"Nu-tête", "Tête nue" ou "En cheveux" et "Sortir nu-tête", "Sortir tête nue" ou "Sortir en cheveux".

Une femme des années 1950 "en cheveux", c'est à dire : ne portant pas de chapeau

Ces curieuses formules en forme d'idiotismes corporels relèvent toutes du registre désuet.

Elles remontent en effet au temps où hommes et femmes portaient systématiquement un couvre-chef :

  • chapeau pour les aristocrates, les bourgeoises et bourgeois ou les employés,

Une foule, d'avant la Deuxième Guerre mondiale : tout le monde porte un chapeau

  • et casquette ou béret pour les ouvriers ou les agriculteurs.
Des ouvriers français en grève en 1936 : la plupart portent une casquette
Des ouvriers français en grève en 1936 : la plupart portent encore une casquette

En sorte que "Nu-tête", "Tête nue" - ou "En cheveux" pour les femmes - étaient des locutions adjectives signifiant : sans couvre-chef, sans chapeau.

Élément indispensable de la toilette féminine, le chapeau a été porté par les deux sexes jusqu’à la Première Guerre mondiale, voire la Seconde Guerre mondiale.

Des femmes des années 1930 portant un chapeau
Des femmes des années 1930 portant un chapeau
Des femmes des années 1940 portant un chapeau
Des femmes des années 1940 portant un chapeau
Des femmes de la fin des années 1950 portant un chapeau
Des femmes de la fin des années 1950 portant un chapeau

Et "Sortir en cheveux" constituait alors un manque de savoir-vivre élémentaire, que seule se permettait l'ouvrière.

Des ouvrières en grève, en 1936
Des ouvrières en grève, en 1936

Naturellement, la formule a disparu à mesure que le port du chapeau tombait en désuétude, à partir des années 1950 et 1960.

Sortie de l'usine Berliet de Vénissieux (69) en 1960 : le port de las casquette se raréfie (© Jacques Thévoz)
Sortie de l'usine Berliet de Vénissieux (69) en 1960 : le port de la casquette se raréfie (© Jacques Thévoz)
Des ouvriers de Citroën, en grève générale, en 1968 : le port de la casquette ou du chapeau a pratiquement disparu (© Jacques Marie Agence France Presse)
Des ouvriers de Citroën, en grève générale, en 1968 : le port de la casquette ou du chapeau a pratiquement disparu (© Jacques Marie Agence France Presse)
Des femmes de la fin des années 1950 portant un chapeau
Déjà, à la fin des années 1950, le chapeau féminin n'est plus guère porté que par les élégantes

Progressivement et jusqu'à de nos jours, le chapeau n'est plus devenu qu'un simple accessoire de mode, porté lors d'occasions spéciales (mariage, enterrement) ou pour se protéger des éléments (pluie, soleil).

Ainsi que par certains jeunes, très soucieux de leur apparence, et désireux de se réapproprier cet accesoire de mode.

Quelques jeunes gens désireux de se réapproprier le port du chapeau, en guise d'accessoire de mode

Source : wikipedia.org

"Un bric-à-brac".

Ce joli substantif masculin désigne selon le contexte :

  • au sens propre :
    • un ensemble de vieux objets hétéroclites, de vieilleries disparates, de peu de valeur et de provenances diverses, collectés de-ci, de là et présenté dans le plus grand désordre : vieilles ferrailles, vieux cuivres, vieux tableaux, etc,

On dit par exemple : "Je suis allé chez un petit brocanteur de province et je suis parvenu à repérer un petit vase de valeur dans tout le bric-à-brac qu'il exposait".

Un bric-à-brac dans une boutique de brocanteur

    • par extension : un ensemble d'objets divers entassés en vrac,

On dit par exemple : "Le grenier de mon père ne contient qu'un bric-à-brac sans valeur".

Un bric-à-brac dans un grenier

    • et au sens figuré : un ensemble hétéroclite de connaissances ou d'idées réunies sans lien entre elles.

On dit par exemple : "Le programme de ce parti n'est qu'un bric-à-brac sans intérêt".

Étonnamment, le mot est utilisé en anglais depuis l'époque victorienne, pour désigner :

  • à l'origine : des objets d'art de faible valeur, formant des collections de bibelots, tels que des tasses à thé et des petits vases richement décorés, des compositions de plumes ou de fleurs de cire sous des dômes de verre, des coquilles d'œufs décorées, des figurines en porcelaine, des miniatures peintes ou des photographies dans des cadres, etc.

Dans les maisons bourgeoises, le bric-à-brac était utilisé comme ornement sur les cheminées, les tables et les étagères, ou était exposé dans les cabinets de curiosités, parfois dans des armoires dotées de portes vitrées, afin d'y exposer les objets tout en les protégeant de la poussière.

Un bric-à-brac dans une vitrine

On retrouve par exemple cette acception dans "Les six Napoléons" ("The Adventure of the six Napoleons"), l'une des cinquante-six nouvelles de l'écrivain britannique Arthur Conan Doyle mettant en scène le célèbre détective Sherlock Holmes, parue pour la première fois le 30 avril 1904 dans l'hebdomadaire américain Collier's Weekly, avant d'être regroupée, en 1905, avec d'autres nouvelles, dans le recueil "Le retour de Sherlock Holmes" ("The return of Sherlock Holmes").

  • et de nos jours, par extension : un ensemble de bibelots ou d'articles de faible valeur, vendus dans les brocantes ou vide-greniers.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article "On se console comme on peut..." ou "Les francismes ; ces mots français ou locutions françaises utilisés par les anglophones".

Sources : www.cnrtl.fr, www.larousse.fr, wikipedia.org et wiktionary.org

10 façons de dire "Un débit de boisson" ou "Un établissement où l'on consomme des boissons".

Un café

Les mots les plus utilisés de nos jours sont naturellement, dans le langage courant : "un café" et "un bar".

 

L'intérieur d'un bistrot (ou "bistro") traditionnelL'intérieur d'un café traditionnel

Ou : "un estaminet", dans le Nord de la France et en Belgique.

"Un cabaret" appartient en effet au registre désuet.

De même que "un bistroquet" (utilisé dans le Sud de la France), "un mastroquet" (utilisé dans le Nord) et "un caboulot", qui relèvent également du registre populaire.

"Un troquet" appartient également à ce registre, mais est encore largement utilisé.

Tout comme "un rade" qui appartient au registre argotique.

Et "un bistro" ou "un bistrot" qui relèvent du registre familier.

Enfin, "une buvette" est un mot du langage courant désignant plutôt un simple comptoir où l'on sert à boire :

  • au sein d'un petit local situé par exemple sur la voie publique,

Une buvette située sur la voie publique

  • ou dans bâtiment tel qu'une gare, une piscine ou un stade,

Une buvette de stade

  • voire dans une tente installée à l'occasion d'une kermesse ou d'une manifestation en plein air.

Une buvette de kermesse

Sources : wikipedia.org, Le robert et www.larousse.fr

14 façons de dire : "Un chien".

Un chien

"Un cabot", "un clébard", "un clebs" (ou "un klebs") ou "un cleps" appartiennent au registre argotique.

Les géminations "Un chien-chien" (ou "un chienchien") et "un toutou" relèvent du langage enfantin.

Dans le langage courant, nous trouvons "un roquet", qui désigne un petit chien hargneux aboyant pour un rien, "un limier" qui désigne un grand et gros chien de chasse, et "un corniaud" ou "un bâtard" qui désignent un chien n'étant pas de race pure.

Enfin, le registre soutenu nous propose la locution nominale "le meilleur ami de l'homme" ainsi que les substantifs "le canidé" ou "le quadrupède", fréquemment employés par les journalistes.

Ainsi que "un molosse", qui désigne un chien de grade de troupeau ou un gros chien de garde, d'aspect particulièrement redoutable.

"Tâcher" ou "Tacher" ? et "Une tâche" ou "Une tache" ?

Voici un petit moyen mnémotechnique très simple à destination de toutes celles et ceux qui s'interrogent régulièrement lorsqu'ils écrivent ces mots pour savoir quand il convient de mettre ou non un accent circonflexe sur le "a".

  • Lorsqu'il s'agit d'"effort à effectuer" ou de "traVail" avec un "v" : le "a" comporte un accent circonflexe, dont on peut dire qu'il ressemble à une sorte de "v" à l'envers.

On écrit par exemple :

    • "Nous allons tÂcher d'arriver à l'heure",
    • "TÂche de te souvenir de ton mot de passe cette fois",
    • "Je vais te confier une tÂche importante",
    • ou : "C'est une tÂche ingrate".
  • Mais lorsqu'il s'agit de "salir" ou de "salissure" : le "a" ne comporte pas d'accent.

On écrit par exemple :

    • "Attention, tu es en train de tAcher ta chemise",
    • "Le vin rouge tAche facilement".
    • "Je ne parviens pas à faire disparaître cette tAche d'huile sur le sol de mon allée",
    • ou : "Cette tAche d'encre en bas de la page se remarque vraiment".

20 façons de dire : "Transpirer" ou "Transpirer énormément".

"Être en nage", une des très nombreuses façons de dire : transpirer beaucoup

Les locutions verbales "Être en sueur" et "Transpirer à grosses gouttes" relèvent du langage courant et signifient "Transpirer".

Tandis que les verbes "Couler" ("Je coule de partout !"), Dégouliner" et "Suinter" appartiennent au même registre de langue, mais signifient "Transpirer énormément".

Ce qui est également le cas des locutions verbales "Être en eau" et "Être trempé" (par ellipse de "Être trempé de sueur").

Ou des idiotismes animaliers "Transpirer comme un boeuf" et "Suer comme un boeuf", ou "Transpirer comme un porc" et "Suer comme un porc", qui relèvent tous du registre familier ; les deux derniers étant généralement considérés comme péjoratifs.

Ainsi que des locutions verbales "Avoir les mains moites... et les pieds poites", "Cuire dans son jus", "Être en nage" ou "N'avoir plus un poil de sec" (ou "Ne plus avoir un poil de sec")

Et des formules imagées "Avoir les bonbons qui collent au papier" (pour les hommes) et "Avoir le rideau qui colle aux fenêtres" (pour les femmes) appartiennent au registre vulgaire.

Ou des locutions verbales "Souffrir d'un excès de sudation" ou "Souffrir d'une sudation excessive", qui relèvent du registre soutenu, et "Souffrir d'hyperhidrose", qui relève du jargon médical.

Source : www.topito.com

27 façons de dire "Une arme à feu de poing".

Des armes à feu de poing

"Un calibre" (ou "un gros calibre"), "un feu", "un flingue" et "un pétard" relèvent du registre argotique.

De même que "un gun", qui est avant toutes choses un mot anglais.

Ou "un feu", "un flingot", "un rif" et "un rigolo", qui appartiennent désormais au registre désuet.

"Un six-coups" désigne un revolver et s'entend dans les film et bande dessinée de western.

Tandis que les appellations "un Beretta", "un Browning", "un Colt", un Glock", "un Luger" , "un Mauser" et "Smith & Wesson" - qui sont des noms de marques - se retrouvent dans les vieux films et romans policiers.

"Un 38" et "un 45", de même que "un Parabellum" ou "un .357 Magnum" font référence au calibre de l'arme employée et appartiennent donc au registre familier et au jargon de la police ou des truands.

De même que"un P38", qui est un modèle spécifique.

Ou "un automatique" - ellipse lexicale de "un pistolet automatique" - qui ne s'utilise que s'il s'agit d'"un pistolet", et pas d'"un revolver".

Pour connaître la différence entre les deux, je vous renvoie à l'un de mes anciens articles consacré à ce sujet.

Le casse-tête des titres anglais, états-uniens et français des films d'Alfred Hitchcock !

Adolescent, j'ai mis plusieurs années avant de comprendre et maîtriser correctement le véritable casse-tête que constituent les titres anglais, états-uniens et français des films d'Alfred Hitchcock !

En 1936, en effet, le maître du suspense réalise tout à la fois le film britannique "Secret agent"...

Affiche du film britannique "Secret agent" d'Alfred Hitchcock (1936)
Affiche du film britannique "Secret agent" d'Alfred Hitchcock (1936)
Affiche du film britannique "Secret agent" d'Alfred Hitchcock (1936)
Affiche du film britannique "Secret agent" d'Alfred Hitchcock (1936)

Qui devient en français "Quatre de l'espionnage"...

DVD du film britannique "Quatre de l'espionnage", d'Alfred Hitchcock (1936) ("Secret agent")
DVD du film britannique "Quatre de l'espionnage", d'Alfred Hitchcock (1936) ("Secret agent")

Et le film "Sabotage"...

Affiche du film britannique "Sabotage" d'Alfred Hitchcock (1936)

Qui devient en français "Agent secret"...

Affiche du film britannique "Sabotage" d'Alfred Hitchcock (1936)

DVD du film britannique "Agent secret" d'Alfred Hitchcock (1936) ("Sabotage")
DVD du film britannique "Agent secret" d'Alfred Hitchcock (1936) ("Sabotage")

Et aux États-Unis d'Amérique "The woman alone" !

Affiche états-unienne du film britannique "Sabotage" d'Alfred Hitchcock (1936), sorti outre-Atlantique sous le titre "The woman alone"
Affiche états-unienne du film britannique "Sabotage" d'Alfred Hitchcock (1936), sorti outre-Atlantique sous le titre "The woman alone"

Une oeuvre qu'il ne faut pas confondre avec son film états-unien de 1942 "Saboteur"...

Affiche du film états-unien "Saboteur" d'Alfred Hitchcock (1942)
Affiche du film états-unien "Saboteur" d'Alfred Hitchcock (1942)
Affiche du film états-unien "Saboteur" d'Alfred Hitchcock (1942)
Affiche du film états-unien "Saboteur" d'Alfred Hitchcock (1942)

Devenu en français "5e colonne" !

Affiche du film états-unien "5e colonne" d'Alfred Hitchcock (1942) ("Saboteur")
Affiche du film états-unien "5e colonne" d'Alfred Hitchcock (1942) ("Saboteur")
Affiche du film états-unien "5e colonne" d'Alfred Hitchcock (1942) ("Saboteur")
Affiche du film états-unien "5e colonne" d'Alfred Hitchcock (1942) ("Saboteur")

Mais il suffit de le savoir, me direz-vous, et vous êtes désormais parfaitement informés !

Interrogation écrite demain après-midi.

Source : wikipedia.org

"Les biomédias".

Des biomédias ramassés sur une plage

Cet étrange substantif désigne : de petits filtres circulaires en plastique utilisés par centaines de millions depuis le début des années 2000 dans de nombreuses stations d'épuration municipales ou industrielles.

Leur rôle est de servir de support aux micro-organismes qui, en s'y agglutinant, permettent de dégrader plus efficacement la matière organique pendant la phase de traitement biologique des eaux.

Et il en existe plusieurs types, de formes, tailles et couleurs différentes, adaptées à l'usage des différents bassins.

Les différents modèles de biomédias proposés aux stations d'épuration par la société chinoise Yosun Environmental
Les différents modèles de biomédias proposés par la société chinoise Yosun Environmental

Malheureusement, plusieurs très importants cas de pollution de plages ont été constatés en Méditerranée, dont un en Corse, en février 2021, des bénévoles ayant pu ramasser jusqu'à 40 000 biomédias par jour sur une seule plage !

Des biomédias ramassés sur une plage

Plusieurs types d'incidents en effet peuvent conduire à ces cas de pollution : de fortes pluies, causant des débordements dans les stations d’épuration, les eaux usées emportant avec elles les biomédias. Mais on a également pu observer des pertes lors de travaux dans les bassins de traitement. Et il arrive que les grilles d’évacuation des eaux ne soient pas adaptées aux modèles de biomédias utilisés et les laissent passer...

Des biomédias ramassés sur une plage

Mais ce qui est peut-être le plus grave, c'est que - outre la pollution plastique gigantesque qu'ils génèrent - ces biomédias posent également de sérieux problèmes sanitaires. Ils transportent en effet avec eux de nombreux germes et bactéries présents dans les stations d'épuration (escherichia coli, entérocoques intestinaux, etc.) qui peuvent provoquer des gastroentérites, des infections urinaires ou même des septicémies, ou encore la gale !

On frémit par conséquent en pensant à tous ces jeunes enfants jouant dans le sable, qui ne manqueront pas, au cours des prochaines années, de trouver et de jouer avec ces charmants petits nids à microbes, que l'on aura toutes les peines du monde à ramasser.

Quel paradoxe, ma foi, quand on pense que ces objets ont été créés et utilisés à des fin de... dépollution des eaux usées !

Sources : mare-vivu.org

"Une mandale", "Une mornifle" ou "Une torgnole".

Lino ventura mettant une "torgnole" à Jean Lefèvre, dans le film "Ne nous fâchons pas" de Georges Lautner (1966)

J'adore ces trois substantifs féminins du registre argotique et du registre populaire, qui désignent : un coup violent appliqué avec le plat de la main, en général sur la joue ; une claque, une gifle.

On dit par exemple :

  • "Mon frangin s'est pris une mandale hier soir en boîte de nuit",
  • "Je t'assure que si tu continues à draguer cette fille sous les yeux de son mec, tu vas te prendre une mornifle !",
  • et : "Je vous préviens que si vous n'arrêtez pas immédiatement votre musique de sauvages, je commence la distribution de torgnoles !".

Sources : Le Robert, www.cnrtl.fr et wiktionary.org

"La mire".

Ce substantif féminin du langage courant ne dit évidemment pas grand chose aux personnes de moins de 45 ou 50 ans.

Et pour cause, puisqu'il désigne l'image permettant autrefois d'étalonner l'affichage des téléviseurs avec des valeurs standardisées.

Ce qui n'est naturellement plus du tout nécessaire avec les technologies actuelles, et même depuis plusieurs décennies désormais.

  • De 1935 à 1953, les téléspectateurs qui regardaient les premiers programmes de la télévision francaise ne pouvaient régler leur récepteur qu’au moment de leur diffusion car le reste du temps une image fixe reprenant le nom de la chaîne était présent à l’écran :
    • "Télévision Française", en 1935 :
L'image fixe "Télévision française" de 1935
L'image fixe "Télévision française" de 1935
      • "Fernsehsender Paris" ("Paris Télévision"), en 1943 :
L'image fixe de 1943 de la chaîne allemande "Fernsehsender Paris" ("Paris Télévision")
L'image fixe de 1943 de la chaîne allemande "Fernsehsender Paris" ("Paris Télévision")
      • et "Télévision Française", en 1945 :
L'image fixe "Télévision française" de 1945, avec la Croix de Lorraine gaulliste
L'image fixe "Télévision française" de 1945, avec la Croix de Lorraine gaulliste
  • En 1953, apparaît la première mire qde la RTF (Radio Télévision Francaise), qui porte le nom de "Cheval de Marly".
La mire "Cheval de Marly" de 1953 la RTF (Radio Télévision Francaise)
La mire "Cheval de Marly" de 1953 la RTF (Radio Télévision Francaise)

Elle était normalement accompagnée d'une petite musique :

  • Cette mire est reprise à l'identique par l'ORTF qui succède à la RTF en 1964.

Et il me semble qu'il s'agit de LA mire restée dans la mémoire des téléspectateurs d'alors, qu'ils soient enfants ou adultes :

La mire "Cheval de Marly" de l'ORTF (Office de Radiodiffusion-Télévision Française) en 1964
La mire "Cheval de Marly" de l'ORTF (Office de Radiodiffusion-Télévision Française) en 1964
  • La deuxième chaîne qui commence ses programmes en 1964 diffuse cette même mire en indiquant "2e chaîne" sous la photo du Cheval de Marly :
La mire "Cheval de Marly" de la deuxième chaîne de l'ORTF (Office de Radiodiffusion-Télévision Française) en 1964
La mire "Cheval de Marly" de la deuxième chaîne de l'ORTF (Office de Radiodiffusion-Télévision Française) en 1964

Souvent, elle s'accompagnait d'un sifflement pénible :

  • Lors du passage à la couleur de la deuxième chaîne en 1967, la mire prend des couleurs et la photo du cheval est remplacée par un bouquet de roses :
La mire "Bouquet de roses" de la deuxième chaîne de l'ORTF (Office de Radiodiffusion-Télévision Française), après son passage à la couleur, en 1967
La mire "Bouquet de roses" de la deuxième chaîne de l'ORTF (Office de Radiodiffusion-Télévision Française), après son passage à la couleur, en 1967
  • Sur la troisième chaîne "C3" qui débute le 31 décembre 1972, la mire n'est pas utilisée. À la fin des programmes un logo fixe est mis à l'antenne :
Le logotype fixe de la troisième chaîne en couleur "C3", lancée le 31 décembre 1972
Le logotype fixe de la troisième chaîne couleur "C3", lancée le 31 décembre 1972
  • Le 1er janvier 1975, les Première, Deuxième et Troisième chaines de l'ORTF (Office de Radiodiffusion-Télévision Française) deviennent TF1, Antenne 2 et FR3.

Et il est décidé d'utiliser la mire TDF (TéléDiffusion de France) pour toutes ces chaînes.

Sur le rectangle noir horizontal du haut est affiché "TDF" du nom de la société émettrice de la télévision française. Et sur le rectangle noir horizontal du bas "TF1", "Antenne2", "FR3", suivant la chaîne :

La mire TDF (TéléDiffusion de France) des chaînes "TF1", "Antenne2", "FR3" (anciennes Première, Deuxième et Troisième chaînes) à compter du 1er janvier 1975. Sur le rectangle noir horizontal du haut est affiché "TDF" du nom de la société émettrice de la télévision française. Et sur le rectangle noir horizontal du bas "TF1", "Antenne2", "FR3" suivant la chaîne
La mire TDF (TéléDiffusion de France) des chaînes "TF1", "Antenne2", "FR3" à compter du 1er janvier 1975

Cette mire est reprise par les 3 chaînes supplémentaires apparues :

    • en 1984 pour Canal Plus,
    • et en 1986 pour La Cinq et TV6.
  • La disparition progressive de la mire :
    • Dès 1988, M6 décide d'abandonner la mire pour diffuser ses programmes 24h sur 24.
    • Puis TF1 et Antenne2, en 1991.
    • Canal Plus, en 1997.
    • La Cinquième en 1998.
    • et enfin France 3, en 2002, qui aura été la toute dernière chaîne à se convertir à une diffusion en continu.

À cette date, la mire disparaît donc définitivement des écrans en diffusion hertzienne.

Sources : wikipedia.org et tnt.loire.online.fr, dont cet article et les images sont presque intégralement extraits