"Fiscal", "Fiscale", "Fiscales", "Fiscaux" ou "La fiscalité" et "Le fisc".

Ces différents adjectifs et substantifs du langage courant désignent : ce qui est relatif aux impôts.

  • "La fiscalité" est un substantif féminin désignant : l'ensemble des règles, lois et mesures qui régissent les impôts dans un pays ; les pratiques utilisées par un État ou une collectivité pour percevoir des impôts et autres prélèvements obligatoires,
  • et "Le fisc" est un substantif masculin désignant : l'administration fiscale.

Ou plutôt : l'ensemble des administrations chargées de percevoir, de fixer et de répartir les impôts.

Contrairement à ce que l'on pense souvent, ce mot relève du langage courant et non du registre familier. Et il nous vient du latin "Fiscus" signifiant "Corbeille d'osier".

Sources : www.journaldunet.fr et www.larousse.fr

"Un dégagement".

Ce substantif masculin polysémique du langage courant peut désigner, selon le contexte, de nombreuses choses :

  • l'action de retirer d'un organisme, d'une institution ce qui y a été engagé ou gagé ; l'action de le dégager (Le "dégagement d'une pendule du mont-de-piété"),
  • l'action de déblayer un lieu, d'en enlever ce qui l'encombre, l'embarrasse (le "dégagement d'une voie"),
  • le fait de libérer quelqu'un ou quelque chose qui est couvert, bloqué, écrasé par quelque chose ; l'action de l'enlever du lieu où il se trouve (le "dégagement de vestiges préhistoriques par des archéologues" ou le "dégagement d'une victime d'avalanche par les secouristes"),
Le dégagement d'un squelette par un archéologue.
Le dégagement d'un squelette par un archéologue.
Une équipe de secouristes effectuant un dégagement de victime d'avalanche, en montagne
Une équipe de secouristes effectuant un dégagement de victime d'avalanche, en montagne
  • le fait de se dégager, en parlant d'un gaz, d'une odeur, etc. (un "dégagement de vapeur" ou un "dégagement de fumée"),
  • l'action de se dégager de quelque chose, d'une promesse, d'un engagement militaire (une politique du "dégagement en Afrique et en Europe"),
  • dans une habitation : une communication, un passage établi d'une pièce à une autre ou entre l'intérieur et l'extérieur ; un espace libre permettant d'aller et venir librement.

On dit par exemple : "Il va falloir prévoir d'importants dégagements dans cet appartement, car ma fille est en fauteuil roulant".

Un appartement pour personnes handicapées physiques disposant d'importants dégagements
Un appartement pour personnes handicapées physiques disposant d'importants dégagements
  • en sport, notamment au football ou au rugby : l'action d'envoyer le ballon loin de son but ou de sa ligne de but,
Un gardien de but de football effectuant un dégagement
Un gardien de but de football effectuant un dégagement
Un joueur de rugby effectuant un dégagement
Un joueur de rugby effectuant un dégagement
  • en aéronautique : la séparation d'un avion du groupe avec lequel il volait en formation,
  • et en médecine : le temps terminal de l'accouchement, au cours duquel le foetus franchit le détroit inférieur du bassin et l'orifice vulvaire.

Source : www.larousse.fr

"Un pestacle".

Un "pestacle" de fin d'année scolaire

Nombre de nos charmants bambins éprouvant des difficultés pour prononcer correctement le terme idoine, ce charmant petit substantif masculin désigne souvent, dans le langage enfantin : un spectacle.

Je me souviens encore avec délice de la moue interrogative d'une amie suédoise, lorsque ma fille aînée, alors âgée de 4 ans, lui avait demandé si, comme elle, elle "aimait bien les pestacles ?"...

"Faire tomber la veste" ou "Tomber la veste" et "Être en bras de chemise" ou "Être en manches de chemise".

Le président états-unien Barck Obama, en bras de chemise

Voila bien trois locutions verbales en forme d'idiotismes vestimentaires et d'idiotisme corporel qui ne doivent pas manquer d'interloquer nos amis étrangers.

  • "Faire tomber la veste" ou "Tomber la veste" relèvent du registre familier et signifient :
    • ôter sa veste, l'enlever, la retirer.

En raison de la chaleur ou parce que l’on s’attend à rester longtemps ou à prolonger une action.

On dit par exemple : "On le sait, le président Macron n'hésite pas à tomber la veste".

    • et par extension : se préparer à se battre, se bagarrer.

On dit par exemple : "L'autre jour, mon collègue n'a pas hésiter à tomber la chemise en pleine rue, afin de prendre la défense d'une jeune femme molestée par son compagnon".

  • et "Être en bras de chemise" ou "Être en manches de chemise" appartiennent au langage courant et signifient : être vêtu simplement, de façon décontractée ; de son pantalon et de sa chemise, mais sans porter de veste ni de veston.

Ce qui n'empêche pas de porter une cravate.

Et - contrairement à ce que l'on pense souvent - n'implique pas forcément que les manches de la chemise soient retroussées.

Le président de la République française Emmanuel Macron, en bras de chemise

On est donc "en bras de chemise" sitôt après avoir "tombé la veste".

À toutes fins utiles, précisons que la forme "Être en manches de chemise" est beaucoup moins usitée que la forme "Être en bras de chemise".

Sources : www.expressio.fr, www.languefrancaise.net et wiktionary.org

 

"Il vit sa vie" et "Il vit son vit".

Dans ces deux phrases paronymiques, les mots "vie" et "vit" sont homophones, puisqu'ils s'écrivent différemment mais se prononcent de façon identiques ("vi").

Et les trois mots "vit" employés sont homophonographes, puisqu'ils s'écrivent ("vit") et se prononcent ("vi") de façon identique, mais possèdent des significations totalement distinctes :

  • "Il vit sa vie" :
    • Dans la première partie de cette phrase ("Il vit"), le mot "vit" constitue la troisième personne du singulier du verbe "vivre" au présent de l'indicatif.

Et cette phrase constitue une déclinaison de l'expression du langage courant "Vivre sa vie".

  • et "Il vit son vit" :
    • Dans la première partie de cette phrase ("Il vit"), le mot "vit" constitue la troisième personne du singulier du verbe "voir" au passé simple de l'indicatif.
    • tandis que dans la seconde partie ("son vit"), le mot "vit" est un substantif masculin du registre soutenu désignant la verge.

"D'autres personnes" et "Personne d'autre".

Ces deux locutions - en apparence assez proches, mais possédant pourtant des significations parfaitement opposées - ne doivent pas manquer d'interloquer parfois certains de nos amis étrangers :

  • "D'autres personnes" désigne en effet : d'autres individus.

On dit par exemple : "Ne ferme pas le portail : d'autres personnes vont encore arriver".

Ou : "D'autres personnes que nous ont déjà dû venir dans cette grotte".

  • tandis que "Personne d'autre" désigne : aucun autre individu.

On dit par exemple : "Je te dis cela à toi mais à personne d'autre".

Ou : "Personne d'autre n'aurait pu réussir un tel exploit".

"Être à la bourre", "Être de première bourre" et "Être en pleine bourre".

Ces deux locutions adverbiales du registre populaire signifient respectivement :

  • "Être à la bourre" : être en retard, ne pas être à l'heure ; être pressé.

On dit par exemple : "J'suis à la bourre ; mon réveil n'a pas sonné !".

  • "Être de première bourre" : être de première qualité, de qualité supérieure, de premier ordre, de premier choix  ; très bien, parfait, excellent.

On dit par exemple : "Il est de première bourre ton pinard, Manu !".

  • et "Être en pleine bourre" : être en pleine forme.

On dit par exemple : "L'équipe est vraiment en pleine bourre en ce moment et cette rencontre ne devrait pas les inquiéter".

Sources : www.linternaute.fr, www.larousse.fr et www.languefrancaise.net

"Nos intentions sont claires : il faut que nous intentions un procès".

Dans cette phrase, les deux mots "intentions" sont homographes mais ne sont pas homophones car ils se prononcent différemment et possèdent des significations totalement distinctes :

  • Dans la première partie de cette phrase ("Nos intentions sont claires"), le mot "intentions" se prononce "un-tan-ssion" et est un substantif féminin désignant des dispositions d'esprit par lesquelles on se propose délibérément un but ou ce but lui-même,
  • tandis que pour la seconde partie ("il faut que nous intentions une procès"), le mot "intentions" se prononce "un-tan-tion" et constitue la troisième personne du pluriel du verbe "intenter" au présent du subjonctif, signifiant : "que nous entreprenions une action en justice".

"Les cuisiniers français excellent à préparer cet excellent dessert".

Dans cette phrase, les deux mots "excellent" sont homographes mais ne sont pas homophones car ils se prononcent différemment et possèdent des significations totalement distinctes :

  • Dans la première partie de cette phrase ("Les cuisiniers français excellent"), le mot "excellent" se prononce "ex-cè-le" et constitue la troisième personne du pluriel du verbe "exceller" au présent de l'indicatif, signifiant qu'ils sont supérieurs à tout autre,
  • tandis que pour la seconde partie ("à préparer cet excellent dessert"), le mot "excellent" se prononce "ex-cé-lan" et est un adjectif signifiant très bon.

"Mes copains négligent leurs devoirs, mais je suis moins négligent qu’eux".

Dans cette phrase, les deux mots "négligent" sont homographes mais ne sont pas homophones car ils se prononcent différemment et possèdent des significations totalement distinctes :

  • Dans la première partie de cette phrase ("Mes copains négligent leurs devoirs"), le mot "négligent" se prononce "né-gli-je" et constitue la troisième personne du pluriel du verbe "négliger" au présent de l'indicatif,
  • tandis que pour la seconde partie ("mais je suis moins négligent qu’eux"), le mot "négligent" se prononce "né-gli-jan" et est un adjectif signifiant : inattentif, faisant preuve de négligence.

"Il convient qu’ils convient également leurs voisins".

Dans cette phrase, les deux mots "convient" sont homographes mais ne sont pas homophones car ils se prononcent différemment et possèdent des significations totalement distinctes :

  • Dans la première partie de cette phrase ("Il convient"), le mot "convient" se prononce "con-vi-un" et constitue la première personne du singulier du verbe "convenir" au présent de l'indicatif, signifiant : "Il est nécessaire, opportun ou utile",
  • tandis que pour la seconde partie ("Qu'ils convient également leurs voisins"), le mot "convient" se prononce "con-vi" et constitue la troisième personne du pluriel du verbe "convier" au présent de l'indicatif, signifiant : "Qu'ils invitent également leurs voisins".

"Je suis content qu’ils vous content leur histoire".

Dans cette phrase, les deux mots "content" sont homographes mais ne sont pas homophones car ils se prononcent différemment et possèdent des significations totalement distinctes :

  • Dans la première partie de cette phrase ("Je suis content"), le mot "content" se prononce "con-tan" et est un adjectif signifiant "satisfait",
  • tandis que pour la seconde partie ("qu'ils vous content leur histoire"), le mot "content" se prononce "con-te" et constitue la troisième personne du pluriel du verbe "conter" au présent de l'indicatif, signifiant qu'ils vous disent, vous racontent leur histoire.

"Cet homme est fier. Peut-on s'y fier ?".

Dans cette phrase, les deux mots "fier" sont homographes mais ne sont pas homophones car ils se prononcent différemment et possèdent des significations totalement distinctes :

  • Dans la première partie de cette phrase ("Cet homme est fier"), le mot "fiert" se prononce "fi-ère" et est un adjectif signifiant : hautain, orgueilleux ; se croyant supérieur aux autres,
  • tandis que pour la seconde partie ("Peut-on s'y fier ?"), le mot "fier" se prononce "fi-é" et est un verbe signifiant : accorder sa confiance.

"Elle est de l'Est".

Dans cette phrase, les deux mots "est" sont homographes (le second comportant toutefois une majuscule) mais pas homophones, car ils se prononcent différemment et possèdent des significations totalement distinctes :

  • Dans la première partie de cette phrase ("Elle est"), le mot "est" se prononce "è" et est la troisième personne du singulier du verbe "être" au présent de l'indicatif,
  • tandis que pour la seconde partie ("de l'Est"), le mot "Est" comporte une majuscule et se prononce "este" et est un substantif masculin désignant le point cardinal situé au soleil levant.

"Former des voeux" ou "Former un voeu" et "Formuler des voeux" ou "Former un voeu".

Ces locutions verbales paronymiques sont malheureusement souvent confondues alors qu'elles possèdent des significations très différentes :

  • "Former des voeux" ou "Former un voeu" signifie en effet : émettre, énoncer ou exprimer des voeux ou un voeu.

On dit par exemple : "Je forme des voeux pour que ton père guérisse".

  • tandis que "Formuler des voeux" ou "Formuler un voeu" désigne la façon dont on exprime ou rédige ledit voeu.

On dit par exemple : "J'ai formulé des voeux amicaux et chaleureux de prompt rétablissement au père de mon voisin".