"Pertinent" et "Pertinence".

  • L'adjectif  "Pertinent qualifie ce qui est :

 

    • exactement adapté, approprié, judicieux, justifié ; en rapport avec la question ou le sujet, convenant parfaitement, dénotant du bon sens, de la justesse d'esprit.

On dit par exemple : "J'apprécie beaucoup les remarques ou critiques pertinentes laissées en commentaire à propos des différents articles de J'aime les mots".

    • ayant de l’à-propos, de la répartie, de l’esprit ; vif.

On dit par exemple : "Mes enseignants, comme mes patrons, m'ont toujours trouvé un peu trop pertinent".

    • et dans le domaine judiciaire : se rapportant à la question, appartenant au fond de la cause.

On parle par exemple de "Moyens pertinents et admissibles" ou de "Faits et articles pertinents".

  • Et le substantif féminin "La pertinence" désigne : la qualité ou le caractère de ce qui est pertinent.

On doit par exemple : "La pertinence des déclarations ou des décisions du premier ministre actuel ne me bouleversent guère".

Sources : www.cnrtl.fr, wiktionary.org et Le Robert

 

 

 

"Fait pour valoir ce que de droit" ou "Fait pour servir et valoir ce que de droit".

Nous avons ici affaire à une formule administrative et juridique très ancienne, mais toujours utilisée de nos jours.

On la trouve à la fin d’un document avant la signature de son auteur, afin de mentionner que toute personne susceptible d'être concernée peut faire valoir ce qui est indiqué dans le document, qui peut ainsi de servir de preuve.

Elle est notamment utilisée dans les documents attestant la réalité d'un fait (témoignage), d'une libération (paiement) ou d'une qualité.

Sources : www.dictionnaire-juridique.com et formalites-administratives.ooreka.fr

"Contendant" ou "Contendante" et "Contondant" ou "Contondante".

Ces deux adjectifs paronymiques du registre soutenu ne doivent surtout pas être confondus, car ils possèdent des significations fort éloignées :

  • "Contendant" ou "Contendante" - qui relève également du registre désuet - qualifie en effet : celui ou celle qui est acteur ou actrice d'une situation ; protagoniste d'un conflit ou d'un litige.

On parle par exemple d'un "héritier contendant" ou d'un "prince contendant".

Et d'une "partie contendante", dans le domaine juridique.

Le mot peut également être utilisé comme substantif : "Un contendant" ou "Une contendante".

On dit par exemple : "Il faudrait que l'un des contendants accepte de faire quelques concessions".

  • tandis que "Contondant" ou "Contondante" qualifie : ce qui meurtrit par écrasement, blesse par le choc, sans couper, ni percer, mais en produisant des contusions.

On parle par exemple d'un "objet contondant" ou d'un "outil contondant", lorsqu'une personne a utilisé un gros cendrier ou une statuette pour frapper et assommer ou tuer sa victime.

Et d'une "arme contondante", pour désigner une arme constituée d'un manche pour la prise en main et d'une partie opposée servant à asséner des coups écrasants et non tranchants.

Les gourdins, les masses d'armes, les massues, les marteaux d'armes et les bâtons de combat sont des armes contondantes.

Mais pas les pics à glace ou les haches.

Une arme contondante est

Sources : wikipedia.org et www.cnrtl.fr

"Une remise".

"Une remise" est un substantif féminin polysémique du langage courant signifiant, selon le contexte :

  • l'action de mettre quelque chose à sa place antérieure ou dans son état antérieur (la "remise d'un meuble à sa place" ou la "remise en état d'un bâtiment"),
  • l'action de mettre quelque chose en la possession de quelqu'un (la "remise d'un document" ou la "remise d'un colis"),
  • l'action de remettre, de renvoyer à une date ultérieure l'exécution ou l'accomplissement de quelque chose (la "remise à plus tard d'une cérémonie"),
  • dans le domaine du sport : l'action succédant à la mise hors des limites du terrain du ballon et redonnant aux joueurs la possibilité de s'en servir (la "remise en jeu"),
  • dans le domaine du commerce : une diminution de prix accordée sur un achat par un commerçant ou consentie par un fournisseur à un vendeur.

La remise est une réduction commerciale habituelle accordée en fonction des quantités achetées, dans le cadre d'une opération promotionnelle ou suivant la qualité du client (un "remise commerciale"),

Une étiquette bleue de forme circulaire, annonçant une remise commerciale de -30%

  • dans le domaine de la chasse : un couvert bas et peu étendu destiné à servir de retraite au gibier.

Celui-ci s'y "remet" (s'arrête, se pose) lorsqu'on l'a fait "lever"

  • un lieu couvert où l'on met à l'abri des véhicules, des engins, des matériels divers,

Une remise de jardin (ou abri de jardin) en bois abritant deux bicyclettes

  • dans le domaine juridique et fiscal : un dégrèvement d'un impôt, d'une pénalité ou d'un débet sur demande gracieuse,
  • ou enfin, dans le domaine des jeux :
    • un avantage que le joueur le plus fort accorde au plus faible afin d'égaliser la partie,
    • ou : une amende que l'on paie dans différents jeux.

Vous pouvez également lire mon article consacré aux appellations "Une voiture de petite remise" et "Une voiture de grande remise".

Sources : Le robert et www.larousse.fr

"Perpète" et "À perpète".

  • "Perpète" est un adjectif signifiant :
    • dans le registre argotique : perpétuité.

"Prendre perpète" signifie ainsi, par ellipse : être condamné à une peine de réclusion à perpétuité.

On dit par exemple : "Raoul le prétentieux a pris perpète pour avoir accidentellement fait glisser  Fredo les bretelles dans une bétonneuse".

    • et dans le registre populaire : indéfiniment, très longtemps.

On dit par exemple : "On va pas attendre perpète que tu trouves le fric !".

  • et "À perpète" est une locution adverbiale du registre argotique signifiant :
    •  à perpétuité, à vie.

 Une "condamnation à perpète", désigne ainsi une peine de prison à vie.

    • à une très grande distance.

On dit par exemple : "Mon beauf habite à perpète, dans un trou paumé".

Les locutions adverbiales "À dache" (registre argotique) ou "Au diable" (idiotisme religieux relevant au langage courant) peuvent également être employées.

Source : www.cnrtl.fr

"Le châtiment suprême" et "La peine capitale".

Une guillotine

Contrairement à ce que l'on pense parfois, ces deux locutions nominales du registre soutenu sont bien de parfaits synonymes désignant la peine de mort, la formule "Peine capitale" ne désignant pas uniquement la "Décapitation".

Et cela bien que l'adjectif "Capitale" vienne bien du latin "Capitalis" ("relatif à la tête", mais également "qui entraîne la mort, mortel, fatal"), dérivé de "Caput" ("tête").

"La peine capitale" est en effet une peine prévue par la loi consistant à exécuter une personne ayant été reconnue coupable d'une faute qualifiée de "Crime capital".

La sentence est prononcée par l'institution judiciaire à l'issue d'un procès. En l'absence d'un procès, ou dans les cas où celui-ci n'est pas réalisé par une institution reconnue, on parle d'exécution sommaire, d'acte de vengeance ou de justice privée. La peine de mort est diversement considérée selon les époques et les régions géographiques.

Elle est prévue dans les textes de loi de 83 pays, mais seuls 23 des 198 pays du globe ont procédé à des exécutions en 2014. En 2020, 115 pays sont abolitionnistes, dont 106 pour tous les crimes. La peine de mort est une sanction reconnue bien que réprouvée par les institutions internationales comme l'ONU (Organisation des Nations Unies) ou la Cour européenne des droits de l'Homme. Les États abolitionnistes sont aujourd'hui majoritaires, mais ils ne représentent qu'une minorité de la population mondiale. Parmi les démocraties industrialisées, seules deux la pratiquent : les États-Unis (28 États sur 50) et le Japon.

Au plan international, le 18 décembre 2007, l’Assemblée générale de l'ONU a adopté la résolution 62/1495 appelant à un moratoire sur les exécutions dans le monde. Cette résolution n'a pas de valeur contraignante mais peut être vue comme le signe que la majorité des États souhaite remettre en cause la peine de mort. Cependant huit des dix pays les plus peuplés ont voté contre la résolution.

Source : wikipedia.org

"Une plainte".

"Une plainte" est un substantif féminin du langage courant désignant, selon le contexte :

  • une lamentation, un gémissement exprimant la peine ou la douleur

On dit par exemple : "Les plaintes d'un blessé".

  • un bruit long, monocorde et triste

On dit par exemple : "La plainte sinistre du mistral dans la toiture d'un manoir".

  • l'expression d'un mécontentement, d'un grief

On dit par exemple : "Susciter des plaintes".

  • ou la dénonciation en justice d'une infraction

On dit par exemple : "Porter plainte".

"Significatif" et "Signifiant" ou "Le signifiant".

Ces mots paronymiques ont des significations assez proches et sont parfois confondus :

  •  "Significatif" est un adjectif voulant dire :
    • éloquant, parlant, révélateur ; qui signifie, exprime, indique, manifeste ou renseigne clairement, nettement, sans ambiguïté.

On dit par exemple : "Cet exemple est significatif".

    • lourd de sens, à quoi on attribue facilement telle interprétation, qui renseigne sur quelque aspect.

On dit par exemple : "Les chiffres du dernier trimestre sont significatifs".

  • "Signifiant" est :
    • soit un adjectif voulant dire :
      • qui signifie, qui a et transmet une signification, qui exprime beaucoup de choses.

On dit par exemple : "Ce choix n'est pas signifiant".

      • en linguistique : qui est porteur de signification, qui a du sens, qui fonctionne en tant que signe.

On dit par exemple :

      • et en théologie : qui signifie et opère.

On dit par exemple : "Les sacrements sont les signes signifiants et effectifs de la grâce".

    • soit le participe présent du verbe signifier, qui peut vouloir dire, selon le contexte :
      • Indiquer, marquer quelque chose, avoir comme sens,

On dit par exemple : "Elle m'a lancé un regard signifiant : Courage !".

      • exprimer ce que l’on entend par un mot, par une locution, par une phrase, en parlant de langue et de grammaire,

On dit par exemple : "Sea est un mot anglais signifiant Mer en français".

      • notifier, déclarer, faire connaître quelque chose par des signes évidents, des paroles expresses.

On dit par exemple : "Il m'a donné ses instructions sur un ton signifiant que je n'avais pas intérêt à contester".

      • dans le domaine judiciaire : notifier par voie de justice, par ministère d’huissier.

On dit par exemple : "Il faudra agir très vite en signifiant l'arrêt sous 48 heures".

  • et "Le signifiant" est un substantif  utilisé en linguistique, selon une terminologie instaurée par le linguiste suisse Ferdinand de Saussure (26 novembre 1857 - 22 février 1913)et .

Il désigne : la forme concrète, matérielle et sensible (image acoustique ou symboles graphiques) du signe linguistique, renvoyant arbitrairement à un concept, le "signifié".

Sources : www.larousse.fr, wiktionary.org et www.cnrtl.fr

"Le for".

Ce substantif masculin peu usité nous vient du latin "Forum" ("place publique", "tribunal") donnant au figuré "Cordis forum" ("jugement de la conscience").

Il désigne :

  • au sens propre, en droit écclésiastique : le lieu où les tribunaux sont compétents pour exercer leur juridiction,
  • par extension : l'autorité juridique que l’Église exerce sur les âmes et sur les choses spirituelles,
  • et au sens figuré : le  jugement de la conscience.

Mais il ne demeure en usage que dans les locutions "Dans son for intérieur" et "En son for intérieur".

Source : wiktionary.org

"La présomption d'innocence"

Il s'agit d'un principe juridique en vertu duquel toute personne se voyant reprocher une infraction est réputée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été légalement démontrée.

La plupart des pays d'Europe reconnaissent et utilisent le principe de la présomption d'innocence.

Ce concept est distinct de la relaxe ou de l'acquittement au bénéfice du doute, qui en est une application particulière.

La présomption d'innocence, telle qu'entendue actuellement dans la plupart des pays d'Europe, se fonde sur l'article 11 de la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 de l'ONU qui la formule de la façon suivante :

"Article 11. Toute personne accusée d'un acte délictueux est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées.

Nul ne sera condamné pour des actions ou omissions qui, au moment où elles ont été commises, ne constituaient pas un acte délictueux d'après le droit national ou international. De même, il ne sera infligé aucune peine plus forte que celle qui était applicable au moment où l'acte délictueux a été commis".

Source : wikipedia.org

"Le bénéfice du doute".

Le bénéfice du doute est un principe général de procédure pénale.

Il enjoint au juge ou au tribunal de prononcer une relaxe ou un acquittement si une incertitude persiste :

  • sur les faits faisant l'objet des poursuites,
  • sur la réalisation des conditions de l'infraction,
  • ou sur la participation des personnes mises en cause.

Cette notion est en lien avec le principe de présomption d'innocence, sans que les deux concepts soient identiques ; le bénéfice du doute étant une application concrète, sur le plan procédural, du principe de présomption d'innocence.

À l'inverse de la présomption d'innocence, le principe du bénéfice du doute n'est pas évoqué par le code pénal ni le code de procédure pénale français.

Source : wikipedia.org