20 façons de dire : "Transpirer" ou "Transpirer énormément".

"Être en nage", une des très nombreuses façons de dire : transpirer beaucoup

Les locutions verbales "Être en sueur" et "Transpirer à grosses gouttes" relèvent du langage courant et signifient "Transpirer".

Tandis que les verbes "Couler" ("Je coule de partout !"), Dégouliner" et "Suinter" appartiennent au même registre de langue, mais signifient "Transpirer énormément".

Ce qui est également le cas des locutions verbales "Être en eau" et "Être trempé" (par ellipse de "Être trempé de sueur").

Ou des idiotismes animaliers "Transpirer comme un boeuf" et "Suer comme un boeuf", ou "Transpirer comme un porc" et "Suer comme un porc", qui relèvent tous du registre familier ; les deux derniers étant généralement considérés comme péjoratifs.

Ainsi que des locutions verbales "Avoir les mains moites... et les pieds poites", "Cuire dans son jus", "Être en nage" ou "N'avoir plus un poil de sec" (ou "Ne plus avoir un poil de sec")

Et des formules imagées "Avoir les bonbons qui collent au papier" (pour les hommes) et "Avoir le rideau qui colle aux fenêtres" (pour les femmes) appartiennent au registre vulgaire.

Ou des locutions verbales "Souffrir d'un excès de sudation" ou "Souffrir d'une sudation excessive", qui relèvent du registre soutenu, et "Souffrir d'hyperhidrose", qui relève du jargon médical.

Source : www.topito.com

On n'écrit pas : "Homoplate" !

Localisation de l'"omoplate" ou "scapula" (© Larousse)

Comme je confesse humblement l'avoir longtemps fait...

Mais : "Omoplate" !

Sans "h".

Ce substantif féminin ("une omoplate") désigne un os plat, pair (présent en deux exemplaires dans le squelette humain adulte) et symétrique (un de chaque côté du corps), de forme triangulaire, impliqué dans l'articulation de l'épaule et situé dans la partie postéro-supérieure du thorax.

C'est à l'omoplate qu'est relié l'humérus, l'os du bras.

 

Vue dorsale de l'omoplate droite (© Georges Dolisi)

Il convient cependant de noter que le corps médical ne parle désormais plus d'"Omoplate" mais de "Scapula", un substantif également féminin, directement issu du mot latin "Scapula" signifiant "Épaule".

Il est vrai que les étudiants en médecine n'avaient vraiment que cela à faire que d'apprendre un nouveau terme, eux qui n'ont, après tout que très peu de connaissances à ingurgiter durant leurs si brèves études ! Et je parle en connaissance de cause, puisque ma fille aînée vient tout juste de terminer sa sixième année.

Source : wikipedia.org

"Ne pas avoir l'âge de ses artères".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel appartient au langage courant.

Et elle signifie : être dans un état physique ne correspondant pas à son âge réel ; être en moins bonne ou meilleure forme physique que celle d'une personne du même âge.

On dit par exemple : "Hélas, ma mère a une santé très défaillante et ne pourra même pas venir se promener avec nous ce dimanche : elle n'a pas l'âge de ses artères !".

Ou : "Dis-donc, il n'a pas l'âge de ses artères ton grand-père : je n'ai jamais vu un homme aussi vieux parcourir autant de kilomètres à vélo chaque semaine !".

Cette formule bien connue est la traduction dans le langage de tous les jours des connaissances médicales qui ont montré que les méfaits de l’âge se portaient aussi sur les artères.

Ainsi, avec le vieillissement, les artères s’épaississent et les rétrécissements des vaisseaux peuvont survenir vont provoquer des maladies cardiovasculaires.

Source : www.pourquoidocteur.fr

"Du nerf ! " ou "Un peu de nerf !".

Ces deux locutions interjectives en forme d'idiotismes corporels relèvent du registre familier.

Et elles signifient, selon le contexte : "Du courage !", "De l'ardeur !", "De l'énergie !", "De la force !", "Encore un effort !

On dit par exemple : "Du nerf les gars ! Plus qu'une dizaine de jours à ramer et nous arriverons à New York !".

Ou : "Un peu de nerf ma fille, cette enclume ne pèse qu'une trentaine de kilos !".

Source : www.languefrancaise.net

"Tomber sur un os".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel et d'idiotisme alimentaire appartient au registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : rencontrer une difficulté, un obstacle imprévu.

Étonnamment, cette expression apparue en 1914, trouve son origine dans le monde militaire et plus précisément dans les tranchées de la Première Guerre mondiale, où la formule "Tomber sur un os" s'utilisait au sens propre.

"Tomber sur un os", au sens propre

A l’époque, en effet, les rations étaient loin d’être copieuses, et seuls certains soldats chanceux avaient le droit à un morceau de viande, de nombreux autres ne recevant que des os, sur lesquels ne figuraient que quelques maigres bouts de chair.

Sources : www.defense.gouv.fr et www.expressio.fr

"L'apopatophobie".

L'apopatophobie ou peur d'aller à la selle, de déféquer ("faire caca") (© Doctissimo)

Cet étrange substantif féminin nou vient du grec "apopateo", qui signifie "déféquer" ; "apopatos" désignant l’excrément.

L'apopatophobie est donc tout simplement la peur d'aller à la selle ou d'en avoir envie et parfois le dégoût de la matière fécale.

La personne qui souffre de cette phobie est prise d'angoisse au moment où elle sent un besoin de déféquer.

Cette panique se manifeste par des sensations de vertiges et des maux de têtes insupportables. Si elle se retient la personne apopatophobe peut se créer des troubles intestinaux importants qui vont, de fait, contribuer à augmenter sa phobie.

Sources : www.doctissimo.fr et wiktionary.org

43 façons de dire "L'anus".

Un anus en très gros plan

"Le TDC", "Le Trou du cul", "Le troudu" et "Le trouduc" appartiennent au registre vulgaire.

De même que "La boîte à chocolat", "Le fion", "La pastille", "La rondelle", "Le trou à caca", "Le trou à merde", "Le trou de balle"  ou "La turbine à chocolat".

Ou "Le boyau cullier", qui relève également du registre désuet.

"Le borgne", "Le cyclope", "L'échalotte", "L'oeil de bronze", "L'oeillet", "L'oeillet plissé", "L'oeillet rose", "L'oeilleton", "L'oignon", "Le petit", "Le petit trou", "Le pétoulard", "Le pot", "Le pot d'échappement", "La rosette", "Le trou", "Le trou mignon", "Le trou plissé", "Le trou qui pète", "Le troufignard", "Le troufignon", "Le troufion" (ou "Le trouffion"), et "Le vase" relèvent du registre argotique.

Et "L'entrée des artistes", "La porte de derrière" ou "La porte de service" du registre familier.

"Le fondement" et "L'orifice anal" appartiennent au registre soutenu.

Et "L'orifice du rectum" ou "L'orifice rectal" au jargon médical.

Sources : www.languefrancaise.net, dictionnaire.sensagent.leparisien.fr et Le guide de poche des gros mots. 1001 insultes, injures et jurons pour toutes les occasions, de Jean-Michel Jakobowicz (2020)

"Axillaire".

Cet adjectif qui appartient au jargon médical désigne, selon le contexte :

  • en anatomie : ce qui est relatif... à l'aisselle.

On parle par exemple de "Ganglions axillaires".

Ou de "Béquilles axillaires".

Une paire de béquilles axillairesUne jeune femme marchant avec des béquilles axillaires

Celles-ci possèdent un point d'appui sous les aisselles.

Elles sont moins utilisées que les cannes anglaises - qui possèdent un point d'appui brachial - car leur utilisation génère quelquefois des troubles neurologiques, en traumatisant, à la longue, le creux axillaire, à cause de l'appui continuel de la tête de la béquille sur les différentes structures nerveuses et vasculaires qui y passent.

  • ou, en botanique : ce qui est situé à l'aisselle d'une feuille.

On parle par exemple de "Bourgeon axillaire".

Source : www.larousse.fr

 

"Faire pleurer Mirza".

"Faire pleurer Mirza", c'est à dire : uriner

Cette étrange locution verbale relève du registre familier.

Et signifie tout simplement : uriner.

On dit par exemple : "Attendez-moi les gars : je vais faire pleurer Mirza et j'arrive !".

Cette expression fait naturellement référence à la sympathique chanson "Mirza", chantée en 1965 par l'excellent Nino Ferrer, et dans laquelle celui-ci évoque son chien ; un animal que l'on sort... pour uriner.

Un petit chien sur une pelouse, urinant le long d'un arbre

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Uriner" en français.