"Ginette Leclerc".

L'actrice française Ginette Leclerc

Il s'agit du nom de scène et du nom d'artiste de l'actrice française Geneviève Menut, née le 9 février 1912 et morte d'un cancer le 2 janvier 1992.

L'actrice française Ginette Leclerc

Avec ses yeux de braise, son sourire charnel et sa voix canaille, Ginette Leclerc a été, des années durant, la représentation même de la femme fatale et de la vamp des bas-fonds. Elle disait d'ailleurs d'elle, avec malice : "Je suis l'actrice qui a fait le plus longtemps le trottoir et qui a été le plus souvent assassinée".

L'actrice française Ginette Leclerc dans le film français "Le corbeau" de Henri-Georges Clouzot (1943)
Ginette Leclerc dans "Le corbeau", de Henri-Georges Clouzot (1943)

Vie privée

Ginette se marie à dix-huit ans, le 20 octobre 1930, avec un danseur de seize ans son aîné, Lucien Leclerc, "pour ne pas travailler". Elle veut en effet être danseuse, mais sa famille s'oppose à ce choix. Toutefois, le ménage ne dure pas et elle divorce le 3 juillet 1939, conservant cependant son patronyme de femme mariée comme nom d'artiste et nom de scène.

Plus tard, Ginette Leclerc partage pendant une dizaine d'années la vie du comédien Lucien Gallas, dont elle a fait la connaissance en 1936 sur le tournage du film "La loupiote", de Jean Kemm et Jean-Louis Bouquet.

Affiche du film français "La loupiotte" de Jean Kemm et Jean-Louis Bouquet (1936)

L'actrice française Ginette Leclercet l'acteur français Lucien Gallas, dans le film français "Le val d'enfer" de Maurice Tourneur (1943)
Ginette Leclerc et Lucien Gallas, dans "Le val d'enfer" de Maurice Tourneur (1943)

 

 

 

 

 

 

 

Elle a des débuts assez difficiles, posant pour des cartes postales "coquines", et faisant de la figuration pour le cinéma à partir de 1932, jusqu'au jour où elle est remarquée par Jacques Prévert.

Cinéma

Cette grande vedette du cinéma français, aujourd'hui très injustement oubliée, à mes yeux, a joué dans près de cent films, de 1932 à 1978.

Affiche du film français "Ciboulette" de Claude Autant-Lara (1933)

Claude Autant-Lara confie un petit rôle à Ginette Leclerc dans "Ciboulette" en 1933, lançant le véritable début de sa carrière, suivi bientôt, en 1934, par "L'hôtel du libre échange" de Georges Feydeau, transposé au cinéma par Marc Allégret.

Affiche du film français "Hôtel du libre échange" de Marc Allégret (1934) d'après Georges Feydau

Affiche du film français "L'homme de nulle part" de Pierre Chenal (1936)Affiche du film français "Prison sans barreaux" de Léonide Moguy (1938)

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"La Pléiade", "Les pléiades" et "Une pléiade".

  • "La Pléiade" (avec un "P" majuscule) est :
    • un groupe de sept poètes français du XVIe siècle, composé de Pierre de Ronsard, Joachim Du Bellay, Étienne Jodelle, Rémy Belleau, Jean-Antoine de Baïf, Jacques Peletier et Pontus de Tyard.

À travers leurs oeuvres littéraires et leurs textes théoriques, leur ambition était de renouveler et de perfectionner la langue française, afin de la rendre indépendante d'autres idiomes alors plus "nobles" comme le latin.

Le but politique était de participer à l'unification de la France par le biais de la langue française (déclaré langue officielle en France en 1539), sur le modèle mais aussi en rivalité avec l'italien, qui avait entamé un processus similaire un peu plus tôt.

Ce mouvement littéraire, créé en 1553, émane d'un groupe de poètes d’abord connu sous l'appellation de "Brigade". Le souci majeur de la Brigade, élevée sous l'égide de l'helléniste et érudit Jean Dorat, sous la protection de la princesse Marguerite de France, soeur du roi Henri II, était de faire reculer le "Monstre Ignorance" par la diffusion - en français - de la culture antique, dans l'esprit humaniste de la Renaissance à laquelle elle participe.

Le nom de "Pléiade" est emprunté par Ronsard, en 1556, à un groupe de sept poètes d’Alexandrie qui vécurent tous au temps de Ptolémée II Philadelphe, au IIIe siècle av. J.-C., et avaient choisi le nom de cet amas astronomique pour se distinguer : Apollonios de Rhodes, Aratos de Soles, Philiscos de Corcyre, Homère le Jeune, Lycophron, Nicandre de Colophon, Théocrite,

Et cette appellation sera adoptée par la postérité.

Outre le "meneur" Pierre de Ronsard, la Pléiade regroupe alors selon lui les poètes Joachim Du Bellay, Jacques Peletier du Mans (remplacé après sa mort en 1582 par Jean Dorat), Jean Bastier de La Péruse (remplacé après sa mort en 1554 par Rémy Belleau), Antoine de Baïf, Pontus de Tyard et Étienne Jodelle (peut-être remplacé par Guillaume Des Autels).

Ils se réunissaient notamment au cabaret de la Pomme de Pin situé rue de la Juiverie, à Paris (75).

  • les Pléiades (avec un "P" majuscule) (du grec ancien "pleiades") sont :
    • dans la mythologie grecque, sept soeurs, filles du Titan Atlas et de l'Océanide Pléioné.

Et elles se nomment : Maïa, l'ainée et mère d'Hermès, Alcyone (ou Halcyone), Astérope (ou Stérope), Sélène (ou Céléno, ou Célaéno), Électre, Taygète et Mérope (ou Dryope, ou Aéro), la benjamine.

    • et, en astronomie, en référence à ces sept soeurs : un amas ouvert d'étoiles, également appelé "Amas M45", qui s'observe depuis les deux hémisphères, dans la constellation du Taureau.

On dénombre aujourd'hui dans cet amas environ 3 000 étoiles, dont une douzaine sont visibles à l'oeil nu.

Les 9 étoiles les plus brillantes de l'amas tirent leur nom des 7 soeurs et de leurs parents.

De nombreux peuples comme les Hébreux ou les Aztèques ont appelé cet amas "Poussinière", les comparant à une poule et ses poussins.

Cet amas s'étend sur 2°, soit l'équivalent de quatre fois le diamètre apparent de la Lune.

Son âge est estimé à 100 millions d'années, mais il ne devrait pas vivre longtemps puisqu'il devrait se séparer dans 250 millions d'années (il s'agit ici de la vie de l'amas et non de celle des étoiles qui le composent).

L'exactitude de la distance de l'amas à la Terre fait débat, et varie en fonction des différents instruments techniques utilisés, mais elle est généralement estimée à environ 444 années-lumière.

  • et "Une pléiade" (avec un "p" minuscule) désigne :
    • un groupe de personnes considérées généralement comme illustres ou remarquables.

On dit par exemple : "Vous allez pouvoir découvrir ce soir une pléiade de vedettes".

    • et par extension : un groupe nombreux.

On dit par exemple : "Ils sont toutes une pléiade de gamins à vouloir entrer".

Source : wikipedia.org, www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

"Jules Berry".

L'acteur français Jules Berry

Il s'agit du nom d'artiste de l'acteur français Marie Louis Jules Paufichet, né le 9 février 1883 et mort le 23 avril 1951.

Jules Berry est né à Poitiers (86), où son père, quincailler, porte beau et se fait appeler "président Berry", en référence au duc de Berry.

Ce goût immodéré pour l’ostentation marquera le futur "Jules Berry", qui, en 1888, quitte le Poitou avec sa famille pour la capitale, leur père Louis ayant trouvé un poste de chef de rayon au magasin le Printemps.

Bon élève, Jules Berry est diplômé de l'école d'architecture et de l'École des beaux-arts.

Durant ces études il se découvre une grande attirance pour le théâtre et aimerait devenir acteur, mais les jolies filles et le jeu l’amènent à rater le Conservatoire. Qu’à cela ne tienne, il apprend à jouer du piano, suit des cours de diction, écrit des textes et s’habille de beaux costumes pour faire le galant.

Il décroche un premier engagement dans un théâtre parisien et prend pour nom de scène "Jules Berry". Il rêve du "Français" mais comprend vite que ce n’est pas pour lui.

Son chemin passe plutôt par les théâtres de boulevard où sa grandiloquence et son sens du comique lui offrent de petits rôles jusqu’à son départ pour le service militaire. De retour en 1908, il enchaîne à l’Athénée, au théâtre Antoine, à l’Ambigu et entame une carrière dans l’autre capitale francophone qu’est Bruxelles (Belgique), après avoir été remarqué lors d'une tournée à Lyon (69), par Jean-François Ponson, qui l'engage pour douze ans au théâtre des Galeries Saint-Hubert. Le public bruxellois lui réserve un très bon accueil. Et il crée dans la capitale belge une trentaine de pièces à succès de Marcel Achard, Alfred Savoir, Louis Verneuil et Roger Ferdinand.

La Grande Guerre l’appelle sous les drapeaux et Jules Berry se sent obligé de s’y faire également remarquer en gagnant la Croix de Guerre pour acte de bravoure !

L’entre-deux-guerres est une période faste pour lui car le cinéma "parlant" ouvre les bras à cet orateur exceptionnel.

L'acteur français Jules Berry

Dandy séducteur, portant cape et chapeau, il est la coqueluche du Tout-Paris et s’affiche avec les starlettes. Enjoué, mondain, joueur invétéré, talentueux au point de ne pas apprendre ses textes, on l’aime ou on le déteste, c’est selon.

Le cinéma

Il se lance dans le cinéma muet en 1908, à 25 ans, avec "Tirez s'il vous plaît" de Louis J. Gasnier, puis dans le parlant, en 1931, avec "Mon coeur et ses millions" de Berthomieu.

Affiche du film français "Mon coeur et ses millions" de Berthomieu (1931), premier film parlant de Jules Berry

Au total, il jouera dans 89 films où le pire côtoie le meilleur, mais souvent comme premier rôle, ou avec son nom au-dessus de l'affiche, ainsi qu'en atteste ces quelques exemples.

Affiche du film français "L'homme à la cagoule noire" (ou "La bête aux sept manteaux") de Jean de Limur (1937)Affiche du film français "L'inconnue de Monte-Carlo" de André Berthomieu (1938)Affiche du film français "Balthazar" de Pierre Colombier (1937)

Affiche du film français "Les loups entre eux" de Léon Mathot (1936)Affiche du film français "Carrefour" de Kurt (ou Curtis)i Bernhardt (1938)Affiche du film français "Café de Paris" de Yves Mirande et Georges Lacombe (1938)

Affiche du film français "Le disque 413" de Richard Pottier (1935)Affiche du film français "L'avion de minuit" de Dimitri Kirsanoff (1938)Affiche du film français "Marie-Martine" de Albert Valentin (1943)

Affiche du film français "Derrière la façade" de Yves Mirande et (1939)Affiche du film français "L'embuscade" de Fernand Rivers (1941)Affiche du film français "Balthazar" de Pierre Colombier (1937)

Affiche du film français "Le mort ne reçoit plus" de Jean Tarride (1943)

Jules Berry incarne la grandiloquence, l'extravagance, le fantasque dont Pierre Brasseur sera par la suite le digne héritier.

Il est assurément l'un des plus grands acteurs du cinéma français et compte parmi mes préférés.

L'acteur français Jules Berry, extraordinaire dans "Les visiteurs du soir" de Marcel Carné (1942)
L'acteur français Jules Berry, extraordinaire dans "Les visiteurs du soir" de Marcel Carné (1942)

Son rôle de diable machiavélique dans "Les visiteurs du soir", le film de Marcel Carné tourné en 1942, où il est admirable, marque le sommet de sa carrière.

Affiche du film français "Les visiteurs du soir" de Marcel Carné (1942)Affiche du film français "Les visiteurs du soir" de Marcel Carné (1942)

 

Affiche du film français "Les visiteurs du soir" de Marcel Carné (1942)Affiche du film français "Les visiteurs du soir" de Marcel Carné (1942)

Parmi ses meilleurs films, il convient de noter :

  • "Baccara" d'Yves Mirande (1935),

Affiche du film français "Baccara" de Yves Mirande (1935)

Affiche du film français "Baccara" de Yves Mirande (1935)
Affiche

 

 

  • "Le Crime de Monsieur Lange", de Jean Renoir (1935),

Affiche du film français "Le crime de monsieur Llange" de Jean Renoir (1935)

  • "27, rue de la Paix" de Richard Pottier (1936),

Affiche du film français "27, rue de la paix" de Richard Pottier (1936)

  •  "L'Habit vert" de Roger Richebé (1937),

Affiche du film français "L'habit vert" de Roger Richebé (1937)Affiche du film français "L'habit vert" de Roger Richebé (1937)

  • "Le Jour se lève", de Marcel Carné (1939) ,

Affiche du film français "Le jour se lève" de Marcel Carné (1939)

Affiche du film français "Le jour se lève" de Marcel Carné (1939)Affiche du film français "Le jour se lève" de Marcel Carné (1939)

Affiche du film français "Le jour se lève" de Marcel Carné (1939)Affiche du film français "Le jour se lève" de Marcel Carné (1939)

 

  • et "Le Voyageur de la Toussaint" de Louis Daquin (1943),

Affiche du film français "Le voyageur de la Toussaint" de Louis Daquin (1943)

Il met un terme à sa carrière cinématographique en 1951, avec "Les maître-nageurs" de Henri Lepage, pour interpréter les textes de Jacques Prévert.

Vie privée

Jules Berry a entretenu des liaisons successives avec les actrices Jane Marken, Suzy Prim et Josseline Gaël, son épouse, avec laquelle il a une fille nommée Michelle, née en 1939.

Joueur compulsif, il a malheureusement pour habitude de "flamber" tous ses cachets au casino et aux courses de chevaux.

Une crise cardiaque le conduit au Père Lachaise le 23 avril 1951, mettant un terme à une filmographie hors du commun.

Sources : wikipedia.org et www.avouspoitiers.fr

"La trilogie marseillaise".

Il s'agit de l'appellation générique donnée aux trois pièces de théâtre tragiques de Marcel Pagnol, "Marius", "Fanny" et "César", ainsi qu'aux adaptations cinématographiques qu'il a supervisées, ayant réalisé lui-même le troisième volet.

Alors que "Marius" (1929) et "Fanny" (1931) sont d'abord conçues pour le théâtre, "César" (1936), le dernier volet de la trilogie, est directement écrit pour le cinéma, avant d'être adapté dix ans plus tard pour le théâtre.

Les pièces ont été d'énormes succès théâtraux, de même que les films qui sont considérés comme des chefs-d'oeuvre du cinéma français d'avant-guerre.

  • "Marius" est une pièce de théâtre française de 1929, adaptée au cinéma par Alexandre Korda en 1931.

L'action se déroule principalement sur le Vieux-Port de Marseille (13) et plus particulièrement dans le Bar de la Marine de César, où travaille son fils Marius, amant de la jolie Fanny.

Affiche du film français "Marius" d'Alexandre Korda (1931) d'après la pièce de théâtre homonyme de Marcel Pagnol (1927)

  • "Fanny" est une pièce de théâtre française de 1931, adaptée au cinéma par Marc Allégret en 1932.
  • et "César" est un film français réalisé en 1936 par Marcel Pagnol, adapté au théâtre en 1946.

Source : wikipedia.org

"Une panouille".

Ce substantif féminin polysémique désigne à la fois :

  • dans le langage courant, selon les cas :
    • un épis de maïs recouvert de ses spathes :
Composition de la fleur et de l'épi de maïs
Composition de la fleur et de l'épi de maïs
Un épi de maïs sur pied, encore entourée de ses spathes
Un épi de maïs sur pied, encore entourée de ses spathes
    • ou : un épi de maïs privé de ses grains :

Épi de maïs égrené

  • et, dans le registre argotique :
    • un rôle de figuration dans un film ou au théâtre,

On dit par exemple : "Quel est l'acteur qui n'a pas alterné au début de sa carrière panouilles et petits rôles ?".

    • ou : un mauvais film, un navet.

On dit par exemple : "Même les plus grands acteurs ont généralement tourné dans quelques panouilles".

Sur un sujet contigu, je vous recommande la lecture de mon article consacré à ce qui distingue "Un nanar "et "Un navet".

Source : wiktionary.org

"À la ville comme à la scène" ou "À la ville comme à l'écran".

Cette formule journalistique qualifie :

  • le comportement d'un acteur lorsqu'il agit de façon similaire dans ses rôles les plus marquants et dans sa vie privée.

On dit par exemple : "J'ai croisé une fois Patrice Luchini au parc des Buttes-Chaumont, à Paris (75), en grande discussion avec une amie : il est vraiment le même à la ville comme à la scène !".

  • et en particulier : la relation unissant deux acteurs lorsqu'elle est similaire entre leurs rôles et leurs vies privées.

On dit par exemple : "Jean Dujardin et Alexandra Lamy ont été, plusieurs années durant, en couple, à la ville comme à la scène".

Source : wiktionary

"Un auteur dramatique" et "Un dramaturge".

La salle de l'Opéra national du Rhin, vue depuis la scène

Ces deux substantif masculins sont souvent utilisés comme synonymes alors même qu'ils revêtent pourtant aujourd'hui des significations différentes.

  • La locution nominale masculine "Un auteur dramatique" désigne en effet une personne qui écrit oeuvres dramatiques, c'est à dire des pièces de théâtre.
  • le substantif masculin "Un dramaturge" (que je n'ai pour ma part jamais utilisé car je l'ai toujours trouvé très laid) avait autrefois exactement la même fonction, les deux mots étant alors rigoureusement synonymes.

Aujourd'hui, cependant, ce mot a pris un autre sens, puisqu'il désigne une fonction qui n'est plus d'écrire des pièces et s'applique à quelqu'un qui souvent n'est pas un auteur.

Conseiller littéraire et théâtral, le dramaturge - ou "conseiller dramaturgique" - est attaché à un théâtre national, un centre dramatique national ou une compagnie de renommée internationale.

Au sein de l'équipe artistique, il est le plus proche collaborateur du directeur ou du metteur en scène.

Représentant une sorte d'instance de réflexion", son travail de dramaturgie se situe en amont et en aval d'un spectacle.

Le dramaturge et le metteur en scène se partagent la réalisation théâtrale d'une oeuvre dramatique : le dramaturge prend en charge le travail théorique tandis que le second assure l'élaboration scénique en liaison directe avec les comédiens.

Les fonctions du dramaturge varie selon son degré de notoriété et selon la place qu'il lui est accordée : lecture des manuscrits, des pièces au programme, recherche documentaire sur et autour de l'oeuvre, analyse et explication des principes de construction de l'oeuvre, définition de son idéologie, adaptation en langage théâtral ou traduction de l'oeuvre si nécessaire,  élaboration et rédaction du programme, participation aux répétitions en tant que critique interne.

Cet intellectuel est bien évidemmment un littéraire. On peut accéder à ce métier par de longues et laborieuses études universitaires. Par ses connaissances très étendues et affinées sur l'histoire et l'esthétique du théâtre et des auteursdramatiques, il est amené très souvent à transmettre son savoir en devenant enseignant de théâtre à l'université ; tout en s'adonnant parfois à l'écriture dramatique.

Chercheur impétinent, ce théoricien du théâtre collabore à de nombreuses revues spécialisées, ouvrages théoriques ou essais.

www.cnt.fr

"Honoré de Balzac".

L'écrivain français Honoré de Balzac (20 mai 1799 - 18 août 1850)

Il s'agit du nom du nom de plume de l'écrivain français Honoré Balzac, né le 20 mai 1799 (1er prairial an VII du calendrier républicain) et mort le 18 août 1850, à l'âge de 51 ans.

Romancier, auteur dramatique, critique littéraire, critique d'art, essayiste, journaliste et imprimeur, il a laissé l'une des plus imposantes œuvres romanesques de la littérature française, avec plus de quatre-vingt-dix romans et nouvelles parus de 1829 à 1855, réunis sous le titre "La comédie humaine".

À cela s'ajoutent "Les cent contes drolatiques" (1832-1837), ainsi que des romans de jeunesse publiés sous des pseudonymes et quelque vingt-cinq oeuvres ébauchées.

Balzac est un maître du roman français, dont il a abordé plusieurs genres, du roman philosophique avec "Le chef-d'oeuvre inconnu" (1831) au roman fantastique avec "La peau de chagrin" (1831) ou au roman poétique avec "Le lys dans la vallée" (1836).

Mais il a en particulier excellé dans la veine du réalisme, avec notamment "Le père Goriot" (1835)  et "Eugénie Grandet" (1833), des oeuvres d'un réalisme visionnaire, que transcende la puissance de son imagination créatrice.

Et des titres comme "L'auberge rouge" (1831), "Le médecin de campagne" (1833), "Le curé de Tours" (1832), "Le colonel Chabert" (1832), "César Birotteau" (1837), "Illusions perdues" (1837-1843), "Splendeurs et misères des courtisanes" (1838-1847), "Une ténébreuse affaire" (1841), "La cousine Bette" (1846) ou "Le cousin Pons" (1847) vous diront très certainement quelque chose.

Enfin, "La fille aux yeux d'or" (1835) est une nouvelle, adaptée au cinéma, en 1961, sous le même titre, par le réalisateur français Jean-Gabriel Albicocco, avec - dans le rôle-titre - une jeune actrice nommée Marie Laforêt, qui, avec ce film aura décroché un premier mari (pour quelques années, avant 3 autres) et un surnom, mais pour la vie.

Source : wikipedia.org

"Georges Courteline".

L'écrivain français Georges Courteline (25 juin 1858 - 25 juin 1929)

Il s'agit du nom de plume du romancier et auteur dramatique français Georges Moinaux ou Moineau, né le 25 juin 1858 et mort le 25 juin 1929.

Un patronyme familial incertain

Son patronyme semble n'avoir jamais été fixé définitivement. Son grand-père inscrit son fils Joseph (le père de Georges) sous le nom de "Moineau" mais signe "Moinaux". Un oncle, né en 1826, est enregistré sous le nom de "Morinaux" et opte plus tard pour "Moineaux"… Les générations suivantes utiliseront "Moinaux" ou "Moineau" indifféremment, sans que jamais le choix soit signifiant.

Vie privée

Sa compagne, l'actrice Suzanne Berty (13 novembre 1868 - 6 mai 1902), lui donne deux enfants : Lucile-Yvonne Moineau, née en 1893, et André Moineau, né en 1895 et qui consacrera sa vie au théâtre comme acteur et décorateur, sous le nom de Moineau-Courteline.

Il l'épouse en 1902 et rencontre après son décès l'actrice Marie-Jeanne Brécou (1869-1967), qu'il épouse en 1907.

Son oeuvre théâtrale

Georges Courteline est le fils de l'écrivain et auteur de théâtre Joseph Moineaux, connu sous le nom de plume de "Jules Moinaux".

Il fait son service militaire à Bar-le-Duc (55), en 1879, au 13e régiment de chasseurs à cheval, qui lui inspirera quelques-unes de ses satires, telles que "Les Gaîtés de l'escadron" (1886), "La vie de caserne" (1895), "Le 51e chasseurs" (1887), "Le train de 8 heures 47" (1888) ou "Les tire-au-cul : les gaîtés de l'escadron" (1904).

En 1880, il entre comme expéditionnaire au ministère de l'Intérieur, à la Direction générale des cultes, et se met à écrire sous le pseudonyme de "Courteline", afin de ne pas être confondu avec son père, Jules Moinaux.

Dans ses écrits, il dépeint notamment des fonctionnaires grisés par leur statut, des employés revendicatifs.

Son oeuvre la plus célèbre, le roman "Messieurs les ronds-de-cuir" (sous-titré "Tableaux-roman de la vie de bureau") (1893), plusieurs fois adaptée au cinéma et à la télévision, a largement contribué à faire entrer dans la langue française le substantif masculin du registre désuet "un rond-de-cuir" dans son acception désignant un employé de bureau ou un fonctionnaire sédentaire.

Affiche belge du film français "Messieurs les ronds-de-cuir" de Yves Mirande (1936), adapté du roman éponyme de Georges Courteline (1893)
Affiche belge du film français "Messieurs les ronds-de-cuir" de Yves Mirande (1936), adapté du roman éponyme de Georges Courteline (1893)
Affiche du film français "Messieurs les ronds-de-cuir" de Yves Mirande (1936), adapté du roman éponyme de Georges Courteline (1893)
Affiche du film français "Messieurs les ronds-de-cuir" de Yves Mirande (1936), adapté du roman éponyme de Georges Courteline (1893)

Son directeur Charles Dumay, un anticlérical convaincu, a des velléités d'auteur dramatique et Courteline le fait bénéficier de ses relations dans la presse pour que celle-ci loue le directeur ; en échange Dumay lui permet d'être peu assidu à son poste et de se consacrer à l'écriture.

Il arrête d'écrire en 1912, gérant les droits que lui rapportent son œuvre théâtrale.

Plusieurs de ses pièces sont adaptées au cinéma.

Affiche du film français "Les gaîtés de l'escadron" de Maurice Tourneur (1932), d'après la pièce de théâtre homonyme de Georges Courteline (1886)
Affiche du film français "Les gaîtés de l'escadron" de Maurice Tourneur (1932), d'après la pièce de théâtre homonyme de Georges Courteline (1886)
Affiche du film français "Le Train de 8h47" de Henry Wulschleger (1934), adapté du roman éponyme de Georges Courteline (1888)
Affiche du film français "Le Train de 8h47" de Henry Wulschleger (1934), adapté du roman éponyme de Georges Courteline (1888)

Commandeur de la Légion d'honneur, il reçoit un grand prix de l'Académie française et est élu à l'Académie Goncourt en 1926.

Gravement malade à partir de 1924 (il sera successivement amputé de ses deux jambes, en 1925 puis en 1929), il corrige et annote, de 1925 à 1927, ses Oeuvres complètes.

Source : wikipedia.org

"Kent", "Kent Hutchinson" et "Kent Cokenstock"".

Le chanteur et écrivain français Kent

Il s'agit des noms de scène et noms de plume du chanteur, dessinateur et écrivain français Hervé Despesse, né 31 mars 1957.

Il est le cofondateur, en 1975, à Lyon (69), du groupe punk français Starshooter, dont il était le chanteur et guitariste.

Le groupe punk lyonnais Starshooter (1975-1982)
Le groupe punk lyonnais Starshooter (1975-1982)

À la séparation du groupe, en 1982, il enregistre le premier de ses 16 albums (à ce jour) : "Amours propres".

Le premier 33 tours solo du chanteur français Kent (1982)
Le premier 33 tours solo du chanteur français Kent (1982)

À titre personnel, je garde un excellent souvenir de sa chanson "J'aime un pays", enregistrée en 1990. Extrait du disque "À nos amours", elle constitue une alternative à "La Marseillaise".

Kent a également écrit et dessiné six albums de bande dessinée entre 1982 et 1986. Le titre du premier d'entre eux - "Sales amours" - constitue naturellement un clin d'oeil au titre de son premier 33 tours paru la même année ("Amours propres").

"Sales amours" premier album de bande dessinée, écrit et dessiné en 1982 par le chanteur Kent
"Sales amours" premier album de bande dessinée, écrit et dessiné en 1982 par le chanteur Kent

Il est également l'auteur de huit romans, parus entre 1989 et 2019.

"Peine perdue", le huitième roman du chanteur Kent, paru en 2019
"Peine perdue", le huitième roman du chanteur Kent, paru en 2019

Ainsi que de la chanson "Juste quelqu'un de bien", élue meilleure chanson de l'année en 1994 et interprétée par la chanteuse française Enzo Enzo, avec laquelle il a enregistré l'album "Enfin seuls !" en 1997.

Source : wikipedia.org

"La Goulue" ou "Vide-bouteille"

Il s'agit des surnoms et - pour "La Goulue" - du nom de scène de la danseuse de french cancan Louise Weber, née le 12 juillet 1866 et morte le 29 janvier 1929.

Son étonnant surnom résulte directement de celui de son premier mentor, Gaston Chilapane, surnommé "Goulu Chilapane", ainsi que de sa propre aptitude à vider les verres des clients, tandis qu’elle passait à leurs tables.

Peinte par de nombreux artistes tels que Louis Anquetin, Jean-François Raffaëlli ou Auguste Roedel, ce sont les toiles de Toulouse-Lautrec qui l'immortalisèrent, à l'instar de son partenaire Valentin le Désossé.

Ayant débuté comme blanchisseuse, elle vend ensuite des fleurs avant de devenir modèle. Elle se prostitue très vite, fréquente le restaurant Grand Véfour etl'Élysée Montmartre où elle est remarquée et immédiatement engagée pour Le Moulin Rouge, en 1889. Elle y restera six ans, devenant la plus célèbre des danseuses de l'endroit. Très populaire, elle se prend très vite pour la reine de Paris, affichant un caractère insupportable, se faisant photographier dans des nus scandaleux et insultant la clientèle, dans un vocabulaire à faire frémir des soldats.

En 1895, se croyant non seulement reine de Paris mais reine du Monde, elle décide d'abandonner le Moulin Rouge pour se lancer dans les baraques foraines où elle croît que son seul nom attirera le public. -Mais elle a tort : le public ne viendra pas. Elle se lance alors dans le cirque (domptage d'animaux) puis dépense ce qui lui reste d'argent dans la noce et les fêtes. Méconnaissable, elle vit dans une roulotte, à Saint-Ouen (92), au cours des années 1920.

C'est de cette période que date ce petit film, tourné entre 1920 et 1925, dans lequel on la voit esquisser quelques pas de danse.

Vers la fin des années vingt, elle est de retour à Montmartre, vieille, tête blanche, édentée ; elle vend des allumettes aux terrasses des cafés, et comble du sort... devant le Moulin Rouge !

Sources : wikipedia.org et www.dutempsdescerisesauxfeuillesmortes.net

"Toulouse-Lautrec".

Le peintre français Henri de Toulouse-Lautrec

Henri Marie Raymond de Toulouse-Lautrec-Monfa est un peintre, dessinateur, lithographe, affichiste et illustrateur français, né le 24 novembre 1864 et mort le 9 septembre 1901, à seulement 37 ans.

C'est un aristocrate, issu de l'une des plus vieilles familles nobles de France.

Figure emblématique du Paris de la fin du XIXe siècle, c'est un peintre majeur du post-impressionnisme et de l’Art nouveau.

Un physique très ingrat

Toulouse-Lautrec était infirme, apparemment atteint de pycnodysostose, une maladie génétique due à la consanguinité de ses parents, cousins au premier degré.

Le peintre français Henri de Toulouse-Lautrec, peint par le peintre Henri Rachou, en 1883
Le peintre français Henri de Toulouse-Lautrec, peint par le peintre Henri Rachou, en 1883

Il zézaye, a les lèvres et le nez épais. Son tronc est de taille normale mais ses membres sont courts. Sa maladie affecte en effet le développement des os et les fragilise : deux accidents survenus au cours de son adolescence ont amplifié le problème. Toulouse-Lautrec se casse les deux fémurs à un an d’intervalle et malgré des soins pour tenter de le guérir, l’homme ne dépassera jamais la taille de 1,52m.

Toutefois, si ce handicap l’empêchait de pratiquer certaines activités, cela lui a également permis de se consacrer davantage à l’art.

Ami de Van Gogh

Il travaille pendant un temps dans l’atelier de René Princeteau mais c’est dans l’atelier de Fernand Cormon qu’il va apprendre le plus. Il l’intègre en novembre 1882 et y restera jusqu’en 1886. C’est dans le cadre de cet apprentissage qu’il fera la connaissance de plusieurs artistes dont Vincent van Gogh qui réside à Paris entre 1886 et début 1888. Les deux hommes noueront une amitié forte et étudieront ensemble l’art du portrait.

La vie parisienne nocturne comme principal source d'inspiration

À cause de son choix de carrière, Toulouse-Lautrec estime qu’il n’a plus sa place au sein de l’aristocratie dont il est issu. L’agitation de Montmartre est assez captivante et il devient rapidement adepte de la vie de bohème. Oiseau de nuit, il fréquente les cabarets et les maisons closes et dépeint le charme atypique de ces lieux de plaisir.

Parmi ses sujets fétiches, on trouve notamment toutes les femmes qu’il a côtoyées et qu’il a immortalisées avec plus de 150 dessins et peintures.

En plus des oeuvres racontant la vie nocturne, il a également réalisé des illustrations pour l’hebdomadaire humoristique "Le rire" dans les années 1890.

Toulouse-Lautrec réalise des commandes d'affiches insolites dont une qui va faire connaître un lieu désormais mythique de la capitale : le Moulin Rouge. En 1889, le cabaret se prépare à ouvrir ses portes et sa promotion sera assurée grâce à une série d’affiches lithographiques réalisées par le peintre. Mais ces affiches ne sont pas les seules dans l’oeuvre du peintre. Il fera également la publicité de plusieurs autres cabarets comme celui d’Aristide Bruant, Les jardins de Paris ou le Divan japonais.

Le chansonnier et écrivain français Aristide Bruant peint par le peintre Toulouse-Lautrec
Le chansonnier et écrivain français Aristide Bruant peint par le peintre Toulouse-Lautrec

Un peintre très prolifique

Entre ses illustrations, ses toiles et ses affiches, Toulouse-Lautrec a touché à de nombreuses facettes de l’art pictural. Cette curiosité et cette productivité comptent d’ailleurs parmi les plus importantes jamais constatées. En l’espace de 20 ans, il réalisera en effet pas moins de 275 aquarelles, 363 affiches, 737 toiles et 5 084 dessins.

Sources : wikipedia.org et dailygeekshow.com

"Je pense, donc je suis".

C'est au mathématicien, physicien et philosophe français René Descartes que nous devons cette célèbre formule, issue de son "Discours de la méthode pour bien conduire sa raison et chercher la vérité dans les sciences", publié le 8 juin 1637.

Bien que rédigée en français (fait exceptionnel pour l'époque), elle est souvent appelée "Le cogito", du fait de sa traduction latine ("Cogito, ergo sum").

Signification :

Ma pensée prouve mon existence puisque, pendant que je doute de tout - jusqu'à même douter de ma propre existence - il faut bien que la pensée même du doute qui m'anime soit quelque chose.

Et cette chose est le fondement même de mon existence.

Si je doute, je pense, et cette chose pensante - aussi douteuse soit-elle - n'est pas rien ; j'existe donc par la pensée.

"Descartes".

Le mathématicien, physicien et philosophe français René Descartes (1596-1650)

René Descartes est un mathématicien, physicien et philosophe français, né le 31 mars 1596 et mort le 11 février 1650.

Il est considéré comme l’un des fondateurs de la philosophie moderne.

Et reste célèbre pour avoir exprimé, en 1637, dans le "Discours de la méthode" son célèbre "Je pense, donc je suis".

Sa ville natale de La Haye-en-Touraine (37) a pris partiellement son nom durant la Révolution française, puis en 1967, afin de lui rendre hommage.

La statue de René Descartes sur la place de la mairie de sa ville natale, Descartes (37)
La statue de René Descartes sur la place de la mairie de sa ville natale, Descartes (37)

Et l'ancienne université de Paris-V "Paris-Descartes" a fait de même en 1971.

Ancienne université Paris-V René-Descartes, à Paris (75) (1er janvier 1971 - 31 décembre 2019)
Ancienne université Paris-V René-Descartes, à Paris (75) (1er janvier 1971 - 31 décembre 2019)

Source : wikipedia.org

"Valentin le désossé", "Valentin Montagné" ou "Seigneur Valache".

Il s'agit des surnoms et noms de scène - extrêmement imagé pour le premier, vous en conviendrez - d'Edme Étienne Jules Renaudin, né le 26 février 1843 et mort le 4 mars 1907.

Ce célèbre danseur et contortionniste français se produisait au cabaret Le Moulin Rouge, à Paris (75).

Et, à l'instar de sa partenaire, la Goulue, il fut immortalisé par le peintre français Toulouse-Lautrec.

Source : wikipedia.org