"Ne pas y avoir âme qui vive", "Il n'y a pas âme qui vive".

Cette expression du langage courant en forme d'idiotisme religieux signifie :

  • "Ne pas y avoir âme qui vive" : n'y avoir absolument personne, être désert.
  • et "Il n'y a pas âme qui vive" : il n'y a absolument personne ; l'endroit est désert.

On dit par exemple : "La nuit tombée, il n'y a pas âme qui vive dans les rues, désormais".

On utilise également l'expression du registre familier : "Ne pas y avoir un chat", "Il n'y a pas un chat".

Et les marseillais disent, dans le même registre : "Y avoir dégun", "Il y a dégun".

Source : www.expressio.fr

"Dorer la pilule" ou "Se dorer la pilule".

"Se dorer la pilule"

Ces deux locutions verbales du registre familier ont des significations fort différentes :

  • "Dorer la pilule" à quelqu'un signifie en effet, selon le contexte :
    • berner, duper une personne ; la flatter afin de la pousser à faire ou à accepter une chose à laquelle elle répugne.

On dit par exemple : "Je leur ai si bien doré la pilule qu’ils ont fini par me vendre leur terrain pour trois francs six sous".

    • ou : faire accepter un désagrément ou consoler d’une disgrâce, d’un refus, en l’accompagnant de promesses et de paroles aimables, bienveillantes, flatteuses voire mielleuses.

On dit par exemple : "Le directeur ne lui a donné ni augmentation ni promotion mais lui a bien doré la pilule".

  • tandis que "Se dorer la pilule" signifie : bronzer, se dorer au soleil.

On dit par exemple : "Mes filles ont passé leurs vacances à se dorer la pilule au bord de la piscine".

"Dorer une pilule" était autrefois un terme de pharmacie signifiant : la recouvrir d’une mince couche d’or afin que l'on puisse l'avaler sans sentir le goût, l'amertume du médicament.

Sources : wiktionary.org et dictionnaire.reverso.net

"Une culotte de cheval";

Une femme avec une "culotte de cheval"

Cette locution nominale féminine en forme d'idiotisme animalier et d'idiotisme vestimentaire appartient au registre familier.

Et elle désigne, au sens figuré, chez les femmes essentiellement : un amas de graisse situé à l'arrière du haut des cuisses, sur les fesses et les hanches, formant des zones durcies et douloureuses au toucher, pouvant favoriser l'apparition de la cellulite.

Ce phénomène, qui s’explique par des facteurs hormonaux et physiologiques, est assez peu observé chez les hommes, dont les amas graisseux sous-cutanés se font plus couramment au niveau du ventre et de la poitrine.

Source : www.crpce.com

On ne dit pas : "C'est pas écoutable ce que dit Claude Puel". !

L'animateur français de radio et de télévision Grégory Ascher

Comme l’a déclaré, le 19 janvier 2021, l'animateur français de radio et de télévision Grégory Ascher, dans l’émission d'Estelle Denis "L’Équipe d'Estelle", sur la chaîne de télévision française L’Équipe.

Mais : "C'est pas ENTENDABLE ce que dit Claude Puel" !

Et, idéalement : "CE N'est pas ENTENDABLE ce que dit Claude Puel" !

Voire : "Ce que dit Claude Puel N'est pas ENTENDABLE" !

"Il est minuit Docteur Schweitzer".

Cette expression du langage courant est souvent utilisée lorsqu'il s'agit de donner l'heure à 0H00 ou de commenter le passage au lendemain.

Elle perdure curieusement aujourd'hui alors même qu'elle ne revêt aucune signification particulière.

"Il est minuit Docteur Schweitzer" est le titre d'une pièce de théâtre française de 1952 de Gilbert Cesbron, adaptée la même année au cinéma par André Haguet, avec le grand Pierre Fresnay dans le rôle du "Grand blanc de Lambaréné", Albert Schweitzer.

Les deux oeuvres sont fortement teintées de colonialisme et, il faut bien le dire, pour le film en tous cas, d'assez piètre qualité.

Affiche du film français "Il est minuit Dr Scweitzer" d'André Haguet (1952)

"Perpète" et "À perpète".

  • "Perpète" est un adjectif signifiant :
    • dans le registre argotique : perpétuité.

"Prendre perpète" signifie ainsi, par ellipse : être condamné à une peine de réclusion à perpétuité.

On dit par exemple : "Raoul le prétentieux a pris perpète pour avoir accidentellement fait glisser  Fredo les bretelles dans une bétonneuse".

    • et dans le registre populaire : indéfiniment, très longtemps.

On dit par exemple : "On va pas attendre perpète que tu trouves le fric !".

  • et "À perpète" est une locution adverbiale du registre argotique signifiant :
    •  à perpétuité, à vie.

 Une "condamnation à perpète", désigne ainsi une peine de prison à vie.

    • à une très grande distance.

On dit par exemple : "Mon beauf habite à perpète, dans un trou paumé".

Les locutions adverbiales "À dache" (registre argotique) ou "Au diable" (idiotisme religieux relevant au langage courant) peuvent également être employées.

Source : www.cnrtl.fr

"Un pestacle".

Un "pestacle" de fin d'année scolaire

Nombre de nos charmants bambins éprouvant des difficultés pour prononcer correctement le terme idoine, ce charmant petit substantif masculin désigne souvent, dans le langage enfantin : un spectacle.

Je me souviens encore avec délice de la moue interrogative d'une amie suédoise, lorsque ma fille aînée, alors âgée de 4 ans, lui avait demandé si, comme elle, elle "aimait bien les pestacles ?"...

"Avoir les dents longues" et "Avoir les dents qui rayent le parquet".

Ces deux expressions en forme d'idiotismes corporels signifient au sens figuré : afficher une ambition démesurée ; être prêt à tout pour parvenir à ses fins.

  • "Avoir les dents longues" appartient au langage courant.

Et peut également signifier :

    • être affamé après avoir été longtemps sans manger.

On dit par exemple : "Les naufragés recueillis hier avaient les dents longues, mais on peut les comprendre !".

Et on utilise également, dans le même sens, la locution verbale en forme d'idiotisme animalier "Avoir les crocs", qui appartient au registre argotique.

    • ou : avoir un grand appétit d’argent et d’honneurs.

On dit par exemple : "Ce jeune député a les dents longues : il se voit déjà ministre paraît-il".

  • et "Avoir les dents qui rayent le parquet" est un idiotisme architectural relevant du registre familier.

On dit par exemple : "Le nouveau directeur de cabinet du président a du mal à cacher ses ambitions : il a les dents qui rayent le parquet !".

Sources : www.linternaute.fr et wiktionary.org

"Rédhibitoire".

J'aime beaucoup cet adjectif du registre soutenu - qui nous vient du latin "Redhibere" ("Reprendre une chose vendue") - signifie, selon le contexte :

  • qui peut motiver l'annulation d'une vente.

On parle ainsi, dans le domaine juridique, d'une "action rédhibitoire", d'une "clause rédhibitoire" ou d'un "vice rédhibitoire".

  • qui constitue un empêchement absolu ou un obstacle radical à une action.

On parle ainsi d'un "défaut rédhibitoire" ou d'un "prix rédhibitoire".

Et l'on dit par exemple : "J'attache beaucoup d'importance à la culture générale et au niveau de langue. Accumuler les fautes d'orthographe et de grammaire est pour moi un défaut rédhibitoire".

Sources : Le Robert et www.larousse.fr

On ne dit pas : "Je s'rais Premier ministre, je rendrais ma démission" !

Comme l'a déclaré, le 16 janvier 2021, le maire Les Républicains de L'Haÿ-les-Roses (94), Vincent Jeanbrun, sur la chaîne de télévision française d'information en continu CNews.

Mais à tout le moins : "Je sErais LE Premier ministre, je DONNERAIS ma démission" !

Et idéalement : "SI J'ÉTAIS LE Premier ministre, je DONNERAIS ma démission" !

Pourquoi dire : "C'est dead" ou "Être dead" !

Et pas, simplement, en français, selon le contexte :

  • "C'est MORT" ou "Être MORT" ! (registre familier),
  • "C'est FICHU" ou "Être FICHU" ! (registre familier),
  • "C'est PLIÉ" ou "Être PLIÉ" ! (registre argotique),
  • "C'est FOUTU" ou "Être FOUTU" ! (registre argotique),
  • "C'est RATÉ" ou "Être RATÉ" ! (langage courant).

"Les rides inter-sourcilières" ou "Les rides de la glabelle".

La ride du lion sur un front de femme

Il s'agit de rides d'expression se développant au niveau du front et donnant parfois un petit air sévère.

On les appelle communément "Les rides du lion" ou "La ride du lion".

Et elles sont provoquées par les tensions musculaires répétées des muscles abaisseurs des sourcils.

Leur tension quotidienne parfois excessive, associée à la perte d'élasticité de la peau, est responsable de l'apparition de ces sillons verticaux.

Sources : www.jp-martinetto.com et www.docteur-picovski.com

"Discourir".

Ce verbe ne signifie absolument pas "prononcer un discours", ainsi que je l'entends malheureusement parfois, mais :

  • autrefois (registre désuet) : parler sur un sujet déterminé, en le développant de manière méthodique.
  • et de nos jours :
    • s'entretenir de choses diverses, échanger des propos sans chercher à approfondir le ou les sujets ; converser.
    • et, de façon usuelle et péjorative : parler longuement, inutilement ou avec recherche, de façon lassante pour ses auditeurs ; palabrer, pérorer.

Source : www.cnrtl.fr