"Un fer à repasser".

Cette locution nominale masculine désigne :

  • dans le langage courant : un appareil ménager comprenant une poignée et une base métallique plane ressemblant à une semelle épaisse, chauffée et utilisée pour lisser le tissu et défroisser le linge.

Il est notamment utilisé pour le repassage des vêtements, c'est-à-dire pour lisser les plis accumulés en les portant, en les lavant et en les séchant. Ou créer de nouveaux plis.

La forme du fer, pointu à son extrémité, permet de repasser tous les coins des vêtements, tandis que son poids lisse le tissu. Et la partie du fer directement en contact avec le linge est appelée la "semelle".

Le fer à repasser doit être chaud pour être efficace : selon les modèles, il doit être chauffé de l'extérieur ou bien possède un mécanisme de chauffage interne.

Il a existé de nombreux types de fer à repasser depuis le XVIIe siècle :

    • d'abord en fonte, que l'on mettait à chauffer, ou que l'on remplissait de braise,
Un vieux fer à repasser en fonte
Un vieux fer à repasser en fonte
Un vieux fer à repasser à braise
Un vieux fer à repasser à braise
    • puis électriques,
Un vieux fer à repasser électrique
Un vieux fer à repasser électrique
Un fer à repasser électrique
Un fer à repasser électrique
    • et les plus récents utilisant la vapeur et sans fil.
Un fer à repasser actuel
Un fer à repasser actuel, utilisant la vapeur
Un fer à repasser actuel, utilisant la vapeur et sans fil
Un fer à repasser actuel, utilisant la vapeur et sans fil
  • dans le registre familier et dans le jargon aéronautique et militaire, au sens figuré : un avion difficile à piloter, planant mal ou connu pour s'écraser fréquemment.

Sources : fr-academic.com, acversailles.free.fr, www.linternaute.fr, wikipedia.org et langue-francaise.tv5monde.com

 

"Coincer la bulle".

"Coincer la bulle" ou "Buller", une expression d'origine militaire signifiant : ne rien faire, fainéanter, se reposer

Cette étrange locution verbale relève du registre argotique.

Et elle signifie : se reposer, ne rien faire, fainéanter ou - du fait de cette expression - "buller".

On dit par exemple : "J'ai coincé la bulle toute la soirée, à regarder des idioties à la télé".

Cette formule nous vient directement du jargon militaire, et plus précisément des artilleurs issus de l'Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr, au milieu du XXème siècle.

À l’époque, en effet, le réglage de l'installation des mortiers d'artillerie se vérifiait à l'aide d'un niveau intégré. Par conséquent, lorsque la bulle de ce niveau était "coincée" entre ses deux repères, le mortier était prêt à être utilisé. Et les artilleurs n’avaient plus qu’à attendre les instructions, ce qui pouvait être parfois très long et permettait donc de ne rien faire, de se reposer.

Sources : wiktionary.org et www.defense.gouv.fr

"Monter sur ses grands chevaux".

Cette étrange locution verbale en forme d'idiotisme animalier signifie, au sens figuré : s'énerver, se mettre en colère, hausser le ton, menacer ; être hautain, prendre son interlocuteur de haut.

Il s'agit d'une expression d'origine à la fois militaire et moyenâgeuse.

Au Moyen Âge, en effet, les chevaux les plus grands et les plus robustes étaient utilisés comme "chevaux de bataille" ou "destriers" (appelés ainsi parce qu'ils étaient tenus de la main droite par l'écuyer lorsque les chevaliers ne les montaient pas).

Deux chevaliers en armure sur leurs destriers (reconstitution)

Et cela pour de nombreuses raisons :

  • pouvoir porter un chevalier combattant avec une lourde armure lors des batailles,
  • donner fière allure aux chevaliers et constituer un symbole de puissance,
  • et leur permettre d’observer le champ de bataille et de dominer leurs adversaires.

L'expression "Partir sur ses grands chevaux" était donc, à l'époque, utilisée au sens propre et signifiait simplement "Partir à la bataille sur de grandes montures".

Des chevaliers du Moyen Âge, "montés sur leurs grands chevaux" au sens propre

Sources : www.projet-voltaire.fr, www.linternaute.fr et wiktionary.org

"Le corned-beef".

Une boîte de corned-beef

Ce substantif masculin anglais désigne une préparation culinaire de viande de boeuf ayant joué un rôle important dans l'alimentation des soldats, des prisonniers et des civils, et se présentant sous deux formes :

  • soit en une pièce de viande (généralement la poitrine), dite "demi-sel", ayant été préparée dans une saumure,
  • soit en menus morceaux agglomérés de boeuf maigre, additionnés d'un mélange salant, moulés en forme de pain et mis en conserve, se consommant tel quel, en tranches ne se déchiquetant pas .

Dans les pays anglophones, "Corned beef" est le terme utilisé pour les deux formes.

Utilisation du mot dans les pays francophones

Tandis que dans les pays francophones, depuis la Seconde Guerre mondiale, "Corned-beef " ne s'applique qu'à la deuxième forme, commercialisée en boîte de conserve métallique.

Et on l'appelle souvent "Singe", une appellation née au XIXe siècle, lorsque les soldats français en poste en Côte d'Ivoire auraient été réduits à manger de la viande de singe.

On dit par exemple : "On a mangé du singe pendant des mois".

Étymologie et orthographe

Le mot "Corned-beef" vient de l’anglais "beef" ("viande de boeuf) et "corned" ("assaisonné de grains (corn) de sel", pour la conservation).

Cette appellation est apparue en anglais au milieu du XVIe siècle.

Et la forme "Corn'd-beef" est attestée dans les textes français, dès 1716,.

Historique

En 1881, sort le "Compressed cooked corned beef" en boîte de conserve, premier du genre, distribué par la société Liebig.

Le corned-beef s'est exporté rapidement dans le monde entier.

Dès la fin du XIXe siècle, il est consommé dans l'armée et la marine de toutes les grandes nations de l'époque, même s'il est peu apprécié des soldats. Ces viandes gélatineuses, cuites dans leur jus, ne sauraient en effet être comparées à la viande fraiche bouillie, et encore moins à la viande rôtie.

Mais le corned-beef constitue une alternative efficace au bétail sur pied. Difficile à nourrir en déplacement, celui-ci supporte en effet difficilement les longs transports, perd poids et qualité, et arrive parfois malade.

Seconde Guerre mondiale

Le corned-beef a joué un rôle non négligeable dans la Seconde Guerre mondiale.

Il appartenait à la ration K (ration de nourriture individuelle de combat des soldats états-uniens, qui le surnommaient souvent "Corned-Willy").

Et malgré les problèmes nutritionnels qu'il a posé à ceux qui la consommaient trop longtemps, il a largement contribué à résoudre le problème du ravitaillement en campagne.

Il a fait partie de l'aide économique fournie par les Anglo-Saxons à l'URSS dès 1941.

Et par sa distribution aux populations, là ou les soldats états-uniens arrivaient, il a promu une image positive des États-Unis d'Amérique et de leur mode de vie, et a modifié celui de nombreuses populations.

Et cela, que ce soit dans des parties du monde indirectement touchées par le conflit né en Europe, ou en Europe, lors de la libération de populations qui avaient souffert de la faim.

Une ration de corned-beef ouverte
Une ration de corned-beef ouverte

Connotation négative

L'usage répétitif du corned-beef par les soldats en campagne a cependant créé une lassitude décrite notamment par Hugh C. Hulse, militaire en 1918-1919, expliquant que le partage d'un seul navet pour deux personnes a pu être préféré à la ration de viande en boite et de pain du déjeuner.

La texture fait parfois comparer cette viande à une sorte de pâté pour chats.

L'odeur en est jugée rance, et le corned-beef devient peu à peu le symbole négatif d'une nation dominante - les États-Unis d'Amérique - que ce soit par rapport à l'Europe ou par rapport à l'Afrique.

Il constitue le plus souvent une nourriture pour les gens peu fortunés. Et on le retrouvait encore, dans les années 1990, dans les cantines françaises pour SDF (Sans Domicile Fixe), comme dans les prisons.

Source : wikipedia.org

"Un kop".

Le kop de Boulogne, au Parc de Princes

Ce substantif masculin anglais est utilisé en français pour désigner, selon le contexte :

  • une tribune, souvent située derrière une cage de but, où se rassemblent les supporteurs les plus acharnés d'un club de football (ou de hockey sur glace).

Comme par exemple le kop de Boulogne, figurant en illustration de cet article, situé dans la tribune homonyme du Parc des Princes, le stade du PSG, situé dans le 16e arrondissement de Paris (75).

Implantation du Parc des Princes, avec la ville de Paris (75) à l'Est, la ville de Boulogne-Billancourt (92) à l'Ouest, et le quartier de la Porte d'Auteuil, au Nord
Implantation du Parc des Princes, avec la ville de Paris (75) à l'Est, la ville de Boulogne-Billancourt (92) à l'Ouest, et le quartier de la Porte d'Auteuil, au Nord

Ce nom de "tribune Boulogne" résulte de ce qu'elle est située au Sud-Est du stade, à proximité immédiate de la ville de Boulogne-Billancourt (92), la tribune Nord-Est étant appelée "Auteuil", du nom du quartier limitrophe (où se trouve le fameux "stade de la porte d'Auteuil" : Rolland-Garros), celle de l'Ouest "Présidentielle" ou "Borelli", du nom de l'ancien président du club Francis Borelli et celle de l'Est "Paris".

Plan du Parc de Princes, le stade du Paris Saint-Germain, à Paris (75)

 

  • ou bien : ces supporteurs eux-mêmes.

Le mot "Kop" fait référence à la bataille de Spion Kop qui se déroula en Afrique du Sud, lors de Seconde Guerre des Boers en 1900, qui vit la victoire des Boers face aux troupes britanniques.

Traumatisés  par cette défaite, les Britanniques baptisèrent alors plusieurs tribunes de stades sportifs du nom de "Spion Kop" puis, par ellipse "Kop ".

Et ce mot est resté pour désigner certaines tribunes de stades où se regroupent les supporters les plus actifs.

En néerlandais, "Spion" signifie "Regarder" ou "Espionner" ("Spioen", en afrikaans) et "Kop" signifie "Tête".

C'est la furie des combats sur le plan incliné de la colline qui a suscité ce rapprochement avec les tribunes populaires animées des stades de football.

Arsenal FC, club alors basé en plein milieu des arsenaux royaux de Woolwich, est le premier à adopter le terme en 1904, suivi, en 1905, par Birmingham City FC puis Liverpool FC.

Le kop de Liverpool
Le kop de Liverpool

Le kop de Liverpool

Sources : www.larousse.fr et wikipedia.org

"Tomber sur un os".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel et d'idiotisme alimentaire appartient au registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : rencontrer une difficulté, un obstacle imprévu.

Étonnamment, cette expression apparue en 1914, trouve son origine dans le monde militaire et plus précisément dans les tranchées de la Première Guerre mondiale, où la formule "Tomber sur un os" s'utilisait au sens propre.

"Tomber sur un os", au sens propre

A l’époque, en effet, les rations étaient loin d’être copieuses, et seuls certains soldats chanceux avaient le droit à un morceau de viande, de nombreux autres ne recevant que des os, sur lesquels ne figuraient que quelques maigres bouts de chair.

Sources : www.defense.gouv.fr et www.expressio.fr

On n'écrit pas : "Une trève" !

Mais : "Une trêve" !

Avec un "ê".

Et ce mot signifie :

  • au sens propre : une cessation provisoire des combats, une suspension temporaire des hostilités durant un conflit, en vertu d'un accord entre deux belligérants,

On dit par exemple : "Une trêve de douze heures avait été décidée, afin de permettre l'évacuation des cadavres et des blessés";

  • par extension : une interruption dans une lutte, une suspension provisoire d'un conflit entre des personnes,

On dit par exemple : "Les deux candidats ont convenu d'une trève durant ces trois jours de deuil national".

  • et au sens figuré : une suspension, un arrêt dans le déroulement d'une action dure, pénible, dangereuse, etc.

On parle par exemple de la trêve dominicale, pour le travail, ou de la trêve hivernale, en sport.

Sources : Le Robert, www.cnrtl.fr, www.linternaute.fr et wiktionary.org

"Inconnu au bataillon" ou "Être inconnu au bataillon".

Le pourquoi du comment de l'expression "Inconnu au bataillon"

Cette locution adjectivale et cette locution verbale appartiennent au registre familier.

Et elles signifient respectivement, au sens figuré :

  • "Inconnu au bataillon" :
    • ne figurant pas dans une liste, un répertoire, ou tout simplement dans les connaissances de quelqu’un.

On dit par exemple : "Patron, on me demande si vous auriez eu un employé du nom de Robert Dumas... Cela vous dit quelque chose ?". "Pas du tout : inconnu au bataillon !".

    • et par extension : complètement, parfaitement, totalement inconnu.

On dit par exemple : "J'ai un ami qui parcourt le monde et visite de minuscules pays inconnus au bataillon".

  • et "Être inconnu au bataillon" : être un illustre inconnu ; quelqu'un que l'on n'a jamais vu et dont l'on n'a jamais entendu parler.

On dit par exemple : "J'ai voulu effectuer des recherches pour savoir qui était la personne qui a donné son nom à ma rue mais je n'ai curieusement rien trouvé : il semble être inconnu au bataillon !"

Il s'agit de formules directement issues du jargon militaire, puisque le substantif masculin "Bataillon" désigne une troupe et, de nos jours, un corps d'infanterie composé de plusieurs compagnies.

Et que l'expression "Inconnu au régiment" est utilisée lors de l'appel militaire, lors duquel elle constitue la réponse réglementaire faite à l'appel d'un nom inconnu, non identifié. "Inconnu au bataillon !" signifie : impossible à identifier, à retrouver, ou sans papiers d'identité.

Sources : www.defense.gouv.fr et Dictionnaire historique de la langue française, Alain Rey, Nathan, 2011

"Un homard rouge".

Cette locution nominale en forme d'idiotisme animalier et d'idiotisme chromatique désignait au XVIIe siècle, en Amérique du Nord, dans le registre familier et de façon péjorative : un soldat britannique.

Et cela, bien sûr, par analogie avec le grand crustacé marin décapode, aux pattes antérieures armées de grosses pinces,

Un homard

Ce sont les révolutionnaires américains qui qualifiaient ainsi les soldats de la Couronne britannique durant la guerre d'indépendance américaine.

Les jeunes garçons nés comme moi dans les années 1950-1970 (je suis de 1961) connaissent bien cette formule pour l'avoir lue et relue dans les aventures de Yann Duroc, un athlétique trappeur américain d'origine bretonne dit "Blek" ou "Blek le Roc", un personnage de bande dessinée créé en 1954, par le studio EsseGesse composé de Pietro Sartoris, Dario Guzzon et Giovanni Sinchetto, pour l'éditeur italien Dardo sous le nom de "Il grande Blek". La série fut publiée 14 années durant, jusqu'en 1967, lorsqu'un litige opposa les auteurs à l'éditeur, les amenant à abandonner le personnage pour en créer un autre similaire chez un concurrent : "Capt'ain Swing" ("Comandante Mark" en Italie).

Le héros de bande dessinée "Blek le Roc"

En France, ces aventures ont été publiées simultanément dans deux revues petit format noir et blanc des éditions LUG (pour "Lugdunum", le nom romain de la ville de Lyon (69) où elles avaient leur siège) :

  • "Kiwi" : 582 numéros de septembre 1955 à décembre 2003,
Le trappeur Blek le roc agressant un "homard rouge" en couverture du n° 329 de septembre 1982 de la revue petit format "Kiwi"
Le trappeur Blek le roc agressant un "homard rouge" en couverture du n° 329 de septembre 1982 de la revue petit format "Kiwi"
  • et "Blek" ("Les albums du grand Blek") : 519 numéros de juillet 1963 à mars 1994.
Le jeune trappeur Roddy et Blek le Roc se débarrassant de deux "homards rouges", en couverture du n°1 de la revue petit format (Les albums du grand)"Blek", en juillet 1963
Le jeune trappeur Roddy et Blek le Roc se débarrassant de deux "homards rouges", en couverture du n°1 de la revue petit format (Les albums du grand)"Blek", en juillet 1963
Blek le Roc se débarrassant d'un "homard rouge", en couverture du n°9 de la revue petit format (Les albums du grand)"Blek", en novemnre 1963
Blek le Roc se débarrassant d'un "homard rouge", en couverture du n°9 de la revue petit format (Les albums du grand)"Blek", en novemnre 1963

N'est-ce pas les gars que vous vous souvenez de Blek et de sa fameuse exclamation "Mille putois !".

Ou de ses fidèles compagnons, le jeune trappeur Roddy ainsi que le professeur Occultis ?

Blek le Roc, Roddy et le professeur Occultis
Blek le Roc, Roddy et le professeur Occultis

Ce site incroyable vous en propose toutes les couvertures : https://www.bdovore.com/serie-bd-12313-les-albums-du-grand-blek-petit-format

Source : wikipedia.org

"Un guérillero" et "Des guérilleros" ou "Une guérillera" et "Des guérilleras".

Une guérillera et des guérilleros

Ces différents substantifs masculins et féminins sont directement hérités des mots espagnols  "guerillero", "guerilleros", "guerillera" et "guerilleras".

Et ils désignent : un ou des combattants au sein d'une guérilla (de l'espagnol "guerilla").

Une colonne de guérilleros en marcheDes guérilleras

 

"Des péniches".

Ce substantif féminin désigne :

  • dans le langage courant :
    • autrefois : de petites embarcations pontées et armées, à aviron et à voile, servant d'auxiliaire à un navire de guerre ou utilisée comme garde-côtes.
    • de longs bateaux de transport fluvial, à fond plat, également appelés "Barges" (substantif féminin) ou "Chalands" (substantif masculin).

J'en ai personnellement souvent et beaucoup vu, ayant vécu, entre ma 8e et ma 25e année (soit de 1969 à 1986), à Conflans-Sainte-Honorine (78), la capitale française de la batellerie, qui accueille chaque troisième week-end de juin, depuis 1960, le "Pardon national de la batellerie", également appelé "Grand pardon de la batellerie".

    • des bateaux militaires à fond plat, remorqués ou à moteur, également appelés "Barges" (substantif féminin) ou "Chalands" (substantif masculin), utilisés pour débarquer des troupes et du matériel sur les plages.

Une péniche de débarquement

Des soldats jaillissant d'une péniche de débarquement, sur une plage

Une péniche de débarquement, sur une plage

  • et dans le registre argotique : des chaussures trop grandes.

Des "péniches", c'est à dire : des chaussures beaucoup trop grandes (registre argotique)

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Des chaussures".

Source : www.cnrtl.fr

"Un corsaire".

Ce substantif masculin polysémique désigne, selon le contexte :

  • un navire civil autorisé par une "lettre de marque" (également appelée "lettre de commission" ou "lettre de course") à attaquer en temps de guerre, tout navire battant pavillon d'États ennemis, et particulièrement son trafic marchand, laissant à la flotte de guerre le soin de s'attaquer aux objectifs militaires.

Un corsaire ne doivent donc pas être confondus avec un pirate puisqu'il exerce son activité selon les lois de la guerre, uniquement en temps de guerre et avec l'autorisation de son gouvernement. Aussi a-t-il droit, lorsqu'il est capturé, au statut de prisonnier de guerre.

Un navire corsaire

  • une personne civile : l'armateur, le capitaine ou le membre de l'équipage d'un navire corsaire,
Le capitaine corsaire dunkerquois Jean Bart (21 octobre 1650 - 27 avril 1702), célèbre pour ses exploits au service de la France durant les guerres de Louis XIV
Le capitaine corsaire dunkerquois Jean Bart (21 octobre 1650 - 27 avril 1702), célèbre pour ses exploits au service de la France durant les guerres de Louis XIV
  • ou : un bas de vêtement s'arrêtant entre le genou et le mollet, à mi-chemin entre le pantalon et le "pantalon court" ("short"), également appelé "Pantacourt" ou "Pantalon cigarette", et originellement conçu en 1948 par la styliste allemande Sonja de Lennart sous le nom de "Capri".

Un corsaire (le vêtement féminin)

Source : wikipedia.org