"Des péniches".

Ce substantif féminin désigne :

  • dans le langage courant :
    • autrefois : de petites embarcations pontées et armées, à aviron et à voile, servant d'auxiliaire à un navire de guerre ou utilisée comme garde-côtes.
    • de longs bateaux de transport fluvial, à fond plat, également appelés "Barges" (substantif féminin) ou "Chalands" (substantif masculin).

J'en ai personnellement souvent et beaucoup vu, ayant vécu, entre ma 8e et ma 25e année (soit de 1969 à 1986), à Conflans-Sainte-Honorine (78), la capitale française de la batellerie, qui accueille chaque troisième week-end de juin, depuis 1960, le "Pardon national de la batellerie", également appelé "Grand pardon de la batellerie".

    • des bateaux militaires à fond plat, remorqués ou à moteur, également appelés "Barges" (substantif féminin) ou "Chalands" (substantif masculin), utilisés pour débarquer des troupes et du matériel sur les plages.

Une péniche de débarquement

Des soldats jaillissant d'une péniche de débarquement, sur une plage

Une péniche de débarquement, sur une plage

  • et dans le registre argotique : des chaussures trop grandes.

Des "péniches", c'est à dire : des chaussures beaucoup trop grandes (registre argotique)

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Des chaussures".

Source : www.cnrtl.fr

"Un rapporteur".

Ce substantif masculin polysémique peut avoir différentes significations, puisqu'il désigne tout à la fois :

  • un instrument :
    • un instrument en forme de demi-cercle gradué, utilisé en géométrie pour mesurer ou rapporter des angles et construire des figures géométriques.

Un rapporteur plastique d'écolier

    • par analogie : un instrument de mesure en forme de carré, dont le centre est évidé, dont les bords intérieurs présentent des graduations à l'échelle des plans à établir, et qui est utilisé, en dessin industriel, pour la transcription topographique des points de triangulation ("rapporteur de coordonnées") :
      • Les rapporteurs utilisés par les élèves sont la plupart du temps gradués en degrés, mais il existe plusieurs variantes : certains ont une double graduation (en degrés et en radians, ou en degrés et en grades), certains forment un disque complet alors que d'autres ne sont que des demi-disques.

      • Le rapporteur trigonométrique est un instrument de mesure matérialisant le cercle trigonométrique et fournissant une correspondance degrés-radians.

 

      • Dans l'artisanat et l'industrie on utilise plus volontiers des rapporteurs métalliques composés d'un secteur circulaire associé à une règle pivotante et un dispositif de blocage.

 

      • Dans le domaine maritime on utilise un rapporteur nautique.

 

  • ou une personne :
    • dans le domaine politique : un député ou sénateur, désigné au sein d'une commission d'étude, afin d'analyser un projet de loi ou une proposition.

Ce "rapporteur parlementaire" présente en séance publique son point de vue, ses observations et ses amendements.

Le député français LaREM Sacha Houlié

    • ou : un écolier ou une personne, qui rapporte à un adulte ou à un supérieur hiérarchique, les agissements cachés d'une autre personne.

On utilise également les substantifs masculins de délateur, de dénonciateur ou de mouchard (registre argotique).

Un écolier et son maître, dans les années 1960
Un écolier et son maître, dans les années 1960

Sources : wikipedia.org, www.cnrtl.fr et Le Robert

"Un bon vent", "Quel bon vent vous amène ?" et "Bon vent !".

  • "Un bon vent" est une locution nominale désignant : un vent portant directement un navire à voile vers le point où les marins souhaitent se rendre.

Un voilier bénéficiant d'un bon vent

  • "Quel bon vent vous amène" est une expression relevant du registre familier et signifiant au sens figuré : quelle bonne augure vous amène; qu'est-ce qui me vaut le plaisir de votre visite ?
  • et "Bon vent !" est une locution interjective signifiant, au sens figuré, selon le contexte :
    • au revoir ; bon voyage ; bonne route ; bonne chance !
    • ou, de façon péjorative, afin d'exprimer le soulagement ressenti au départ d’un importun : va-t'en ! ; casse-toi !

Sources : www.linternaute.fr et www.expressio.fr

"Mener à bon port" et "Arriver à bon port" ou "Parvenir à bon port".

Le port de Naples (Campanie) (Italie)

Ces deux locutions verbales appartiennent au langage courant et elles nous viennent bien évidemment du monde de la marine.

Elles signifient respectivement, au sens figuré et selon le contexte :

  • "Mener à bon port" :
    • mener à destination, à l'endroit souhaité.

On dit par exemple : "Je ne vous demande pas de battre des records de vitesse, mais simplement de mener ce camion à bon port".

    • ou : mener à son terme, sans encombre.

On dit par exemple : "Je sais que ce collaborateur mènera ce dossier à bon port".

  • et "Parvenir à bon port" :
    • arriver à destination, à l'endroit souhaité.

On dit par exemple : "J'espère que vous parviendrez à bon port sans trop de difficultés, malgré cette météorologie exécrable".

    • ou : atteindre son but ; atteindre l'objectif que l'on s'était fixé.

On dit par exemple : "Je me félicite de ce que cette enquête soit parvenue à bon port, malgré un contexte difficile".

Sources : www.expressio.fr et www.linternaute.fr

"La diligence" et "Une diligence".

Le substantif féminin "Diligence" peut avoir deux significations très différentes :

  • "La diligence" désigne en effet dans le registre soutenu : la célérité et l'exactitude dans l'exécution d'une tâche.

On dit par exemple : "Je compte sur vous pour mener à bien cette étude avec la plus grande diligence".

  • tandis que "Une diligence" désignait autrefois dans le langage courant : un véhicule hippomobile fermé, à quatre roues, principalement utilisé au XIXe siècle pour le transport des personnes d'une ville à l'autre.
Une diligence suisse, au XIXe siècle
Une diligence suisse, au XIXe siècle

La diligence est indissociable de l'histoire des États-Unis et de la Conquête de l'Ouest, avant l'avènement de l'automobile.

Une diligence états-unienne de la célèbre compagnie Wells Fargo
Une diligence états-unienne de la célèbre compagnie Wells Fargo

Sources : www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

"Larguer les amarres", "Lever l'ancre", "Mettre les voiles" et "Prendre le large".

Ces différentes locutions verbales nous viennent bien évidemment du monde de la marine.

Et elles signifient toutes quatre, au sens figuré : partir, s'en aller, voyager.

On dit par exemple :

  • "Moi, fin juillet je largue les amarres, direction : ma maison familiale en Ardèche !",
  • "Vendredi je lève l'ancre à 16 heures car j'ai pas mal de route à faire pour arriver chez mes beauc-parents, en Normandie",
  • "Mon locataire a mis les voiles sans prévenir en me devant deux mois de loyer ",
  • et : "Les voleurs ont malheureusement pris le large avant l'arrivée de la police".

Au sens propre, ces différentes locutions signifient respectivement :

  • "Larguer les amarres" : détacher le bateau de son point d’attache,
  • "Lever l'ancre" : remonter l’ancre du fond,
  • "Mettre les voiles" : appareiller, quitter le mouillage, le port,
  • et "Prendre le large" : s’éloigner du rivage, gagner la haute mer.

Source : wiktionary.org

"Une stewardess".

Une hôtesse de l'air

Tel est le mot anglais que l'on utilisait apparemment en France, à la fin des années 1950, pour désigner une hôtesse de l'air !

C'est en tous cas celui qui est mentionné à deux ou trois reprises dans la version française du film franco-allemand "Mademoiselle Ange" de Geza von Radvanyi (1959), que je viens de voir récemment pour la première fois.

Affiche belge du film franco-allemand "Mademoiselle Ange" de Geza von Radvanyi (1959)
Affiche belge du film franco-allemand "Mademoiselle Ange" de Geza von Radvanyi (1959)

Un film dans lequel Romy Schneider incarne le rôle-titre, face à Henri Vidal, qui mourut quelques mois plus tard et au jeune Jean-Paul Belmondo, un an avant qu'il ne tourne "À bout de souffle" sous la direction de Jean-Luc Godard.

L'actrice allemande Romy Schneider dans le film franco-allemand "Mademoiselle Ange" de Geza von Radvanyi (1959)

Source : wikipedia.org

"Le vent tourne" ou "Sentir le vent tourner".

Ces deux locutions verbales du langage courant s'utilisent couramment, au sens figuré, pour signifier respectivement :

  • "Le vent tourne" : la situation est en train de changer complètement, les rapports de force évoluent, la situation tourne à l'avantage d'un adversaire ou de soi-même.

On dit par exemple : "Le vent tourne : nous ne pouvons pas continuer à vendre nos produits aussi chers que par le passé".

  • et "Sentir le vent tourner" : comprendre l'évolution du rapport de force, la nature et l'importance du changement de situation en train de se produire.

On dit par exemple : "Dès que j'ai senti le vent tourner avec mon supérieur hiérarchique, j'ai postulé chez différents concurrents".

Sources : www.languefrancaise.net, www.linternaute.fr et wiktionary.org

Pourquoi dire : "Un flight case" ?

Un flight-case

Et pas : "Une malle renforcée" !

Ou, à tout le moins : "UNE flight case" !

Il s'agit en effet de ces grosses malles sur roulettes, souvent noires, que vous avez certainement déjà aperçu sur les scènes de concert, déplacées par les "roadies".

Des techniciens itinérants ou "roadies" déplaçant des malles renforcées ou "flight cases"

Elles étaient essentiellement conçues à l'origine pour le transport aérien, ainsi que l'indique leur nom anglais ("flight case" signifie littéralement "caisse aérienne").

Une malle renforcée ou "flight-case"

Avec une ossature en bois, renforcée de profilés aluminium et de cornières.

Et un aménagement intérieur en mousse, destiné à caler parfaitement le matériel ou les objets transportés.

Malle renforcé ou "Flight case" avec calage intérieur en mousse pour le transport de violons

Mais ce type de malle renforcée a rapidement été adopté et utilisé dans le domaine de la musique, où les instruments de musique, le matériel de sonorisation, les éclairages, les tables de mixage, etc. étaient évidemment soumis à rude épreuve lors des grandes tournées nationales et internationales qui ont commencé à se développer dans les années 1970.

Un camion rempli de malles renforcées ou "flight-cases"

Avant d'être également utilisé - de façon moins visible par le grand public - dans toutes sortes de domaines professionnels nécessitant de protéger des objets à transporter tels que : matériel électronique, appareils de mesure, appareils de précision, optique, équipement audio, vidéo, informatique, outillage de précision, prototypes, archives, pièces de collections, tableaux, photographies, bouteilles prestigieuses, armes, oeuvres d'art, etc.

Source : www.communique-en-folie.fr

"Baisser pavillon".

Cette locution verbale signifie :

  • au sens propre, dans le domaine de la marine et dans le domaine militaire : baisser le pavillon d'un navire, afin d'annoncer à son adversaire que l'on se rend.

Cette expression est née dans la marine à voile au XVIIe siècle, le substantif masculin "Pavillon" désignant le drapeau se trouvant sur un bateau (généralement à l’arrière), dont les couleurs indiquent la nationalité du bâtiment.

Lorsqu’un bateau était engagé dans un combat et que ce dernier mettait pavillon bas, c’est-à-dire descendait le drapeau de son mât, c’était pour signaler qu’il se rendait et cessait de combattre.

La locution exacte couramment utilisée dans la Marine est cependant "Amener pavillon" et non "Baisser pavillon".

  • et par extension, au sens figuré, dans le registre familier : s'avouer vaincu, abandonner, céder, renoncer, abdiquer ; se reconnaître inférieur à la personne à qui l'on se trouve comparé, avec qui l'on est en concurrence, en conflit.

Sources : wiktionary.org, www.linternaute.fr et www.defense.gouv.fr

"Être à quai" ou "Rester à quai".

Cette locution verbale du langage relève du jargon maritime et du jargon ferroviaire.

Et elle signifie :

  • au sens propre :
    • pour un bateau : être ou rester amarré, le long d'un quai, afin d'embarquer ou débarquer passagers ou marchandises, ne pas quitter le port et donc ne pas partir,

Un paquebot à quai

    • et pour un train : être ou rester en gare, le long d'un quai, afin d'embarquer ou débarquer passagers ou marchandises, ne pas quitter la gare et donc ne pas partir,

Un train à quai

  • et par extension, au sens figuré : être ou rester bloqué, figé dans un état ou une situation alors que les autres avancent.

On dit par exemple : "Malgré les soldes, la société est à quai".

Ou : "Cette équipe est restée à quai depuis la reprise du championnat".

Sources : www.linternaute.fr et www.francaisfacile.com