On ne dit pas : "Il est vareuse !" ou "Elle est vareuse !", mais...

Réponse
« Il est unique ! » ou « Elle est unique !« 
Explication du calembour
« Il résulte de l’homophonie entre la locution nominale « Est tunique » et la forme conjuguée « Est unique » ; les substantifs féminins « Tunique » et « Vareuse » désignant tous deux des vêtements, et l’une des acceptions du mot « Vareuse » désignant une forme de vareuse.
Une vareuse
Une tunique
Une vareuse
Une vareuse

Ce savoureux calembour trouve sa source dans une très amusante saynète de 1957, des humoristes français Francis Blanche et Pierre Dac, constituant une extraordinaire parodie des numéros de music-hall de divination.

Voir mon article consacré à cette saynète, avec la vidéo couleur et le texte intégral de la saynète.

"Je ne comprends pas pourquoi ma femme me fait la tête : depuis le temps qu'elle me réclamait un manteau de bison" !

Un manteau de fourrure de bison
Un manteau de fourrure de bison
Explication du calembour
Il résulte de la paronymie entre les deux substantifs masculins « Bison » et « Vison », désignant deux noms d’animaux longtemps chassés pour leurs fourrures.
Un vison
Un vison
Un bison d'Amérique
Un bison d’Amérique

Mais la fourrure du « Vison » est immensément plus recherchée et appréciée que celle du « Bison » !

Un manteau de fourrure de vison
Un manteau de fourrure de vison
Un manteau de fourrure de bison
Un manteau de fourrure de bison

"Une lézarde".

Ce substantif féminin désigne :

Un lézard des sables mâle (vert) et un lézard des sables femelle (marron)
Un lézard des sables mâle (vert) et un lézard des sables femelle (marron)
Une lézarde sur un mur
Un mur présentant une lézarde
  • mais : une fente profonde, longitudinale, irrégulière, affectant toute l'épaisseur d'un ouvrage de maçonnerie, également appelée "Crevasse" ou "Fissure",
  • par analogie, au sens figuré, dans le registre soutenu : une fêlure, une fissure, une brèche, une atteinte compromettant la solidité de quelque chose, qui peut, en se produisant dans quelque chose, en provoquer la ruine et la fin prochaines.

On dit par exemple : "Ce problème risque de constituer à l'avenir une fissure au sein de la majorité".

Un galon lézarde
Un galon lézarde
  • dans le domaine de la passemanterie : un galon de petite largeur, utilisé comme cache-clous ou cache point, servant également à cacher les coutures des étoffes ou leur ligne de jonction avec le bois d'un meuble,
Une lézarde d'imprimerie
Une "lézarde" d'imprimerie, également appelée "Cheminée", "Rue" ou "Ruelle"
  • dans le domaine de l'imprimerie : une raie blanche, diagonale, sinueuse, se présentant occasionnellement dans la composition d'une page imprimée et formée d'espaces (ou "blancs") dans de nombreuses lignes successives de cette page, par exemple à la terminaison de mots au même endroit dans plusieurs lignes superposées.

On parle également de "Cheminée", "Rue" ou "Ruelle".

Un "galon à lézarde" militaire"
Un "galon à lézarde" militaire"
  • et dans le domaine militaire : un galon utilisé comme insigne de grade des sous-officiers, nommé "Galon à lézarde" à cause de la forme de sa trame.

Sources : www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

"Un contre-sens" ou "Un contresens" et "À contre-sens" ou "À contresens".

Ce substantif masculin du langage courant désigne :.

  • "Un contre-sens" ou "Un contresens" :
    • une action ou une attitude absurde, n'ayant pas de sens ; une situation opposée à ce qui devrait être.

On dit par exemple : "Ce type de mesures est un contre-sens".

Ou : "Cette décision est un contresens".

    • ou : une interprétation opposée à la véritable signification ; un sens erroné.

On dit par exemple : "Analyser ainsi ce discours est un contresens".

Ou : "Cette traduction est remplie de contre-sens".

  • "À contre-sens" ou "À contresens" : en sens contraire à celui dans lequel on doit prendre quelque chose.

On dit par exemple : "Attention : tu prends ce tissu à contre-sens".

Ou : "Il arrive régulièrement que des conducteurs sous l'emprise de l'alcool prennent une autoroute à contresens".

Sources : wiktionary.org et www.larousse.fr

"Lèche-cul" ou "Un lèche-cul" et "Lèche-botte" (ou "Lèche-bottes") ou "Un lèche-botte" (ou "Un lèche-bottes").

  • "Un lèche-cul"  est un substantif masculin du registre vulgaire en forme d'idiotisme corporel. Et "Un lèche-botte" (ou "Un lèche-bottes") est un substantif masculin du registre familier en forme d'idiotisme vestimentaire.

Les deux désignent, de façon très imagée, au sens figuré : une personne servile envers sa hiérarchie ou envers les puissants ; un flagorneur ; quelqu'un qui flatte servilement celui qui détient un pouvoir ou représente une autorité.

On dit par exemple : "L'assistant de mon directeur est un vrai lèche-cul".

Ou : "Je n'ai jamais pu jouer les lèche-botte(s) avec mes supérieurs hiérarchiques".

  • "Lèche-cul" est un adjectif du registre vulgaire en forme d'idiotisme corporel. Et "Lèche-botte" (ou "Lèche-bottes") est un adjectif du registre familier.

Les deux qualifient ce type de personnes, de façon très imagée, au sens figuré.

On dit par exemple : "Je recherche un collaborateur dévoué et efficace, pas un secrétaire lèche-cul".

Ou : "Les employés lèche-botte(s) sont bien vus dans cette société".

Sources : www.cnrtl.org, wiktionary.org et www.larousse.org

"Un bachi" ou "Un bâchi".

Le "Bachi" du fusilier marin avec pompon rouge et bande légendée

Ce substantif masculin appartient à l'argot maritime français désigne le couvre-chef des matelots et quartiers-maîtres de la Marine nationale française.

On l'appelle souvent à tort "Béret de marin" car il s'agit en réalité d'un bonnet en drap de laine bleu foncé porté par les matelots des marines de guerres de plusieurs pays.

Dans la marine française, le bachi est surmonté d'une houppette rouge appelée pompon. Le bachi est traversé de droite à gauche par un lacet de coton blanc appelé "jugulaire" qui permet à la fois d'éviter qu'il ne s'envole avec le vent et de reconnaître le personnel en service ou en armes, qui porte son bachi "jugulaire au menton". La ceinture du bachi est bleue, bordée de deux liserés rouges entre lesquelles se place le ruban légendé qui indique soit le nom du bateau, soit celui de l'unité dans laquelle sert le matelot.

Jusqu'à l'année 1988, dans la marine nationale française, le bachi se portait avec la coiffe blanche l'été et sans coiffe blanche l'hiver ; depuis, il se porte toute l'année avec la coiffe blanche.

Le cercle en métal à l'intérieur du bachi est appelé "Baleine".

Le bâchi est à l'origine un béret écossais qui était porté couramment par les matelots.

Croyances populaires

  • La croyance populaire veut que le pompon aurait initialement eu l'utilité d'amortir les chocs lorsque les marins se cognaient la tête en circulant dans les batteries et les coursives de faible hauteur sous barrot. Il ne s'agit en fait que d'une des nombreuses légendes relatives à cette houppette. En réalité, celle-ci apparaît dans les années 1840 à une époque où les conditions d'habitabilité des navires se sont déjà améliorées.

C'est en vérité pour un besoin technique de finir le fond du bonnet tricoté par le marin lui-même, que celui-ci terminait le fond par " terminait le fond en rabattant les mailles par "diminution" avec un fil de laine bleu et rouge qu'il faisait ressortir sous forme de pompon bicolore.

Et c'est en 1870 que ledit pompon devient rouge.

  • La tradition du "pompon porte-bonheur" pour les jeunes femmes qui le touchent ne résulte quant à elle que de l'esprit inventif des marins qui ont trouvé là un moyen de séduire la gent féminine.

Les pompons des bachis de marins français sont fabriqués par l'entreprise française de passementerie BBA (Borrel Bouvard Arthaud) Ss.a.s, située à La Chartre-sur-le-Loir (72), qui détient son secret de fabrication.

Sur un thême contigu, je vous recommande la lecture de mon article consacré aux fusiliers marins.

Source : www.wiktionary

"Se rembrailler".

J'aime beaucoup ce verbe marseillais signifiant, selon le contexte :

  • rajuster ses vêtements,
  • remonter son pantalon,
  • voire : se rhabiller.

On dit par exemple : "Rembraille-toi : on dirait un clochard !".

Ou : "Je me suis rembraillé à toute vitesse : son mari allait arriver d'un moment à l'autre !".

Tout comme l'adjectif "Débraillé", ce verbe injustement méconnu dans le reste de la France fait référence aux "Braies", ce vêtement en forme de pantalon, ajusté ou flottant, porté par plusieurs peuples de l'Antiquité (en particulier les Gaulois et les peuples germaniques), ainsi qu'au Moyen Âge.

Braies médiéviales
Braies médiéviales

Vous en avez vu depuis votre plus jeune âge, dès lors que vous connaissez Obélix et ses célèbres braies à rayures blanches et bleues !

Les célébrissimes guerriers gaulois Obélix et Astérix, toujours vêtus de braies
Les célébrissimes guerriers gaulois Obélix et Astérix, toujours vêtus de braies

Le mot "Braies" qui nous vient du gaulois est un substantif féminin qui présente la particularité d'être exclusivement employé au pluriel.

Braies
Braies

Et "Se rembrailler" signifie donc étmologiquement: rajuster, remonter ses braies.

Source : wikipedia.org

"Changer d'avis comme de chemise".

Cette expression du registre familier en forme d'idiotisme vestimentaire signifie : changer facilement et fréquemment d’avis ou d'opinion; en adopter de nouveaux aussi aisément que l'on peut changer de vêtements au fil des jours voire au cours d'une même journée.

On dit par exemple : "Ma tante change d'avis comme de chemise ; avec elle c'est toujours le dernier qui a parlé qui a raison".

Sources : www.linternaute.fr et wiktionary.org

Pourquoi dire : "Oversize" ?

Pull oversize

Et pas : "Surdimensionné" ou "Surdimensionnée" !

Ce qualificatif est actuellement appliqué à de nombreux vêtements pour jeunes dont l'intérêt - tant pratique qu'esthétique - m'échappe encore quelque peu, je l'avoue.

Alliant classe, chic et élégance, le vêtement oversize donne l'air intelligent
Alliant classe, chic et élégance, le vêtement oversize donne l'air intelligent
Alliant classe, chic et élégance, le vêtement oversize donne l'air intelligent
Alliant classe, chic et élégance, le vêtement oversize donne l'air intelligent

Pourquoi dire : "Des pantalons flare" ?

Le journaliste français Olivier Benkemoun (© Bestimage)

Comme l'a déclaré, le 02 octobre 2020, le journaliste français Olivier Benkemoun, sur la chaîne de télévision française d'information en continu CNews.

Et pas : "Des pantalons ÉVASÉS" !

Pantalon évasé ("flare pants" en anglais)

Vraisemblablement pour tenter de compenser la médiocrité de son discours et de ses propos en parlant anglais, ce qui est pour moi l'apanage des sots.

Mais si ce monsieur souhaite absolument étaler sa science et parler la langue de Shakespeare, alors qu'il utilise la locution nominale anglaise complète "Flare pants", plutôt que ce salmigondis.

"L'habit vert".

Un habit vert d'académicien français avec bicorne

Cette locution nominale masculine en forme d'itiotisme textile ou vestimentaire et d'idiotisme chromatique désigne : un habit d'académicien, membre de l'Institut de France, porté lors des réunions solennelles et des cérémonies officielles.

"Un habit d'académicien" et pas seulement - ainsi qu'on le croit souvent, me semble-t-il - de "membre de l'Académie française".

L'habit vert est donc également porté par les membres des quatre autres académies de l'Institut de France.

L’Institut de France demandant officiellement un costume simple et décent, sa composition fut décidée par un arrêté du Consulat du 13 mai 1801, puis amendée au fil des siècles.

Il consistait en :

  • d'une part un grand costume : habit, gilet ou veste, culotte ou pantalon noirs, brodés en plein d’une branche d’olivier en soie vert foncé, chapeau à la française,
  • et d'autre part un petit costume : habit plus sobre n’ayant de broderie qu’au collet et aux parements de la manche avec une baguette sur le bord de l’habit.

Victor Hugo inaugure en 1848 une nouvelle mode à l'origine de l'évolution de l'habit : le frac à la place de la redingote, le jabot transformé en plastron et cravate blanche et le port du pantalon en remplacement de la culotte et des bas de soie.

À l'origine en deux versions, le petit costume tomba rapidement en désuétude, seul le grand costume subsiste encore de nos jours.

Il est actuellement composé d'un chapeau bicorne, d'un gilet et d'un pantalon en drap noir ou bleu foncé, et non plus vert foncé comme à l'origine, brodés de branches d'olivier vertes et or, d'une cape et d'une épée.

Le port de la tenue est obligatoire - sauf pour les ecclésiastiques - et sa confection très codifiée.

S'il est "conçu dans les règles de l'art", ce qui peut prendre six mois, l'habit peut coûter jusqu'à... 35 000 € !

L'épée d'académicien

L, qui sont dispensés du port de l'habit, peuvent également s'abstenir de porter l'épée.

L'arrêté de 1801 ne prévoyait pas de tenue féminine ; une certaine liberté vestimentaire est donc accordée aux femmes.

Les ecclésiastiques et, en principe, les femmes n’en reçoivent pas. Pourtant, si Jacqueline de Romilly porte un sac à main brodé assorti à sa cape, Hélène Carrère d'Encausse, Florence Delay, Assia Djebar, Simone Veil, Danièle Sallenave et Dominique Bona ont toutes choisi d'en porter une.

Son origine est liée à l'Institut d'Égypte et rappelle les usages de l'Ancien Régime.

Véritable objet d'art, l'épée constitue l'attribut personnel de l'académicien et revêt une haute charge symbolique. Elle lui est généralement offerte par ses amis et collègues, réunis dans un "Comité de l'épée", et lui est remise lors d'une cérémonie privée quelques jours avant sa réception. Oeuvre originale conçue avec beaucoup de liberté par des artistes joailliers, elle est offerte au récipiendaire dans le cadre d'une souscription auprès des amis du futur académicien. Ou peut être une arme ancienne, comme une épée de cour par exemple.

Des membres de l'Académie françaiseUn habit vert d'académicien français

Un film portant ce titre, avec l'excellent acteur français Jules Berry, a été réalisé en 1937 par le réalisateur français Roger Richebé, d'après la pièce de théâtre homonyme de Robert de Flers et Gaston Arman de Caillavet.

Affiche du film français "L'habit vert" de Roger Richebé (1937)Affiche du film français "L'habit vert" de Roger Richebé (1937)

Assez curieusement, l'assistant réalisateur du film, Marcel Cohen (né le 22 novembre 1908 et mort le 6 décembre 2002), par ailleurs scénariste et monteur, en a réalisé par la suite une nouvelle version sous forme de téléfilm, en 1957.

Il se fera ensuite appeler Marcel Cravenne, comme son frère, l'attaché de presse, journaliste et producteur de cinéma Georges Cohen devenu Georges Cravenne, le fondateur des Césars, des Molières et des 7 d'or.

Source : wikipedia.org