"Une savate" ou "La savate".

  • "Une savate" est un substantif féminin désignant, dans le registre familier : un vieux soulier, très usé ; une vieille chaussure ou une vieille pantoufle.
  • On dit par exemple : "Tu as vu qu'il y avait une savate qui traînait dehors ?".

Un combat de boxe française

 

"Être cousu d'or".

"Être cousu d'or".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme textile ou vestimentaire relève du langage courant.

Et elle signifie au sens figuré : être très riche.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Être riche" ou "Être très riche" en français.

"Un bas de laine".

Cette locution nominale masculine en forme d'idiotisme textile ou vestimentaire désigne :

  • au sens propre, dans le langage courant : une longue chaussette de laine, dans laquelle on avait coutume, autrefois de dissimuler ses petites économies, son épargne.

Un bas de laine

  • et au sens figuré, par métonymie, dans le registre familier : l'argent que l'on a économisé ; ses petites économies, sa petite épargne.

Un "bas de laine" au sens figuré

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré au mot "Éconocroques".

"Un marchand de tapis" et "Une discussion de marchands de tapis".

Un marchand de tapis

Ces deux locutions nominales en forme d'idiotismes textiles désignent, au sens figuré et de façon péjorative :

  • une personne négociant âprement, marchandant exagérément,

On dit par exemple : "Ce vendeur est un véritable marchand de tapis".

  • et : une négociation âpre, exagérée ; un marchandage abusif.

On dit par exemple : "Tu aurais vu cette négociation : une véritable discussion de marchands de tapis".

Source : wiktionary.org

 

"Une petite laine".

Une jeune femme portant une "petite laine"

Cette locution nominale féminine qui ne doit pas manquer d'interloquer nos amis étrangers ou nos jeunes enfants relève du registre familier.

Et elle désigne tout simplement : un pull, gilet, châle, lainage, tricot, que l'on enfile lorsque les températures fraîchissent.

On dit par exemple : "Enfile donc une petite laine avant de sortir, il fait frisquet".

Source : www.larousse.fr

"Une baignoire sabot".

Une baignoire sabot

Cette étrange locution nominale féminine, qui m'avait beaucoup intrigué étant enfant, dans les années 1960, relève du langage courant.

Également appelée "Baignoire assise", elle désigne : une baignoire en forme de siège, plus courte et plus haute qu'une baignoire tradtionnelle, permettant de prendre un bain en position assise.

Baignoire sabot en cuivre datant du XVIIIe siècle
Baignoire sabot en cuivre datant du XVIIIe siècle

Elle est particulièrement adaptée aux personnes à mobilité réduite ou aux salles de bains de petites surfaces, puisqu'un modèle de seulement 120cm x 70cm convient parfaitement a une personne de taille moyenne.

Un petit modèle de baignoire sabot
Baignoire-sabot

Outre un gain de place considérable, elle offre un grand confort, la position assise créant un sentiment de sécurité immédiat chez les personnes âgées. Et davantage encore, bien sûr, lorsque la baignoire sabot intègre une porte facilitant l'entrée et la sortie.

Enfin - et je l'ai expérimenté pour ma part, à la fin des années 1990, avec ma fille aînée, aujourd'hui devenue médecin (comme le temps passe !) - la baignoire sabot est idéale pour les enfants : un petit de 2 à 4 ans qui joue ne remarque absolument pas la différence entre une petite et une grande baignoire, l'important étant de passer un bon moment, puis d'être correctement savonné !

Sources : www.batiproduits.com et www.sawiday.fr

"Un faux-col".

Ce substantif masculin désigne :

  • au sens propre : un col de chemise amovible, pouvant être retourné après usure, très utilisé jusqu'au début du XXe siècle,

Des faux-cols

  • et au sens figuré, dans le registre familier : la mousse d’une bière dans un verre (idiotisme vestimentaire).

Un verre de bière "avec faux-col"

De fait, le blanc de celle-ci rappelle bien, en effet, la couleur et la forme de certains faux-cols.

Un faux-col

Source : wiktionary.org

"Délatter" ou "Se délatter".

Ce verbe change de signification et de niveau de langue selon qu'il s'utilise à la forme pronominale ou non.

Il signifie en effet :

  • "Délatter" : ôter des lattes d'un toit, d'un plafond ou d'un parquet, dans le langage courant,

"Délatter" un parquet, c'est à dire : ôter des "lattes" ou "lames"

  • et "Se délatter" : ôter ses souliers ("lattes" en argot), se déchausser, dans le registre argotique.

"Se délatter" (enlever ses chaussures, en argot)

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Des chaussures".

Ne pas confondre "Coup de pied" et "Cou-de-pied" !

Ces deux locutions nominales masculines homophones possèdent en effet des significations fort différentes :

  • "Un coup de pied" est un coup porté avec le pied.

Et cela, que ce soit dans le domaine sportif (football, rugby, karaté, taekwondo), pour se défendre ou agresser quelqu'un, ou encore pour se défouler et passer ses nerfs.

Un coup de pied

  • tandis que "le cou-de-pied" désigne :
    • en anatomie : l'articulation du pied et de la jambe ou "Cheville",

Le cou-de-pied

    • par extension : la partie supérieure du pied, bombée, qui rejoint l'articulation du pied et de la jambe.
    • et par métonymie : la partie de la chaussure recouvrant le cou-de-pied, le dessus du pied.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "les pieds" en français.

Source : www.cnrtl.fr, wikipedia.org et www.larousse.fr

"Un pardingue", "Un pardeuss" ou "Un pardeusse".

Un pardingue, pardeuss ou pardeusse, c'est à dire : un pardessus

Ces trois substantifs masculins relèvent du registre argotique.

Et ils désignent tous trois : un pardessus, c'est à dire un manteau d'homme.

Le pardessus est en effet un vêtement d'homme, à manches, confectionné généralement en tissu épais et porté par dessus les autres vêtements pour protéger du froid et des intempéries.

"Se mettre du couscous sous la botte".

Cette ignoble locution verbale raciste en forme d'idiotisme alimentaire et d'idiotisme vestimentaire est semble-t-il utilisée dans les milieux néofascistes français pour signifier : effectuer une ratonnade, brutaliser des Maghrébins.

Source : www.dico2rue.com