"Le homburg", "Le Eden" ou "Le chapeau du parrain".

Chapeau "Homburg" rebatipsé "Eden" par les tailleurs londoniens

Ces différentes appellations désignent toutes un seul et même type de couvre-chef masculin d'origine allemande, popularisé depuis la fin du XIXe siècle.

De forme arrondie, ce chapeau semi-rigide en feutre de laine se caractérise par une "gouttière" centrale sur le dessus, par un large gros-grain en soie et par un bord ourlé. Il est en général de couleur grise ou foncée.

Chapeux "Homburg", rebatipsés "Eden" par les tailleurs londoniens

Le homburg est considéré comme relativement "habillé" (moins que le haut-de-forme mais davantage que le fédora), et il impose le port d'un costume. En principe, il ne comporte pas de creux latéraux, mais on peut pincer le tissu pour lui donner une allure plus décontractée.

  • Il doit son nom de homburg à la ville de Bad Homburg vor der Höhe, dans le Land de Hesse, d'où il est originaire.

Localisation de la ville allemande de BadHomburg vor der Höhe (Hesse)

C'est lors de l'une de ses nombreuses cures dans cette ville, au cours des années 1890, que le prince de Galles, futur roi Édouard VII, découvrit ce chapeau. Il en rapporta un exemplaire et décida d'en lancer la mode.

Le roi d'Angleterre Édouard VII, coiffé d'un homburg

On a ainsi souvent vu le Premier ministre britannique Winston Churchill coiffé d'un homburg.

Le Premier ministre britannique Winston Churchill, coiffé d'un chapeau "Homburg"

  • Mais, dans les années 1930, le ministre britannique des affaires étrangères Anthony Eden porta si souvent le homburg en public que ce chapeau fut surnommé le "Eden" chez les tailleurs londoniens.

Le ministre britannique Anthony Eden, coiffé de son éternel chapeau "Homburg", rebatipsé "Eden" par les tailleurs londoniensLe ministre britannique Anthony Eden, coiffé de son éternel chapeau "Homburg", rebatipsé "Eden" par les tailleurs londoniensLe ministre britannique Anthony Eden, coiffé de son éternel chapeau "Homburg", rebatipsé "Eden" par les tailleurs londoniens

  • Enfin, le homburg connut un regain de popularité dans les années 1970, après que l'acteur Al Pacino l'ait porté dans le film "Le parrain" de Francis ford Coppola, en 1972, ce qui lui vaut parfois le sobriquet de "Chapeau du Parrain".

L'acteur états-unien Al Pacino, dans le film états-unien "Le parrain", de Francis Ford Coppola (1972)

Certains Juifs orthodoxes portent un chapeau de type homburg, au bord plus large et de couleur noire.

Chapeau juif orthodoxe de type homburg

Sources : wikipedia.org

22 façons de dire "Vomir".

"Dégueuler" et "Gerber" relèvent du registre argotique.

Ainsi que les idiotismes animaliers particulièrement imagés : "Aller au renard", "Balancer un renard", "Cracher un renard", "Écorcher le renard", "Faire un renard", "Lâcher un renard", "Piquer un renard" (le substantif masculin "renard" constitue ici une ellipse de la locution nominale féminine "queue de renard") et "Renarder".

"Renarder", "Aller au renard", "Balancer un renard", "Cracher un renard", "Écorcher le renard", "Faire un renard", "Lâcher un renard" ou "Piquer un renard", c'est à dire "Vomir".

Ou encore "Débecter", "Débecqueter" et "Débequeter", mais ces trois derniers ne sont guère employés en ce sens.

"Dégobiller" et "Dégurgiter" (restituer presque intact un aliment que l'on avait avalé) appartiennent au registre familier.

Ainsi que "Quicher", qui n'est toutefois usité qu'à Marseille (13) et en Provence.

"Rendre" ou "Rendre tripes et boyaux" relèvent du langage courant.

De même que les verbes "Expulser", "Rejeter" ou "Restituer", qui sont parfois utiliser en ce sens, accompagnés de locutions nominales du type "Son repas".

Tandis que "Régurgiter" relève du registre soutenu.

Sources : crisco2.unicaen.fr, wiktionary.org, www.languefrancaise.net et Le Robert

 

"Possiblement".

Je n'en peux plus d'entendre à longueur de journée, dans la bouche de nos dirigeants politiques et économiques comme dans celle des communiquants et autres journalistes, cet adverbe utilisé en lieu et place des traditionnels "Peut-être" ou "Vraisemblablement" :

  • Emmanuel Macron "possiblement" contaminé lors d’un sommet européen,
  • de nouveaux variants du virus "possiblement" bien plus contagieux,
  • mais une solution "possiblement" en vue grâce aux vaccins.

Ce mot à la mode n'est certes pas un anglicisme, car il est bien français. Et cela depuis si longtemps, d'ailleurs, que l’Académie française le jugeait déjà "vieux" en… 1762.

Massivement apparu au cours de l'année 2020, il relève cependant, à mon sens, de la novlangue.

La sonorité technocratique de cet adverbe masque en effet (... sans mauvais jeu de mots !) l’incertitude qu’il exprime.

Les dirigeants politiques, comme les dirigeants économiques, pourraient bien évidemment dire "peut-être" ou "vraisemblablement" et s’exprimer au conditionnel.

Ils pourraient même, parfois, dire qu’il y a des choses qu’ils ignorent. Mais ne pas tout savoir leur semble être une faute impardonnable, à laquelle ils ne parviennent manifestement pas à se résigner.

Seul l'usage du terme "possiblement" permet donc ce tour de force : reconnaître sa totale ignorance en feignant d'être totalement sûr de soi !

Source : timetosignoff.fr

"Il vit sa vie" et "Il vit son vit".

Dans ces deux phrases paronymiques, les mots "vie" et "vit" sont homophones, puisqu'ils s'écrivent différemment mais se prononcent de façon identiques ("vi").

Et les trois mots "vit" employés sont homophonographes, puisqu'ils s'écrivent ("vit") et se prononcent ("vi") de façon identique, mais possèdent des significations totalement distinctes :

  • "Il vit sa vie" :
    • Dans la première partie de cette phrase ("Il vit"), le mot "vit" constitue la troisième personne du singulier du verbe "vivre" au présent de l'indicatif.

Et cette phrase constitue une déclinaison de l'expression du langage courant "Vivre sa vie".

  • et "Il vit son vit" :
    • Dans la première partie de cette phrase ("Il vit"), le mot "vit" constitue la troisième personne du singulier du verbe "voir" au passé simple de l'indicatif.
    • tandis que dans la seconde partie ("son vit"), le mot "vit" est un substantif masculin du registre soutenu désignant la verge.

Ils ont raté le coche : Pete Best, Henry Padovani, Seymour Brussel et Gilles Petit.

Ces quatre artistes ont en effet un point commun : totalement inconnu du plus grand nombre, ils ont raté le coche, en quittant respectivement "The Beatles", "The Police", "Les inconnus" et "Les chevaliers du fiel" avant qu'ils ne connaissent le succès !

  • Pete Best, né le 24 novembre 1941, est un batteur britannique, membre du groupe de rock britannique "The Beatles", avec George H novembre arrison, John Lennon et Paul McCartney, du 17 août 1960 au 18 août 1962, lorsqu'il est remplacé par Ringo Star, sans même qu'aucun des trois autres membres du groupe n'ait le courage de le lui annoncer !

Un temps surnommé "L'homme le plus malchanceux du monde", il a ensuite joué dans les groupes britanniques "Lee Curtis and the all stars", "The original all stars", "The Pete Best four", "The Pete Best combo" et "Pete Best band".

  • Henry Padovany, né le 13 octobre 1952, est un auteur compositeur et guitariste français ayant fondé, en décembre 1977, avec Stewart Coppeland et Sting, le groupe de rock britannique "The Police", avant de le quitter le 12 août 1977, après l'enregistrement de son premiers disque 45 tours, en raison de sa médentente avec Andy Summers, arrivé dans le groupe le 25 juillet 1977.

Il a notamment joué par la suite avec les groupes de punk rock états-unien "Wayne county and the electric chairs" et de rock franco-britannique "The flying Padovani's", créé en 1979.

L'éphémère groupe humoristique "Les Cinq", en 1985, sur le tournage du film "Le téléphone sonne toujours deux fois !!" de Jean-Pierre Vergne, avec les futurs "Inconnus" Didier Bourdon (debout, à droite), Bernard Campan (au milieu, sur le mur) et Pascal Légitimus (à gauche, sur le mur), Smaïn (à droite sur le mur) et Seymour Brussel (debout, à gauche).
L'éphémère groupe humoristique "Les Cinq", en 1985, sur le tournage du film "Le téléphone sonne toujours deux fois !!" de Jean-Pierre Vergne, avec les futurs "Inconnus" Didier Bourdon (debout, à droite), Bernard Campan (au milieu, sur le mur) et Pascal Légitimus (à gauche, sur le mur), Smaïn (à droite sur le mur) et Seymour Brussel (debout, à gauche).
    • Seymour Brussel, né le 19 septembre 1958, est un humoriste français ayant fondé, le 23 juin 1984, avec Didier Bourdon, Bernard Campan, Pascal Légitimus et Smaïn, le groupe humoristique français "Les cinq", avant de le quitter en 1988,  après avoir participé, en 1985, au tournage du film "Le téléphone toujours deux fois", réalisé par Jean-Pierre Vergne.
Pascal legitimus, Seymour Brussel et Didier Bourdon, dans le film français "Le téléhone sonne toujours deux fois", de Jean-Pierre Vergne (1985)
Pascal legitimus, Seymour Brussel et Didier Bourdon, dans le film français "Le téléhone sonne toujours deux fois", de Jean-Pierre Vergne (1985)

Et avoir été à l'affiche de "Laissez les vivre", le premier spectacle des Inconnus, dont les représentations ont lieu au théâtre du Splendid du 12 juin au 15 juillet 1986. Seymour Brussel a notamment contribué à la rédaction du sketch "Les pétasses" qu'il a joué un temps avec le trio.

"Les Inconnus", avec Pascal legitimus, Bernard Campan, Seymour Brussel et Didier Bourdon
"Les Inconnus", avec Pascal legitimus, Bernard Campan, Seymour Brussel et Didier Bourdon

Dissous après le départ de Smaïn, en 1985, "Les cinq" sont un temps renommé "Les Cat Car and co" avant de devenir "Les Inconnus".

À partir de 1988, Seymour Brussel tente une carrière solo, mais il connaît un échec et met donc entre parenthèses sa carrière de comédien pour s'investir dans celle de thérapeute, devenant bioénergéticien et ostéopathe.

L'humoriste français Seymour Brussel, devenu bioénergéticien et osthéopathe

Il a toutefois mis en scène, entre 1992 et 1993, le spectacle "C'est vous qui voyez", du duo comique Chevallier et Laspalès (des anciens, comme lui, du Petit théâtre de Bouvard), avant d'apparaître aux côtés de ce même duo, en 1998, dans le film "Ça n'empêche pas les sentiments" de Jean-Pierre Jackson.

Et d'écrire et jouer , en 2011 et 2012, le spectacle "Ma patiente a des limites".

    • et Gilles Petit, est un humoriste français ayant fondé, en        le trio des "Chevaliers du fiel", avant de le quitter en 1990, avant qu'il ne devienne célèbre sous la forme du duo actuel.

Source : wikipedia.org

"Elle était belle à damner un saint... et même les deux !".

Explication du calembour
Il résulte de l’homophonie des mots « Saint » et « Sein » et fait référence à l’expression traditionnelle « À damner un saint« .

J’ai beaucoup aimé ce calembour de l’historien français du cinéma Noël Simsolo, entendu dans le documentaire de 2019 de Linda Tahir « Les plans séquences de John Farrow », proposé en supplément sur le DVD du film états-unien « California terre promise », réalisé en 1947 par John Farrow.

L'historien français du cinéma Noël Simsolo

Une femme "belle à damner un saint... et même les deux !"

10 façons de dire : "Prendre pour un idiot" ou "Tu me prends pour un idiot !".

Dans le langage courant, on peut naturellement se contenter de formules telles que "Tu me prends pour un abruti !" ou "Tu me prends pour un crétin !".

Mais comme souvent, cependant, le registre familier s'avère bien plus parlant. Ainsi, en utilisant les idiotismes alimentaires "Tu me prends pour un jambon !" ou "Tu me prends pour une quiche !", vous affirmez bien plus nettement votre courroux !

De même qu'avec les idiotismes animaliers "Tu me prends pour une buse !" ou "Tu me prends pour une tanche !".

Et ce beaucoup plus, à mon sens, qu'en usant du registre argotique avec "Tu me prends pour un con !", "Tu te fous de moi !" ou "Tu te fous de ma gueule !".

Lequel registre argotique est même - pour moi - devancé par le registre soutenu : "Tu fais injure à mon intelligence !"

 

"Un laïus" ou "Faire un laïus".

J'aime beaucoup le petit substantif masculin latin "Laïus", qui désigne :

  • dans le langage courant : un petit discours,

On dit par exemple : "Pour la cérémonie des voeux, le président va encore nous faire son laïus habituel".

  • mais surtout, dans le registre familier, où on l'utilise de façon péjorative, afin de discréditer l'orateur (ou l'auteur) : une allocution, un discours (ou un texte) souvent long, creux, vague ou emphatique, dont le ton ampoulé et la banalité des propos tenus sont ennuyeux pour l'auditoire ou le lectorat.

On dit par exemple : "Avec J'aime les mots, je m'efforce de founir des définitions et des explications simples et claires, plutôt que des laïus du type de ceux que fournissent parfois certains blogues ou sites".

On l'ignore souvent, mais ce mot "laïus" nous vient du nom latin de "Laïos", un personnage de la mythologie grecque, fils de Labdacos, roi de Thèbes, et père... d'Oedipe !

Et le sens actuel du mot "laïus" ainsi que de la locution verbale "Faire un laïus" remonte au concours d'entrée à l’École polytechnique organisé en 1804 (année de sa militarisation par Napoléon 1er).

Cette année-là, en effet, on proposa aux candidats comme sujet de composition "Le Discours de Laïus. Imaginez la réponse de Laïus à Oedipe" (*), lorsque ceux-ci se croisèrent sans se connaître sur une route étroite et se querellèrent au sujet de la priorité.

Ce sujet eut un vif succès, et les candidats, particulièrement inspirés, écrivirent de nombreuses pages d'une qualité très variable, justifiant ainsi, par la suite, le sens du mot "laïus", qui signifia d'abord pour les élèves toute composition ou dissertation, pour ensuite passer dans le langage courant, avec la définition que nous lui donnons actuellement.

Rappel du mythe :

Laïos n'a qu'un an à la mort de son père, Labdacos, roi de Thèbes, et la régence est donc confiée à son grand-oncle Lycos. Lorsqu'il atteint sa majorité, Laïos, au lieu de monter sur le trône, est chassé de Thèbes et trouve asile auprès du roi Pélops.

Celui-ci lui confie son fils Chrysippe, en lui demandant de lui apprendre l'art de conduire un char. Laïos s'éprend de son jeune élève, l'enlève pendant une course de chars et le viole. Accablé de honte, Chrysippe se serait alors pendu. Selon une autre version, il aurait été assassiné par ses demi-frères à la demande de leur mère Hippodamie. Pélops appelle alors sur Laïos la malédiction d'Apollon.

Après que Zéthos- qui régnait sur Thèbes avec son jumeau Amphion- s'est donné la mort, Laïos devient roi de Thèbes et épouse Jocaste. Mais un oracle de Delphes avertit Laïos que si un héritier mâle lui naît, celui-ci tuera son père et épousera sa mère. Laïos, prudent, se garde alors de toute relation avec son épouse. Une nuit pourtant, sous l'emprise de la boisson, il fait l'amour avec Jocaste. Et de leur union naît un fils : Oedipe. Pour conjurer l'oracle, il fait exposer l'enfant sur le mont Cithéron. Mais Oedipe est recueilli par un berger qui le confie au roi de Corinthe, Polybe. Et Oedipe est donc élevé loin de Thèbes, dans l'ignorance de sa véritable origine et de son adoption.

Des années plus tard, Oedipe apprend par l'oracle de Delphes que sa destinée est de tuer son père et d'épouser sa mère. Croyant être le fils naturel de Polybe, il décide de s'enfuir loin de Corinthe afin d'empêcher l'accomplissement de la prophétie.

Mais lors de sa fuite, il croise son père biologique, Laïos, sur une route étroite. Oedipe laisse passer le convoi du roi de Thèbes, mais les deux personnages se querellent au moment de décider qui devra garer son char sur le côté pour laisser passer celui de l'autre (dans une autre version, un écuyer tue l'un de ses chevaux). Une bagarre éclate alors, au cours de laquelle Laïos est tué par son propre fils. Ainsi, la première partie de la malédiction se réalise-t-elle.

(*) : L'enseignement des mythologies grecque et romaine étant devenu ce qu'il est, je frémis à l'idée des copies que nous rendraient les candidats actuels... mais on va encore me traiter de dinosaure et de vieux ronchon !

Sources : Google, www.linternaute.fr, wikipedia.fr et www.larousse.fr

"Joli" ou "Beau", "Jolie" ou "Belle", "Joliesse" ou "Beauté" ?

On éprouve souvent quelques difficultés à distinguer correctement les notions de "Beauté " et de "joliesse", ainsi que les adjectifs y afférant, que l'on a parfois tendance - à tort - à utiliser de manière indifférenciée.

Pouretant :

  • au-delà d'une rare beauté naturelle, l'adjectif "beau" ou "belle", issu du latin "bellus" ("beau, gracieux, élégant"), sous-entend une admiration en raison de qualités supérieures.

Au-delà de leur seule apparence physique attrayante, la "belle femme" et le "bel homme" possèdent ainsi une pureté d'âme, un comportement et une moralité exceptionnels.

Une belle femme
Une belle femme
  • ce qui n'est pas nécessairement le cas de la "jolie personne".

L'adjectif "joli" ou "jolie" désigne en effet un agrément ou un plaisir, qui peut n'être que superficiel, par son caractère gracieux et bien fait.

Ainsi, une "jolie femme" se pare-t-elle pour être "agréable à regarder" tandis qu'une "belle femme" est naturellement "admirable".

Une jolie femme, avant et après maquillage
Une jolie femme, avant et après maquillage
Une jolie femme, avant et après maquillage
Une jolie femme, avant et après maquillage
Une jolie femme, avant et après maquillage
Une jolie femme, avant et après maquillage

Source : www.lefigaro.fr

"Tous les chemins mènent à Rome".

Cette expression du langage courant est une expression proverbiale d'origine latine pouvant avoir différentes significations et relever de différents contextes selon l'époque où l'on se situe : géopolitique, religieux ou philosophique.

  • de nos jours, elle relève de la philosophie et signifie, au sens figuré : il existe une multiplicité de moyens pour parvenir à une même fin. Autrement dit, on peut atteindre un objectif ou obtenir un résultat de différentes manières, même si certaines peuvent parfois se révêler plus longues et plus complexes que d’autres.
  • dans l'Antiquité, elle relevait de la géopolitique et évoquait, au sens propre, le réseau routier de l'Empire romain, dont toutes les voies convergeaient vers Rome, où Auguste avait fixé le point zéro des routes impériales, permettant de calculer les distances, depuis Rome, des principales villes de l'Empire.

De fait, à l'époque, toutes les routes impériales menaient donc à Rome.

Les voies romaines impériales en Italie, qui, toutes, mènent à Rome
Les voies romaines impériales en Italie, qui, toutes, mènent à Rome
  • au Moyen Âge, elle relevait de la religion, Rome, la cité du Pape étant devenue la principale destination des pèlerinages chrétiens, à la suite de la domination arabe de Jérusalem (640) et jusqu'au début du culte de saint Jacques, à Compostelle (Galice) (Espagne), au Xe siècle.

On avait alors attribué au pèlerin se rendant à Rome le sobriquet de "Romieu", "Roumieu" ou "Romée".

Et les Musulmans appelaient tous les Chrétiens "Roumieh" ou "Roumi", un mot qui a perduré jusqu'à l'époque contemporaine.

Sources : wiktionary.org, wikipedia.org, www.expressio.fr et www.larousse.fr

"La scoumoune" ou "La chkoumoune".

J'aime beaucoup ce très joli substantif féminin du registre populaire désignant : la malchance, la guigne, la poisse.

On dit par exemple : "Tu nous portes la scoumoune avec toutes tes appréhensions à la noix !".

Le mot "Scoumoune" nous vient de l'italien "Scomunicare" ("Excommunier") et il se prononce de ce fait "ch-kou-moun".

Il se serait propagé en France métropolitaine par le biais des pieds-noirs d’Algérie.

Et il a très vraisemblablement été popularisé par le film du même nom, réalisé en 1972 par José Giovanni, avec Jean-Paul Belmondo dans le rôle-titre.

Affiche belge du film français "La scoumoune" de José Giovanni (1972)

Affiche belge du film français "La scoumoune" de José Giovanni (1972), rebaptisé "L'homme de Marseille" outre-Quiévrain.
Affiche belge du film français "La scoumoune" de José Giovanni (1972), rebaptisé "L'homme de Marseille" outre-Quiévrain.

Le scénario était tiré de son roman "L'excommunié", paru en 1958 et rebaptisé "La scoumoune" après 1972.

Le roman français de 1958 de José Giovanni "L'excommunié", rebaptisé "La scoumoune" en 1972, après qu'il en ait tité le film du même nom, avec l'acteur français Jean-Paul Belmondo dans le rôle principal

Ci-dessous un court extrait du roman, expliquant l'origine du surnom du héros :

"Il tirait plus vite et plus juste que les autres et, quand son regard d'encre se posait sur l'adversaire, celui-ci sentait la mort sur lui. C'est pour cela qu'on l'appelait la Scoumoune-l'Excommunié... un nom de malheur. Pourtant, ses amis l'avaient vu s'attendrir : une fois sur une femme et sur l'orgue de Barbarie toujours".

Sources : wiktionary.org, wikipedia.org, www.gallimard.fr et www.larousse.fr

L'origine du nom du duo comique "Les chevaliers du fiel".

Le duo comique français "Les chevaliers du fiel", constitué des toulousains Éric Carrière et Francis Ginibre

Constitué en 1984 sous forme de trio, "Les chevaliers du fiel" est, depuis 1990 un duo comique français, constitué d'Éric Carrière et Francis Ginibre.

Les plus jeunes l'ignorent souvent, mais ce nom de "Chevaliers du fiel" constitue un amusant calembour, fondé sur le nom d'un célèbre feuilleton télévisé des années 1960 intitulé "Les chevaliers du CIEL", narrant les aventures des pilotes de chasse de bande dessinée Tanguy et Laverdure, et sur la paronymie existant entre les mots "Ciel" et "Fiel".

Au-delà de la scène et de leurs spectacles, "les chevaliers du fiel" exercent leur activité dans de nombreux domaines tels que :

  • la radio (RMC, Sud Radio, Rire & Chansons, RTL, France Bleu),
  • la télévision (Télé Toulouse, Comédie, France 3, D8),
  • l'écriture de livres humoristiques,
  • ou le cinéma, avec les films :
    • "Repas de famille" (2014),

Affiche du film français "Repas de famille", d'Éric Carrière et Francis Ginibre, les membres du duo comique "Les chevaliers du fiel" (2014)

    • "Les municipaux, ces héros" (2018),

Affiche du film français "Les municipaux,ces héros" d'Éric Carrière et Francis Ginibre, les membres du duo comique "Les chevaliers du fiel" (2018)

 

    • et "Les Municipaux, trop c'est trop" (2019) :

Affiche du film français "Les municipaux, trop c'est trop" d'Éric Carrière et Francis Ginibre, les membres du duo comique "Les chevaliers du fiel" (2019)

À la fin des années 1970, Éric Carrière, étudiant en sociologie, et Francis Ginibre, diplômé des Beaux-Arts, font leurs débuts sur scène dans une cave-spectacle de Toulouse.

Le duo comique français "Les chevaliers du fiel", constitué des toulousains Éric Carrière et Francis Ginibre, au début des années 1990

À la suite de leur rencontre avec Gilles Petit en 1984, ils créent leur premier spectacle, "Le détournement d'avion le plus fou de l'année", qui connut un véritable succès et donna naissance aux "Chevaliers du Fiel", qui furent donc d'abord un trio, de 1984 à 1990.

Le duo comique français "Les chevaliers du fiel", constitué des toulousains Éric Carrière et Francis Ginibre, en 1996
Le duo comique français "Les chevaliers du fiel", constitué des toulousains Éric Carrière et Francis Ginibre, en 1996

Les trois compères se produisent dans les caves-spectacle de Toulouse (31) et font leurs premières apparitions télévisuelles, en 1996, sur l'ancienne chaîne de télévision locale TLT (Télé Toulouse), avec des courts-métrages comiques.

En 1996, les Chevaliers du Fiel font leur première télévision nationale sur France 2, avec Michel Drucker, et sortent leur chanson humoristique "La Simca 1000", dont ils vendent 400 000 exemplaires en six mois !

Fin 2010, ils rachètent le théâtre "La comédie de Toulouse" (31)

Éric Carrière et Francis Ginibre, les membres du duo comique "Les chevaliers du fiel", dans leur théâtre "La comédie de Toulouse", racheté fin 2010

Les employés municipaux

Portés au cinéma en 2018 et 2019, ils sont certainement les plus célèbres des très nombreux personnages créés par les Chevaliers du fiel.

Le duo comique français "Les chevaliers du fiel", constitué des toulousains Éric Carrière et Francis Ginibre, en employés musicaux, sans doute leurs personnages les plus célèbres

Le duo comique français "Les chevaliers du fiel", constitué des toulousains Éric Carrière et Francis Ginibre, en employés musicaux, sans doute leurs personnages les plus célèbres

Le salon de coiffure

L'une de mes saynètes préférées, dans laquelle les chevaliers déversent leur fiel à qui mieux mieux :

Source : wikipedia.org

"Un ligre" et "Un tigron".

Un lion et une tigresse "félins pour l'autre"

Dans les deux cas, il s'agit de félins hybrides, nés - en captivité - de l'union d'un lion et d'un tigre :

Un ligre, croisement hybride d'un lion et d'une tigresse
Un ligre, croisement hybride d'un lion et d'une tigresse
  • mais tandis que le ligre (lion tigre) est issu d'un papa lion et d'une maman tigresse,
Un tigron, croisement hybride d'un tigre et d'une lionne
Un tigron, croisement hybride d'un tigre et d'une lionne
  • le tigron (tigre lion) est issu d'un papa tigre et d'une maman  lionne.

Du fait tant de l'éloignement géographique, que des périodes de reproduction différentes ou du comportement différent de chaque espèce vis-à-vis de l'autre, ligres et tigrons n'existent pas dans la nature.

Et leur existence relève - à mon sens - d'une parfaite absence d'éthique de la part des personnes mettant en contact des individus de ces deux espèces.

Petit moyen mnémotechnique pour vous souvenir de la différence : la première partie de ce type de mots-valises correspond toujours au nom du mâle :

  • "Ligre" commence par "Li", donc le papa est un lion. Et la maman, par voie de conséquence, une tigresse.
  • "Tigron" commence par "Tigr", donc le papa est un tigre. Et la maman, par voie de conséquence, une lionne (il faut suivre un petit peu, n'est-ce pas !).

Pour finir, sachez que le ligre est le plus grand de tous les félins, puisqu'il peut peser plus de 400 kg et mesurer plus de 3,50 m de long de la tête à la queue !

Un tigre bondissant

Un ligre né en 1897 a pesé jusqu'à 479 kg et Hercule, un ligre de 410 kg, né aux États-Unis, atteignait les 3,60 m, soit tout de même la longueur d'une Twingo 2 !

Hercule, un ligre de 410 kg, né aux États-Unis, qui atteignait les 3,60 m !
Hercule, un ligre de 410 kg et 3,60 m de long !

Vous voilà désormais incollable sur le sujet, avec un bon sujet de conversation pour la machine à café !

Source : www.wikipedia.org

"Le français" et "Le Français".

  • "Le français" (avec un "f" minuscule) est une langue indo-européenne de la famille des langues romanes. Elle s'est formée en France et a été déclarée langue officielle en France en 1539.

Le français est parlé, en 2018, sur tous les continents par 280 à 300 millions de personnes : 235 millions l'emploient quotidiennement, et 80 à 90 millions en sont des locuteurs natifs (il s'agit de leur langue maternelle). En 2018, 80 millions d'élèves et étudiants s'instruisent en français dans le monde. Selon l'OIF (Organisation Internationale de la Francophonie), il y pourrait y avoir 700 millions de francophones dans le monde en 2050, compte tenu notamment de la croissance démographique du continent africain.

Le français est une des six langues officielles ainsi qu'une des deux langues de travail (avec l'anglais) de l'ONU (Organisation des Nations Unies). Il est aussi langue officielle ou de travail de plusieurs organisations internationales ou régionales, dont l’UE (Union Européenne). Et langue officielle de 29 pays.

Après avoir été, sous l'Ancien Régime, la langue des cours royales et princières, des tsars de Russie aux rois d'Espagne et d'Angleterre, en passant par les princes de l'Allemagne, il demeure une langue importante de la diplomatie internationale, aux côtés de l'anglais.

 Surnommé "la langue de Molière", le français est une langue dite "académique" et elle est le principal véhicule de la pensée et de la culture française dans le monde.

Son développement et sa codification présentent la particularité d'avoir été en partie l'oeuvre de groupes intellectuels, comme la Pléiade, ou d'institutions, comme l'Académie française.

Le français est la deuxième langue la plus souvent enseignée en tant que langue étrangère à travers le monde, y compris aux États-Unis, bien que spn enseignement y soit en nette régression.

Il est également la quatrième langue la plus utilisée sur internet après l'anglais, le mandarin et l'espagnol.

  • tandis que "Le Français" (avec un "F" majuscule), par ellipse de "Le Théâtre-Français", constitue le surnom de La Comédie-Française, une institution culturelle française fondée en 1680 et résidant, depuis 1799, salle Richelieu au coeur du Palais-Royal, dans le 1er arrondissement de Paris (75).
Le "Français" (Théâtre-Français) souvent appelé "Comédie-Française"
Le "Français" (Théâtre-Français) souvent appelé "Comédie-Française"

EPIC (Etablissement Public à Caractère Industriel et Commercial) depuis 1995, c'est le seul théâtre national en France disposant d'une troupe permanente de comédiens, la Troupe des Comédiens-Français.

Le "Français" (Théâtre-Français) souvent appelé "Comédie-Française"

Bien que mort depuis sept ans lorsque la troupe a été créée, Molière est considéré comme le "patron" de l'institution, surnommée "La maison de Molière".

Source : wikipedia.org