"Un galopin".

J'aime beaucoup ce substantif masculin qui relève du langage courant ainsi que du registre désuet.

Il désigne :

  • principalement : un enfant espiègle, effronté ; un garnement, un chenapan,

On dit par exemple : "Ces galopins ont toujours une mauvais blague en préparation".

  • mais également : un verre de bière d'une contenance d'environ 12,5 cl.

On dit par exemple : "Patron : un galopin !".

Un galopin de bièreUn galopin de bière

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire en français "Un jeune voyou" ou "Un petit voyou".

Sources : Le Robert et www.larousse.fr

"Qui a bu boira".

Ce proverbe relève du langage courant.

Et il signifie :

  • au sens propre : que l'ivrognerie est un défaut dont on il est très difficile de se corriger.
  • et par extension, au sens figuré : que l'on parvient rarement à se défaire d'une habitude fortement enracinée.

On ne peut pratiquement jamais se débarrasser totalement de certains défauts persistants.

On dit par exemple : "Je ne sais pas si je vais embaucher ce garçon : j'ai appris qu'il avait déjà été renvoyé deux fois pour s'être battu. Et, comme on dit : qui a bu boira".

Sources : www.linternaute.fr et wiktionary.org

"Un rade" et "Une rade".

Ces deux substantifs homophonographes relèvent de deux niveaux de langue différents.

  • "Un rade" désigne en effet, dans le registre argotique : un café.

On dit par exemple : "Je t'attendrai dans le rade en bas de chez toi".

Je me permets à ce sujet de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Un café" en français.

"Un rade" ("Café" en argot)

  • tandis que "Une rade" désigne, dans le langage courant : un grand bassin, naturel ou artificiel, disposant d'une issue libre vers la mer et où les navires peuvent mouiller.
La rade de toulon (83) : la plus belle d'Europe dit-on
La rade de toulon (83) : la plus belle d'Europe dit-on

La rade de toulon (83) : la plus belle d'Europe dit-on

La rade de toulon (83) : la plus belle d'Europe dit-on

Source : www.larousse.fr

"S'humecter le gosier" ou "Se rincer le gosier".

Ces deux jolies locutions verbales en forme d'idiotisme corporel relèvent du registre familier.

Et elles signifient tout simplement : boire.

On dit par exemple : "Après tout ce boulot, on s'humecterait bien le gosier !".

On n'écrit pas : "Un chais" !

Mais : "Un chai" !

Sans "s".

Ce substantif masculin désigne, selon les régions :

  • le lieu destiné à la vinification et à la conservation,

Un chai

  • ou uniquement à la conservation des vins et eaux-de-vie, en tonneaux,

Un chaiUn chai

  • mais également : un magasin au ras du sol, tenant lieu de cave,
  • et par extension (dans l'Ouest de la France) : un petit local de stockage, une remise située en dehors de la maison et servant généralement à ranger du bois ou d'autres choses.

Sources : www.larousse.fr, wiktionary.org et wikipedia.org

"Boire la tasse".

Une jeune femme en train de boire une tasse

Cette locution verbale, qui ne manque pas de surprendre nos amis étrangers ou nos jeunes enfants, relève du registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré :

  • au XVIIIe siècle : mourir par noyade,
  • de nos jours : avaler involontairement une petite quantité d'eau en nageant,

On dit par exemple : "Mon fils ne voulait plus retourner à la piscine après avoir bu la tasse la dernière fois".

Un petit garçon en train de boire la tasse dans une piscine

  • ou : subir un échec.

On dit par exemple : "Nous avons bu la tasse avec ce produit l'année dernière".

Source : Alain Rey, Le Voyage des mots, quatrième édition, Paris, Guy Trédaniel éditeur, 2019, p.250.

"Un serment d'ivrogne".

Cette locution nominale masculine relève du registre familier.

Et elle désigne : une promesse pleine de bonnes intentions qu'on ne tient pas et sur laquelle on ne peut donc guère compter.

On dit par exemple : "Bien sûr, il t'a dit qu'il ne recommencerait plus et que tu pouvais lui faire confiance, mais ce n'est qu'un serment d'ivrogne".

Sources : wiktionary.org, www.languefrancaise.net et www.expressio.fr

"Un verre à vin" et "Un verre de vin".

Ces deux locutions nominales masculines du langage courant ne doivent pas être confondues :

  • "Un verre à vin" est un effet un verre destiné à contenir du vin,

On dit par exemple : "Il faut que je rachète des verres à vin : nous en cassons régulièrement lorsque nous avons des invités à la maison".

Il en existe de nombreuses sortes :

Les différents types de verre à vinLes différents types de verre à vin

  • tandis qu'"Un verre de vin" contient du vin.

un verre de vin

"Un coq hardi".

Tout jeune enfant je m'étais interrogé sur la signification de cette locution nominale masculine, qui me semblait omniprésente.

En effet :

  • un restaurant portait ce nom, à Payrac (46) le petit village du Lot dans lequel je passais la plupart de mes vacances, de 1965 à 1974,
Affiche du film franco-germano-italien "Merveilleuse Angélique", de Bernard Borderie (1965)
Affiche du film franco-germano-italien "Merveilleuse Angélique", de Bernard Borderie (1965)
  • ainsi que dans le film franco-germano-italien de Bernard Borderie "Merveilleuse Angélique", sorti en 1965 et tiré du roman français d'Anne et Serge Golon, "Le chemin de Versailles", sorti en 1957.
Angélique (Michelle Mercier), dans le film "Merveilleuse Angélique" (1965), devant l'enseigne du "Coq hardi", qu'elle reprend et rebaptise "Le Masque rouge", faisant prospérer cette modeste auberge parisienne, qui devient vite un endroit chic et réputé.
Angélique (Michelle Mercier), dans le film "Merveilleuse Angélique" (1965), devant l'enseigne du "Coq hardi", qu'elle reprend et rebaptise "Le Masque rouge", faisant prospérer cette modeste auberge parisienne, qui devient vite un endroit chic et réputé.
  • il s'agissait par ailleurs du titre d'un excellent journal de bande dessinée français, créé le 20 novembre 1944 à Clermont-Ferrand (69) par le dessinateur français Marijac, et publié jusqu'au 5 février 1963.

Couverture du n°35 de la 3e année de la nouvelle série du journal de bande dessinée français "Coq hardi", sorti le 21 novembre 1946

  • ainsi que du nom d'une bière blonde française, produite par la Brasserie du Coq Hardi, située à Marcq-en-Baroeul (59) et acquise, en 1972, par la brasserie belge Haacht, située à Boortmeerbeek et fondée, en 1898, sous le nom de Brasserie et Laiterie de Haecht !

Plaque émaillée publicitaire pour les bières belges "Coq Hardi"Plaque émaillée publicitaire pour la bière belge du "Coq Hardi"

Quelques années plus tard, j'ai pu découvrir que ce terme de "Coq hardi" désignait tout simplement, en héraldique : un coq avec la patte droite levée.

Un motif qui figure sur de très nombreux blasons :

Le blason de la ville de Romagne-sous-les-Côtes (55), avec un "Coq hardi"
Le blason de la ville de Romagne-sous-les-Côtes (55), avec un "Coq hardi"
Le blason de la ville de La-Neuville-en-Hez (60), avec un "Coq hardi"
Le blason de la ville de La-Neuville-en-Hez (60), avec un "Coq hardi"
Le blason de la ville de Baudignécourt (55), avec un "Coq hardi"
Le blason de la ville de Baudignécourt (55), avec un "Coq hardi"

Source : wikipedia.org

 

"Un faux-col".

Ce substantif masculin désigne :

  • au sens propre : un col de chemise amovible, pouvant être retourné après usure, très utilisé jusqu'au début du XXe siècle,

Des faux-cols

  • et au sens figuré, dans le registre familier : la mousse d’une bière dans un verre (idiotisme vestimentaire).

Un verre de bière "avec faux-col"

De fait, le blanc de celle-ci rappelle bien, en effet, la couleur et la forme de certains faux-cols.

Un faux-col

Source : wiktionary.org