"Sans plus attendre".

Cette locution adverbiale est essentiellement employée par la classe politique et par les journalistes, qui en usent et abusent.

Et elle signifie simplement : tout de suite.

On dit par exemple : "Sans plus attendre, j'ai demandé au Premier ministre de prendre les mesures qui s'imposent".

Ou : "Sans plus attendre, je vous laisse avec votre animateur préféré".

On n'écrit pas : "Pour qu'il n'y est pas d'ambiguïté" ni "Pour qu'il n'y est pas d'incompréhension" !

Ainsi que je viens malheureusement de le lire sur un tweet publié par le site www.tfiinfo.fr.

Capture d'écran du 13 octobre 2022 du site tf1info.fr

Mais bien sûr : "Pour qu'il n'y AIT pas d'ambiguïté" !

C'est à dire : troisième personne du subjonctif présent du verbe "Être".

Et non : troisème personne de l'indicatif présent du verbe "Être".

Source : www.tf1info.fr

"Louer un appartement".

La double signification de cette locution verbale relevant du langage courant ne manque pas de surprendre nos amis étrangers et nos jeunes enfants.

Elle est en effet à la fois polysémique et énantiosémique, puisqu'elle désigne, selon le contexte :

  • mettre en location un appartement que l'on possède à un locataire en échange d'un loyer,

On dit par exemple : "Mon propriétaire (ou mon bailleur) me loue un appartement au 3e étage pour 700 euros par mois, charges non comprises".

  • ou : prendre en location l'appartement d'un bailleur en échange d'un loyer,

On dit par exemple : "Après mon divorce j'ai dû louer un appartement".

"Applaudir des deux mains".

"Applaudir des deux mains"

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel et d'idiotisme numérique s'utilise couramment pour signifier : apprécier chaudement, sincèrement. Et cela sans forcément joindre le geste à la parole.

Elle constitue néanmoins un bel exemple de pléonasme, puisque "applaudir" signifie : battre des mains, en frappant une paume contre l'autre, dans le but de produire un son, en signe d'approbation, d'admiration ou d'enthousiasme.

Source : www.capital.fr

"Un hôte".

La double signification de ce substantif masculin relevant du langage courant ne manque pas de surprendre nos amis étrangers et nos jeunes enfants.

Il est en effet à la fois polysémique et énantiosémique, puisqu'il désigne, selon le contexte :

  • la personne qui reçoit des invités, qui donne l'hospitalité,

On dit par exemple : "Notre hôte avait bien fait les choses et choisi un traiteur renommé".

  • ou : la personne qui est reçue quelque part, à qui l'on donne l'hospitalité

On dit par exemple : "Mon chéri : pense à montrer à nos hôtes l'éclairage nocturne de la piscine".

En revanche, le substantif féminin "hôtesse" ne désigne que la personne qui reçoit. La personne reçue, même s'il s'agit d'une femme, conserve la dénomination d"hôte".

Une hôtesse accueillant ses hôtes devant sa maison et leur en remettant les clés
Une hôtesse accueillant ses hôtes devant sa maison et leur en remettant les clés

Source : wikipedia.org

"Remercier un collaborateur".

La double signification de cette locution verbale relevant du langage courant ne manque pas de surprendre nos amis étrangers et nos jeunes enfants.

Elle est en effet à la fois polysémique et énantiosémique, puisqu'elle désigne, selon le contexte :

  • le remercier, le féliciter.

On dit par exemple : "Remercier un collaborateur dont on est satisfait est indispensable".

  • ou : le licencier.

On dit par exemple : "J'ai dû remercier un collaborateur pour des faits de harcèlement sexuel".

On ne dit pas : "C'est la robe qui la correspond" !

L'émission de la chaîne de télévision française M6 "La robe de ma vie"

Mais bien évidemment : "C'est la robe qui LUI correspond" !

"Lui" est en effet un pronom atone masculin et féminin, objet indirect d'un verbe.

Même s'il s'agit d'une femme et d'une robe, elle lui corresond.

 

"On se les gèle" ou "Se les geler".

"Se cailler" c'est à dire "Avoir très froid"

Cette locution verbale en forme d'ellipse ne doit pas manquer d'interloquer nos amis étrangers.

Elle relève du registre argotique et signifie : avoir très froid.

Concrètement, ce que l'on sous-entend que l'on se gèle, ce sont :

  • ou les fesses ("le cul", "les meules", "les miches").

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Avoir très froid" ou "Faire très froid".

"Pour ce faire" et "Pour se faire".

Ces deux locutions verbales homophones ne doivent surtout pas être confondues puisqu'elles ont des significations radicalement différentes :

  • "Pour ce faire" relève en effet du registre soutenu et signifie : "À cette fin", "Pour faire cela", "Dans ce but" ou "Pour parvenir à un tel résultat".

On dit par exemple : "Ne te fais pas surprendre par les températures à Montréal, en hiver. Pour ce faire, emmène ce que tu as de plus chaud et en quantité".

  • tandis que "Pour se faire" relève du langage courant et signifie : "Pour pouvoir être".

On dit par exemple : "C'est connu, les vedettes arrivent toujours en retard pour se faire désirer".

Source : www.lalanguefrancaise.com

37 verbes sous forme d'allographes : ABC, H.E.T, H.E.V, A.R&, &D, AJT, M&, APT, A6T, BC, B&, KC, CD, QB, QV, DCD, D6D, 10QT, F.A.C, L.E.V, NRV, R.I.G, R&, SM&, ST, H&, O.C, L&, I.C, U&, 1.6T, OQP, OT, PT, πC, TT et VGT.

ABC : abaisser,

H.E.T : acheter,

H.E.V : achever,

A.R& : aérer,

&D : aider,

AJT : agiter,

M& : aimer,

APT : appéter,

A6T : assister,

BC : baisser,

B& : béer,

KC : casser,

CD : céder,

QB : cuber,

QV : cuver,

DCD : décéder,

D6D : décider,

10 QT : discuter,

F.A.C : effacer,

L.E.V : élever,

NRV : énerver,

R.I.G : ériger,

R& : errer,

SM& : essaimer

ST : ester,

H& : hacher,

O.C : hausser,

L& : héler,

I.C : hisser

U& : huer,

1.6T : insister,

OQP : occuper,

OT : ôter,

PT : péter,

πC : pisser,

T.T : téter,

VGT : végéter.

On n'écrit pas : "Au fait de sa puissance" !

Mais : "Au FAÎTE de sa puissance" !

"Faîte" est en effet un substantif masculin désignant la partie la plus haute d'une chose élevée : un arbre, un toit, une montagne.

On dit par exemple :"Les girouettes sont généralement placées au faîte des maisons ou des édifices".

Une girouette sur le faîte d'un toit

"Comme si de rien n'était".

Cette curieuse locution adverbiale qui ne doit pas manquer d'interloquer nos amis étrangers, relève du registre familier.

Et elle signifie : comme si rien ne s'était passé, comme avant ; comme s'il n'y avait aucun problème, ou du moins sans s'en préoccuper.

On dit par exemple : "Ne l'écoutez pas : faites comme si de rien n'était".

Ou : "Ne vous inquiétez pas pour mon régime : faites comme si de rien n'était".

Sources : wiktionary.org, www.expressio.fr et www.linternaute.fr