8 façons de dire "Une bière".

Une chope de bière

On dit dans le registre argotique "Une binouse" (ou "Une binouze"), ainsi que "Une bibine", pour désigner une bière (mais également une boisson) de mauvaise qualité.

"Une mousse" appartient au registre familier.

Et les formules "Un bock" ou "Une chope", désignant le type de verre dans lesquels on boit ce breuvage, relèvent du langage courant.

De même que "Un demi" (par ellipse de "Un demi-litre), qui désigne la quantité servie,ou "Une cervoise", qui est le nom de l'ancêtre de la bière, bue par les gaulois.

Ou la périphrase "Une boisson fermentée à base de malt, de houblon, de levure et d’eau", parfois utilisée de façon humoristique.

Source : www.topito.com

"Une resucée".

Non, non : pas de ça ici ! N'ayez donc pas l'esprit mal placé, je vous prie !

Ce substantif féminin appartient certes au registre populaire, mais il ne fait que désigner, de manière parfaitement honorable :

  • au sens propre : une nouvelle quantité d'une boisson que l'on vient de boire,

On dit par exemple : "Je te sers encore une petite resucée ?".

Servir une "resucée" de café

  • et au sens figuré : une reprise ou répétition d'un sujet déjà traité ; une chose qui a déjà été dite, faite, lue, vue, entendue, utilisée, etc.

On dit par exemple : "Les trois suites du film états-unien Sex crimes, réalisé en 1998 par John MacNaughton, n'en constituent que de pâles resucées".

Sources : www.cnrtl.fr et Le Robert

"Les parents boivent, les enfants trinquent".

Ce très cynique proverbe du langage courant signifie, au sens figuré, que les enfants subissent les conséquences de l'alcoolisme de leurs parents.

Et cela, qu'ils soient victimes de violence ou de négligence ; ou qu'ils naissent avec un ou plusieurs handicaps liés à l'alcoolisme de leur mère avant et durant sa grossesse.

Le verbe "Trinquer" possède en effet une double signification, que j'ai déjà évoqué dans un autre article.

Sources : dictionnaire.reverso.net

"Trinquer".

Trinquer

Ce verbe nous vient de l'allemand "Trinken", qui signifie "Boire".

Et il peut avoir en français deux significations différentes, en fonction du niveau de langage :

  • dans le langage courant, "Trinquer" signifie en effet : choquer ou entrechoquer son verre contre celui d'une autre personne  avec laquelle on s'apprête à boire, en formulant un voeu, un souhait, un engagement.

On dit par exemple : "Ce midi, j'ai trinqué avec mes collaborateurs à la réussite de notre nouvelle gamme de produits".

  • et dans le registre familier : subir un dommage, un désagrément, une perte ; écoper.

On dit par exemple : "Si ce groupe industriel s'effondre, c'est toute la sous-traitance de la région qui va trinquer".

Ou : "L'entreprise de mon voisin a sérieusement trinqué après l'arrestation très médiatisée de son frère".

Sources : Le Robert, wiktionary.org, www.cnrtl.fr et wikipedia.org

 

On ne dit pas : "Des mets un peu gourmets".

Des fruits de mer

Comme l'a improprement déclaré la vendeuse Dominique, le 12 mars 2021, dans l'émission "Affaire conclue", présentée par Sophie Davant, sur la chaîne de télévision publique française France 2.

Mais : "Des mets GOÛTEUX", "Des mets un peu RAFFINÉS", "Des mets SAVOUREUX" ou "Des mets SUCCULENTS".

Un étal de gibier
Un étal de gibier

"Gourmet" n'est pas en effet un adjectif, mais uniquement un substantif du langage courant désignant :

  • un connaisseur en vin ; celui qui sait goûter et apprécier les vins,
  • et par extension : celui qui apprécie la qualité, le raffinement d'une table, d'un mets particulier.

On utilise également, dans le registre familier, les idiotismes animaliers de "Bec-fin" et de "Fine-gueule".

Source : www.cnrtl.fr

Pourquoi dire : "Happy hour" ?

Affiche promotionnelle pour l'happy hour

Et pas : "La bonne heure" !

Ce terme, emprunté à l'anglais américain désigne la période de la journée d'une ou de plusieurs heures au cours de laquelle un débit de boisson propose des boissons, en particulier alcoolisées, à des tarifs plus avantageux que d'ordinaire.

La tarification s'applique au moment où l'on commande une boisson, et non au moment de la payer.

Et le moment de la journée choisi est généralement celui où l'établissement est le moins fréquenté, pour tenter d'attirer la clientèle ; soit le plus souvent en fin d'après-midi (après le travail) et/ou en début de soirée (avant le dîner), du lundi au jeudi.

L'action promotionnelle consiste généralement à offrir une seconde boisson identique pour chaque boisson achetée.

Source : wikipedia.org

Pourquoi dire : "Un coffee shop" ?

Et pas, selon le contexte :

Un "Coffee shop" français ou "Boutique de cafés"
Un "Coffee shop" français ou "Boutique de cafés"
  • un magasin de cafés, où l'on peut en acheter et en consommer.

Comme on peut de plus en plus en trouver dans notre pays, depuis quelques années.

Un "Coffee shop" néerlandais, à Amsterdam (Pays-Bas) ou "Magasin de cannabis"
Un "Coffee shop" néerlandais, à Amsterdam (Pays-Bas) ou "Magasin de cannabis"
Un "Coffee shop" néerlandais, à Amsterdam (Pays-Bas) ou "Magasin de cannabis"
Un "Coffee shop" néerlandais, à Amsterdam (Pays-Bas) ou "Magasin de cannabis"
  • un magasin de cannabis, où l'on peut en acheter et en consommer.

Comme on en trouve aux Pays-Bas, où ils sont tolérés depuis 1976.

Un "Coffee shop" new-yorkais correspondant à notre traditionnel "Café"
Un "Coffee shop" new-yorkais correspondant à notre traditionnel "Café"
  • ou : un café.

Puisqu'il s'agit tout de même de la définition originelle de ce terme pour les anglophones.