"Michel Auclair".

L'acteur français Michel Auclair

Il s'agit du nom de scène de l'acteur français Vladimir Vujovic, né le 14 septembre 1922 et mort le 7 janvier 1988 d'une hémorragie cérébrale.

Acteur de théâtre, de cinéma et de cinéma, son pseudonyme proviendrait du titre d'une pièce de Charles Vildrac, créée en 1922, année de sa naissance.

Fils d'un avocat d'origine serbe, exécuté lors des purges staliniennes, le 3 octobre 1936, il étudie la médecine avant de d'entrer au Conservatoire.

  • À la télévision, il joue dans une vingtaine de téléfilms et on le retrouve au générique du "Commissaire Moulin" ou des "Cinq dernières minutes".
  • Au théâtre, il joue dans plus de 20 pièces, de 1941 à 1979. Et il interprète notamment des pièces de Paul Claudel, William Shakespeare, Arthur Miller, Jean Racine, Molière, Henrik Ibsen et Victor Hugo.
  • Au cinéma, Jacqueline Audry lui confie son premier rôle important dans "Les malheurs de Sophie" (1946), puis il joue notamment dans "Les maudits" (1947) de René Clément, "Justice est faite" (1950) d'André Cayatte, "Le rendez-vous de minuit" (1962) de Roger Leenhardt et "Symphonie pour un massacre" (1963) de Jacques Deray.

Jusque dans les années 1960, il interprète en général des premiers rôles et son visage figure souvent sur l'affiche.

Affiche du film "la fête à Henriette", de Julien Duvivier (1952)
Affiche du film "la fête à Henriette", de Julien Duvivier (1952)
Affiche belge du film "Double destin", de Victor Vicas (1955)
Affiche belge du film "Double destin", de Victor Vicas (1955)
Affiche du film "Les fanatiques", d'Alex Joffé (1957)
Affiche du film "Les fanatiques", d'Alex Joffé (1957)
Affiche du film "Trafics dans l'ombre", d'Antoine d'Ormesson (1964)
Affiche du film "Trafics dans l'ombre", d'Antoine d'Ormesson (1964)

Par la suite, il se contente davantage de seconds rôles.

Au total, Michel Auclair figure au générique d'environ 70 films, de 1946 à 1989, souvent tourné sous la direction des plus grands réalisateurs, comme par exemple : Jean Cocteau, Alain Resnais, René Clément, Christian-Jaque, Fracesco Rosi, Julien Duvivier, Henri Decoin, Sacha Guitry, Gilles Grangier, Édouard Molinaro, Bertrand Tavernier, Denys de la Patellière, André Hunebelle, Jean-Paul Rappeneau, André Téchiné, Yves Boisset, Alexandre Arcady, Pierre Granier-Deferre, Jean Yanne, Henri Verneuil, Alain Robbe-Grillet, ou Francis Girod.

Et il apparaît même, occasionnellement, dans quelques productions internationales, telles que "Drôle de frimousse" (1956) de Stanley Donen, "Chacal" (1973) de Fred Zinnemann ou "L'impossible objet" (1973) de John Frankenheimer.

L'acteur français Michel Auclair

À titre personnel, j'adorais cet acteur, que j'avais particulièrement apprécié dans "Manon" (1948) d'Henri-Georges Clouzot, "Maigret et l'affaire Saint-Fiacre" (1959) de Jean Delannoy, et "Mille milliards de dollars (1982) d'Henri Verneuil.

Affiche du film "Manon", d'Henri-Georges Clouzot (1949)
Affiche du film "Manon", d'Henri-Georges Clouzot (1949)

Source : wikipedia.org

209e pays ou territoire pour J'aime les mots, ce 4 octobre 2021, avec les Bermudes !

Carte des Bermudes (© Jacques Leclerc 2007)

Les Bermudes ("Bermuda" en anglais) constituent un archipel d'Amérique du Nord, membre associé de la communauté caribéenne, ainsi qu'un territoire britannique d'outre-mer.

Les habitants sont appelés les Bermudiens et les Bermudiennes (gentilé). Et l'économie de l'archipel repose en grande partie sur les finances en raison de son statut de paradis fiscal.

Géographie

D'une superficie de 54 km2 (Paris en fait 105), les Bermudes comptent environ 63 000 habitants.

Hamilton, la capitale, est située à 1 047 km à l'Est-Sud-Est du cap Hatteras, en Caroline du Nord (États-Unis d'Amérique).

Localisation des Bermudes (© Jacques Leclerc 2007)

L'archipel se compose de 181 petites îles de corail formant un atoll surélevé, les quatre îles principales étant : la Grande Bermude, l'île Saint George, l'île Saint David et l'île Somerset.

Les Bermudes disposent de précipitations suffisantes, mais d'aucun fleuve ni lac d'eau douce.

Elles bénéficient d’un climat équatorial, rarissime à cette latitude, puisqu'elles se situent plus de 3 500 km au Nord de l'Équateur ! Mais l'archipel baigne dans le courant chaud océanique du Gulf Stream.

On trouve ainsi aux Bermudes un climat doux avec des extrêmes peu marqués. Pendant l'hiver, la température moyenne minimale est ainsi de 18 °C en janvier, et, pendant l'été, la température moyenne maximale en août de 27 °C.

La légende du Triangle des Bermudes.

Selon une croyance répandue, cette zone géographique de l’océan Atlantique aurait été,le théâtre d’un grand nombre de disparitions mystérieuses et inexpliquées de navires et d’aéronefs. Mais, cette rumeur se fonde essentiellement sur des informations erronées, embellies ou mal interprétées et non sur des preuves évidentes, le triangle ne présentant statistiquement parlant aucune anomalie.

Carte du Triangle des Bermudes

Lire la suite

"Rabelaisant" ou "Rabelaisante" et "Rabelaisien" ou "Rabelaisienne".

Tous ces adjectifs se rapportent naturellement à l'écrivain français de la Renaissance François Rabelais.

L'écrivain français François Rabelais

Ils ont cependant des significations fort différentes, puisque :

  • "Rabelaisant" ou "Rabelaisante" qualifient celui ou celle qui étudie ou est spécialiste de Rabelais et de son oeuvre.

On dit par exemple : "J'ai suivi avec bonheur les cours d'un professeur de littérature rabelaisant".

  • tandis que "Rabelaisien" ou "Rabelaisienne" désignent ce qui rappelle la verve truculente de Rabelais et de son oeuvre.

On dit par exemple : "Frédéric Dard, le père du Commissaire San-Antonio est un auteur rabelaisien".

Voir également mon article "Un rabelaisant" ou "Une rabelaisante" et "Un rabelaisien" ou "Une rabelaisienne", ainsi que ma collection consacrée à "L'héritage langagier de Rabelais".

 

"Jacques Seiler".

L'acteur et metteur en scène français Jacques Seiler

Jeune adolescent, au début des années 1970, je m'amusais du nom en forme de calembour ("J'accélère") de cet acteur et metteur en scène français, figurant au générique du feuilleton "Les nouvelles aventures de Vidocq", dans lequel il incarnait l'ancien bagnard Henri Desfossés.

Né le 16 mars 1928 et mort d'un cancer le 1er avril 2004, Jacques Seiler a interprété de nombreux seconds rôles au cinéma (environ 60, de 1957 à 2001) mais des premiers rôles au théâtre, notamment sous la houlette d'Yves Robert et de Roland Dubillard.

En 1970, il fonde sa propre compagnie, devenant un metteur en scène reconnu, en adaptant notamment des pièces de Robert Pinget, et Raymond Queneau.

Bien avant que cela ne devienne chose courante, il se rasait régulièrement le crâne car il faisait de la plongée sous-marine.

Il est particulièrement connu du grand public pour avoir tenu le rôle du sergent Bellec dans les films de Claude Zidi "Les bidasses en folie" (1971) et "Les bidasses s'en vont en guerre" (1974), interprétés par Les Charlots, avec lesquels il a joué dans six films.

Affiche du film français "Les bidasses en folie", de Claude Zidi (1971)Affiche du film français "Les bidasses s'en vont en guerre", de Claude Zidi (1974)

Le succès de ce personnage fut tel qu'il a même été envisagé, un temps, de réaliser un film autour de lui.

Le sergent Bellec, des films français "Les bidasses en folie" (1971) et "Les bidasses s'en vont en guerre" (1974), de Claude Zidi, interprétés par l'acteur et metteur en scène français Jacques SeilerLe sergent Bellec (Jacques Seiler) face aux Charlots bidasses

Et que la popularité de Jacques Seiler, dans les années 1970, faisait de lui une vedette, régulièrement invitée dans des émissions de variétés, comme celles de Jean-Christophe Averty.

Jacques Seiler n'a cependant jamais décroché un premier rôle dans une comédie au cinéma, et il resta le plus souvent cantonné à des seconds rôles, ou de petits rôles.

Source : wikipedia.org

"Saint-Michel Chef-Chef".

J'ai toujours été amusé par le curieux nom en forme de gémination de cette localité, qui a donné son nom à la Biscuiterie St-Michel, fondée en 1905 et produisant notamment la "galette St-Michel".

Logotype de la biscuiterie St-MichelUn paquet de Galettes Saint-Michel

Située dans l'Ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique (44), en région Pays de la Loire, à 18 km au Sud de Saint-Nazaire (44), elle comptait, en 2018, 5 173 habitants, appelés les "Michelois" et les "Micheloises".

Localisation de la commune de Saint-Michel Chef-Chef (44)Localisation de la commune de Saint-Michel Chef-Chef (44)

 

Et l'origine et l'histoire de son nom est expliquée ainsi sur le site de la mairie :

Saint-Michel-Chef-Chef se nommait à l'origine Saint-Michel du Chevecier.  La consultation des archives municipales et des registres paroissiaux, révèle que différentes orthographes interviennent selon les époques. Des changements vraisemblablement dus à des prononciations différentes et aux transcriptions fantaisistes des scribes. Du XIe au XVIe siècle, on peut ainsi relever : Chevecier, Chevechier, Chevescier, Chevescher, Cheveché, etc.

Avec l’introduction de la lettre "f", ces appellations se transforment et apparaissent alors les formes Chevechef et Chef-cier.

De 1630 à 1673, Chevechef sera d’usage courant. Chefchef ou Chef-Chef apparaîtra ensuite.

Le 16 nivôse an II (1792), pour satisfaire à un décret de la convention qui ordonne aux communes de changer leurs noms respectifs s’ils rappellent les souvenirs de la royauté, de la féodalité et de la superstition, le Conseil décide de s’en tenir au seul nom de Chef-Chef.

Puis, le premier pluviôse an II (1793), il est décidé de nommer la commune Les Sablons.

Enfin, le 12 brumaire an IV (1794), le Conseil municipal décide, à la demande des concitoyens, de reprendre le nom de Saint-Michel-Chef-Chef.

Sources : wikipedia.org et www.stmichelchefchef.fr

Les mots "Boycott" et "Boycotter" ne sont pas des anglicismes !

Le britannique Charles Cunningham Boycott (1832-1897), à l'origine des mots "Boycott" ou "Boycottage" et du verbe "Boycotter"

Pas plus que le substantif masculin "Boycottage" (boï-ko-tage), synonyme de "Boycott" ou l'adjectif "Boycotté/ée/ées/és" (boï-ko-té").

"Boycotter" (boï-ko-té) un verbe désignant, selon le contexte, le fait de :

  • refuser collectivement :
    • d'acheter, de vendre ou d'utiliser un ou des produits,
    • de participer à une manifestation ou à une action publique (administrative, politique, sportive, etc), afin de l'empêcher de réussir,
  • ou cesser volontairent toute relation avec un individu, une collectivité (société, pays, etc.) ; refuser de l'accueillir ou de répondre à ses invitations ; lui interdire, par une mise en quarantaine collective, l'exercice de ses activités professionnelles, de ses échanges économiques.

Contrairement à ce que l'on croit souvent, me semble-t-il, il ne s'agit nullement de mots anglais, mais de mots dérivant du nom du britannique Charles Cunningham Boycott, né le 12 mars 1832 et mort le 19 juin 1897.

D'abord capitaine de l'armée britannique, il devient, après sa démission, propriétaire terrien dans le comté de Mayo, en Irlande.

C'est dans ce comté que se passe l'événement qui rend son nom célèbre, puisque c'est contre lui qu'est lancé le premier blocus répertorié de l'histoire contemporaine, même s'il n'est pas appelé "boycott" à l'époque.

John Crichton, troisième comte Erne possédait des terres qu'il faisait administrer par Charles Cunningham Boycott. Durant l'été 1879, à l'appel du dirigeant de la Ligue Agraire ("Land League") Charles Stewart Parnell et face à de mauvaises récoltes cette année-là, les fermiers se coordonnèrent afin d'obtenir du comte Erne une réduction de 25 % de leurs loyers sur la même période. Mais celui-ci refuse et envoie le capitaine Boycott expulser les mauvais payeurs. Boycott subit alors un blocus de leur part qui alla jusqu'à sacrifier leur récolte, les mercenaires moissonneurs, protégés par l'armée britannique, étant arrivés trop tard. Cette action très dure entraîna la ruine de Charles Cunningham Boycott, dont le patronyme est rapidement devenu un substantif et un verbe. Dès 1880 en France, année au cours de laquelle on le retouve dans les colonnes du journal Le Figaro.

Sources : wikipedia.org, www.cnrtl.fr et Le Robert

"Mets le son moins fort".

Il s'agit du surnom en forme de calembour, du journaliste sportif français Nelson Monfort, né le 12 mars 1953.

Explication du calembour
Il résulte de la paronymie entre « Nelson Monfort » prononcé à la française (nèl-son moin-for) – et la locution « Mets-le son moins fort » (mèl-son moin-for)

Le journaliste sportif français Nelson Monfort

Si je ne me trompe pas, c'est l'ancien patineur français Philippe Candeloro, qui l'aurait rendu public, sur les antennes de France Télévisions, durant leurs commentaires en duo des épreuves de patinage artistique des Jeux olympiques d'hiver de Turin 2006, se déroulant du 11 au 23 février à la Palavela, près de Turin (Piémont) (Italie).

Ayant commencé sa carrière dans la presse écrite, Nelson Monfort a animé différentes émissions de télévision ou de radio, notamment sur Radio Classique et Europe 1.

Mais il est surtout l'un des principaux commentateurs du patinage artistique sur France télévisions.

Et il est principalement connu du grand public pour être LE journaliste de France Télévisions qui interroge les sportifs dans de nombreuses disciplines, juste après leurs rencontres ou compétitions ; ces entretiens étant facilités par sa connaissance des langues, puisqu'en sus du français, il parle l'anglais, l'espagnol, l'italien et l'allemand.

Ses différents accents, un peu forcés, lui ont valu d'être régulièrement caricaturé et imité par les célèbres Guignols de l'info de la chaîne de télévision française Canal Plus.

Source : wikipedia.org

 

"Al Pacino".

Al Pacino

Il s'agit du nom de scène de l'acteur, réalisateur et producteur de cinéma états-unien Alfredo James Pacino, né le 25 avril 1940.

Acteur de la méthode et ancien élève de l'Actors Studio, il fait ses débuts au cinéma à l'âge de 29 ans en 1969 et obtient son premier rôle principal dans "Panique à Needle Park" (1971).

Il obtient le succès et la reconnaissance avec le rôle de "Michael Corleone dans Le Parrain" (1972) de Francis Ford Coppola, pour lequel il reçoit sa première nomination aux Oscars et qui est considéré comme l'une des plus grandes performances de l'histoire du cinéma. Un rôle qu'il reprend dans les suites "Le Parrain 2" (1974) "Le Parrain 3" (1990).

Son rôle de Tony Montana dans le "Scarface" (1986) de Brian de Palma a également marqué des générations de jeunes gens à travers le monde.

Et il a reçu l'Oscar du meilleur acteur pour "Le temps d'un week-end" (1992) de Martin Brest, une nouvelle version du film italien "Parfum de femme" (1974) de Dino Risi.

Source : wikipedia.org

"Un nom à rallonge".

Cette locution nominale masculine relève du registre familier.

Et elle désigne, de façon péjorative : un patronyme particulièrement long composé de plusieurs éléments, tel qu'un nom de famille composé ou un patronyme nobiliaire à particule.

Comme par exemple le généralissime mexicain "Antonio Lopez de Santa Anna y Perez de Lebron" ou le chanteur "Philippe Durand de La Villejegu du Fresnay", plus connu sous le nom de "Philippe Lavil".

Source : www.dictionnaire-academie.fr

"Auxerre" ne se prononce pas o-xer !

La ville d'Auxerre (89)

Mais : o-sser !

Cette localité française est située dans le Nord-Ouest de la région Bourgogne-Franche-Comté, dans le département de l'Yonne (89).

Localisation de la ville françaie d'Auxerre (89)

Les habitants d'Auxerre sont appelés les "Auxerrois" et les "Auxerroises". Et ils étaient 34 764 habitants en 2018, l'aire urbaine en totalisant près de 93 000 habitants.

La ville d'Auxerre (89)

Située dans la vallée de l'Yonne, à quelques kilomètres des vignobles AOC de Chablis (89), la ville d'Auxerre est principalement connue pour son club de football, l'AJA (Association de la Jeunesse Auxerroise), longtemps entraîné par le célèbre Guy Roux.

Vainqueur de la Coupe de France en 1994, 1996, 2003 et 2005, le club a également été champion de France de deuxième division en 1980 et de première division (Ligue 1 actuelle) en 1996.

Source : wikipedia.org

"Le gongorisme" ou "Le cultisme".

On rencontre assez peu fréquemment ces deux étranges substantifs masculins, qui relèvent du registre soutenu.

Et qui désignent tous deux : l'affectation, la préciosité, la recherche du style,.

Ce style littéraire du XVIIe siècle se caractérise notamment par l'abus d'images et de métaphores et il a été mis à la mode à la fin du XVIe siècle par certains écrivains espagnols.

Et en particulier, bien sûr, celui qui lui a donné son nom de "Gongorisme", le poète baroque espagnol Luis de Gongora y Argote, né le 11 juillet 1561 et mort le 24 mai 1627.

Le poète baroque espagnol Luis de Gongora y Argote, emblématique du "Gongorisme" ou "Cultisme".

Sources : wikipedia.org et Le Robert