"Un RADAR".

Antenne radar

Ce mot relève du vocabulaire et du jargon aéronautique, du vocabulaire et du jargon militaire ainsi que du vocabulaire et du jargon de la police et de la sécurité.

On ignore souvent que "Radar" est un acronyme américain signifiant "RADio Detection And Ranging", que l'on peut traduire par "Détection et estimation de la distance par ondes radio", "Détection et télémétrie radio", ou plus simplement "Radiorepérage".

Il a remplacé le sigle anglais précédemment utilisé : RDF (Radio Direction Finding), que l'on peut traduire par "Radiocompas".

Un radar est un système utilisant les ondes électromagnétiques pour détecter la présence et déterminer la position ainsi que la vitesse d'objets tels que les avions, les bateaux, ou la pluie.

Les ondes envoyées par l'émetteur sont réfléchies par la cible, et les signaux de retour (appelés "écho radar") sont captés et analysés par le récepteur, souvent situé au même endroit que l'émetteur :

  • La distance est obtenue grâce au temps aller/retour du signal,
  • la direction grâce à la position angulaire de l'antenne où le signal de retour a été capté,
  • et la vitesse avec le décalage de fréquence du signal de retour généré selon l'effet Doppler.

Le radar est utilisé dans de nombreux domaines :

  • en météorologie pour détecter les orages,
  • pour le contrôle du trafic aérien,
Radar routier fixe
Radar routier fixe
  • pour la surveillance du trafic routier,
Radars routiers fixes de nouvelle génération
Radars routiers fixes de nouvelle génération
  • par les militaires, afin de détecter les objets volants mais aussi les navires,
  • en astronautique,
  • etc.

On retrouve ce mot "Radar" dans différentes expressions : "Disparaître des écrans radar", "Disparaître des radars", "Passer sous le radar", "Passer sous les radars" ou "Rester sous le radar", "Rester sous les radars".

Source : wikipedia.org

"Un temps de Toussaint", "Faire un temps de Toussaint".

Cette expression désigne un temps maussade, gris, humide (et frais).

Elle fait tout simplement référence à la météorologie qui caractérise souvent la période du premier novembre, laquelle correspond souvent au retour d'un temps gris et humide après les belles périodes d'arrière-saison qui persistent souvent jusqu'en première voire deuxième quinzaine du mois d'octobre.

Source : actualite.lachainemeteo.com

"Laisser passer l'orage".

Cette expression du langage courant signifie, au sens figuré, : "Attendre qu'une situation devienne moins risquée, attendre une accalmie, attendre la fin d'un conflit".

On dit par exemple : "Mon père était furieux de constater que j'avais enfoncé tout l'avant de sa voiture neuve : j'ai laissé passer l'orage".

Les expressions "Faire le gros dos" ou "Faire le dos rond" ont des significations relativement proches.

Source : www.languefrancaise.net

"Dommage", elle a dit 'Dommage"... ?

La scène se déroule le 28 décembre 1999. Ma fille aînée a 4 ans et demi et passe la deuxième partie des vacances d'hiver chez nous à Aix-en-Provence (13), où je suis venu me marier et habiter depuis quelques mois.

La veille et l'avant-veille, les dimanche et lundi 26 et 27 décembre, les tempêtes Lothar puis Martin, deux phénomènes météorologiques d'une ampleur tout à fait exceptionnelle ont frappé la France et une partie de l'Europe.

Traejectoires des tempêtes des 26 et 27 décembre 1999.

Ces deux cyclones extratropicaux extrêmement puissants ont causé des dommages majeurs par le vent.

Carte de la tempête Lothar des 25 et 26 décembre 1999

D'innombrables rafales atteignant les 220 km heure (169 à Paris (75)) ont ravagé une partie du pays et causé des dégâts sans précédent, puisque l'on dénombrera finalement en effet :

  • 92 morts,
  • 2 000 blessés,

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"Une hirondelle ne fait pas le printemps".

Cette expression proverbiale en forme d'idiotisme animalier signifie qu'une seule expérience, un seul fait, isolés, ne suffisent pas à tirer une conclusion générale. Et que l'on ne peut tirer une généralité à partir d'un seul exemple.

Ainsi, ce n'est pas parce que l'on aperçoit une hirondelle que le printemps est là ou qu'il va tout de suite arriver.

Il s'agit d'une expression extrêmement ancienne puisque issue d’un traité d’Aristote ("Éthique à Nicomaque"), puis transmise par une fable d’Ésope ("Le Jeune Prodigue et l’Hirondelle").

Sources : www.expressio.fr et wiktionary.org

"Un grain".

Ce mot peut avoir, selon le contexte, de nombreuses significations :

  • la graine, le fruit et la semence de certains végétaux, en particulier des céréales.

On parle notamment du "grain de blé",

  •  une unité ancienne, soit de masse (0,0648 gramme), soit de longueur.

L'unité de masse est toujours utilisée de nos jours pour mesurer la poudre des cartouches d'armes à feu, ainsi que pour les perles et les diamants.

  • en météorologie maritime, un vent violent et de courte durée qui s'élève soudainement et est généralement accompagné de précipitations,
  • en métallurgie ou en physique des solides, un monocristal de petite dimension,
  • en musique, l'aspect chaleureux d'un morceau dégagé par ses instruments et parfois le support vinyle,
  • en photographie, le plus petit détail visible d'un tirage photographique,
  • à La Réunion (97-4), une graine de fabaceae, c'est-à-dire les fèves, lentilles, et pois qui complètent le riz traditionnel dans la composition d'un carry à base de viande ou poisson en sauce très épicée,
  • enfin, "Avoir un grain" signifie, dans le registre argotique, "être fou".

Ne vous laissez pas désespérer par une météorologie calamiteuse !

Même s'il est vrai que quelqu'un a dit "Orages : haut désespoir !".

Explication du calembour
Il résulte de l’homophonie entre la phrase « Orages : haut désespoir ! » et la célébrissime tirade de Don Diègue, dans « Le Cid », la pièce de théâtre française de 1637 de Pierre Corneille : « Ô rage ! ô désespoir ! ô vieillesse ennemie ! N’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ? »

"Araignée du matin, chagrin, araignée du midi, souci, araignée du soir, espoir".

Une araignée sur sa toile pleine de rosée

Ce très joli proverbe se révèle, à l'analyse, parfaitement conçu et logique, puisqu'il relève de... la météorologie !

Et signifie, dans l’ordre, que l'on peut être :

  • triste le matin, parce que si l’on voit travailler une araignée, cela sous-entend qu’aucune rosée ne la gêne. Et qui dit absence de rosée, dit pluie à venir.
  • préoccupé à midi, parce que si l’araignée tisse sa toile au milieu de la journée, cela implique que la pluie se prépare et qu’il faut donc se dépêcher.
  • et plein d'espoir le soir, parce que si une araignée se balade tranquillement au crépuscule, c'est qu'elle n'est pas inquiète et donc que le beau temps devrait persister.

"Connaître la montagne mieux que quiconque !".

La scène se passe en juillet 1999. Nous dînons avec mon épouse et ma belle-fille, alors âgée de six ans, en regardant le journal télévisé. Celui-ci est essentiellement consacré à très grave accident de canyonisme, survenu en Suisse, ayant fait pas moins de 19 morts et deux disparus.

Un violent orage, non prévu par les services de la météorologie, avait éclaté au moment où les 53 membres d'une expédition se trouvaient dans le lit d'une rivière des Alpes bernoises, lorsque l'eau avait subitement tout emporté. La brusque montée des eaux était vraisemblablement due à la rupture d'un barrage naturel, formé par l'entassement de branches ou de troncs d'arbres et de pierres, après l'hiver particulièrement rigoureux qu'avait connu le pays cette année là, avec d'exceptionnelles chutes de neige.

Effondré par l'ampleur de la tragédie, l'organisateur de l'expédition, directeur d'une agence de sports extrêmes, reconnue pour son sérieux, ne s'expliquait pas les raisons de ce drame. En effet, ses accompagnateurs étaient tous des professionnels chevronnés, qui - affirmait-il - connaissaient la montagne "mieux que quiconque" !

"Ça alors !" lâche alors soudainement la petite, stupéfaite :  "On m'a pourtant toujours dit que "Ki-Konk" était un très grand singe !"

Sacré roi Kong !

"Mouiller à saux" ou "Pleuvoir à siaux".

Ces deux locutions signifient "pleuvoir abondamment".

"Siaux" est tout simplement une façon ancienne, parfois encore utilisée, de prononcer le mot "seaux".

Comme dans beaucoup d’expressions québécoises, il s'agit d'une prononciation conservée de certains parlers, essentiellement paysans, des provinces de l’Ouest de la France.

Voir aussi mon article "Toutes les façons de dire "pleuvoir abondamment"".