"Holodomor".

Holodomor

Ce substantif masculin ukrainien signifiant littéralement "famine" a été calqué sur le mot tchèque "hladomor" ("famine"), mais peut ête traduit par "extermination par la faim".

Il désigne en effet la grande famine qui eut lieu en RSS d'Ukraine et dans le Kouban (RSFS de Russie), en URSS, en 1932 et 1933, et qui fit, selon les estimations des historiens, entre 2,61 et 5 millions de morts.

Holodomor

L'événement, sans précédent dans l'histoire de l'Ukraine, se produisit dans le contexte plus général des famines soviétiques de 1931-1933 et fit un nombre particulièrement élevé de victimes.

Depuis l'ouverture des archives soviétiques après la dislocation de l'URSS en 1991, la négation du Holodomor a cessé, mais son ampleur et le caractère intentionnel de la famine sont contestés. Bien avant que le nom de "Holodomor" ne soit forgé, la famine avait été décrite, dès 1935, par Boris Souvarine, et faisait partie de la mémoire collective mais clandestine des populations concernées (seules les publications dissidentes, les samizdats, l'évoquaient par écrit). Quarante ans plus tard, elle est à nouveau révélée par la publication de "L'archipel du goulag" d'Alexandre Soljenitsyne.

Au début du XXIe siècle, la responsabilité des autorités soviétiques dans la genèse et l'ampleur de la famine (à travers la collectivisation, les campagnes de dékoulakisation, les réquisitions excessives de denrées alimentaires auprès des paysans et les limitations aux déplacements imposées en pleine famine) est généralement reconnue.

Fin 2006, l'Ukraine indépendante qualifie officiellement le Holodomor de génocide, qualification reconnue par un certain nombre de pays dont les États-Unis d'Amérique, mais le caractère génocidaire de cette famine est contesté par le Kazakhstan et la Russie. La négation du Holodomor comme génocide concerne l'importance relative des différents facteurs ayant engendré la famine, ainsi que les intentions de Joseph Staline, alors dirigeant absolu de l'Union soviétique. L'aspect intentionnel de la famine est discuté par certains historiens. Le jour commémoratif du Holodomor est fixé au quatrième dimanche de novembre.

Holodomor

Le Parlement européen a reconnu en 2008 le Holodomor comme un crime contre l'humanité, jugeant qu'il s'agissait d'une famine provoquée et d'un "crime contre le peuple ukrainien et contre l'humanité".

Source : wikipedia.org

Pourquoi dire : "Le black-out" (ou "Le blackout") ou "Un black-out" (ou "Un blackout") ?

Et pas, en français, selon le contexte :

  • au sens propre :
    • "Une panne électrique généralisée" ou "Une coupure de courant électrique à grande échelle", puisqu'il s'agit d'un effondrement de la totalité du réseau électrique pouvant être la conséquence d'une pénurie s'étant aggravée ou d'un problème technique imprévu.
La grande panne électrique de New-York, les 13 et 14 juillet 1977
La grande panne électrique de New-York, les 13 et 14 juillet 1977
La ville de Kiev (Ukraine), plongée dans le noir, à l'automne 2022
La ville de Kiev (Ukraine), plongée dans le noir, à l'automne 2022
    • "Un couvre-feu", c'est à dire une réduction de l'éclairage pouvant aller jusqu'à une obscurité totale, imposée par la défense passive en temps de guerre, afin de  protéger un lieu d’une attaque ennemie (aérienne, navale ou même terrestre).
La ville de Londres (Royaume-Uni),sous black-out à compter du 1er septembre 1939
La ville de Londres (Royaume-Uni), sous couvre-feu à compter du 1er septembre 1939
    • ou "Une extinction" en astronautique :
      • arrêt de la combustion d'un propulseur,
      • ou : interruption momentané de la réception des signaux émis par un engin spatial, pendant la traversée des couches denses d'une atmosphère ou lors du passage de l'engin derrière un astre.
  • et au sens figuré :
    • "Un silence médiatique" gardé et observé sur une information (une nouvelle, une décision officielle, etc.).
    • "Un trou de mémoire" ou perte momentanée de mémoire ou de conscience après avoir consommé un produit psychotrope, alcool ou drogue.
    • ou, en aéronautique : "Le voile noir" (idiotisme chromatique et idiotisme textile).

Sources : www.larousse.fr et wiktionary.org

On n'écrit pas : "Vladimir Zelinski", "Vladimir Zelinsky" ni "Vladimir Zelenski" ! !

Le président Volodymyr Zelensky, à son bureau

Mais : "VOLODYMYR ZELENSKY" (vo-lo-di-mir zé-li-ne-ski) !

Né le 25 janvier 1978 en RSS d’Ukraine, cet humoriste, producteur, acteur, scénariste, réalisateur et homme d'État ukrainien est président de l'Ukraine depuis le 20 mai 2019.

Volodymyr Zelensky, acteur

À partir de 2015, il est l'acteur principal de Serviteur du peuple, une série télévisée humoristique diffusée sur la chaîne 1+1 dans laquelle il incarne un professeur de lycée intègre accédant de façon inattendue à la présidence de l'Ukraine. Ce rôle lui permet d’acquérir une importante notoriété dans son pays.

Volodymyr Zelensky, acteur

Sans aucune expérience politique, il lance un parti homonyme à sa série, puis se présente à l’élection présidentielle de 2019. Après une campagne atypique et minimaliste lors de laquelle il prend pour cible la corruption des élites et entretient la confusion avec son rôle dans Serviteur du peuple, il l’emporte face au chef de l'État sortant, Petro Porochenko, avec 73,2 % des voix au second tour.

Le président Volodymyr Zelensky

À 41 ans, il devient le plus jeune président de l'histoire de l'Ukraine. Il provoque aussitôt des élections législatives anticipées, à l’issue desquelles son parti détient la majorité absolue des sièges. Son mandat est notamment marqué par l'invasion de l'Ukraine par la Russie, en février 2022 et sa conduite de la résistance ukrainienne qui est saluée par la presse internationale et de nombreux gouvernements étrangers.

Le président Volodymyr Zelensky

Source : wikipedia.org

Pourquoi dire : "Les midterms" ?

Un macaron en faveur des élections de mi-mandat 2022, aux États-Unis d'Amérique

Et pas simplement, en français, les élections de mi-mandat, puisque ce substantif anglais désigne par contraction : les "MIDTERM electionS".

Il s'agit concrètement des élections des deux chambres du Congrès des États-Unis d'Amérique, qui se tiennent au milieu du mandat quadriennal du président états-unien - d'où leur nom - et qui rythment la politique intérieure états-unienne.

L'ensemble des 435 sièges de la Chambre des représentants est renouvelé, ainsi qu’un tiers des 100 sièges du Sénat. La Chambre des représentants est entièrement renouvelée tous les deux ans, donc en même temps que l'élection présidentielle et lors des midterms. Et le Sénat est, lui, renouvelé d'un tiers tous les deux ans, donc lors de l'élection présidentielle et lors des midterms.

Le même jour, de nombreux États fédérés, comtés et villes américaines organisent les élections de leurs propres représentants, sur le modèle fédéral, ou des référendums. Ainsi, presque les deux tiers des gouverneurs, investis du pouvoir exécutif de leur État, sont élus ce jour-là.

Les élections de mi-mandat interviennent, comme toutes les élections fédérales, le mardi suivant le premier lundi de novembre ("Election Day"). Ainsi, les dernières élections de mi-mandat ont eu lieu le 6 novembre 2018 et les prochaines auront lieu le 8 novembre 2022.

Depuis 1860 et la mise en place du duopole partisan entre démocrates et républicains, 37 des 41 élections de mi-mandat se sont soldées par un recul du parti du président à la Chambre des représentants, le seul organe du pouvoir à être intégralement renouvelé lors de ces scrutins, à la fois parce que les partisans du président sont moins mobilisés que lors de l'élection présidentielle et parce que ce sont surtout les électeurs mécontents qui se rendent aux urnes lors d’un scrutin traditionnellement peu mobilisateur.

Les élections de mi-mandat sont très importantes pour le président. En effet, de mauvaises élections de mi-mandat peuvent l'empêcher d'agir et d'appliquer le programme pour lequel il a été élu deux ans plus tôt. Depuis l'installation d'un bipartisme démocrate-républicain dans les années 1910, le parti représenté à la Maison-Blanche a presque toujours perdu des élus au Congrès à mi-mandat.

Les principales exceptions récentes concernent 1998 et 2002 :

  • dans le premier cas, la procédure d'impeachment contre le président Clinton pour une affaire de moeurs, échouée, s'était retournée contre les républicains, qui gardèrent le contrôle des deux chambres, mais avec cinq représentants de moins,
  • et dans le deuxième cas, les attentats du 11 septembre 2001 ont exalté le soutien patriote envers le président républicain George W. Bush.

Autres élections

Le même jour, les États fédérés organisent généralement les élections de leurs propres représentants, sur le modèle fédéral, et c'est souvent le moment choisi pour les élections des gouverneurs, investis du pouvoir exécutif de leur État. De nombreux États américains, comtés ou villes tiennent également ce jour des élections pour différentes fonctions locales ou des référendums.

36 des 50 États américains élisent leur gouverneur lors de ces élections, 34 pour un mandat de 4 ans, et 2 petits États de la côte Est, le Vermont et le New Hampshire, pour deux ans (ils tiennent donc également une élection du gouverneur lors de l'élection présidentielle).

Pour les élections de 2018, environ 150 référendums se sont également tenus, un chiffre à peu près similaire à ceux des élections précédentes.

Les élections de mi-mandat qui tombent en fin de décennie (année finissant par un 0) ont un intérêt tout particulier. Constitutionnellement, les législatures qui y sont élues doivent en effet redessiner les cartes électorales puisque le recensement décennal se termine. Ce qui permet aux vainqueurs d'y pratiquer le "gerrymandering", découpage électoral en faveur d'un parti ou d'une notabilité ("charcutage"), ou en défaveur de l'autre camp. Ainsi, lors des élections de 2010, de nombreuses circonscriptions tenues par le Parti démocrate, parti du président alors en fonction Barack Obama, tombent aux mains des républicains qui ont pu changer la carte des circonscriptions pour la décennie suivante.

Source : wikipedia.org

"L'escalier Primorski", "L'escalier du Potemkine" ou "L'escalier Richelieu".

Ces trois locutions nominales masculines relèvent du langage courant.

Et elles désignent toutes trois un monumental escalier situé dans la ville ukrainienne d'Odessa.

Descriptif

Considéré comme l'entrée officielle de la ville pour celui venant de la mer, il représente son symbole le plus connu.

Traversant le jardin Lunniy, cet escalier composé de 192 marches et de neuf paliers intermédiaires, mesure 12,5 mètres de large à son extrémité supérieure et 21,7 mètres à son pied, pour une longueur de 142 mètres mais qui semble néanmoins plus long en raison d'une illusion d'optique.

Il est conçu de telle sorte qu'un observateur placé en haut des marches ne voie que les paliers, les marches étant invisibles.

L'escalier du potemkine, à odessa (Ukraine)

Tandis qu'un observateur placé en bas ne voit que les marches.

L'escalier du potemkine, à odessa (Ukraine)

Histoire

Odessa étant située sur un plateau surplombant la côte, le port situé en contrebas n'était accessible au début du XIXe siècle que par des chemins tortueux ou des escaliers rudimentaires en bois.

L'escalier est conçu en 1825 par les architectes Francesco Boffo et Avraam Melnikov. Il est construit entre 1837 et 1841 par l'ingénieur anglais John Upton, utilisant du grès vert provenant de la ville italienne de Trieste (alors partie de l'Empire austro-hongrois).

  • Et nommé "Escalier Primorski" (un terme russe signifiant "vers la mer"), de 1841 à 1955 et depuis 1992.

Un funiculaire est construit en 1906 sur le côté gauche de l'escalier.

Et l'escalier est restauré en 1933, le grès étant remplacé par du granit rose et les paliers couverts d'asphalte.

  • L'escalier est renommé "Escalier Potemkine" en 1955 à l'occasion du 30e anniversaire du film de propagande soviétique "Le cuirassé Potemkine", réalisé en 1925 par Sergueï Eisenstein.

Mais après l'indépendance de l'Ukraine en 1992, le nom original fut repris, comme pour un grand nombre de noms de rues d'Odessa.

Affiche du film soviétique "Le cuirassé Potemkine", de Sergueï Eisenstein (1925)

Chef d'oeuvre du film de propagande traite de la mutinerie du cuirassé Potemkine dans le port d’Odessa en 1905, ainsi que de l’insurrection et de la répression qui s’ensuivirent dans la ville.

Le film fut très longtemps interdit dans de nombreux pays occidentaux pour cause de "propagande bolchevique" et "incitation à la violence de classe".

Mais il a été choisi, en 1958, comme le meilleur film de tous les temps par 117 critiques internationaux lors de l’Exposition universelle de Bruxelles (Belgique).

Près d'un siècle après son tournage, en 1925, cette célèbrissime scène de landau dévalant les marches, à travers une folle fusillade, demeure inoubliable.

  • Quant au surnom "L'escalier Richelieu", il fait référence à une statue de bronze située en haut des marches, oeuvre du sculpteur russe Ivan Martos (1754-1835) et du fondeur Vladimir Yefimov.

La statue d'Armand-Emmanuel-Sophie-Septimanie de Vignerot du Plessis, duc de Richelieu, à Odessa (Ukraine)

Inaugurée en 1826, elle constitue le premier monument érigé dans la ville. Et elle représente, vêtu d'une toge romaine, Armand-Emmanuel-Sophie-Septimanie de Vignerot du Plessis, duc de Richelieu.

Armand-Emmanuel-Sophie-Septimanie de Vignerot du Plessis, duc de Richelieu

Arrière petit-neveu du célèbre cardinal de Richelieu, ce général de corps d'armée de l'impératrice Catherine II, avait en effet été nommé en 1803, premier gouverneur de la ville d'Odessa par le tsar Alexandre Ier, et cela jusqu'en 1814.

Source : wikipedia.org

"Paris vaut bien une messe".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme religieux relève du langage courant.

Et elle signifie : il faut parfois faire des compromis ou des sacrifices afin d'obtenir ce que l’on désire.

Cette formule aussi laconique que cynique est traditionnellement attribuée au roi Henri IV, qui l'aurait prononcé le 25 juillet 1593.

Le roi de France Henri IV

Mais on s'accorde à convenir qu'elle est très probablement apocryphe.

Le contexte

Nous sommes en pleines guerres de religion. Le roi Henri III, dernier des Valois, est sans descendance mâle et il désigne pour lui succéder Henri de Navarre, prince de sang protestant et chef de file des huguenots, au détriment du Duc de Guise, catholique et chef de la Sainte Ligue. À la mort d’Henri III, le 1er août 1589, c’est donc Henri de Navarre qui doit hériter de la couronne. Mais il en est empêché par la Sainte Ligue qui refuse de voir un huguenot sur le trône de France malgré sa promesse solennelle de se faire instruire dans la religion catholique.

Ce n’est qu’en 1593, à la suite notamment des victoires d’Henri de Navarre à Arques (62), le 21 septembre 1589, puis à Ivry (94), le 14 mars 1590, que la noblesse de France se déclare prête à le reconnaître pour roi sous certaines conditions, parmi lesquelles qu’il se convertisse au catholicisme.

Finalement, prêt à tout pour diriger le royaume et après de longues tergiversations, le 25 juillet 1593, en l’église abbatiale de Saint-Denis (93), il abjure solennellement le protestantisme et fait profession de la foi catholique.

Henri IV : "Paris vaut bien une messe" (©University Library Geneva Dagli Orti ArtArchive)

C’est à ce moment qu’il aurait prononcé cette phrase fameuse et qui aura vocation à traverser les siècles : "Paris vaut bien une messe !", justifiant ainsi le compromis qu’il venait d'effectuer afin d’obtenir la couronne.

Devenu catholique, Henri IV est ensuite sacré roi de France à la cathédrale de Chartres (28) le 25 février 1594.

L'abjuration d'Henri IV

Des doutes quant à la sincérité de la conversion d’Henri IV au catholicisme sont en effet permis. Il s’était en effet déjà converti une première fois au catholicisme, en 1572, pour échapper au massacre de la Saint-Barthélémy, avant de retourner à la religion réformée, en 1576. Selon les versions, il se serait même converti au total six fois à la religion catholique.

Dès lors, la formule "Paris vaut bien une messe", qui a perduré jusqu'à nos jours, met en évidence toute la place que les considérations et calculs politiques ont prise dans cette conversion.

Pour l'anecdote, on peut rapprocher cette expression de l'idiotisme animalier néerlandais "Een spiering uitgooien om een kabeljauw te vangen", signifiant "Jeter un petit poisson dans l’eau pour en attraper un plus gros".

Sources : vivreparis.fr, www.caminteresse.fr et anecdoteshistoriques;com

"Je maintiendrai".

  • Il s'agit, étrangement, de la devise nationale - en français - du royaume des Pays-Bas depuis 1815.

"Je maintiendrai", devise nationale - en français - du royaume des Pays-Bas depuis 1815 

  • C'était en effet, à l'origine, sous la forme "Je maintiendrai Châlon", la devise de Philibert de Chalon-Arlay, qui cède son titre de Prince d'Orange à son neveu René de Nassau à condition, entre autres, qu'il reprenne sa devise.
  • Celle-ci devient "Je maintiendrai Nassau", puis simplement "Je maintiendrai", lorsque que Guillaume Ier d'Orange-Nassau succède à son cousin René de Nassau.

Gouverneur des provinces de Hollande, Zélande et Utrecht, il conduisit la révolte de son peuple face aux occupants espagnols, et mena les Pays-Bas à l'indépendance. Et est, de ce fait, surnommé "Le père de la patrie" par les Néerlandais.

Dans une lettre de janvier 1565, Guillaume Ier d'Orange-Nassau donna les explications suivantes à sa devise "Je maintiendrai" :

" Je maintiendrai la vertu et noblesse.
Je maintiendrai de mon nom la haultesse.
Je maintiendrai l'honneur, la foy, la loy
de Dieu, du Roy, de mes amys et moy".

À cette époque, Guillaume d'Orange était encore catholique et fonctionnaire du roi Philippe II d'Espagne, mais le premier hémistiche du dernier vers de ce quatrain allait bientôt prendre un sens ironique lorsque les exactions menées aux Pays-Bas espagnols par le duc d'Albe amenèrent Guillaume à prendre la tête du parti protestant contre les Espagnols dans la guerre de Quatre-Vingts Ans.

  • Cette devise est également reprise - en français - sous les Armoiries de la monarchie anglaise qui se trouvent dans l'ancien réfectoire de l'École de la Royal Navy à Londres (Angleterre) (Royaume-Uni).

Pour l'anecdote, on l'aperçoit lors du procès du capitaine de voilier marchand Ralls (John Wayne), dans le film d'aventure états-unien "Le réveil de la sorcière rouge", réalisé en 1948 par Edward Ludwig.

La devise française "Je maintiendrai", dans le film d'aventure états-unien "Le réveil de la sorcière rouge", réalisé en 1948 par Edward LudwigL'affiche belge du film d'aventure états-unien "Le réveil de la sorcière rouge", réalisé en 1948 par Edward Ludwig

 

 

 

En 1565, Guillaume d'Orange était encore catholique et fonctionnaire de Philippe II d'Espagne, mais le premier hémistiche du dernier vers de ce quatrain allait bientôt prendre un sens ironique lorsque les exactions menées aux Pays-Bas espagnols par le duc d'Albe amenèrent Guillaume à prendre la tête du parti protestant contre les Espagnols dans la guerre de Quatre-Vingts Ans.

La devise "Je maintiendrai Châlon" était celle de Philibert de Chalon-Arlay, qui cède son titre de Prince d'Orange à son neveu René de Nassau à condition, entre autres, qu'il reprenne sa devise.

Celle-ci devient "Je maintiendrai Nassau", puis simplement "Je maintiendrai", alors que Guillaume Ier d'Orange-Nassau succède à son cousin René de Nassau.

  • Mais "Je maintiendrai" est également la devise de la ville française d'Orange (84).

"Je maintiendrai", la devise de la ville française d'Orange (84)Logotype de la ville française d'Orange (84)

Source : wikipedia.org

"Avoir vocation à" ou "Ne pas avoir vocation à".

Ces locutions verbales signifient respectivement : être - ou ne pas être - qualifié, indiqué pour.

Et non : ne pas pouvoir ; ne pas devoir ; ne pas avoir le droit ; ne pas être destiné à ; ne pas disposer des qualités pour.

Ainsi que vous allez cependant pouvoir le constater ci-après, c'est pourtant bien dans ces différents sens que nos dirigeants en usent et abusent aujourd'hui :

  • du ministre français Emmanuel Vals, le 24 septembre 2013, que "Les Roms ont vocation à revenir en Roumanie ou en Bulgarie",

Le Premier ministre français Manuel Valls

  • du maire de Lyon (69) Gérard Collomb, le 14 octobre 2013 : "Ces populations n'ont pas vocation à s'intégrer",
Le ministre français Gérard Collomb (© ludovic MARIN / AFP)
© Ludovic Marin / AFP
  • ainsi, du président de la République française François Hollande, le 16 décembre 2013 : Les forces françaises n'ont "pas vocation à rester durablement en Centrafrique",

Le président de la République française François Hollande

  • l'ancien Premier ministre français Laurent Fabius, le 18 février 2014 : "Nous n'avons pas vocation à rester en permanence en Centrafrique",

Le Premier ministre français Laurent Fabius

  • le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault, le 25 février 2014 : "la France n'a pas vocation à se substituer aux forces internationales" en Centrafrique,

Le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault

  • de l'ancienne ministre française Cécile Duflot, le 4 avril 2014 : "Les écologistes ont vocation à exercer le pouvoir",

La femme politique française Cécile Duflot

  • l'ancien ministre français François Bayrou, le 4 mai 2014 : "Le centre n'a pas vocation à être une roue de secours, ni une force d'appoint ni à être accessoire. Il a vocation à être un moteur, une volonté",

L'homme politique français François Bayrou

  • le général de division français Marc Foucaud, le 13 mai 2014 : "Nous n'avons pas vocation à rester vingt ans au Mali",

Le général français Marc Foucaud

Cet usage abusif relevant de la novlangue et du jargon politique semble remonter notamment aux années 2006-2007.

Le professeur de linguistique, Jean Véronis, co-auteur de l'ouvrage "Les Mots de Nicolas Sarkozy" (Seuil, 2008), a en effet réalisé un remarquable travail de statistique lexicale, duquel il ressort que, pendant la campagne de 2007, l'homme politique français Nicolas Sarkozy a utilisé l'expression, environ dix fois plus que les autres candidats : "Tous les pays n'ont pas vocation à intégrer l'Union", "L'Etat n'a pas vocation à se mêler de tout", "L'Europe a vocation à protéger", "L'OTAN n'a pas vocation à se substituer à l'ONU", etc.

Le président de la République française Nicolas Sarkozy (© AFP)
(© AFP)

Source : Le Robert et Le magazine du Monde, Didier Pourquery, 4 juillet 2014

Pourquoi dire : "L'affirmative action" ?

Et pas simplement, en français : "La discrimination positive" !

Celle-ci a commencé à être mise en place en mars 1961, par le président John Fitzgerald Kennedy, lors de la lutte pour les droits civiques et l'abolition de la ségrégation raciale.

L'ordre exécutif no 109253 oblige ainsi les programmes financés par le gouvernement fédéral à instaurer une discrimination positive en faveur des minorités raciales afin de s'assurer que l'emploi ne soit pas soumis aux discriminations.

Source : wikipedia.org

"Une pétaudière".

J'aime beaucoup ce sustantif féminin à l'origine discutée, qui relève du registre familier.

Et qui désigne : un lieu, une assemblée où règnent la confusion, l'inorganisation, le désordre, voire l'anarchie.

On dit par exemple : "On ne s'entend plus dans cette pétaudière !".

Source : Le Robert, www.cnrtl.fr et wiktionary.org

"Primus inter pares".

Cette locution nominale latine (pri-mous ine-ter pa-rès) masculine ou féminine est invariable.

Signifiant littéralement "Premier/ère parmi les pairs", elle relève du registre soutenu.

Et elle désigne :

  • une personne qui préside un groupe, une assemblée, etc.

On dit par exemple : "Après trois mandats de député, j'aimerai devenir le primus inter pares".

  • et par extension : une personne qui se démarque au sein d'un groupe.

On dit par exemple : "Ce garçon est tout de suite apparu comme le primus inter pares de la faculté".

Sources : www.larousse.fr et wiktionary.org

Pourquoi peut-on raisonnablement penser que Marine Le Pen excelle à jongler ?

Cliquer ici pour la réponse
Parce que Marine Le Pen est généralement considérée comme très à droite !
La femme politique française Marine Le Pen, en réunion publique à Perpignan (66), le 7 avril 2022 (© REUTERS/Albert Gea)
La femme politique française Marine Le Pen, en réunion publique à Perpignan (66), le 7 avril 2022 (© REUTERS/Albert Gea)
Explication du calembour
Il résulte de l’homophonie entre les mots « à droite » et « adroite ».
Une femme en train de jongler (© Pixel - Fotolia.com)
Une femme en train de jongler (© Pixel - Fotolia.com)