"Pour ce faire" et "Pour se faire".

Ces deux locutions verbales homophones ne doivent surtout pas être confondues puisqu'elles ont des significations radicalement différentes :

  • "Pour ce faire" relève en effet du registre soutenu et signifie : "À cette fin", "Pour faire cela", "Dans ce but" ou "Pour parvenir à un tel résultat".

On dit par exemple : "Ne te fais pas surprendre par les températures à Montréal, en hiver. Pour ce faire, emmène ce que tu as de plus chaud et en quantité".

  • tandis que "Pour se faire" relève du langage courant et signifie : "Pour pouvoir être".

On dit par exemple : "C'est connu, les vedettes arrivent toujours en retard pour se faire désirer".

Source : www.lalanguefrancaise.com

37 verbes sous forme d'allographes : ABC, H.E.T, H.E.V, A.R&, &D, AJT, M&, APT, A6T, BC, B&, KC, CD, QB, QV, DCD, D6D, 10QT, F.A.C, L.E.V, NRV, R.I.G, R&, SM&, ST, H&, O.C, L&, I.C, U&, 1.6T, OCP, OT, PT, πC, TT et VGT.

ABC : abaisser,

H.E.T : acheter,

H.E.V : achever,

A.R& : aérer,

&D : aider,

AJT : agiter,

M& : aimer,

APT : appéter,

A6T : assister,

BC : baisser,

B& : béer,

KC : casser,

CD : céder,

QB : cuber,

QV : cuver,

DCD : décéder,

D6D : décider,

10 QT : discuter,

F.A.C : effacer,

L.E.V : élever,

NRV : énerver,

R.I.G : ériger,

R& : errer,

SM& : essaimer

ST : ester,

H& : hacher,

O.C : hausser,

L& : héler,

I.C : hisser

U& : huer,

1.6T : insister,

OCP : occuper,

OT : ôter,

PT : péter,

πC : pisser,

T.T : téter,

VGT : végéter.

On n'écrit pas : "Au fait de sa puissance" !

Mais : "Au FAÎTE de sa puissance" !

"Faîte" est en effet un substantif masculin désignant la partie la plus haute d'une chose élevée : un arbre, un toit, une montagne.

On dit par exemple :"Les girouettes sont généralement placées au faîte des maisons ou des édifices".

Une girouette sur le faîte d'un toit

"Comme si de rien n'était".

Cette curieuse locution adverbiale qui ne doit pas manquer d'interloquer nos amis étrangers, relève du registre familier.

Et elle signifie : comme si rien ne s'était passé, comme avant ; comme s'il n'y avait aucun problème, ou du moins sans s'en préoccuper.

On dit par exemple : "Ne l'écoutez pas : faites comme si de rien n'était".

Ou : "Ne vous inquiétez pas pour mon régime : faites comme si de rien n'était".

Sources : wiktionary.org, www.expressio.fr et www.linternaute.fr

"Un caractère bien trempé".

Cette locution nominale relève du registre soutenu. Et elle désigne, au sens figuré : un caractère énergique, fort, vif, vivant.

On dit par exemple : "Tout jeune déjà, j'avais un caractère bien trempé : je savais ce que je voulais !".

L'adjectif "Trempé" fait en effet référence à la "Trempe", immersion dans un bain froid (d'un métal, d'un alliage chauffé à haute température).

Source : Le Robert, wwww.linternaute.fr et www.dictionnaire.lerobert.com

"Salvateur" et "Salvatrice".

Ces deux adjectifs relèvent du registre soutenu.

Et ils signifient : qui sauve.

On dit par exemple : "Jeune écolier, j'attendais toujours avec impatience la sonnerie salvatrice de la récréation, de la cantine ou de la sortie des classes".

"Un verre à vin" et "Un verre de vin".

Ces deux locutions nominales masculines du langage courant ne doivent pas être confondues :

  • "Un verre à vin" est un effet un verre destiné à contenir du vin,

On dit par exemple : "Il faut que je rachète des verres à vin : nous en cassons régulièrement lorsque nous avons des invités à la maison".

Il en existe de nombreuses sortes :

Les différents types de verre à vinLes différents types de verre à vin

  • tandis qu'"Un verre de vin" contient du vin.

un verre de vin

"En bas âge".

Des enfants en bas âge, dans une crêche

Cette étrange locution adverbiale, qui se prononce an-ba-za-ge, relève du langage courant et concerne les jeunes enfants.

Elle signifie en effet : dans les premières années de la vie ; dans la petite enfance.

On dit par exemple : "Ce petit ascenseur n'est pas pratique du tout pour les parents d'enfants en bas âge".

Source : wiktionary.org

"À la maison".

Cette locution adjectivale en forme d'idiotisme architectural relève du langage courant.

Et elle est fréquemment utilisée - même si l'on n'habite pas une  "maison", mais un appartement - pour dire : chez soi.

Et donc, selon le contexte : chez elle(s), chez eux, chez lui, chez moi, chez nous, chez toi, chez vous.

On dit par exemple :

  • "Ma tante" a la chance d'avoir une cuisinière à la maison",
  • "Mes cousines deviennent folles quand leur grand-mère vient les garder à la maison pendant les vacances",
  • "Je vais appelez mes voisins pour savoir s'ils sont à la maison et peuvent jeter un oeil sur mon balcon pour s'assurer que l'orage n'a pas causé trop de dégâts",
  • "Si mon copain est à la maison, je passerai lui rendre sa console de jeu",
  • "À la maison je suis toujours pieds nus",

Une jeune femme marchand pieds nus chez elle

  • "Nous invitons souvent des amis à la maison",
  • "Tu es à la maison : je peux venir te voir ?",

Un adolescent, allongé sur un canapé en cuir, écoutant son téléphone portable

  • ou : "Passez-nous un coup de fil quand vous serez à la maison".

"Une devise" et "Je devise" ou "Des devises" et "Tu devises".

"Devise" ou  "Devises" est un mot polysémique du langage courant signifiant, selon le contexte :

    • "Une devise" ou "Des devises" :
      • dans le domaine économique et financier :
        • tout actif financier liquide libellé en monnaie étrangère,
        • et par métonymie : l'unité monétaire d'un pays étranger, par opposition à la "monnaie", qui est l'unitaire monétaire de son propre pays,

On dit par exemple : "L'arrivée de l'euro a bien simplifié la vie des voyageurs en Europe, qui ne sont plus obligés de se procurer des devises différentes pour chacun des pays visités".

Des devises

      • en héraldique : une figure emblématique accompagnée d'une courte formule qui, généralement, s'y rapporte,

      • par métonymie : la formule seule,

On dit par exemple : "La devise de la République française est Liberté, Égalité, Fraternité".

      • par analogie : une courte formule exprimant un sentiment, une pensée, une attitude, un mot d'ordre, résumant une règle de conduite ou un idéal ; un adage, une maxime, une sentence,

On dit par exemple : "J'adore être pris pour un con par les imbéciles : telle est ma devise".

    • et "Je devise" et "Tu devises" :
      • je converse, je discute, je m'entretiens familèrement avec quelqu'un, ou tu converses, tu discutes, tu t'entretiens familièrement avec quelqu'un.

On dit par exemple : "Je devise souvent avec des collègues à l'heure de l'apéro".

      • et pour nos amis Suisses : j'établis un devis ou tu établis un devis.

Bien qu'elle soit couramment utilisée en France au sein de certains services commerciaux, cette acception du verbe "Deviser" constitue un helvétisme.

Source : www.journaldunet.fr, www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

"Égarer" et "Perdre" ou "S'égarer" et "Se perdre".

Ces deux verbes aux significations proches mais néanmoins distinctes, sont parfois confondus.

"Égarer" et "Perdre" signifient en effet tous deux : être privé de quelque chose que l'on ne trouve pas.

Et "S'égarer" et "Se perdre" : ne pas trouver son chemin.

  • Mais "Égarer" et "S'égarer" ne correspondent qu'à des situations momentanées, provisoires, temporaires,

On dit par exemple : "J'ai égaré mes clés de voiture ce matin : j'ai mis dix minutes pour les retrouver, sur ma terrasse".

Ou : "Désolé pour le retard, je me suis égaré en sortant du métro".

  • tandis que "Perdre" ou "Se perdre" s'appliquent à des situations définitives.

On dit par exemple : "J'ai perdu mon téléphone en forêt".

Ou : "Ils se sont perdus dans le désert sans eau et sont morts de soif".Sources : www.tv5monde.com Bernard Cerquiglini

"Un brave homme" et "Un homme brave".

Ces deux locutions nominales masculines possèdent des significations radicalement différentes et ne doivent donc pas être confondues :

  • "Un brave homme" désigne en effet, dans le registre familier : un individu bon, serviable, honnête, bienveillant ; simple, mais digne de respect.

On dit par exemple : "Je ne comprends comment la police a pu persécuter ce brave homme durant des semaines".

  • tandis que "Un homme brave" désigne, dans le langage courant : un individu courageux, vaillant, qui ne craint pas d'affronter le danger.

On dit par exemple : "Un homme brave n'hésiterait pas à risquer sa vie pour sauver son enfant des flammes".