaire en forme d'idiotisme corporel se chante sur l'air des lampions par les foules enthousiastes :

  • à l'issue d'une victoire sportive,
  • d'une victoire électorale,
  • d'une victoire sociale,
  • ou d'une victoire syndicale.

Et cela même si la lutte a été sévère et le résultat difficile à obtenir.

Alors que l'expression "Les doigts dans le nez" signifie normalement, dans le registre familier - et naturellement au sens figuré - "très facilement, sans aucune difficulté".

Et que "Les doigts dans le cul" est une formule du registre vulgaire signifiant "à ne rien faire".

Voir également l'expression : "Se sortir les doigts du cul".

"Placer la barre trop haut" ou "Placer la barre un peu trop haut".

Cette expression du langage courant en forme d'idiotisme sportif signifie :

  • au sens propre : surestimer ses capacités physiques, pour un athlète pratiquant le saut en hauteur ou le saut à la perche, en demandant à placer trop haut la barre qu'il lui faut franchir,
  • au sens figuré : surestimer sa capacité ou son aptitude à effectuer quelque chose.

"Des WAGs" et "Une WAG".

  • "WAGs" est un acronyme anglais signifiant "Wives And Girlfriends", c'est à dire "Épouses et petites amies", utilisé par les journalistes pour désigner les compagnes des sportifs professionnels célèbres, et en particulier des joueurs de football.
  • Cet acronyme s'utilise également au singulier, sous la forme WAG, ce qui relève - si l'on veut bien y réfléchir ne serait-ce que quelques secondes - de la pure bêtise, puisqu'il signifie alors "Wife And Girlfriend" ("Épouse ET petite amie").

Le vocable apparaît d'abord dans la presse populaire britannique pour désigner les épouses et les petites amies de joueurs de football célèbres de l'équipe d'Angleterre.À l'instar, par exemple de Victoria Beckham, l'épouse de David Beckham.

Son usage se répand lors de la Coupe du monde de football de 2006, bien que le terme ait déjà été employé auparavant.

Depuis, les acronymes WAGs et WAG sont utilisés par les organes d'information d'autres pays - dont le nôtre, hélas ! - pour décrire les compagnes et partenaires féminines des sportifs en général.

On qualifiait ainsi de WAG l'actrice états-unienne Eva Longoria du temps lorsqu'elle était la compagne du joueur international de basketball français Tony Parker, de 2004 à 2011.

Source : wikipedia.org

"Le mercato".

Ce mot espagnol, qui signifie "Le marché", est systématiquement utilisé depuis quelques années par les journalistes sportifs français pour désigner le marché officiel des transferts de joueurs (en particulier de football) d'un club professionnel à un autre.

Il existe deux mercatos : celui d'hiver et le principal, qui a lieu durant l'été.

On ne dit pas : "Avoir une grosse situation devant son but" !

Comme j'ai pu l'entendre, le 12 décembre 2019, dans l'émission "RMC Europa" sur la chaîne télévisée française RMC Story, à l'occasion de la sixième journée de phase de poule de la Ligue Europa 2019-2020.

Mais : "Avoir un SÉRIEUX PROBLÈME DEVANT SA CAGE" !