On n'écrit pas : "Les tous derniers" ni "Les tous premiers" !

Mais : "Les touT derniers" et "Les touT premiers" !

Il suffit de penser aux formes féminines correspondantes, qui sont naturellement : "Les touTES dernières" et "Les touTES premières".

... ET de savoir que l'on ne doit pas mettre de "s" à ce "tout", alors que l'on en met un à "touteS".

Très simple n'est-ce-pas, pour nos enfants et autres amis étrangers, qui doivent véritablement nous maudire !

"Porter beau".

Cette locution verbale du registre familier, qui ne doit pas manquer d'interloquer nos amis étrangers, signifie : avoir belle allure, être élégant, bien habillé ; bien présenter, avoir une belle prestance et un air de jeunesse et de vigueur, principalement pour un homme d’un certain âge.

On dit par exemple : "Ton père porte beau pour son âge !".

Sources : wikipedia.org, www.linternaute.fr, dictionnaire.reverso.net et www.languefrancaise.net

On ne dit pas : "Un beau garçon" ni "Un joli homme" :

Mais plutôt : "Un JOLI garçon" et "Un BEL homme" !

Ou , dans le registre argotique : "Un beau mec".

Et, dans le registre familier, principalement pour les jeunes : "Un BG", "Un beau gosse" ou "Un bogosse".

  • "Un beau garçon" est une formule correcte, mais "Un joli garçon" est bien davantage usité.
  • En revanche "Un joli homme" ne s'utilise absolument jamais.

"Une présomption".

Ce substantif féminin du registre soutenu désigne, selon le contexte :

  • une opinion, un jugement, fondé non sur des preuves, mais sur des indices, des apparences, sur ce qui est probable sans être certain, sur ce que l'on PRÉSUME.

Une présomption équivaut à une supposition ou à un soupçon.

On dit par exemple : "Dans cette affaire, on a condamné quelqu'un sur de simples présomptions".

Et l'on parle, en droit, de présomption d'innocence.

  • l'action de PRÉSUMER de ses forces, de surestimer ses capacités, d'avoir une trop avantageuse opinion de soi-même ; une forme de prétention ou de suffisance.

On dit par exemple : "En avril 2002, Lionel Jospin est arrivé au second tour plein de présomption ; et il a été devancé sur le fil par Jean-Marie Le Pen, qui l'a empêché de participer au second tour de l'élection présidentielle".

Sources : www.larousse.fr et wikipedia.org

"Être léché par les rayons du soleil", "Être léché par les derniers rayons du soleil" ou "Être léché par les premiers rayons du soleil" et "Se faire lécher par les rayons du soleil", "Se faire lécher par les derniers rayons du soleil" ou "Se faire lécher par les premiers rayons du soleil".

Ces différentes locutions verbales du langage courant ne doivent pas manquer d'interloquer nos amis étrangers.

Elles signifient simplement, au sens figuré :

  • pour une personne : être caressé ou se faire caresser par les rayons du soleil, à une heure où lesdits rayons ne risquent pas de brûler la peau et d'infliger des "coups de soleil", mais sont au contraire particulièrement appréciés pour leur douceur.

Par exemple, en début ("premiers rayons") de journée :

Être léché par les premiers rayons de soleil
Être léché par les premiers rayons de soleil

Ou en fin de journée ("derniers rayons") :

Être léché par les derniers rayons de soleil
Être léché par les derniers rayons de soleil
  • et pour un bâtiment ou un lieu : être légèrement effleuré.

"Impoli" et "Malpoli".

Ces deux adjectifs aux significations relativement proches sont souvent employés indifféremment ne relèvent pas du même niveau de langue :

  • "Impoli" relève du langage courant et signifie : frustre, grossier, manquant de politesse, de savoir-vivre, de culture et d’instruction.

On dit par exemple : "Il est impoli de passer ainsi chez quelqu'un sans prévenir".

  • tandis que "Malpoli" appartient au registre familier et signifie : grossier, mal élevé ; faisant preuve d'un manque d'éducation, qui choque les bienséances ;

On dit par exemple : "Espèce de petit malpoli : tu vas tout de suite dire pardon à cette petite fille !".

Sources : www.larousse.fr, www.cnrtl.fr, www.lefigaro.fr et wiktionary.org

"Une effraction" et "Une infraction".

Bien qu'ils n'aient absolument pas la même signification, ces deux substantifs féminins paronymiques sont parfois confondus.

  • "Une effraction" est une rupture, un forcement ou un enlèvement de tout dispositif servant à fermer un passage, une clôture, un fenêtre, une porte, etc.

Par exemple un bris de carreau, de serrure, de chaîne, de cadenas ou d'antivol.

Ou l'usage de fausses clés, qui est assimilé à l'effraction.

L'effraction qui constitue un délit est une circonstance aggravante de certaines infractions : vol, violation de domicile,etc.

  • tandis que "Une infraction" est une transgression, une violation d'une règle ; et de façon générale : une action ou une omission, expressément prévue par la loi, qui la sanctionne par une peine en raison de l'atteinte qu'elle constitue à l'ordre politique, social ou économique.

On parle par exemple d'"infraction au code de la route".

Il y a trois catégories d'infractions : les contraventions, les délits et les crimes.

Sources : wikipedia;org et www.larousse.fr

"Un travail", "Des travaux", mais aussi : "Des travails" !

"Un travail" est un substantif masculin du langage courant désignant :
  • avant toute chose : une activité professionnelle,
  • mais également : l'ensemble des phénomènes mécaniques qui constituent l'accouchement, grâce auquel le foetus et le placenta sont expulsés de l'utérus.

Le travail commence par les contractions de l'utérus, puis se poursuit par la naissance du bébé et se termine par l'expulsion du placenta.

  • ainsi que, par ellipse de "Un travail à ferrer" : un appareil servant à maintenir et immobiliser les grands animaux domestiques, afin de les ferrer, les examiner, les soigner.

"Un travail" est ici une ellipse lexicale.

Et le pluriel de "Un travail" est :
  • de façon générale : "Des travaux".
On dit ainsi : "Des travaux d’embellissement et de rénovation", "Des travaux de couture", etc.
  • mais "Des travails" lorsque l’on parle du "Travail à ferrer".

On dit par exemple : "J'ai encore plusieurs travails à nettoyer avant le dîner".

  • et "Des emplois" ou "Des professions" lorsque l'on emploie le terme "travail" au sens général d’activité professionnelle.

On dit par exemple : "Je suis obligé d'avoir deux emplois pour m'en sortir financièrement" (et non "deux travails").

Ou : "Je connais pas mal de personnes qui exercent deux professions simultanément" (et non "deux travails").

Dans ce cas, en effet, il est d’usage de ne pas utiliser le mot "travail" au pluriel (qui serait ici "travaux").

Sources : www.dictionnaire-academie.fr et www.doctissimo.fr

"Une belle fille" et "Une belle-fille".

Bien que parfaitement homophones et presque homophonographes (si l'on fait exception du trait d'union), ces deux locutions féminines du langage courant ont des significations tout à fait différentes :

  • "Une belle fille" (sans tiret) est une jeune femme dont la beauté cause une vive impression, capable de susciter l'admiration en raison de ses qualités supérieures dépassant la norme ou la moyenne.

Mais il convient davantage de dire : "Une jolie fille".

On dira par exemple : "J'ai aperçu ta voisine : c'est une jolie fille, ma foi", plutôt que "J'ai aperçu ta voisine : c'est une belle-fille, ma foi".

  • tandis que "Une belle-fille" (avec un tiret) est la fille d'un conjoint (ou d'une conjointe) issue d'une précédente union.

Appeler "Belle-fille" l'épouse de son propre fils relève en revanche du langage populaire et d'une utilisation parfaitement impropre, le terme idoine étant "une bru".

On dit par exemple :"Mon fils et ma bru vont me confier mes petits-enfants en juillet" et non : "Mon fils et ma belle-fille vont me confier mes petits-enfants en juillet".

"Une tribu" et "Un tribut".

Ces deux mots parfaitement homophones ont naturellement des significations radicalement différentes :

  • "Une tribu" est un substantif féminin du langage courant désignant :
    • au sens propre :
      • dans l'Antiquité : une division du peuple (juif, grec, romain).

On parle par exemple des "douze tribus d'Israël", issues de chacun des douze fils de Jacob.

      • dans les sociétés pré-industrielles : un groupe social et politique fondé sur une parenté ethnique réelle ou supposée.
    • au sens figuré et de façon ironique : un groupe nombreux ; une famille nombreuse et, notamment, une famille recomposée.

On utilise également pour cela le substantif féminin "Une smala", qui nous vient de l'arabe et qui désigne au sens propre : l'ensemble de la maison d'un chef arabe, avec ses tentes, ses serviteurs, ses troupeaux et ses équipages. Et au sens familier : une famille nombreuse et encombrante.

  • et "Un tribut" est un substantif masculin du langage courant désignant :
    • une contribution forcée, imposée par un État à un autre.
    • une contribution payée à une autorité, un pouvoir.
    • et dans le registre soutenu : un dommage, un sacrifice, une perte subis du fait de quelque chose ou pour quelque chose.

On dit par exemple : "Les pompiers de new york ont payé un lourd tribut le 11 septembre 2001".

Source : wiktionary.org

 

"Une bru", "La glu", "Une tribu" et "Une vertu".

Ces quatre substantifs féminins du langage courant sont les seuls à pas prendre de "e".

  • Et "La glu" est :
    • au sens propre : une colle végétale visqueuse et tenace obtenue notamment à partir du houx et des baies de gui ou de genêt, dont on se sert surtout pour capturer des oiseaux de façon assez détestable (on parle de "Chasse à la glu").

Oiseau chassé à la glu

    • et au sens figuré, dans le registre familier : une personne importune, indiscrète ("Une glu").

Source : wiktionary.org