"Un vautour".

Ce substantif masculin désigne :

  • au sens propre :
Un vautour fauve (photo © Daniel Bonnet)
Un vautour fauve (photo © Daniel Bonnet)
    • un oiseau rapace charognard de grande taille, diurne, au plumage terne, à la tête et au cou déplumé, au bec puissant, et aux ailes longues et larges.

 Il s'agit d'un animal nécrophage, se nourrissant presque exclusivement de cadavre d'animaux, et souvent de gros animaux, dont les carcasses ne pourraient pas disparaitre sans eux.

Des vautours en train de dévorer la carcasse d'un éléphant, en Afrique
Des vautours en train de dévorer la carcasse d'un éléphant, en Afrique

De ce fait, il esnt qualifié d'"équarrisseur naturel". En éliminant les cadavres, il évite la propagation de maladies. Et il fournit, à ce titre, un service écosystémique particulièrement important.

Malheureusement pour lui, le vautour a très souvent mauvaise réputation.

À l'instar de l'image véhiculée par les films de western, les albums de bande dessinée ou les dessins animés.

Ainsi des albums de Lucky Luke, dans lesquels il est le fidèle compagnon et l'enseigne du croque-mort, et sur les couvertures desquels il figure souvent, la bave au bec.

Une image de la série de bande dessinée franco-belge Lucky Luke de Morris et Goscinny

Couverture de l'album de Lucky Luke "Canyon apache", par Morris et Goscinny (1971)
Couverture de l'album de Lucky Luke "Canyon apache", par Morris et Goscinny (1971)
Couverture de "Le fil qui chante", 45e album de Lucky luke, par Morris et Goscinny (1977), qui fut le dernier scénarisé par celui-ci
Couverture de "Le fil qui chante", par Morris et Goscinny (1977), qui fut le dernier album de Lucky-Luke scénarisé par celui-ci

Ou du dessin animé "Le livre de la jungle".

Les vautours du film d'nimation états-unien "Le livre de la jungle" des studios Disney (1967), qui constituaient - on l'oublie souvent - une caricature des Beatles
Les vautours du film d'animation états-unien "Le livre de la jungle", des studios Disney (1967), qui constituaient - on l'oublie souvent - une caricature des Beatles

Il s'agit pourtant d'un oiseau qui peut être magnifique.

Et qui, on l'a vu, joue un indispensable rôle d'"éboueur naturel".

Il existe 23 espèces de vautours, dont le nom ne doit pas être confondu avec celui - paronyme - d'"Autour" qui désigne d'autres rapaces.

Un autour des palombes (photo © Marc fasol)
Un autour des palombes (photo © Marc fasol)
    • un avion militaire français, mutirôle et biréacteur, ayant une apparence assez similaire à l'intercepteur soviétique Yakovlev Yak-25, mais en plus grand.

Conçu par la SNCASO (Société NAtionale des Constructions aéronautiques du Sud-Ouest) au début des années 1950, il a été construit à 140 exemplaires, dont 30 exportés vers Israël.

Mis en service en 1958, il a volé jusqu'en 1978.

Le SO-4050 Vautour, un avion militaire français des années 1950-1970
Le SO-4050 Vautour, un avion militaire français des années 1950-1970
  • et au sens figuré : un individu rapace, âpre au gain et avide de butin, jouissant d'une très mauvaise réputation.

On parle par exemple souvent des "Vautours de la finance".

Source : www.larousse.fr

"Une lézarde".

Ce substantif féminin désigne :

Un lézard des sables mâle (vert) et un lézard des sables femelle (marron)
Un lézard des sables mâle (vert) et un lézard des sables femelle (marron)
Une lézarde sur un mur
Un mur présentant une lézarde
  • mais : une fente profonde, longitudinale, irrégulière, affectant toute l'épaisseur d'un ouvrage de maçonnerie, également appelée "Crevasse" ou "Fissure",
  • par analogie, au sens figuré, dans le registre soutenu : une fêlure, une fissure, une brèche, une atteinte compromettant la solidité de quelque chose, qui peut, en se produisant dans quelque chose, en provoquer la ruine et la fin prochaines.

On dit par exemple : "Ce problème risque de constituer à l'avenir une fissure au sein de la majorité".

Un galon lézarde
Un galon lézarde
  • dans le domaine de la passemanterie : un galon de petite largeur, utilisé comme cache-clous ou cache point, servant également à cacher les coutures des étoffes ou leur ligne de jonction avec le bois d'un meuble,
Une lézarde d'imprimerie
Une "lézarde" d'imprimerie, également appelée "Cheminée", "Rue" ou "Ruelle"
  • dans le domaine de l'imprimerie : une raie blanche, diagonale, sinueuse, se présentant occasionnellement dans la composition d'une page imprimée et formée d'espaces (ou "blancs") dans de nombreuses lignes successives de cette page, par exemple à la terminaison de mots au même endroit dans plusieurs lignes superposées.

On parle également de "Cheminée", "Rue" ou "Ruelle".

Un "galon à lézarde" militaire"
Un "galon à lézarde" militaire"
  • et dans le domaine militaire : un galon utilisé comme insigne de grade des sous-officiers, nommé "Galon à lézarde" à cause de la forme de sa trame.

Sources : www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

On n'écrit pas : "Un fusiller marin" !

Élèves fusiliers marins français

Mais : "Un FUSILIER marin" !

Avec un seul "l" et un "i".

Le "Bachi" du fusilier marin avec pompon rouge et bande légendée
Le "Bachi" du fusilier marin avec pompon rouge et bande légendée

Un fusilier marin est un marin militaire appartenant à une spécialité destinée au combat sur terre, en mer ou en zone littorale. Les fusiliers marins sont aussi destinés aux opérations d'arraisonnement et de défense de navire.

En France, les fusiliers marins font partie de la Marine nationale. Ils ont pour mission :

  • la participation à des opérations terrestres, maritimes et à partir de la mer,
  • la participation à des opérations spéciales (Commando marine),
  • d'intervenir au sein des sites stratégiques de la marine (ports militaires et bases de l'aéronautique navale, stations de transmissions...),
  • et le renforcement de la protection des éléments de forces navales.

L'origine de ces fantassins de la Marine Nationale, remonte à Richelieu, qui créa, en 1627, un régiment de La Marine destiné à donner aux navires des troupes capables de combattre sur mer ou sur terre, encadrées par les officiers des vaisseaux. Ces troupes faisaient partie des équipages des bâtiments et elles participaient aux manoeuvres. L'unité de base était la compagnie franche de la marine, d'un effectif de soixante-dix hommes environ, commandée par un lieutenant des vaisseaux du Roi, secondé par deux enseignes ; elles s'illustrèrent dans toutes les colonies françaises et en particulier en Nouvelle-France.

Ces formations existèrent sous divers noms jusqu'en 1825 où elles furent dissoutes par ordonnance royale et donnèrent naissance aux troupes de marine et ultérieurement coloniales, de l'armée de terre. Cette ordonnance décréta que les compagnies de débarquement seraient uniquement composées de marins de l'équipage, encadrés par les officiers du navire.

Ces compagnies manquant de personnel spécialisé dans le combat à terre, un décret impérial du 5 juin 1856 créait la spécialité de marin fusilier dont la formation fut assurée par un bataillon installé à Lorient (56). Ce corps spécialisé, auquel étaient confiées les fonctions de capitaine et sergent d'armes des bâtiments de la Flotte, en même temps que l'instruction et l'encadrement des corps de débarquement, est l'ancêtre direct des fusiliers marins actuels.

Fusiliers marins français
Fusiliers marins français

Source : wikipedia.org

"Une baïonnette".

Types de baïonnettes

Comme sa consonance l’indique, c’est dans la ville française de Bayonne (64) que cet accessoire apparaît au XVIe siècle.

Localisation de la ville de Bayonne (64)
Localisation de la ville de Bayonne (64)

Initialement utilisée pour la chasse, la baïonnette est directement fixée dans le canon du fusil afin d’achever l’animal blessé. L’objet obture alors l’arme, neutralisant ainsi la capacité de faire feu.

Malgré ce défaut, la baïonnette intéresse assez rapidement les militaires. Au XVIIe siècle, la cadence des armes à feu est en effet très faible, tout comme la portée de tir. À cent mètres, les soldats ont généralement le temps de ne faire feu qu’une seule fois avant de devoir engager un combat au corps à corps.

Baïonnettes à douille
Baïonnettes à douille

Afin d’allier la force de la poudre et celle des bras, le célèbre ingénieur de Louis XIV, Vauban, conçoit donc la baïonnette "à douille", munie d’un coude. Grâce à elle, le soldat peut désormais équiper son fusil de la lame, tout en étant capable de faire feu sur son ennemi. Et Vauban intègre l’accessoire au paquetage du soldat français.

Avant que celle-ci ne connaisse un succès planétaire.

Mais c’est durant la Grande Guerre qu’elle prit cependant toute son importance, la guerre de position qui l'a caractérisé étant en effet favorable aux assauts meurtriers se terminant souvent en combat rapproché.

La baïonnette contribua ainsi pleinement à la cruauté des mêlées sanglantes de la Première Guerre mondiale.

Baïonnette française Rosalie de la première Guerre mondiale
"Rosalie" : la baïonnette française de la première Guerre mondiale

Les Poilus lui donnèrent plusieurs surnoms : "le cure-dent", "la fourchette", "Rosalie", "le tire-boche" ou le "tourne-boche".

Fusil d'assaut français FAMAS (Fusil d'Assaut de la Manufacture d'Armes de Saint-Etienne)
Fusil d'assaut français FAMAS (Fusil d'Assaut de la Manufacture d'Armes de Saint-Etienne)

De nos jours, la baïonnette équipe toujours le FAMAS (Fusil d'Assaut de la Manufacture d'Armes de Saint-Etienne). Elle est principalement utilisée lors des cérémonies, pour les piquets d’honneur ou le défilé de troupes en armes.

Soldats de la Légion Etrangère équipés du FAMS (Fusil d'assaut français FAMAS (Fusil d'Assaut de la Manufacture d'Armes de Saint-Etienne) baïonnette au canon
Soldats de la Légion Etrangère équipés du FAMS (Fusil d'assaut français FAMAS (Fusil d'Assaut de la Manufacture d'Armes de Saint-Etienne) baïonnette au canon

Sur un sujet contigu, je vous recommande la lecture de mon article consacré à la locution nominale "Baïonnette au canon".

Source : www.defense.gouv.fr et "Nouveau Dictionnaire des Origines, Inventions et Découvertes" de M. Noel et M. Carpentier (1923)

"Baïonnette au canon" ou "Baïonnette au canon !".

Un fusil napoléonien baïonnette au canon

Cette locution nominale relève du registre militaire et signifie selon le contexte :

  • au sens propre : prêt à attaquer, à charger l'ennemi.
Une charge à la baïonnette de l'infanterie française, en 1914
Une charge à la baïonnette de l'infanterie française, en 1914

La forme interjective "Baïonnette au canon !", utilisée par les officiers du XIXe siècle et de la Première Guerre mondiale constituait ainsi un véritable préalable à l'assaut.

Et un siècle plus tard, de nos jours, le fantassin à la charge, baïonnette au canon, constitue toujours pour l'imaginaire collectif une image évoquant autant le courage chevaleresque du combattant que l'horreur de la guerre.

Une charge à la baïonnette de l'infanterie française, durant la Première Guerre mondiale
Une charge à la baïonnette de l'infanterie française, durant la Première Guerre mondiale

L'interjection "Baïonnette au canon !" a servi de titre français au film états-unien "Fixed bayonets", réalisé en 1951 par Samuel Fuller et évoquant la guerre de Corée.

Affiche du film états-unien "Baïonnette au canon !" de Samuel Fuller (1951)
Affiche du film états-unien "Baïonnette au canon !" de Samuel Fuller (1951)
  • et au sens figuré : prêt à agir, à passer à l'action.

On dit par exemple : "Tu l'aurais vu : baïonnette au canon, prêt à débouler dans le bureau et à tout casser".

Sources : wikipedia.org et www.defense.gouv.fr

"Un bachi" ou "Un bâchi".

Le "Bachi" du fusilier marin avec pompon rouge et bande légendée

Ce substantif masculin appartient à l'argot maritime français désigne le couvre-chef des matelots et quartiers-maîtres de la Marine nationale française.

On l'appelle souvent à tort "Béret de marin" car il s'agit en réalité d'un bonnet en drap de laine bleu foncé porté par les matelots des marines de guerres de plusieurs pays.

Dans la marine française, le bachi est surmonté d'une houppette rouge appelée pompon. Le bachi est traversé de droite à gauche par un lacet de coton blanc appelé "jugulaire" qui permet à la fois d'éviter qu'il ne s'envole avec le vent et de reconnaître le personnel en service ou en armes, qui porte son bachi "jugulaire au menton". La ceinture du bachi est bleue, bordée de deux liserés rouges entre lesquelles se place le ruban légendé qui indique soit le nom du bateau, soit celui de l'unité dans laquelle sert le matelot.

Jusqu'à l'année 1988, dans la marine nationale française, le bachi se portait avec la coiffe blanche l'été et sans coiffe blanche l'hiver ; depuis, il se porte toute l'année avec la coiffe blanche.

Le cercle en métal à l'intérieur du bachi est appelé "Baleine".

Le bâchi est à l'origine un béret écossais qui était porté couramment par les matelots.

Croyances populaires

  • La croyance populaire veut que le pompon aurait initialement eu l'utilité d'amortir les chocs lorsque les marins se cognaient la tête en circulant dans les batteries et les coursives de faible hauteur sous barrot. Il ne s'agit en fait que d'une des nombreuses légendes relatives à cette houppette. En réalité, celle-ci apparaît dans les années 1840 à une époque où les conditions d'habitabilité des navires se sont déjà améliorées.

C'est en vérité pour un besoin technique de finir le fond du bonnet tricoté par le marin lui-même, que celui-ci terminait le fond par " terminait le fond en rabattant les mailles par "diminution" avec un fil de laine bleu et rouge qu'il faisait ressortir sous forme de pompon bicolore.

Et c'est en 1870 que ledit pompon devient rouge.

  • La tradition du "pompon porte-bonheur" pour les jeunes femmes qui le touchent ne résulte quant à elle que de l'esprit inventif des marins qui ont trouvé là un moyen de séduire la gent féminine.

Les pompons des bachis de marins français sont fabriqués par l'entreprise française de passementerie BBA (Borrel Bouvard Arthaud) Ss.a.s, située à La Chartre-sur-le-Loir (72), qui détient son secret de fabrication.

Sur un thême contigu, je vous recommande la lecture de mon article consacré aux fusiliers marins.

Source : www.wiktionary

"Les chevaliers du ciel".

Les acteurs français Jacques Santi (Michel Tanguy) et Christian Marin (Ernest laverdure), dans le feuilleton télévisé "Les chevaliers du ciel"
  • Cette locution masculine désigne principalement pour les français un célèbre feuilleton télévisé français des années 1960, tiré de la série de bande dessinée franco-belge "Tanguy et Laverdure".

Sous titré du reste "Les Aventures de Tanguy et Laverdure", ce feuilleton en 39 épisodes de 26 minutes, réalisé par François Villiers, a été créé en 1967 par le scénariste belge Jean-Michel Charlier, d'après la bande dessinée Les Aventures de Tanguy et Laverdure" dessinée depuis 1959 par le français Albert Uderzo (également créateur, cette année là, avec René Goscinny cette fois, du fameux "Astérix").

Le feuilleton, qui comporte trois saisons de 13 épisodes, a été diffusé du 16 septembre 1967 au 3 mars 1970 sur la première chaîne de l'ORTF, puis sur la deuxième chaîne couleur.

Les acteurs français Jacques Santi (Michel Tanguy) et Christian Marin (Ernest laverdure), du feuilleton télévisé "Les chevaliers du ciel", en couverture du magazine de programmes de télévision Télé 7 jours, du 11 novembre 1967
Les acteurs français Jacques Santi (Michel Tanguy) et Christian Marin (Ernest laverdure), en couverture du magazine de programmes de télévision "Télé 7 jours", du 11 novembre 1967
Les acteurs français Jacques Santi (Michel Tanguy) et Christian Marin (Ernest laverdure), du feuilleton télévisé "Les chevaliers du ciel", en couverture du magazine de programmes de télévision Télé Poche, du 7 janvier 1970
Les acteurs français Jacques Santi (Michel Tanguy) et Christian Marin (Ernest laverdure), en couverture du magazine de programmes de télévision "Télé Poche", du 7 janvier 1970

Réalisé en partenariat avec l'Armée de l'air française, le tournage de la première saison se fit partiellement sur la base aérienne 102 de Dijon (21), courant 1966.

"Les chevaliers du ciel" met en scène deux pilotes de chasse, les lieutenants Michel Tanguy et Ernest Laverdure. Séducteur mais réservé, consciencieux et courageux, Tanguy est un pilote de chasse brillant et parfois héroïque, généralement soucieux des règlements et ne dérogeant aux règles que rarement et toujours pour de bonnes raisons. Alors que Laverdure est un dragueur invétéré, excentrique et gaffeur tout en étant, également, un excellent pilote.

Le générique :

Le premier épisode :

Enfant (je suis né en 1961 et arrivé en France en 1965), j'adorais ce feuilleton, ainsi que la chanson du générique, chantée par Johnny Hallyday :

Disque 45 tours de la chanson du générique du feuilleton "Les chevaliers du ciel", chantée par Johnny hallyday (1967)

Disque 45 tours de la chanson du générique du feuilleton "Les chevaliers du ciel", chantée par Johnny Hallyday 1967)

Les paroles de la chanson de Johnny Hallyday (1967) :

"Les chevaliers du ciel
Dans un bruit de tonnerre
A deux pas du soleil
Vont chercher la lumière

Moitié anges et moitié démons
Mauvaises têtes mais gentils garçons
Ils ne savent ni le bien ni le mal
Car ils ne pensent qu'à leur idéal

Les chevaliers du ciel
Sont heureux de leur sort
Et cherchant le soleil
Ils se rient de la mort

Si leur vie ressemble à un jeu
Qu'il est grave l'éclat de leurs yeux
L'avenir à quoi bon le prévoir
Quand on ne pense qu'au prochain départ

Et si l'amour
Vient à passer
C'est l'amitié
Qui gagne toujours

Les chevaliers du ciel
Parfois pensent à ce jour
Où ils verront leurs ailes
Se plier pour toujours

Courageux malgré leur détresse
Ils auront l'éternelle jeunesse
La jeunesse qui n'appartient qu'à ceux
Qui regardent le ciel dans les yeux

Les chevaliers du ciel
Dans un bruit de tonnerre
A deux pas du soleil
Vont chercher la lumière".

Le succès du feuilleton a été tel qu'à partir du huitième album, en 1967, les couvertures des albums de la série de bande dessinée "Tanguy et Laverdure" ont été dessinées par le peintre et affichiste français Yves Thos (29 octobre 1935 - 13 octobre 2020), en mettant en avant les visages des acteurs Pierre Santi et Christian Marin, interprétant sur le petit écran Tanguy et Laverdure.

"Pirates du ciel" (1967), huitième album de la série de bande dessinée franco-belge "Tanguy et laverdure", créée en 1959 par Albert Uderzo et Jean-Michel Charlier. Le dernier dessiné par Uderzo et le premier a avoir une couverture dessinée par Yves Thos
"Pirates du ciel" (1967), huitième album de la série de bande dessinée franco-belge "Tanguy et laverdure", créée en 1959 par Albert Uderzo et Jean-Michel Charlier. Le dernier dessiné par Uderzo et le premier a avoir une couverture dessinée par Yves Thos, reprenant les visages des acteurs français Michel Santi et Christian Marin
"Mission spéciale" (1968), de Jijé et Jean-Michel Charlier, dixième album de la série de bande dessinée franco-belge "Tanguy et laverdure", créée en 1959 par Albert Uderzo et Jean-Michel Charlier. Avec une couverture d'Yves Thos reprenant les visages des acteurs français Michel Santi et Christian Marin
"Mission spéciale" (1968), de Jijé et Jean-Michel Charlier, dixième album de la série de bande dessinée franco-belge "Tanguy et laverdure", créée en 1959 par Albert Uderzo et Jean-Michel Charlier. Avec une couverture d'Yves Thos reprenant les visages des acteurs français Michel Santi et Christian Marin
"Baroud sur le désert" (1970), de Jijé et Jean-Michel Charlier, 14e album de la série de bande dessinée franco-belge "Tanguy et laverdure", créée en 1959 par Albert Uderzo et Jean-Michel Charlier
"Baroud sur le désert" (1970), de Jijé et Jean-Michel Charlier, 14e album de la série de bande dessinée franco-belge "Tanguy et laverdure", créée en 1959 par Albert Uderzo et Jean-Michel Charlier. Avec une couverture d'Yves Thos reprenant les visages des acteurs français Michel Santi et Christian Marin

À qui on a également demandé de redessiner les couvertures des premiers albums de la série, dessinés par Albert Uderzo.

"L'école des aigles" (1961), premier album de la série de bande dessinée franco-belge "Tanguy et laverdure", créée en 1959 par Albert Uderzo et Jean-Michel Charlier
"L'école des aigles" (1961), premier album de la série de bande dessinée franco-belge "Tanguy et laverdure", créée en 1959 par Albert Uderzo et Jean-Michel Charlier
"L'école des aigles", premier album de la série de bande dessinée franco-belge "Tanguy et laverdure", créée en 1959 par Albert Uderzo et Jean-Michel Charlier. Couverture redessinée par Yves Thos en 1972, avec les visages des acteurs français Michel Santi et Christian Marin
"L'école des aigles", premier album de la série de bande dessinée franco-belge "Tanguy et laverdure", créée en 1959 par Albert Uderzo et Jean-Michel Charlier. Couverture redessinée par Yves Thos en 1972, avec les visages des acteurs français Michel Santi et Christian Marin

Le feuilleton a connu une suite : "Les nouveaux chevaliers du ciel", diffusé sur TF1, les 10 épisodes des deux saisons (6 puis 4) s'échelonnant du 6 mars 1988 à 1991. Avec les acteurs français Christian Vadim (puis Marc Maury) dans le rôle de Tanguy et Thierry Redler dans celui de Laverdure.

Affiche du film français "Les chevaliers du ciel", de Gérard Pirès (2005), très librement inspiré de la bande dessinée franco-belge "Les Aventures de Tanguy et Laverdure", créée en 1959 par Jean-Michel Charlier et Albert Uderzo

  • "Les chevaliers du ciel" est également le titre du film français réalisé en 2005 par Gérard Pirès, et très librement inspiré de la bande dessinée franco-belge "Les Aventures de Tanguy et Laverdure", créée en 1959 par Jean-Michel Charlier et Albert Uderzo.

Avec les acteurs français Benoît Magimel dans le rôle d'Antoine "Walk'n" Marchelli et Clovis Cornillac dans celui de Sébastien "Fahrenheit" Vallois.

  • et surtout : "Les chevaliers du ciel" est le titre français du film états-unien "Captains of the clouds", réalisé, en 1942, par le grand Michael Curtiz (auteur - entre autres ! - de "les aventures de Robin des bois" ( 19387) ou de "Casablanca" (1942)).

Et c'est vraisemblablement ce film, sorti en France et en Belgique en décembre 1947, qui, une vingtaine d'années plus tard, a inspiré à Jean-Michel Charlier le titre de son feuilleton, lorsqu'il a écrit l'adaptation télévisée la série "Tanguy et Laverdure".

Source : wikipedia.org

"Un fait d'armes".

Cette locution nominale du langage courant en forme d'idiotisme militaire signifie :

  • au sens propre : une prouesse guerrière, un exploit militaire, un acte de bravoure, une action héroïque.

Les états-uniens utilisent la formule "une John Wayne".

  • et par extension, au sens figuré : une prouesse, un exploit, un haut fait.

On dit par exemple : "Le principal fait d'armes du nouveau ministre est d'avoir su, il y a quelques années, gérer la situation délicate provoquée par deux prises d'otages intervenues de façon simultanée".

Sources : wktionary.org, www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

"Une John Wayne".

L'acteur états-unien John Wayne dans le film états-unien "Iwo Jima" de Allan Dwan (1949)

C'est ainsi que les soldats états-uniens du corps des Marines surnommaient un acte de bravoure, un fait d'armes ou une action héroïque, tel que par exemple la prise d'un nid de mitrailleuse.

En particulier dans les années 1950-1960, durant la guerre de Corée (25 juin 1950 - 27 juillet 1953) et pendant les premières années de la guerre du Vietnam (1er novembre 1955 - 30 avril 1975).

Et cela, bien sûr, en référence à l'acteur états-unien John Wayne, devenu, durant la Seconde Guerre mondiale, le symbole d'une certaine virilité.

L'affiche du film états-unien "Iwo Jima" de Allan Dwan (1949)

L'affiche du film états-unien "Iwo Jima" de Allan Dwan (1949)
L'affiche du film états-unien "Iwo Jima" de Allan Dwan (1949)

Sur un sujet contigu, je vous recommande deux de mes autres articles, dont la lecture vous permettra de découvrir ce que signifie :

"Porter le casque à la John Wayne", "Porter son casque à la John Wayne" ou "Porter un casque à la John Wayne".

L'acteur états-unien John Wayne dans le film états-unien "Iwo Jima" de Allan Dwan (1949)

Les soldats états-uniens du corps des Marines qualifiaient ainsi, à compter des années 1950, le fait de porter son casque sans attacher la mentonnière.

L'acteur états-unien John Wayne dans le film états-unien "Le jour le plus long" de Ken Annakin, Andrew Marton, Bernhard Wicki, Gerd Oswald et Darryl F. Zanuck (1962)
"Porter son casque à la john Wayne" : L'acteur états-unien John Wayne dans le film états-unien "Le jour le plus long" de Ken Annakin, Andrew Marton, Bernhard Wicki, Gerd Oswald et Darryl F. Zanuck (1962)
L'acteur états-unien John Wayne dans le film états-unien "Iwo Jima" de Allan Dwan (1949)
"Porter son casque à la John Wayne" : L'acteur états-unien John Wayne dans le film états-unien "Iwo Jima" de Allan Dwan (1949)

Et cela à l'instar de l'acteur états-unien John Wayne, dans la plupart des plans des films où il incarnait un militaire, qu'il soit marine, marin, parachutiste ou soldat.

"Porter son casque à la John Wayne" : L'acteur états-unien John Wayne dans le film états-unien "Opération dans le Pacifique" de George Waggner (1951)
L'acteur états-unien John Wayne dans le film états-unien "Opération dans le Pacifique" de George Waggner (1951)

Sur un sujet contigu, je vous recommande deux de mes autres articles, dont la lecture vous permettra de découvrir ce que signifie :

"Mutin" et "Un mutin".

Contrairement au substantif masculin "Un mutin", l'adjectif "Mutin" peut avoir deux significations différentes :

  • L'adjectif "Mutin" signifie en effet, selon le contexte :
    • ayant un caractère insoumis, rebelle ; porté à la révolte, désobéissant, effronté, frondeur, indiscipliné, querelleur.

On parle par exemple d'un "peuple mutin".

    • ou, dans le registre soutenu, par atténuation de sens : ayant un caractère espiègle, malicieux, vif ; d'humeur badine, taquine, aimant à plaisanter.

On parle par exemple d'un "enfant mutin".

  • tandis que le substantif masculin "Un mutin" désigne uniquement : une personne en révolte ouverte contre une autorité établie, qui refuse d'obéir aux ordres de ses supérieurs. Autrement dit, selon les circonstances : un émeutier, un insurgé, un rebelle, un séditieux.

Sources : www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

Un canon de campagne".

Un canon de campagne

Un canon de campagne est un canon utilisé sur le champ de bataille.

Il s'agit généralement de petites pièces d'artillerie pouvant être déplacées facilement par des troupes mobiles.

Entrant dans la famille de l'"artillerie de campagne", elle se distingue des pièces à emplacement fixes comme les pièces de siège, de place, ou même de tranchée.

En France notamment, les canons de campagne ont beaucoup été utilisés sous Napoléon Ier, lors de la Première Guerre mondiale et lors de la Seconde Guerre mondiale.

Les canons de campagne ont presque disparu des armées modernes, au profit des obusiers et des lance-roquettes multiples qui sont bien plus pratiques sur le champ de bataille.

Source : wikipedia.org

"For", "Fort" et "Un fort".

Ces différents mots homophones ont des significations très différentes :

  • "For" est un substantif masculin qui nous vient du latin "Forum".
  • "Fort" est :
    • soit un adjectif masculin, qui signifie, selon le contexte :
      • agissant avec énergie, pour un produit ou un médicament ("Un somnifère assez fort"),
      • ayant de la force morale, de la force de caractère ("Être fort dans l'adversité"),
      • ayant des connaissances étendues, une grande habileté, une grande aptitude dans un domaine ; surpassant les autres ("Être fort en calcul mental"),
      • bien établi, sûr, résistant au temps, aux attaques, etc. ("Un amour très fort"),
      • corpulent, épais, gros ("Être fort des hanches"),
      • désagréable au goût ou à l'odorat, âcre ("Du beurre fort"),
      • dont la puissance, les moyens d'action, le pouvoir sont très développés ; qui s'impose aux autres ("Un parti politique fort"),
      • doté d'une teneur très importante en son principe actif, pour une substance ou une préparation ("Du piment fort"),
      • manifestant l'habileté, le savoir-faire, la compétence et s'imposant à l'esprit avec force ("Un film très fort"),
      • recourant à la contrainte et à des mesures autoritaires, pour un État ("Un régime fort"),
      • résistant, solide ("Du carton fort"),
      • robuste, solide, vigoureux, ayant de la force physique, pour un individu ("Un homme fort"),
      • tirant son assurance, sa supériorité de telle ou telle chose ("Fort de son expérience"),
      • ou : très actif, très correctif, puissant, pour un instrument ou un appareil ("Des verres correcteurs très forts").
    • soit un adverbe, qui signifie, selon les cas :
      • d’une manière forte et vigoureuse. ("Crier fort", "Frapper fort", "Pousser fort", etc.),
      • ou : beaucoup ("Couler fort", "Pleuvoir fort", "Venter fort", etc.)

Placé devant un adjectif ou devant un adverbe, "Fort" marque le superlatif : "Avoir fort à coeur de", "Savoir fort bien que", etc.

  • et "Un fort" est un substantif masculin désignant, selon le contexte :
    • une fortification permanente isolée et indépendante, autonome.
San Felipe de Lara, un fort colonial espagnol à l'entrée du lac Izabal, dans l'Est du Guatemala
San Felipe de Lara, un fort colonial espagnol à l'entrée du lac Izabal, dans l'Est du Guatemala

Ouvrage de terre ou de maçonnerie, parfois revêtu de métal, il s'agit d'un bâtiment militaire conçu pour la guerre défensive, destiné à résister aux attaques de l’ennemi.

Le fort de Jorey à Fermanville (50)
Le fort de Jorey à Fermanville (50)
    • à la chasse : un repaire, de la retraite de certains animaux, qui se réfugient toujours dans l’endroit le plus épais du bois ("Le sanglier est dans son fort"),
    • celui qui a la force ou la puissance, qui représente ou symbolise la force ("Le fort contre faible"),
    • dans le registre désuet : un portefaix . "Un fort des Halles" était le nom attribué au manutentionnaire qui avait pour mission de transporter les marchandises de l'extérieur vers l'intérieur des pavillons des anciennes Halles de Paris (75).
Forts des Halles, à Paris (75), vers 1910
Forts des Halles, à Paris (75), vers 1910

Portant une tenue de travail très caractéristique, les forts formaient une corporation très célèbre dans la capitale, créée sous le règne de Louis IX, et aujourd'hui disparue.

Mais le mot "Fort" pour désigner des employés devant porter de lourdes charges durant leur travail a également été utilisé ailleurs, puisqu'il a par exemple existé des "forts des Abattoirs de Lille (59)",

    • dans le registre familier : un genre de mérite ou de savoir, qui distingue une personne, la place au-dessus des autres ("Le français a toujours été mon fort"),
    • l'endroit le plus fort d’une chose ("Le fort d’une voûte, d’une épée"),
    • l'endroit le plus épais et le plus touffu d’un bois ("S’enfoncer dans le fort du bois"),
    • le temps où une chose est dans son plus haut point, dans son plus haut degré ("Au fort de la tempête", "Au fort de la mêlée"),
    • et enfin, pour nos amis québecois : l'eau-de-vie.

Sources : www.larousse.fr et wiktionary.org

 

"Marche ou crève".

Cette expression du registre argotique est emprunté au langage militaire et s'utilise, au sens figuré :

  • pour évoquer une discipline de fer et brutale.

On dit par exemple : "La société dans laquelle je travaillais avant ne faisait pas de cadeau : c'était vraiment Marche ou crève !".

  • ou : pour qualifier une situation dans laquelle il n'est plus possible de reculer et où l'on doit avancer coûte que coûte pour réussir ("marcher"), au risque de tout perdre ("crever").

On dit par exemple : "Nous sommes trop avancés dans ce projet pour faire machine arrière ; c'est désormais Marche ou crève !".

Sources : www.cnrtl.fr, wiktionary.org ou www.languefrancaise.net