"Cutané" ou "Cutanée".

Cet adjectif qualifie ce qui relève de la peau.

On parle par exemple :

  • de "lésions cutanées" (une écorchure, une griffure, etc.),
  • ou d'"agrafeuse cutanée", un outil utilisé dans le domaine chirurgical, où il permet de souder et de suturer bord à bord les deux berges d'une plaie.

Agrafeuse et agrafes cutanées

"La cochonnaille", "Une cochonnerie" et "Une cochonceté".

Voilà bien trois substantifs féminins paronymes que nos amis étrangers peuvent malheureusement souvent confondre, alors qu'ils ne désignent pas vraiment la même chose !

  • "Cochonnaille" appartient au registre familier et désigne la viande et les abats de cochon diversement apprêtés, traditionnellement appelés dans le langage courant "Charcuterie".

On dit par exemple : "Jacques Chrirac ne résistait pas à une bonne assiette de cochonailles".

  • "Cochonnerie" relève du langage courant et désigne :
    • l'état d'une chose ou d'une personne extrêmement malpropre ; d'une malpropreté digne du cochon.

On dit par exemple : "Cet appartement est d'une cochonnerie repoussante".

Ou : "Ce type est d'une cochonnerie incroyable".

    • une chose sale, mauvaise ou malsaine ;

On dit par exemple : "Arrête de faire des cochonneries".

Ou : "Cesse-donc de manger des cochonneries à longueur de journée".

    • une chose sans valeur, de très mauvaise qualité ; une "Cochonceté".

On dit par exemple : "Tu devrais jeter toutes ces cochonneries".

Ou : "Ce fauteuil en promotion était une véritable cochonnerie !".

    • ou : une parole ou une action obscène, indécente, relevant de la paillardise, de la grivoiserie, de la gaudriole, voire de la pornographie ; une "Cochonceté".

On dit par exemple : "Il ne cesse de lui dire des cochonneries".

  • et "Cochonceté" - un mot que j'aime beaucoup - appartient au registre familier et désigne également :
    • une chose sans valeur, de très mauvaise qualité ; une "Cochonnerie".

On dit par exemple : "Pour mon ancienne copine, les légumes sous plastique n'étaient que des cochoncetés !".

    • ou : une parole ou une action obscène, indécente, relevant de la paillardise, de la grivoiserie, de la gaudriole, voire de la pornographie ; une "Cochonnerie".

On dit par exemple : "Ce type est connu pour ne proférer que des cochoncetés".

Ou : "Mon fils et sa copine s'étaient enfermés dans la chambre pour faire des cochoncetés !".

Sources : www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

"Un concours de circonstances".

Cette locution nominale qui ne doit pas manquer d'interloquer nos amis étrangers désigne une rencontre fortuite de différents événements, une simultanéité d'événements, un ensemble de circonstances qui, ensemble, contribuent de façon non planifiée à quelque chose.

On dit par exemple : "Par un heureux concours de circonstances, il se trouve que je me trouvais ce jour là en compagnie d'un ami médecin".

Sources : dictionnaire.sensagent.leparisien.fr, www.larousse.fr et wiktionary.org

"Quoi que" ou "Quoique".

Bien que parfairement homonymes et exprimant tous deux une concession, ce pronom relatif indéfini et cette conjonction de subordination ont néanmoins des significations sensiblement différentes et ne doivent donc pas être confondus :

  • "Quoi que" (ou "Quoi qu'" devant une voyelle) est un pronom relatif indéfini qui exprime une concession.

Il signifie "Quelque soit la chose que (ou qui)" et peut être remplacé par la formule "Peu importe".

On dit par exemple : "Quoi que je dise, tu n'es jamais d'accord".

Ou : "Quoi qu'il arrive, tu auras ton examen".

  • et "Quoique" est une conjonction de subordination qui exprime une concession et peut être remplacé par les formules "Bien que" ou "Encore que".
    • On l'utilise pour émettre une réserve sur un qualificatif ("Bien que").

On dit par exemple : "Quoique malade, il demeure très robuste".

    • Ou pour introduire une objection après un temps de réflexion ("Encore que").

On dit par exemple : "Je viendrais bien te voir, quoique je demeure fatigué".

Sources : www.larousse.fr et www.francaisfacile.com

"Se bercer d'illusions".

Cette locution verbale du langage courant qui ne doit pas manquer d'interloquer nos amis étrangers signifie : entretenir une idée flatteuse ou avantageuse, mais vaine le plus souvent ; se tromper sur une personne ou sur une chose ; refuser de regarder la réalité en face.

On dit par exemple : "Les français se bercent d'illusions en croyant que leur président a retenu la leçon de cette crise".

Ou : "Mes voisins se bercent d'illusions au sujet de leur fille : ils ne savent même pas qu'elle a perdu son travail depuis des mois".

Sources : www.linternaute.fr et www.larousse.fr

"Quelquefois" et "Quelques fois".

Cet adverbe et cette locution nominale homophones du langage courant sont assez souvent confondus, bien qu'ils aient des significations sensiblement différentes :

  • "Quelquefois" est un adverbe qui signifie "Parfois, de temps en temps, à l'occasion".

On dit par exemple : "Quelquefois je culpabilise de ne pas relire assez mes articles qui comportent, je le sais bien, beaucoup trop de fautes...".

Ou : "Quelquefois un ministre prend une mesure judicieuse".

  • tandis que la locution nominale "Quelques fois" signifie "À un petit nombre de reprises".

On dit par exemple :"J'appelle mon père au téléphone quelques fois par an".

Ou : "J'ai fait du sport quelques fois dans ma vie".

Source : bdl.oqlf.gouv.qc.ca

"Donner un coup de téléphone", "Donner un coup de fil", "Donner un coup de bigophone" ou "Donner un coup de bigo".

Ces différentes locution verbale - qui ne laissent pas d'étonner nos enfants ou nos amis étrangers - signifient tout simplement "Téléphoner".

  • "Donner un coup de téléphone" appartient au langage courant.
  • Encore plus surprenante, la formule "Donner un coup de fil" relève du registre familier et du registre désuet.
  • Et les formules "Donner un coup de bigophone" ou - par apocope - "Donner un coup de bigo" appartiennent au registre argotique et au registre désuet.

Toutes ces formules existent également avec le verbe "Passer".

"De tout temps" et "De tous temps".

Ces deux locutions adverbiales homophones du langage courant ont un sens légèrement différent.

Et elles signifient respectivement :

  • "de touT temps" : "toujours" ou "continuellement".

On dit par exemple : "De tout temps l'État invente de nouveaux impôts".

Il s'agit de l'orthographe la plus courante et elle est utilisée environ trois plus que la seconde.

  • et "de touS temps" : "à toutes les époques".

On dit par exemple : "De tous temps, l'Homme a voulu essayer de contrôler la nature".

Source : www.lalanguefrancaise.com

"Ça commence à bien faire" et "Ça finit par bien faire".

Ces deux formules du registre populaire ne doivent pas manquer d'interloquer les étrangers.

Elles s'utilisent pour faire part de son mécontentement et signifier que l'on commence véritablement à en avoir assez, à souhaiter que cela s'arrête.

"Pendant" adjectif, "Pendant" préposition ou "Pendant" substantif.

Ce mot polysémique français constitue, je crois, un véritable casse-tête pour les étrangers !

Il peut en effet, selon le contexte, être un adjectif, une préposition ou un substantif.

Et donc avoir de nombreuses significations très différentes les unes des autres, que j'ai essayé de regrouper ici de la manière la plus claire possible :

  • L'adjectif "Pendant" signifie ainsi :
    • "qui pend".

On dit par exemple : "Il reste un vieux fil de téléphone coupé pendant dans le vide".

Ou : "Il est resté là les bras pendants".

    • en droit :
      • "en cours, non terminé ; en instance, en train d'être jugé".

On dit par exemple : "Le dossier est pendant".

      • par extension : "restant en suspens, non encore résolu,  pas tranché".

On dit par exemple : "Ce cas est pendant devant la Cour d'appel".

      • pas encore récolté, pour un fruit.

On parle ainsi de "Fruits pendants par branches" ou de "Fruits pendants par racines".

    • bloqué et impossible à soutenir, pour un pion de bande arrière ayant avancé d'une case, aux dames (pion pendant").
    • sans pion adverse devant eux et sans pion de leur camp sur les colonnes adjacentes, pour deux pions côte à côte au centre, aux échecs ("Pions pendants").
  • la préposition "Pendant" signifie "Durant" ou "Tout au long de".

On dit par exemple : ""Vas te reposer, ma chérie : je vais laver la vaisselle et étendre le linge pendant ta sieste".

Ou : "Pendant la guerre mon grand-père était prisonnier en Allemagne".

  • et le substantif "Pendant" désigne :
    • ce qui concorde avec quelque chose, est comparable à quelqu'un, lui correspond ou lui est semblable :

On dit par exemple : "Pour la Police Nationale, le RAID est le pendant du GIGN de la Gendarmerie Nationale".

Ou : "Paul est le digne pendant de son frère".

    • un objet ou ornement similaire à un autre, par rapport auquel il occupe - dans un ensemble - une place symétrique.

En matière artistique, le mot s'applique par exemple à une paire d’oeuvres de caractère analogue et de proportions à peu près égales, et destinées à se correspondre.

Paire de lampes anciennes

On dit par exemple : "Par un incroyable coup de chance, j'ai pu trouver chez un antiquaire le pendant de la superbe lampe tu m'avais offert à Noël".

    • un objet qui pend ou dont une partie pend.

Pendants d'oreille

On dit par exemple  : un "Pendant d'oreille", un "Pendant d'épée", un "Pendant de baudrier ou de ceinturon".

Source : www.larousse.fr

"Gondoler" et "Se gondoler".

  • "Gondoler" est un verbe du langage courant signifiant "Bomber en se gonflant ,en parlant du bois, du carton, etc."

On dit par exemple : "Si tu ranges tes cartons dans cette cave ils vont gondoler en quelques jours".

  • tandis que sa forme pronominale "Se gondoler" signifie :
    • dans le langage courant : "Se déformer, en particulier sous l'effet de l'humidité".
    • On dit par exemple : "La couverture de ce livre commence à se gondoler".
    • et dans le registre familier : "Rire aux éclats", "Se tordre de rire".

On dit par exemple : "J'ai adoré cette pièce de théâtre : les spectateurs se gondolaient du début à la fin !".

Sur ce thème, je vous recommande la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Bien rire" ou "Rire beaucoup".

Source : wiktionary.org