Foire Aux Questions

  •  Vous commettez régulièrement des fautes et pas que des coquilles, des bourdons ou des fautes de frappe, ce qui est vraiment très gênant pour un blogue consacré à la défense de la langue française.

C'est parfaitement exact et le reconnais bien volontiers.

Je tiens simplement à préciser pour ma décharge que :

    • d'une part je ne suis absolument pas un professionnel de la langue, mais un simple préretraité, animant un blogue amateur pour lequel je ne perçois absolument aucune rémunération,
    • et d'autre part, j'ai l'immense tort de ne pratiquement pas me relire et cela pour deux raisons :
      • d'abord parce que - je le confesse - je déteste cela,
      • et surtout parce que cela n'est malheureusement pas très efficace : sachant pertinemment ce que j'ai écrit, je me relis beaucoup trop rapidement, en survolant littéralement mes textes, et ne repère donc pas les fautes.

J'appelle d'ailleurs expressément mes lecteurs à se défouler en me signalant mes coquilles, erreurs, fautes ou omissions :

Rubriques du blogue J'aime les mots

Car mes très faibles moyens financiers ne me permettent malheureusement pas de me payer les services d'un véritable relecteur.

  • Vous n'appliquez pas la réforme de l’orthographe de 1990 !

En effet, j’utilise l’orthographe traditionnelle car je me refuse à appliquer une réforme que j’estime parfaitement crétine, nulle et non avenue, puisqu’elle ne fait que compliquer la situation, en rendant correctes deux orthographes possibles au lieu d’une seule !

  • Vous n'utilisez pas l'écriture inclusive.

Non car il s'agit d'une pure ineptie.

  • Vous écrivez "Auteure" ou "Premier Ministre" et non "Autrice" et "Première ministre".

Oui, car je me refuse à utiliser certains mots que je trouve trop laids et en particulier la récente locution nominale "Première ministre". Pourquoi pas "Première ministresse", tant que nous y sommes, puisque j’ai entendu sur une chaîne de télévision d’information en continu qu'Élisabeth Borne était "une grande commise de l’État" !

De la même façon je n'utilise pas certains mots qui me dérangent :

    • ainsi de l’adjectif ou du substantif "américain" lorsqu'il s'agit des "États-Unis d'Amérique" (je dis "états-unien"),
    • des substantifs "footballeur" ou "footballeuse" (je dis "joueur de football" ou "joueuse de football"), "match" (je dis " rencontre"), "rugbyman" ou "rugbymen" (je dis "joueur(s) de rugby") et "rugbywoman" ou "rugbywomen" (je dis "joueuse(s) de rugby"), ainsi que "tennisman" ou "tennismen" (je dis " joueur(s) de tennis) et "tenniswoman" ou "tenniswomen" (je dis " joueuse(s) de tennis).

Enfin, je dis par exemple :

    • ou "un blogue" et non "un blog".
  • Vous vous en prenez régulièrement aux animateurs et participants de certaines émissions qui semblent véritablement être vos têtes de turcs !

Absolument pas. Il s'agit simplement des rares émissions de télévision que je regarde - ou plutôt écoute - assez régulièrement  : "Affaire conclue" sur France 2, "C dans l'air" et "C à à vous" sur France 5, "Brunet, Hammett & compagnie" et "22H Darius Rochebin", sur CNews et "L'Équipe de Greg", "L'Équipe du soir" sur L'Équipe.

Mécaniquement, je trouve bien davantage à redire aux propos de personnes que j’entends très fréquemment qu'à ceux de personnes que je ne fais qu'apercevoir occasionnellement.

Et ce n'est pas parce que je n'épingle jamais les différents membres de la horde de doctes chroniqueurs des émissions du populiste histrion de M. Bolloré, qu'ils parlent pour autant un français qui me conviennent !

  • Pourquoi êtes vous si sévère et aussi critique ?

Je ne pense sincèrement pas l'être. Mes critiques et réflexions sont en effet adaptées à la nationalité, à la profession, à l'âge et au niveau d'études du locuteur, ainsi qu'au contexte.

Ainsi, je ne me permets bien évidemment jamais de critiquer le niveau de français d'un locuteur étranger.

Et je n'épingle absolument pas de la même façon les propos d'un jeune joueur de football au sortir d'une rencontre et ceux d'un ministre quadragénaire ou quinquagénaire, invité d'un organe d'information pour présenter l'une de ses mesures :

    • Le premier n'a en effet pas fait d'études, est exalté ou abattu, fatigué et interrogé à brûle-pourpoint. Mais surtout : n'a pas pour mission première de bien s'exprimer mais de bien jouer.
    • Tandis que le second est un véritable professionnel du verbe, expérimenté, souvent bardé de diplômes, sachant parfaitement de quoi il parle, ayant eu le loisir de préparer son intervention dans les moindres détails, y compris avec l'aide de collaborateurs spécialisés ou de communiquants extérieurs, voire de jeter un oeil sur quelques notes amenées avec lui.

Je trouve ainsi parfaitement déplorable, intolérable et pitoyable qu'un député français (nommé par la suite secrétaire d'État...), auteur d'un rapport consacré aux conditions de travail des élus à l'Assemblée nationale, et invité à ce titre sur la radio publique France Inter, y dénonce les dimensions insuffisantes des locaux en parlant de "bureaux exsangues" !

J'ai par ailleurs l'honnêteté intellectuelle de modifier mes articles lorsque je constate une évolution favorable de la façon de s'exprimer d'une personne précédemment épinglée. Ainsi par exemple de Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement.

Et surtout : je suis tout à fait prêt à faire l'éloge d'une personne dont je trouve qu'elle s'exprime très correctement, comme c'est le cas du jeune étudiant franco-russe Cyrille Amoursky.

  • Vous êtes trop critique à l'égard de la prononciation des personnes s'exprimant à la télévision : ce n'est que de l'oral !

Certes, mais il s'agit, pour l'essentiel, de professionnels de la langue : journalistes, chroniqueurs, commentateurs, élus, ministres, enseignants, avocats, etc.

Et surtout : il faut tenir compte de la valeur d'exemple et de l'effet didactique des propos tenus dans les émissions radio-télévisées. De la même façon que les gens partaient autrefois du principe que tout ce qui était écrit dans le journal était vrai, leurs descendants actuels pensent - assez légitimement je dois le dire - que les personnes qui s'expriment à la télévision ou à la radio parlent correctement et peuvent donc servir de référence. Ce qui est malheureusement très très loin d'être le cas.

Tout comme il est absolument impératif de ne surtout pas parler de façon grossière ou argotique devant des enfants si l'on ne veut pas qu'il nous imitent, il convient donc également de parler d'une façon correcte aux adultes.

En cessant de prononcer correctement les substantifs ("sam'di", "déj'ner", etc.), en n'étant plus capables de prononcer correctement les pronoms ("J'te", "J'vous", "T'es", "Ê" pour "Elle" ou "Elles", "I" pour "Il" ou "Ils") ou les adjectifs ("C'que", "C'qui"), en n'employant plus le "ne" ni le "n'" ("On veut plus que", "On était pas au courant"), quand ce ne sont pas les deux en même temps ("C'est pas" ou "Y a pas"), en n'effectuant plus la liaison après le "t" (sai-un bel arbre, sai-une bonne raison), en disant systématiquement "C'est des" ou "C'est les" au lieu de "Ce sont des" et "Ce sont les", tous ces professionnels de la langue ont largement contribué à la dégénérescence du niveau de langue moyen des français. Et concourent quotidiennement à son déclin.

  • Les registres ou niveaux de langue que vous indiquez ne correspondent pas toujours à ceux des dictionnaires.

C'est exact, car je ne suis pas toujours d'accord avec eux.

Je considère par exemple souvent comme argotiques des mots classés comme simplement familiers.

Et n'estime absolument pas vieillis ni désuets de nombreux mots ou formules étiquetés comme tels.

À l'inverse, je classe souvent dans le registre soutenu des mots ou formules qui ne le sont pas dans les dictionnaires, et ne l'étaient pas en effet il y a encore ne serait-ce que 30 ou 40 ans, mais le sont désormais à mes yeux, au regard de l'épouvantable dégradation du niveau de langue moyen.

  • Vous êtes trop élitiste : vous donnez trop d'importance au registre soutenu.

Absolument pas : il m'arrive régulièrement d'utiliser des mots ou formules relevant du registre familier, du registre argotique voire du registre vulgaire.

Mais peu il est vrai du registre populaire.

  • Vous utilisez souvent des mots ou formules désuètes.

Je reconnais volontiers prôner l'usage de mots, formules ou idiotismes fréquemment qualifiés de vieillis ou désuets.

Et cela pour la bonne et simple raison que je récuse formellement cette classification.

Je ne supporte pas que l'on qualifie d'"expressions de nos grand-mères" ou de "formules employées au siècle dernier", tous ces idiotismes qui font la saveur et la richesse de notre belle langue.

  • La langue évolue c'est normal : vous êtes passéiste et conservateur !

Tout à fait et je le revendique haut et fort.

Je suis rigoureusement contre l'intégration régulière au dictionnaire des nouveaux mots utilisés au quotidien par une majorité de français illettrés, abrutis de téléréalité et de réseaux sociaux.

Et cela pour la bonne et simple raison que l'explosion de ces derniers a accéléré la diffusion d'un jargon abscons majoritairement constitué de sigles, d'apocopes, de verlan, d'anglicismes et de mots arabes, romani ou africains.

Je suis parfaitement d'accord pour que la langue française évolue, mais pas pour qu'elle s'atrophie et dégénère.

  • Mais qu'est-ce-que vous souhaitez au juste, avec ce blogue. Quel est votre but ?

J'espère contribuer progressivement, à ma modeste mesure :

    • à contenir, remettre en question voire bannir l'utilisation abusive actuelle de l'anglais dans les publicités (noms de marques, sociétés, produits, slogans et formules), les enseignements et les différents milieux professionnels,
    • à favoriser l'emploi des innombrables adjectifs, mots, locutions et expressions idiomatiques (ou idiotismes) qui font le charme et la richesse de notre jolie langue,
    • et à rétablir une prononciation plus correcte.

Telle est ma croisade de Don Quichotte de la langue française !

Don Quichotte