"L'odontologie", "La médecine bucco-dentaire", "La médecine dentaire", "La chirurgie dentaire", "L'art dentaire" et "La dentisterie".

Ces six dénominations synonymes (désolé, il n'y en a pas davantage !) désignent toutes la même chose :

  • une spécialité médico-chirurgicale,
  • exercée par des praticiens, nommés "odontologistes", "odontologues", "médecins bucco-dentaires", "chirurgiens-dentistes", "médecins-dentistes" ou - par ellipse - "dentistes",
  • couvrant l'étude de l'organe dentaire (émail, dentine, pulpe dentaire), des maxillaires (os maxillaire, os mandibulaire) et des tissus attenants,
  • ainsi que la prévention, le diagnostic et le traitement des pathologies de l'ensemble des structures anatomiques oro-faciales.

Novlangue oblige, "La médecine bucco-dentaire" - appellation la plus récente -  remplace officiellement, depuis le 15 décembre 2010, celle de "L'art dentaire".

Source : wikipedia.org

"La rosacée" ou "La couperose".

"Rosacée" ou "Couperose"

Ces deux substantifs féminins du langage courant désignent une maladie cutanée incurable au départ bénigne qui se manifeste par des rougeurs chroniques au niveau du nez, des joues, ainsi parfois qu'au niveau du menton et du front.

Ces symptômes s'accompagnent d'une sensation de picotement, notamment au niveau des yeux.

De petits vaisseaux sanguins, caractéristiques des varicosités sont souvent visibles dans les zones touchées associées à des télangiectasies.

La maladie est évolutive et peut provoquer des crises d'acné, notamment en cas de stress ou de fatigue, et, à un stade avancé, faire enfler le nez du sujet qui reste rouge et bosselé (rhinophyma).

Lorsque la rosacée est à un stade plus avancé, ou soumise à différents facteurs, elle peut aussi sévèrement affecter la vie sociale du sujet qui en est atteint et un examen dermatologique est recommandé.

Cette maladie se distingue de l'érythrose faciale qui est un érythème diffus disparaissant à la vitropression.

Elle touche plus souvent les femmes entre 40 et 50 ans, et plus volontiers les individus à peau, yeux et cheveux clairs.

Le terme "Couperose" est aussi une ancienne dénomination de différents sulfates : ferreux, de zinc ou de cuivre.

Sources : wikipedia.org et sante.journaldesfemmes.fr

"Cutané" ou "Cutanée".

Cet adjectif qualifie ce qui relève de la peau.

On parle par exemple :

  • de "lésions cutanées" (une écorchure, une griffure, etc.),
  • ou d'"agrafeuse cutanée", un outil utilisé dans le domaine chirurgical, où il permet de souder et de suturer bord à bord les deux berges d'une plaie.

Agrafeuse et agrafes cutanées

"Un coeur à prendre" et "Prendre à coeur", "Avoir à coeur" et "Tenir à coeur".

Ces deux locutions du langage courant en forme d'idiotismes corporels signifient respectivement :

  • "Un coeur à prendre" : une personne libre de toute liaison amoureuse.

On dit par exemple : "À 31 ans passés, la princesse est toujours un coeur à prendre".

  • et "Prendre à coeur", "Avoir à coeur" et "Tenir à coeur" : s'affecter de quelque chose, y attacher une grande importance, y être très sensible.

On dit par exemple :

    • "Je prend à coeur de citer mes sources",
    • "J'ai à coeur de répondre le plus rapidement possible aux lecteurs J'aime les mots qui commentent mes articles",
    • et : "Ne pas utiliser d'anglicismes me tient particulièrement à coeur".

Sources : www.cnrtl.fr, wiktionary.org et www.linternaute.fr

"Être dans le cirage" ou "Avoir la tête dans le cirage".

Ces deux expressions du registre familier signifient, selon le contexte, :

  • "Être dans un état de somnolence, mal réveillé, somnoler",
  • ou "Être à demi-inconscient, hébété".

Le plus souvent, à cause d'un abus d'alcool, d'un manque de sommeil ou d'un réveil très matinal.

Tout comme pour les expressions "Être dans le coaltar" ou "Avoir la tête dans le coaltar", dont la signification est exactement la même, l'origine des expressions "Être dans le cirage" ou "Avoir la tête dans le cirage" remonte à l'époque où l'on utilisait le coaltar ou le cirage dans des ateliers mal ventilés, et où leurs émanations tournaient donc la tête des ouvriers, les rendant à moitié conscients.

Sources : wiktionary.org, www.expressio.fr et www.expressions-francaises.fr

"L'olfaction".

Ce substantif du registre soutenu désigne ce que l'on appelle plus couramment "l'odorat".

C'est à dire : le sens qui permet d'analyser les substances chimiques volatiles (odeurs) présentes dans l'air.

Ce sens est moins utilisé chez l’être humain que chez de nombreux mammifères pour lesquels il est prépondérant.

L'odeur personnelle semble néanmoins encore jouer un ou plusieurs rôles chez l'humain en termes de communication non verbale, à plusieurs âges de la vie, avec des nuances notamment selon le sexe (Homme/Femme), selon l'âge ou selon les contextes socio-culturels.

C'est naturellement le nez qui est l'organe de l'olfaction chez l'être humain.

Source : wikipedia.org

"Un nez".

Ce substantif du langage courant désigne :

Un nez

  • au sens propre : la partie proéminente du visage, située au-dessus de nos lèvres, entre la bouche et le front, impliquée notamment dans la respiration et l'olfaction.

L’intérieur du nez est une cavité creuse (la "fosse nasale"), divisée en deux "narines" par une fine lame de cartilage et d’os appelée "cloison nasale".

Olivier Polge, créateur-parfumeur chez Chanel
Olivier Polge, créateur-parfumeur chez Chanel
  • et par extension : la personne qui prépare et teste les mélanges d'essences pour composer et créer un parfum.

À mi-chemin entre l'artiste et le chimiste, le "nez" est un maillon essentiel de la création d'un parfum et un personnage clé de l'industrie du parfum.

Ils ne sont qu'une centaine dans le monde.

Et il ne faut pas moins de trois années d'études et sept années ans de stage, soit dix années de formation, pour devenir "nez".

En début de carrière un "nez" est capable de discerner 350 odeurs différentes et, en fin de carrière, plus de 3.000.

Voir également mon article consacré à toutes les façons de dire "Un nez".

Sources : www.msdmanuals.com, www.cosmopolitan.fr et www.passeportsante.net

"Le baguenaudier ", "Le baguenaudier arborescent" ou "L'arbre à vessies".

Un baguenaudier et ses baguenaudes

Ces noms et ce surnom désigne un arbrisseau de la famille des Fabacées (ou Légumineuses) qui se caractérise par son fruit nommé "Baguenaude".

La "Baguenaude" est une espèce de gousse brun rougeâtre en forme de petite vessie pleine d’air, qui enfle à maturité et devient translucide, éclatant de façon sonore lorsqu’on la presse entre les doigts.

Des baguenaudes

C'est le nom de ce fruit et cette pratique qui a donné son premier sens (propre) au verbe "Baguenauder" (ou "Se baguenauder").

"Le poisson pénis" ou "Le gros ver aubergiste".

Un poisson-pénis, échoué sur une plage de Californie (États-Unis d'Amérique), en décembre 2019

Ces deux appellations étranges désignent une variété de ver marin existant depuis plus de 300 millions d’années et dont l'espérance de vie peut atteindre 25 ans.

Il a naturellement hérité son nom de "Poisson pénis" de sa forme phallique plus que suggestive, avec une boursouflure au niveau de la tête, une taille de 10 à 30 centimètres et une consistance mi-moelleuse, mi-dure !

On le trouve uniquement dans le Pacifique, près des côtes asiatiques et sur la côte Ouest des États-Unis d'Amérique, entre le sud de l’Oregon et la Basse-Californie (Mexique), où il passe l’essentiel de sa vie sous terre, à l’abri des regards, dans des terriers en forme de "U", dans les estrans, ces parties de plages périodiquement recouvertes par les marées, où il se nourrit de micro-organismes (planctons, bactéries…).

C'est parce qu'il a pour habitude de changer régulièrement d’abri afin de varier ses lieux "de chasse", permettant ainsi aux crabes et aux autres poissons de lui prendre sa place, que "le poisson pénis" est également surnommé "le gros ver aubergiste".

Disposant d'une forme parfaite pour cette vie souterraine, il est habituellement la proie des loutres, des limandes, des requins, des raies, des goélands et des humains, qui le consomment frit, grillé ou en sashimi.

Dans la province du Shandong, dans l’est de la Chine, on peut le préparer en ravioli : il a alors un goût assez proche de l’andouillette. Il est également consommé en Corée du Sud, où on lui prête des effets aphrodisiaques, mais aussi au Japon, principalement à Hokkaido, ainsi qu'en Russie.

Des poissons-pénisDes poissons-pénis

On a beaucoup parlé de cet étrange animal fin 2019, après qu'une forte tempête, le 6 décembre, dégageant les sédiments, en a délogé plusieurs milliers et les a fait s'échouer et se décomposer sur Drakes Beach, au Nord de San Francisco, en Californie, pour le plus grand régal des oiseaux marins.

Des poissons-pénis, échoués en masse sur une plage de Californie (États-Unis d'Amérique), en décembre 2019

Sources : www.lemonde.fr et animalaxy.fr

"Guttural", "Gutturale" ou "Gutturaux".

Cet adjectif du registre soutenu qualifie ce qui est relatif au gosier.

On parle par exemple de "Voix gutturale", afin de désigner une voix aux intonations rauques.

Ou de "Poches gutturales" chez le cheval, afin de désigner des cavités situées à l'arrière du pharynx.

Les poches gutturales du cheval

 

 

 

Les poches gutturales du cheval

 

 

 

 

 

 

Sources : École Nationale Vétérinaire de Toulouse et ararzi.passion.cheval.over-blog.com

"Un frisé" et "Une frisée".

Ces deux substantifs peuvent avoir différentes significations selon le contexte et le niveau de langue.

  • Ainsi, "Un frisé" peut désigner :
    • par ellipse lexicale : un individu frisé.

Un jeune homme très frisé

    • ou, dans le registre argotique, pendant la Seconde Guerre mondiale : un soldat allemand.
      Un soldat allemand de la Seconde Guerre mondiale (reconstitution)
      Un soldat allemand de la Seconde Guerre mondiale (reconstitution)
  • et "Une frisée" peut désigner :
    • par ellipse lexicale :
      • une fille ou une femme frisée (langage courant).

Une jeune femme très frisée

      • une salade frisée (langage courant).
      • ou, dans le registre argotique, durant la Seconde Guerre mondiale : une femme-soldat auxiliaire de l'armée allemande.

Que l'on appellait également, dans le registre familier, "Une souris grise".

Femmes-soldats allemandes durant la Seconde Guerre mondiale ou "Souris grises".

 

"Un ongle noir" ou "Un rat".

Ces deux appellations en forme d'idiotisme chromatique et d'idiotisme animalier appartiennent au registre populaire et désignent ce que l'on appelle dans le langage courant "Un hématome sous l'ongle"  et dont le véritable nom est "Un hématome sous-unguéal".

Provoqué par un choc contre l'ongle de pied ou du doigt, il est très douloureux sur le moment et le reste durablement lorsqu'on le presse.

Petit orteil heurtant violemment un pied de table

L'ongle prend ensuite une coloration noire et peut finir par tomber deux ou trois semaines plus tard.

Source : www.topsante.com

"La camptocormie idiopathique", "La maladie du dos courbé", "La cyphose lombaire progressive" ou "BBS (Bent Spine Syndrome)".

Femme âgée atteinte de "Camptocormie idiopathique" ou "Maladie du dos courbé"

Il s'agit d'un syndrome touchant les muscles extenseurs de la colonne vertébrale.

Cette maladie peut survenir à tout âge et ne peut se guérir. Seule solution : porter un corset.

Elle se définit par une flexion antérieure du tronc en position debout et lors de la marche.

Monsieur âgé atteint de "Camptocormie idiopathique" ou "Maladie du dos courbé"Camptocormie