8 façons de dire "Avoir de petits seins" ou "Avoir de très petits seins".

Une fille plate : l'actrice française Jane Birkin, dans les années 1970

L'idiotisme alimentaire "Avoir des oeufs sur le plat" et l'idiotisme animalier "Être plate comme une limande" appartiennent du registre familier.

De même que "Avoir des piqûres de moustique" ou "Être une planche à repasser"

"Avoir une petite poitrine", "Être plate", "Ne pas avoir de poitrine"et "Ne pas avoir de seins, en revanche relèvent du langage courant.

7 façons de dire "S'habiller" en français !

S'habiller

"Se fringuer", "Se niper" et "Se saper" appartiennent du registre argotique.

Tandis que "Mettre ses habits", "Mettre ses vêtements" ou "Passer un pantalon et une chemise" relèvent du langage courant.

Et "Se vêtir" du registre soutenu.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Se déshabiller" en français.

"Avoir sous la main".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel relève du registre familier.

Et elle signifie :

  • au sens propre : avoir juste à côté de soi, proche, à portée ; immédiatement accessible et utilisable (un objet ou une personne),

On dit par exemple : "Je n'ai pas de code civil sous la main, mais il y a internet".

  • et au sens figuré : avoir sous son autorité, sous sa dépendance ; à disposition.

On dit par exemple : "Je n'ai pas de secrétaire à disposition, mais je vous ferai transmettre le compte-rendu de notre réunion".

Source : wiktionary.org

"Épleuré(e)" ou "Éploré(e)" ?

Ces deux adjectifs signifient : tout(e) en pleurs.

  • "Épleuré(e)" relève du registre familier.

On dit par exemple : "La mère de ma copine était épleurée".

  • tandis que "Éploré(e)" relève du registre soutenu.

On dit par exemple : "Le souverain éploré ne parvenait pas à contenir sa douleur".

Un homme éploré : le docteur Patrick Pelloux, miraculé de la tuerie de Charlie Hebdo, le 8 janvier 2015
Un homme éploré : le docteur Patrick Pelloux, miraculé de la tuerie de Charlie Hebdo, le 8 janvier 2015

Source : www.dictionnaire-academie.fr

"Échauffer la bile".

J'aime beaucoup cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel.

Relevant du registre familier ainsi que du registre désuet, elle signifie, au sens figuré : mettre en colère, exaspérer.

On dit par exemple : "Tu commences à m'échauffer la bile avec tes excuses invraisemblables !".

On croyait en effet autrefois que la colère (du grec "khole" signifiant "bile") était le produit de l’échauffement de la bile.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "S'énerver" en français.

 

"Avoir du nez" ou "Avoir du pif".

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotismes corporels signifient, au sens figuré : bien deviner ; prévoir correctement ; avoir de la sagacité, de l'instinct.

"Avoir du nez" relève du langage courant. Et "Avoir du pif" appartient au registre argotique.

On dit par exemple : "Mon frère a du nez pour les bonnes affaires".

Ou : "On ne connaissait pas l'adresse exacte, mais ma frangine a du pif".

Sources : www.lalanguefrancaise.net et wiktionary.org

"Se voir comme le nez au milieu de la figure" ou "Se voir comme le nez au milieu du visage".

Le député français Jean Lassalle

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotismes corporels relèvent du registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : être évident, très visible, facile à voir et impossible à dissimuler.

On dit par exemple : "Comment as-tu pu ne pas trouver ma sacoche ! Elle est posée sur mon bureau et on la voit comme le nez au milieu du visage".

Ou : "Tu ne peux pas rater ma maison : c'est la seule située sur le côté gauche de la route en sortant du village. Elle se voit comme le nez au milieu du visage".

Sources : wiktionary.org, www.expressio.fr et www.larousse.fr

"Une tototte" (ou, dans le Nord-Pas-de-Calais, "Une tututte") et "Des totottes".

Ce substantif féminin désigne selon le contexte :

  • dans le domaine de la puériculture et dans le langage enfantin : un petit objet, également appelé "Tétine", "Sucette" ou "Suce" (registre familier), comportant une pièce en caoutchouc, servant de succédané de biberon, afin d’occuper un nourrisson ou un jeune enfant.

Une tototte, de face et de profilUn nourrisson en marinière, avec une tototte

  • et dans le Nord-Pas-de-Calais, dans le registre populaire : des seins, et particulièrement de gros seins.

Une jeune femme avec de grosses totottes

Source : wikipedia.org

"Avoir la tête dans le pâté" ou "Ne pas avoir les yeux en face des trous".

Du pâté dans une assiette

J'aime beaucoup ces deux amusantes locutions verbales en forme d'idiotismes.

Relevant du registre familier, elles signifient, au sens figuré : ne pas être très réveillé.

Un petit garçon "la tête dans le pâté"

  • "Avoir la tête dans le pâté" est un idiotisme corporel ainsi qu'un idiotisme alimentaire.

On dit par exemple : "Ma mère vient tout juste de se lever, elle a la tête dans le pâté".

  • tandis que "Ne pas avoir les yeux en face des trous" est uniquement un idiotisme corporel.

On dit par exemple : "Le samedi soir, mon ado joue en ligne jusqu'à l'aube. Résultat : le dimanche, il n'a pas les yeux en face des trous avant 16 ou 17 heures".

 

"Sauver la mise" ou "Sauver les fesses".

Ces deux locutions verbales signifient, au sens figuré : aider quelqu'un qui est dans une mauvaise situation ; difficile, délicate, dangereuse.

  • "Sauver la mise" relève du langage courant.

Cette expression tire son origine du milieu des jeux de hasard, où elle signifie qu'une personne jouant à la roulette a retiré sa mise avant le lancer de la bille, et que celle-ci ne s'est pas arrêtée là où la personne avait joué ; ce qui apparaît a posteriori comme une bonne décision.

Une roulette de casino

On dit par exemple : "Mon cousin m'a appelé pour me demander de lui sauver la mise, en rachetant l'une de ses sociétés en difficulté".

  • et "Sauver les fesses" (idiotisme corporel) relève du registre argotique.

On dit par exemple : "Le club est mal parti cette saison : les deux nouveaux attaquants vont avoir du mal à lui sauver les fesses".

Sources : www.linternaute.fr et wiktionary.org

"Un bras cassé" ou "Un bracass".

Un bras cassé dans le plâtre
  • "Un bras cassé" est une locution nominale désignant :
    • au sens propre, dans le langage courant : un membre supérieur humain fracturé,

On dit par exemple : "Mon fils a un bras cassé : il ne peut plus aller au collège à vélo".

    • et au sens figuré, dans le registre populaire : une personne incapable, bonne à rien, peu productive, sur laquelle on ne peut compter.

On dit par exemple : "Surtout ne fais pas appel à ce plombier c'est un bras cassé !".

  • et "Un bracass" est un substantif masculin en forme d'apocope de "Bras cassé", désignant : au sens figuré, dans le registre argotique : une personne incapable, bonne à rien, peu productive, sur laquelle on ne peut compter.

On dit par exemple : "Tu as vu les bracass en train de refaire les pelouses du parc ?".

Deux bracass : les municipaux (les Chevaliers du Fiel)
Deux bracass : les municipaux (les Chevaliers du Fiel)

Source : wiktionary.org

"La bile".

Ce substantif féminin désigne :

  • au sens propre : l'humeur sécrétée par le foie et stockée dans la vésicule "biliaire".
  • et au sens figuré : la colère (du grec "khole" signifiant "bile").

On croyait en effet autrefois que la colère était le produit de l’échauffement de la bile.

D'où l'expression en forme d'idiotisme corporel "Échauffer la bile".

Source : wiktionary.org