"De père en fils" ou Quand des fils et filles de réalisateurs célèbres exercent le même métier que leur père.

La campagne électorale présidentielle française, nous a rappelé, fin 2016, à quel point nos hommes politiques étaient enclins à faire travailler - voire à fournir des emplois fictifs - aux différents membres de leur famille, qu'il s'agisse de leurs épouses ou compagnes ou de leur progéniture. Népotisme quand tu nous tiens !

Pourtant, tous ceux qui - comme moi - prennent systématiquement le temps de lire de manière scrupuleuse et détaillée l'intégralité des génériques de films (malade, moi ? Mais pas du tout, voyons ! Peut-être très légèrement atteint d'un soupçon de maniaquerie obsessionnelle compulsive à caractère compilatoire, mais rien de plus, croyez-moi ! Mon psychiatre vous le confirmera) vous le diront : s'il est bien un domaine dans lequel les "fils de", "filles de", "frères de" ou "soeurs de" sont bien légion, c'est davantage le cinéma.

Amusez-vous donc à scruter de temps en temps par le menu lesdits génériques et vous serez édifié par le nombre de patronymes célèbres que l'on peut y retrouver, nos plus glorieux acteurs, réalisateurs ou producteurs ne rechignant manifestement guère à favoriser le recours aux différents membres de leurs familles ou fratries.

Mais est-on bien certains que nos bouchers et boulangers agissent très différemment ?

Quoi qu'il en soit, que ce soit en France ou outre-Atlantique, nombreux sont les enfants de metteurs en scène de cinéma à réaliser eux aussi des films.

EN FRANCE :

Les précurseurs sont incontestablement Maurice Tourneur (dont les oeuvres s'échelonnent de 1913 à 1948) et Max Ophüls (de 1931 à 1955), qui ont commencé leur carrière bien avant la seconde guerre mondiale.

Et leurs fils, le franco-américain Jacques Tourneur (1931-1965) et le documentariste Marcel Ophüls (1957-2013) ont donné leurs premiers tours de manivelle avant les années soixante.

J'ai dénombré par la suite au moins six autres "papas réalisateurs", tout aussi célèbres, qui ont tous débuté au tournant des années soixante :

Denys de la Patellière (1955-1973), tout d'abord. Mais aussi Pierre Schoenderffer (1958-2004), qui était également romancier et adaptait souvent ses propres livres. François Leterrier (1961-1991) et Pierre Granier-Defferre (1961-1995), ensuite.

Ainsi que le célèbre producteur Claude Berri (né Langmann)(1964-2009). Et Peter Kassovitz (1964-2007), qui a beaucoup tourné pour la télévision.

Et ,enfin, Bertrand Tavernier (1964-2016), par ailleurs président de l'Institut Lumière ou Robert Enrico (1956-1999).

À l'image de leurs aînés, leur progéniture masculine a également choisi le métier de réalisateur : Alexandre de la Patellière (2012), Frédéric Schoendorffer (2000-2016), Louis Leterrier (2002-2015) et Denys Granier-Defferre (1982-2009), tout d'abord. Mais également Thomas Langmann (2008-2012), par ailleurs acteur puis producteur. Et, enfin, l'acteur Mathieu Kassovitz (1993-2011), Jérôme Enrico et le documentariste Nils Tavernier (2005-2013).

S'ils n'égalent pas forcément toujours le souvenir de leurs pères dans la mémoire des cinéphiles, force est de constater qu'ils sont, à tout le moins, parvenu à se faire un prénom.

OUTRE-ATLANTIQUE :

Ce phénomène semble cependant relativement moins notable et seuls les états-uniens Francis Ford Coppola (1963-2012) et Oliver Stone (1974-2016) ou le canadien David Cronenberg (1969-2014) semblent avoir fait école au sein du clan familial.

Et ce n'est pas leur faire injure que de remarquer que si Sofia Coppola (1999-2017) a su en quelques films, se forger une solide réputation de réalisatrice, les deux autres, Brandon Cronenberg (2012) et Sean Stone (2012) ne sont encore que de simples débutants.

AILLEURS :

La même remarque peut être faite concernant le suisse Barbet Schroder (1969-2016) et sa fille Laura Schroder (2012-2017).

2 réflexions au sujet de “"De père en fils" ou Quand des fils et filles de réalisateurs célèbres exercent le même métier que leur père.”

  1. Bonjour Jipé,

    Le lien du mot "népotisme" ne fonctionne pas. Puis, dans la phrase " Peut-être très légèrement atteint d'un soupçon de maniaquerie obsessionnelle compulsive à caractère compilatoire, mais rien de plus, croyez-moi ! Mon psychiatre vous le confirmera) vous le diront : s'il est bien un domaine dans lequel les "fils de", "filles d", "frères de" ou "soeurs de" sont bien légion, c'est davantage le cinéma." il manque un -e dans "filles de".

    Bonne journée,

    Angelika

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