"Un récital" ou "Des récitals".

On l'ignore souvent, mais ce substantif masculin du langage courant est un anglicisme (d'où le pluriel en "als" et non en "aux") désignant, selon le contexte :

  • un concert donné en public ou de façon privée, par un soliste.

On dit par exemple : "Le violoniste virtuose français Renaud Capuçon donnait hier soir un récital à New York".

Une pianiste soliste donnant un récital de piano
Une pianiste soliste donnant un récital de piano

Franz Liszt est connu pour avoir été le précurseur du récital.

Il a lui-même utilisé ce terme de "Récital", venant de l'anglais "Recital" (récitation, déclamation), à partir de 1840, afin de qualifier ses concerts. Mais il a parfois utilisé les termes de "Soliloque musical" ou de "Monologue pianistique".

Le musicien hongrois Franz Lisztn, compositeur, transcripteur et pianiste virtuose (22 octobre 1811 - 31 juillet 1886), père de la technique pianistique moderne et du récital
Le musicien hongrois Franz Lisztn, compositeur, transcripteur et pianiste virtuose (22 octobre 1811 - 31 juillet 1886), père de la technique pianistique moderne et du récital

Les concerts payants existaient déjà ; ainsi, Beethoven, qui était un remarquable pianiste à la technique impressionnante, était extrêmement demandé et somptueusement payé. Mais il ne fit que trois tournées dans sa vie.

Franz Liszt est quant à lui le premier à avoir eu l'idée de jouer par coeur tout un programme devant une salle d'anonymes payants, à garder en tête ce que l'on appelle aujourd'hui un répertoire (qui allait de Bach à Chopin), à placer son piano de telle sorte que le couvercle renvoie le son vers la salle, et tout cela en étant seul sur scène. Il jouait parfois sur deux pianos différents, parce qu'il en cassait fréquemment les cordes, mais aussi pour qu'on pût admirer ses deux profils. Ainsi, en inventant le récital moderne, Liszt a aussi inventé la célébrité. Car ses tournées et ses concerts déclenchèrent un engouement inédit du public, de véritables délires populaires.

Et le récital est désormais un passage obligé pour tout virtuose désireux de faire connaître son art.

  • une séance artistique donnée par un seul interprète, dans la chanson, consistant à proposer un spectacle composé d'une sélection de chansons (un "récital de chansons"),

Le chanteur français Bernard Lavilliers

  • une séance artistique donnée par un seul interprète, dans la poésie, consistant à proposer un spectacle composé d'une sélection de poésies (un "récital de poésie"),

Un récital de poésie

  • un spectacle consacré à un seul genre (un "récital de guitare" ou un "récital de danse"),

Un spectacle de danse

  • ou : une prestation exceptionnelle ; une série d'actes remarquables.

On l'utilise notamment dans le domaine du football, afin de qualifier les exploits de certains joueurs.

On dit par exemple : "Lionel Messi nous a encore offert hier soir un récital avec un nouveau doublé".

Deux joueurs du FC Barcelone : l'argentin Lionel Messi et le français Antoine Griezmann
Le joueur de football argentin Lionel Messi, auteur d'un énième récital, le 13 février 2021, avec un superbe doublé portant le FC Barcelone vers un 12e succès consécutif en Liga contre Alavés pour la 23e journée du championnat d'Espagne

Sources : Le Robert, wikipedia.org et www.larousse.fr

"Ses plus beaux atours", "Revêtir ses plus beaux atours", "Se montrer sous ses plus beaux atours" ou "Se parer de ses plus beaux atours".

La locution adverbiale "Sous ses plus beaux atours" relève du registre soutenu et s'applique essentiellement à la gent féminine.

Et elle désigne : de superbes vêtements, aussi seyants qu'élégants, voire une tenue d'apparat.

On dit par exemple :

  • "La princesse est alors apparue, vêtue de ses plus beaux atours",
  • "Pour ce gala de prestige, mon épouse a naturellement revêtu ses plus beaux atours",
  • "Il est naturel de vouloir se montrer sous ses plus beaux atours lors d'une première rencontre avec sa belle-famille",
  • et "Mon fils cadet, qui a 16 ans, s'est paré de ses plus beaux atours pour séduire la fille du voisin : il a pris une douche, s'est lavé les cheveux et a mis un pantalon déchiré de partout mais presque propre...".

"Dégorger le poireau", "Se faire dégorger le poireau" ou "Se dégorger le poireau".

Ces trois extraordinaires locutions verbales en forme d'idiotisme alimentaire ou gastronomique appartiennent au registre vulgaire.

Et elles signifient respectivement, au sens figuré :

  • "Dégorger le poireau" :
    • masturber un homme,

On dit par exemple : "C'est quand même incroyable : qu'il aille bien ou qu'il aille mal, mon mec a toujours envie que je lui dégorge le poireau !".

    • se masturber, pour un homme,

On dit par exemple : "Avant-hier je n'avais pas le moral : j'ai dégorgé le poireau".

    • ou : éjaculer, pour un homme,
  • "Se faire dégorger le poireau" :
    • se faire masturber, pour un homme,
    • se masturber, pour un homme,

On dit par exemple :"Hier j'avais la forme : je me suis fait dégorger le poireau".

    • ou : éjaculer, pour un homme,
  • "Se dégorger le poireau" :
    • se masturber, pour un homme,

On dit par exemple : "Ce soir, je me suis dégorgé le poireau".

    • ou : éjaculer, pour un homme.

Mais il existe de très nombreuses autre façons de le dire !

"On a toujours besoin d'un petit pois chez soi !".

Pipiou : "On a toujours besoin d epetits pois chez soi !"

Voila bien une phrase qui a, je crois, durablement marqué les esprits, mais qui ne doit pas dire grand chose aux moins de 55 ans !

Il s'agit en effet de l'un des tout premiers slogans publicitaires télévisés français, apparu  (en noir et blanc ; la couleur n'arrivera que le 7 mai 1967 sur la deuxième chaîne) en 1964.

Avant que la publicité de marque soit autorisée à la télévision française, en 1968, seules les publicités collectives avaient en effet droit de cité sur le petit écran.

Pipiou : "On a toujours besoin d epetits pois chez soi !"

La SOPEXA (SOciété pour la Promotion de l'EXportation des produits Agricoles et alimentaires) a ainsi pu s'offrir, en 1964, ce que l'on appelait alors encore une "réclame", avec Pipiou, un petit oiseau vert, qui disait : " On a toujours besoin de petits pois chez soi".

Ce slogan était l'oeuvre du publicitaire Éric Lipmann, de l'agence Publicis, déjà auteur du célèbre "Du pain du vin et du Boursin".

Et il faisait naturellement écho au célèbre vers de La Fontaine "On a souvent besoin d'un plus petit que soi".

Comme tous les très jeunes enfants de mon âge (je suis né en octobre 1961 et arrivé en France en décembre 1964), j'adorais ce petit personnage de Pipiou, dont le succès fut tel qu'il continua d'apparaître, des années durant, à travers de nombreuses autres "réclames" jusqu'en 1967 :

Mais également, et c'était vraiment là quelque chose de très nouveau pour l'époque : sur tout un tas d'objets dérivés :

  • porte-clés,

Figurine de porte-clés Pipiou

  • figurine articulée,

Figurine articulée grand format Pipiou

  • puzzle,

Puzzle Pipiou

  • disques,

Disque "Les chansons de Pipiou"

  • livres,

Livre "Les floralies de Pipiou"

  • livre-disque,

Livre-disque "Pipiou aux Jeux olympiques"

  • etc.

"Une gravelle" et "La gravelle".

Ces deux substantifs féminins du registre désuet désignent :

  • "Une gravelle" : une concrétion rénals granuleuss plus petits qu'un calcul, ordinairement de la grosseur d'une tête d'épingle,
  • et "La gravelle" : par métonymie, la maladie caractérisée par la formation de ces concrétions, dont l'élimination peut causer de vives douleurs. Que l'on appelle désormais "la lithiase rénale".

"Faire pleurer le petit Jésus".

Cette étonnante locution verbale en forme d'idiotisme religieux appartient au registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : se masturber, pour un homme.

Mais il existe de très nombreuses autre façons de le dire !

"Tape-à-l'oeil".

Une chambre "tape-à-l'oeil"

Cet adjectif invariable en forme d'idiotisme corporel ne manque pas de surprendre nos amis étrangers et nos jeunes enfants.

Appartenant au registre familier, il signifie, au sens figuré : éblouissant mais trompeur, criard, clinquant, tapageur, trop voyant.

On dit par exemple : "Je déteste le coté tape-à-l'oeil des maisons de nouveaux riches.

Un salon "tape-à-l'oeil"

Sources : wiktionary.org et www.larousse.fr

"Tonnerre, mes chiens !".

Cette étonnante locution interjective en forme d'idiotisme animalier ne vous dit très certainement rien !

Et pour cause : cette exclamation du registre familier est utilisée par nos cousins francophones de Louisiane (États-Unis d'Amérique) pour exprimer l’impatience ou le dépit.

À l'instar de notre "Zut !".

Ou du "Maudit !" de nos cousins Québecois.

Source : wiktionary.org

"Être aux fraises".

"Être aux fraises" au sens propre

Cette locution verbale appartient au registre familier et.ne doit pas être confondue avec l'expression "Sucrer les fraises".

"Être aux fraises" signifie en effet, au sens figuré : avoir la tête ailleurs, être largué, être complètement à côté du sujet.

On dit par exemple :"Inutile d'essayer de t'expliquer ça ce soir, tu es aux fraises".

Ou : "Mon frère a voulu parler de jeux vidéo avec mes fils, mais il était aux fraises".

"Être aux fraises" au sens propre
"Être aux fraises" au sens propre
"Être aux fraises" au sens propre
"Être aux fraises" au sens propre

18 façons de dire "Uriner".

"Faire pleurer le colosse", c'est à dire : uriner

"Pisser" relève du registre argotique .

De même que "Écluser", "Lâcher les écluses" (ou "Lâcher ses écluses") et "Ouvrir les écluses" (ou "Ouvrir ses écluses").

Ou encore "Faire pleurer le colosse", qui ne s'applique cependant qu'aux hommes.

"Pissoter" et "Pissouiller" appartiennent au registre populaire et signifient uriner fréquemment et par petite quantité.

"Faire pipi" relève du langage enfantin et du registre familier.

"Arroser les marguerites" et "Faire la petite commission" appartiennent au même registre familier.

"Faire ses besoins", qui s'applique plus volontiers aux animaux, ou à la défécation pour les humains (le "caca").

"Soulager sa vessie", "Se soulager", "Vider sa vessie" (ou "Se vider la vessie") relèvent du langage courant.

De même que "Faire ses besoins", qui s'applique plus volontiers aux animaux, ou à la défécation pour les humains (le "caca").

Enfin, "Satisfaire un besoin pressant" ou "Satifaire une envie pressante" relèvent du registre soutenu.

De même que "Effectuer une miction", qui appartient également au vocabulaire et jargon médical.

"Croustillant".

Cet adjectif du langage courant qualifie :

  • au sens propre, dans le domaine culinaire : ce qui croustille, ce qui craque sous la dent, ce qui est croquant.

On dit par exemple : "Ce pain est croustillant à souhait".

Du pain croustillant

  • ou, au sens figuré :
    • ce qui est amusant, léger,

On dit par exemple : "C'est un récit charmant : aussi plaisant que croustillant".

    • ce qui suscite l'intérêt, par son caractère licencieux, libre, osé, grivois.

On dit par exemple : "Le livre révèle quelques détails croustillants".

    • ou : ce qui excite les appétits sensuels ; est appétissant, donne envie d'être dévoré.

On dit par exemple : "Regarde un peu ce corps croustillant !".

Une fille croustillante, penchée sur le bastingage d'un bateauUn garçon "croustillant", assis sur un tronc, au bord de la mer

Sources : Le Robert, www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

"Flûte !".

Cette interjection relève du langage courant.

Synonyme de "Mince !" (langage courant), "Zut !"  ou "Crotte !" (registre familier), cette exclamation exprime l’impatience, le dépit.

Et peut le plus souvent avantageusement remplacer le vulgaire "Merde !".