"Un crincrin", "Un crin crin" ou "Un crin-crin".

Ce substantif masculin en forme de gémination appartient au registre familier.

Et il désigne, selon le contexte :

  • un mauvais violon, un violon de mauvaise qualité,

Un crincrin ou "mauvais violon"

On dit par exemple : "J'espère que l'oncle Jean oubliera son crincrin pour ce réveillon".

  • par métonymie : un mauvais joueur de violon, un mauvais violoniste,

On dit par exemple : "Je n'apprécie pas vraiment le violon de manière générale, mais là, vraiment : quel crincrin, ce type !".

  • et par extension : un son désagréable, produit par un mauvais violon ou un mauvais violoniste.

On dit par exemple : "Je n'en peux plus d'entendre ce crincrin à longueur de journée".

Source : www.cnrtl.fr

"Tâcher" ou "Tacher" ? et "Une tâche" ou "Une tache" ?

Voici un petit moyen mnémotechnique très simple à destination de toutes celles et ceux qui s'interrogent régulièrement lorsqu'ils écrivent ces mots pour savoir quand il convient de mettre ou non un accent circonflexe sur le "a".

  • Lorsqu'il s'agit d'"effort à effectuer" ou de "traVail" avec un "v" : le "a" comporte un accent circonflexe, dont on peut dire qu'il ressemble à une sorte de "v" à l'envers.

On écrit par exemple :

    • "Nous allons tÂcher d'arriver à l'heure",
    • "TÂche de te souvenir de ton mot de passe cette fois",
    • "Je vais te confier une tÂche importante",
    • ou : "C'est une tÂche ingrate".
  • Mais lorsqu'il s'agit de "salir" ou de "salissure" : le "a" ne comporte pas d'accent.

On écrit par exemple :

    • "Attention, tu es en train de tAcher ta chemise",
    • "Le vin rouge tAche facilement".
    • "Je ne parviens pas à faire disparaître cette tAche d'huile sur le sol de mon allée",
    • ou : "Cette tAche d'encre en bas de la page se remarque vraiment".

"Rater un éléphant dans un corridor", "Rater un éléphant dans un couloir" ou "Rater une vache dans un couloir".

Ces différentes locutions verbales en forme d'idiotismes animaliers et d'idiotismes architecturaux appartiennent au registre familier.

Et elles signifient, au sens figuré : viser très mal, être un très mauvais tireur.

On dit par exemple : "Je ne compterais pas sur mon frère pour me défendre avec une arme : il raterait un éléphant dans un couloir !".

Source : plus.wikimonde.com

 

"À Dieu ne plaise !" ou "Ce qu'à Dieu ne plaise !".

Bien qu'agnostique, j'aime beaucoup cette jolie locution interjective en forme d'idiotisme religieux.

Appartenant de nos jours au registre désuet, elle signifie :  espérons que cela n'arrivera pas !

Et s'utilise lorsqu'on ne souhaite pas qu'une chose se produise ; afin de repousser telle ou telle supposition ou éventualité que l'on ne veut pas envisager. En espérant que - comme elle devrait également déplaire à Dieu, celui-ci ne le permettra pas ; fera le nécessaire pour qu'elle ne se produise pas.

On dit par exemple : "Malheureusement une nouvelle catastrophe pourrait venir s'ajouter à celle-ci... ce qu'à Dieu ne plaise !".

Ou : "À Dieu ne plaise que je ne connaisse jamais pareille situation !".

Cette formule nous vient du XIe siècle, puisqu'on la retrouve, sous une forme un peu différente, dans la célèbre "Chanson de Roland" : "Ne placet Deu ne ses saintismes angles", c'est à dire "Ne plaise à Dieu, ni à ses très saints anges".

Source : www.expressio.fr

"Un vieux bouc".

Cette locution nominale masculine désigne :

  • au sens propre, dans le langage courant : un bouc (mâle de la chèvre) âgé,

Un vieux bouc

  • et au sens figuré, dans le registre familier :
    • un homme repoussant par son odeur ou sa lubricité rappelant celle de l'animal,
    • ou, pour les québecois, semble-t-il : un homme d'un certain âge connu pour son expérience, sa ténacité.

Source : usito.usherbrooke.ca

"Monter sur ses grands chevaux".

Cette étrange locution verbale en forme d'idiotisme animalier signifie, au sens figuré : s'énerver, se mettre en colère, hausser le ton, menacer ; être hautain, prendre son interlocuteur de haut.

Il s'agit d'une expression d'origine à la fois militaire et moyenâgeuse.

Au Moyen Âge, en effet, les chevaux les plus grands et les plus robustes étaient utilisés comme "chevaux de bataille" ou "destriers" (appelés ainsi parce qu'ils étaient tenus de la main droite par l'écuyer lorsque les chevaliers ne les montaient pas).

Deux chevaliers en armure sur leurs destriers (reconstitution)

Et cela pour de nombreuses raisons :

  • pouvoir porter un chevalier combattant avec une lourde armure lors des batailles,
  • donner fière allure aux chevaliers et constituer un symbole de puissance,
  • et leur permettre d’observer le champ de bataille et de dominer leurs adversaires.

L'expression "Partir sur ses grands chevaux" était donc, à l'époque, utilisée au sens propre et signifiait simplement "Partir à la bataille sur de grandes montures".

Des chevaliers du Moyen Âge, "montés sur leurs grands chevaux" au sens propre

Sources : www.projet-voltaire.fr, www.linternaute.fr et wiktionary.org

"Le baliste cabri", "Le cochon de mer" Le baliste commun" ou "Le baliste gris".

Le "baliste cabri" ou "cochon de mer" également appelé "baliste commun" ou "baliste gris"

Ces différentes appellations désignent une espèce de poisson marin vivant dans les eaux de la Méditerranée (côtes Sud notamment) et de l'océan Atlantique, et peut être occasionnellement aperçu dans celles de la Manche. Il se  qu'il broie avec sa puissante mâchoire

Doté d'épines dorsales très affûtées, qu'il dresse lorsqu'il se sent en danger, ce poisson possède une mâchoire puissante avec des incisives très marquées, lui permettant de briser les coquilles d’huîtres et de moules et de se nourrir crustacés et de mollusques.

Ses yeux sont très en retrait par rapport à sa bouche, ce qui lui permet de ne pas se blesser lorsqu'il casse ainsi des coquillages.

Très caractériel et agressif, le baliste cabri n'hésite pas à mordre les humains qu'il trouve sur son chemin (baigneurs, soigneurs en aquarium), parfois jusqu'au sang. Un comportement qui peut s'expliquer par une volonté de chasser, de défendre son territoire en période de reproduction ou tout simplement par une sensation de faim. Et qui est exacerbé par le réchauffement des eaux, qui augmente le métabolisme de ce poisson.

Source : wikipedia.org

"Subodorer".

J'aime bien ce verbe qui signifie :

  • au sens propre : reconnaître une odeur ; sentir de loin, flairer.

On dit par exemple : "Méfiez-vous sur le chemin du retour, car dès qu'ils subodorent l'écurie, les chevaux ont tendance à accélérer".

  • et au sens figuré : pressentir, sentir intuitivement quelque chose de caché, latent ; deviner, se douter de, soupçonner.

On dit par exemple : "Je subodore que ma fille va me ramener un bulletin trimestriel désastreux".

Ou : "À force de lui raconter que je suis toutes les semaines en séminaires, mon épouse subodore que je la trompe".

Sources : wwww.cnrtl.fr, wiktionary.org et le Robert

"Un cheval de retour".

Cette locution nominale masculine désigne :

  • dans le langage courant et au sens propre : un cheval que l’on ramène là où il a été loué,

On dit par exemple : "Occupe-toi de cet étalon blanc, c'est un cheval de retour".

  • et au sens figuré (idiotisme animalier) : un récidiviste.
    • qu'il s'agisse d'un détenu déjà condamné et de retour au bagne ou à la prison (registre argotique),

On dit par exemple : "Mimile le Stéphanois est un habitué, c'est un cheval de retour !".

    • ou d'un homme politique revenant sur la scène politique après avoir essuyé plusieurs échecs (registre familier).

On dit par exemple : "On l'a oublié, mais, en 1981, François Mitterrand était un cheval de retour".

Sources : wiktionary.org et dictionnaire.reverso.net

"Avoir un appétit d'oiseau" ou "Manger comme un moineau".

"Manger comme un moineau" ou "Avoir un appétit d'oiseau"

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotismes alimentaires ete d'idiotismes animaliers relèvent du langage courant.

Et elles signifient : manger très peu, grignoter, picorer.

On dit par exemple : "Ma nièce a un appétit d'oiseau : elle ne mange presque rien".

Ou : "Après mon opération de l'estomac, je mangeais comme un moineau pendant des mois et des mois".

On dit également : "Manger comme une mauviette".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Manger abondamment".

"Avoir les bonbons qui collent au papier" et "Avoir le rideau qui colle aux fenêtres" .

Ces deux curieuses locutions verbales relèvent du registre vulgaire.

Et elles s'utilisent toutes deux, au sens figuré pour dire : avoir les sous-vêtements collant à la peau à cause de la transpiration.

  • "Avoir les bonbons qui collent au papier" est ainsi un idiotisme alimentaire signifiant : avoir les bourses collées au slip, pour un homme, en cas de forte chaleur,

On dit par exemple : "Vivement ce soir que je puisse me laver : j'ai les bonbons qui collent au papier".

  • et "Avoir le rideau qui colle aux fenêtres" est un idiotisme architectural et un idiotisme textile signifiant : avoir les fesses collées à la culotte, pour une femme, lorsqu'il fait très chaud.

On dit par exemple : "Je n'en peux plus de cette chaleur : j'ai le rideau qui colle aux fenêtres".

Et je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire : "Transpirer" ou "Transpirer énormément" en français.

Sources : www.topito.com, wiktionary.org et www.laparlure.com

"Un plan ACCIFER".

Un ACCIFER (ACCIdent de chemin de FER)

Ce substantif masculin en forme de mot-valise désigne, dans le jargon de la sécurité civile et des pompiers : un plan ACCident de chemin de FER.

Il s'agit d'un PSS (Plan de Secours Spécialisé) destiné à faire face aux accidents ferroviaires de toute nature.

L'accident de la Gare de Lyon, à Paris (75), le 26 juin 1988, fait 56 morts et constitue la plus grande catastrophe ferroviaire d'Ile-de-France
L'accident de la Gare de Lyon, à Paris (75), le 26 juin 1988, fait 56 morts et constitue la plus grande catastrophe ferroviaire d'Ile-de-France

Un ACCIFER (ACCIdent de chemin de FER)