L'étonnante origine du mot "Pakistan".

Localisation du Pakistan

Le mot "Pakistan" est un néologisme.

Il signifie "Pays des purs" en ourdou ; "pâk" signifiant "pur" et "stân" signifiant "pays", avec un "i" médian de liaison.

Mais il a été formé comme un acronyme, le 28 janvier 1933, par l'homme politique indien Choudhary Rahmat Ali, dans son pamphlet "Now or Never" ("Maintenant ou jamais"), à partir des noms des cinq territoires du Nord de l'Inde : Punjab, Afghania, Kashmir, Sindh and balochiSTAN.

C'est à dire : Pendjab, Afghanie (actuelle province de Khyber Pakhtunkhwa), Cachemire, Sind et balouhiSTAN.

Avec, encore une fois, une "i" médian  ajouté pour des raisons phonétiques.

On notera qu'il omettait ainsi le "Bengale oriental, appelé par la suite Pakistan oriental (et futur "Bangladesh"), alors qu’il représentait 55% de la population du futur État lors de son indépendance en 1947.

Ce pays d’Asie du Sud, de 0,88 million de km2 (soit à peine moins que l’Allemagne et la France réunies) et 208 millions d’habitants, a pour capitale Islamabad, qui en compte 1,1 million ; et non Karachi, qui en compte 16 millions, mais n’est que la capitale économique et financière.

Le Pakistan est entouré par : l’Iran, au Sud-Ouest, l’Afghanistan, à l’Ouest, la Chine, au Nord, et l’Inde, à l’Est. Tandis qu’il est baigné par la mer d'Arabie, au Sud.

Carte du Pakistan

Le pays est né le 14 août 1947, au terme de la partition des Indes sous la forme d'un État constitué de deux parties séparées par près de 1 600 km de territoire indien, avec comme dénominateur commun la religion musulmane :

- le Pakistan Occidental (devenu le Pakistan actuel),

- et le Pakistan Oriental (devenu le Bangladesh, en 1971 ; qui a aujourd’hui 162,6 millions d’habitants et a pour capitale Dacca ou Dhaka, qui en compte 21,1 millions).

Le Pakistan Oriental et le Pakistan Occidental, en 1947

Mais il s’est trouvé réduit à sa partie occidentale en 1971, au terme de la guerre d'indépendance du Bangladesh.

Réuni, le Pakistan compterait donc aujourd’hui... 370,6 millions d’habitants, ce qui en ferait le 3e pays le plus peuplé du monde, nettement devant les États-Unis d’Amérique (332,6 millions) et derrière la Chine et l’Inde.

Et l’Inde, dans ses frontières d’avant le 14 août 1947, 1,744 milliard d’habitants, ce qui en ferait naturellement le pays le plus peuplé du monde, devant la Chine (1,439 milliard) !

Source : wikipedia.org

"La rue de Siam".

La rue de Siam, à Brest (29), de nos jours

Même s'il en existe dans bien des villes de France - et notamment, par exemple, à Marseille (13) ou Paris (75) - c'est avant tout à la ville de Brest (29), que le nom de "la rue de Siam" fait le plus souvent penser, sitôt qu'il est évoqué.

Localisation de la ville de Brest (29)

La rue de Siam est en effet l’artère principale du centre-ville reconstruit de Brest (29).

D'une longueur de 800 m, elle va de la place de la Liberté à la place des Français-Libres et au pont de Recouvrance, un pont levant, inauguré le 17 juillet 1954 et franchissant la rivière Penfeld et qui fut longtemps le plus grand pont levant d’Europe. Dominant l'arsenal et le port militaire, il remplace le pont National, un pont tournant, détruit en 1944 par les bombardements alliés, et relie le bas de la rue de Siam au quartier de Recouvrance.

Le pont de Recouvrance, à Brest (29) reliant la rue de Siam au quartier de Recouvrance
Le pont levant de Recouvrance, à Brest (29), reliant la rue de Siam au quartier de Recouvrance
Le pont de Recouvrance (levé), à Brest (29) reliant, depuis 1955, la rue de Siam au quartier de Recouvrance
Le pont levant de Recouvrance (levé), à Brest (29), reliant, depuis 1955, la rue de Siam au quartier de Recouvrance

La rue Saint-Pierre (l'ancien nom de la rue) fut tracée par Vauban comme l'une des artères principales de la ville qu’était Brest (29), avec la Grand-rue (renommée rue Louis-Pasteur en 1907) plus importante.

La rue de Siam, à Brest (29), au début du XXe siècle
La rue de Siam, à Brest (29), au début du XXe siècle

Elle doit son nom actuel au débarquement de trois ambassadeurs du roi de Siam Narai le Grand, dans ce port, le 18 juin 1686. Accompagnés de six mandarins, trois interprètes, deux secrétaires et une vingtaine de domestiques, chargés de nombreux présents, ils venaient rendre visite au roi Louis XIV à Versailles (78), qui souhaitait, par cette alliance et l’établissement d’un comptoir au Siam, contrebalancer la puissance des Hollandais en Orient. (*).

Empruntant à pied la rue Saint-Pierre pour se rendre à l’hôtel du même nom, ils émerveillèrent les Brestois qui rebaptisèrent leur rue.

La rue de Siam, à Brest (29), au début du XXe siècle
La rue de Siam, à Brest (29), au début du XXe siècle

La rue de Siam d’avant la Seconde Guerre mondiale était bien plus étroite que l'artère actuelle, le centre-ville ayant été détruit quasiment en totalité par les bombardements alliés et les bulldozers de la reconstruction.

La rue de Siam, à Brest (29), avant-guerre
La rue de Siam, à Brest (29), avant-guerre

Une rue célèbre dans le monde entier

La rue de Siam est connue des marins du monde entier. Tous ceux qui ont fait escale au moins une fois à Brest (29), se souviennent en effet toute leur vie de cette rue au nom court, facile à retenir.

Une renommée largement dûe à la chanson française

  • Jacques Prévert l'a cité dans son célèbre poème "Barbara", publié en 1946 dans le recueil "Paroles" (et qui n'a strictement rien à voir avec la chanteuse du même nom).

Il nous y fait part de l'attachement qu'il avait pour la ville de Brest (29) ainsi que de sa tristesse à la suite de sa destruction par les bombardements alliés, lors de la Seconde Guerre mondiale.

"Rappelle-toi Barbara,
Il pleuvait sans cesse sur Brest,
Et je t’ai croisée rue de Siam,
Tu souriais,
Et moi je souriais de même".

Son poème a été mis en musique par Joseph Kosma en 1947.

    • et le chanteur et acteur français Yves Montand a interprété ce poème dans une adaptation "poème parlé", en 1948, qui figure sous cette forme dans l'enregistrement public "L'Etoile 53".

Avant de le chanter, en 1955.

Par la suite, plusieurs autres interprétations en ont été effectuées, notamment par des artistes tels que :

    • le chanteur et acteur français Serge Reggiani, en 1966 (adaptation "poème parlé"),
    • le chanteur et acteur français Marcel Mouloudji, en 1970,
    • la chanteuse française Cora Vaucaire (adaptation "poème parlé").
    • ou le quatuor vocal français "Les Frères Jacques".
  • la chanteuse française Édith Piaf a également chanté une chanson portant le titre de "Rue de Siam".

Écrite par Jacques Larue et Guy Magenta et enregistrée en 1963, l'année de sa mort, elle n'a cependant été dévoilée qu'en 2003

"Avec ses yeux de marin anglais,
Et son ciré de la rue de Siam,
Dans la ville il déambulait,
Tellement sûr de plaire aux passants".

  • plus récemment, le chanteur français Christophe Miossec a cité la rue de Siam dans sa chanson "Brest", en 2004.

"Le Recouvrance que l'on délaisse,
La rue de Siam, ses nuits d'ivresse".

      • une chanson reprise, en 2010, par la chanteuse française Nolwenn Leroy dans son album "Bretonne".
  • enfin, le groupe de rock français Marquis de Sade a intitulé "La rue de Siam" l'une de ses chansons, ainsi que son deuxième album studio, en 1981.

(*) : la précédente ambassade avait débarqué au Havre (76), ce qui semble tout de même plus logique sur le plan géographique. Celle de 1686 était la troisième, puisqu'une première avait péri durant la traversée, en 1680.

Source : wikipedia.org

"Sur la Canebière", "Sur le Vieux-Port" ou "Sur le Prado".

La ville de Marseille (13)

Ces différentes locutions adverbiales du langage courant signifient toutes trois : à Marseille (13).

  • "La Canebière" est une célébre avenue du centre de Marseille (13) mesurant 1 km, qui va de l'église des Réformés au Vieux-Port.
La Canebière, à Marseille (13), autrefois
La Canebière, à Marseille (13), autrefois
La Canebière, à Marseille (13), aujourd'hui, vue depuis le Vieux-Port
La Canebière, à Marseille (13), aujourd'hui, vue depuis le Vieux-Port
  • "Le Vieux-Port" est, comme son nom l'indique, le plus ancien port de Marseille (13), ainsi que le centre historique et culturel de la ville depuis sa fondation sur ce site durant l'Antiquité.

Il était le centre économique de Marseille jusqu'au milieu du XIXe siècle, ouvert sur le commerce de la mer Méditerranée puis des colonies françaises. Les activités portuaires de commerce furent ensuite déplacées vers d'autres sites plus au nord : les bassins de l'actuel grand port maritime de Marseille.

Le "bassin du Vieux-Port" est aujourd'hui un port de plaisance, partagé entre les quartiers Hôtel-de-Ville (2e) au Nord, Opéra (1er) au Sud-Est, Saint-Victor (7e) au Sud et Le Pharo (7e) au Sud-Ouest.

Ce symbole de la ville de Marseille est également :

    • un lieu de rassemblement populaire, en particulier les soirs de rencontres sportives, et surtout lorsque l'Ohème joue,
    • un pôle d'échanges de transport, avec une station de métro, de nombreux bus et plusieurs services maritimes dont le ferry boat,
    • et une place de marché, puisqu'on peut y retrouver, plusieurs fois par semaine, une vente directe de poisson frais.

Il est de nos jours ancré dans la culture populaire comme servant de cadre principal à la Trilogie marseillaise de Marcel Pagnol, avec les figures de César et Marius au "bar de la Marine", et celle de Fanny, la belle poissonnière amoureuse de Marius.

Le Vieux-Port de Marseille (13)

  • et "L'avenue du Prado" est l'un des rares grands axes marseillais.

Située dans les 6e et 8e arrondissements, c'est une large avenue en équerre, d'environ 60 m par 3 400 m, qui prolonge la rue de Rome à partir de la place Castellane jusqu'au rond-point du Prado puis change de direction pour conduire à la statue de David à la plage du Prado.

L'avenue du Prado, à Marseille (13)
L'avenue du Prado, à Marseille (13)

Source : wikipedia.org

 

Le premier nom de la ville de New York n'était pas "Nieuw Amsterdam" ("Nouvelle Amsterdam") mais "Angoulesme" ("Angoulême") !

L'île de Manhattan, à New York

Et cela du 17 avril 1524 jusqu'en 1634, c'est à dire durant plus d'un siècle...

Étrangement, très peu de gens, sinon quelques historiens érudits et spécialistes, connaissent cette histoire ; et cela aussi bien dans notre pays qu'aux États-Unis d'Amérique. Et à Angoulême (16) tout autant qu'à New York !

Trouver la route des Indes et de la Chine

Au milieu du XVe siècle, les monarques portugais et espagnols profitent d'une accalmie des guerres en Europe pour lancer des expéditions maritimes chargées d'explorer et de cartographier la Terre et surtout de trouver de nouvelles voies de commerce avec les Indes et la Chine.

Les Portugais privilégient l'océan Indien, tandis que l'italien Christophe Colomb, financé par les Espagnols, est le premier à explorer le continent américain, à partir de 1492.

La France, pourtant dotée de grandes façades maritimes et d'excellents marins, reste à l'écart jusqu'au début du XVIe siècle. Mais la découverte de Terre-Neuve par un armateur de Dieppe, Jean Ango, et les trésors rapportés d'Amérique à Charles Quint, son grand rival, persuadent François Ier de s'intéresser au Nouveau Monde.

Le roi de France François 1er, comte d'Angoulême
Le roi de France François 1er, comte d'Angoulême

"Manhattan" fondé sous le nom de "Terre d'Angoulesme"

Le navigateur florentin Giovanni da Verrazano, fondateur de la ville de New York, baptisée "Angoulesme" ("Angoulême") en hommage au roi de France François 1er, comte d'Angoulême, qui lui avait fourni son navire, la Dauphine
Le navigateur florentin Giovanni da Verrazano, fondateur de la ville de New York, baptisée "Angoulesme" ("Angoulême") en hommage au roi de France François 1er, comte d'Angoulême, qui lui avait fourni son navire, la Dauphine

En 1523, il met donc à la disposition d'un navigateur italien, Giovanni da Verrazano, son vaisseau royal La Dauphine, afin qu'il explore la côte Atlantique, depuis la Floride jusqu'à Terre-Neuve ; le financement de l'expédition étant cependant majoritairement assuré par de grandes familles italiennes. Verrazzano met moins de deux mois à atteindre la Caroline. Il poursuit vers le Nord et mouille, le 17 avril 1524, dans une grande baie en eaux profondes, entourée d'une bande de terre qui la protège.

Carte de la baie de New York et de Manhattan, baptisés "Baie Sainte-Marguerite" et "Angoulesme" ("Angoulême"), en avril 1524, par le navigateur florentin Giovanni da Verrazzano, en hommage au roi François 1er, compte d'Angoulême, et à sa soeur Marguerite de Valois
Carte de la baie de New York et de Manhattan, baptisés "Baie Sainte-Marguerite" et "Angoulesme" ("Angoulême"), en avril 1524, par le navigateur florentin Giovanni da Verrazzano, en hommage au roi de France François 1er, compte d'Angoulême, et à sa soeur Marguerite de Navarre

Il les baptise "Baie Sainte-Marguerite" et "Terre d'Angoulesme", en hommage à son commanditaire le roi François Ier, comte d'Angoulême et frère de Marguerite de Navarre, née Marguerite d'Angoulême. Aujourd'hui, elles ont pour nom "Baie de New York" et... "Manhattan" !

Marguerite de Navarre, soeur du roi de France François 1er
Marguerite de Navarre, soeur du roi de France François 1er

Jusqu'à la colonisation par les Hollandais en 1624, ces terres situées au sein d'un territoire plus vaste, nommé par Verrazano "La nuova Francia" ("La nouvelle France"), porteront donc ces noms faisant référence aux Valois et à leur berceau, Angoulême (16).

Des preuves écrites conservées jusqu'à aujourd'hui

Verrazano, a rédigé un compte rendu de son expédition adressé au roi François 1er. Mais celui-ci était à l'époque engagé dans les guerres d'Italie, et un moment retenu prisonnier par l'empereur Charles Quint. Il est donc hautement probable qu'il n'ait jamais eu connaissance de cette missive. Prudent, le navigateur avait toutefois pris soin de relater également son expérience à ses financiers italiens. Et l'on possède toujours aujourd'hui ce second manuscrit, acquis, en 1911 par le banquier et collectionneur JP Morgan.

Au Musée de la Ville de New York, un globe fabriqué à Rome en 1542, récapitulant toutes les expéditions de Verrazano, atteste également de cette découverte et de ces noms français.

Enfin, l'étonnante façade de l'immeuble Alwyn Court, à l'angle de la 7e avenue et de la 58e rue, à Manhattan, ornées d'innombrables salamandres (l'emblème du roi François 1er) et fleurs de lys (l'emblème de la monarchie française) continue de rendre hommage au roi qui donna son prenier nom à l'île de Manhattan.

Immeuble Alwyn Court, à l'angle de la 7e avenue et de la 58e rue, à Manhattan, ornées d'innombrables salamandres (l'emblème du roi François 1er) et fleurs de lys (l'emblème de la royauté française).

Alors pourquoi le nom d'Angoulême n'est-il pas resté dans la mémoire collective ?

Verrazano, à la recherche d'un passage rapide vers l'Asie, n'a jamais eu pour ambition de coloniser ce territoire : il n'a donc ni planté de drapeau à fleur de lys, ni décrété qu'il revenait au royaume de France, ni même essayé de l'acheter aux amérindiens Lénapes qui l'habitaient.

Ce que feront, en 1634, les colons hollandais qui s'y établiront, changeant le nom d'"Angoulesme" en "Nieuw-Amsterdam".

Par ailleurs, la faible communauté française de New York n'a jamais cherché à faire connaître ces faits historiques, à la différence de l'énorme communauté italo-américaine qui a fait de Verrazano le fondateur de la ville et obtenu que l'on donne son nom au célèbre pont Verrazano-Narrows enjambant la baie de New York, inauguré en 1964 et que l'on voit chaque année lors du marathon de New York.

Le pont Verrazzano-Narrows, inauguré en 1964
Le pont Verrazzano-Narrows, inauguré en 1964

Enfin, aucun élu d'Angoulême (16) n'a malheureusement cherché à poursuivre le dialogue entamé en 1952 par le maire de New York James O'Brien, qui avait aimablement invité son homologue français à venir inaugurer une statue du navigateur florentin Verrazano, sur le socle de laquelle figurait expressément le nom d'Angoulême, comme étant le premier porté par la ville de New York...

Sources : France 3 et www.lesechos.fr Véronique Le Bris le 13 septembre 2019

De quelle localité française sont originaires "Un aquisextain" et "Une aquisextaine" ou "Un aquisestain" et "Une aquisestaine" ?

Réponse
D’Aix-en-Provence (13), dont le nom latin était « Aquae Sextius » (« Les eaux de Sextius », du nom de Gaius Sextius Galvinus, le fondateur de la ville, en 122 av J.-C.).

De façon assez étonnante, nul n’emploie pourtant ces deux vocables, la forme « Un aixois » ou « Une aixoise » étant systématiquement utilisée !

Et cela, alors même qu’elle est source de confusion avec les habitants de plus d’une demi-douzaine d’autres localités françaises, au premier rang desquelles la ville d’Aix-les-Bains (73).

Ne pas confondre la ville et l'État !

Sans doute avez-vous déjà entendu parler de ces malheureux voyageurs - aussi peu rigoureux que férus de géographie - s'étant malencontreusement retrouvés au bout du monde, à des milliers de kilomètres de leur destination réelle, après avoir réservé à la va-vite un billet sur la toile.

Nombre de villes de par le monde portent en effet les mêmes noms, en particulier aux États-Unis d'Amérique, où les colons - particulièrement dépourvus d'imagination ou soucieux de rendre hommage à leurs mère-patries - n'ont pas hésité à fondé ... 22 Paris, une nouvelle Amsterdam (la future "New York"), 6 nouvelle York ("New York"), une nouvelle Orléans ("La Nouvelle Orléans") et j'en passe.

Mais il convient également de ne pas confondre, lorsque cela peut être le cas, villes et États du même nom.

Aux États-Unis d'Amérique par exemple, la ville de Washington, dénommée "Washinton DC" (District of Columbia), sur la côte Est, ne se situe nullement dans l'État de Washington, lequel borde le Pacifique, sur la côte Ouest, juste au sud de la Colombie Britannique et de la ville canadienne de Vancouver.

Il existe également Kansas City, Oklahoma City et Oregon City, respectivement situées - c'est tout de même plus simple - dans l'État du Kansas, dans l'État d'Oklahoma et dans l'État d'Oregon.

Pour New York City, pourtant située dans l'État de New York, c'est en revanche un petit peu plus compliqué, puisque l'on entend souvent dire dans les films ou les romans que le héros ou personnage est originaire de "New York, New Jersey".

La mégalopole tentaculaire de 24 millions d'habitants s'étend en effet sur pas moins de 1 214 km carrés, au point de déborder sur deux États limitrophes : le New Jersey, à l'Ouest et au Sud, et le Connecticut au Nord-Est. D'où le besoin de préciser l'État, en sus de la localité.

En Amérique toujours, mais plus au Sud, se trouvent également Mexico City, Guatemala City et Panama City, respectivement capitales du Mexique (Mexico en espagnol), du Guatemala et du Panama.

Et l'on retrouve le même cas de figure sur notre vieux continent et dans le Golfe Persique, avec les villes de Luxembourg et de Koweit City, respectivement capitales de l'État du Luxembourg et du Koweit.