"La buse", "La bouche", "Louis Labous" et "Louis de Boure"

Il s'agit des surnoms et des pseudonymes d'Olivier Levasseur, un pirate français du XVIIIe siècle qui écuma l'océan Indien après avoir fait ses premières armes dans les Caraïbes, lors de la guerre de Succession d'Espagne (1701-1714).

Son histoire et ses origines sont encore très mal connues. Il pourrait être de la même famille qu'un certain Paul Levasseur, corsaire ayant ses attaches à Calais (62), mais aucun document officiel ne vient étayer cette théorie

Certains prétendent de ce fait qu'Olivier Levasseur serait originaire de l'Île de la Tortue, un célèbre repaire de flibustiers. Et qu'il appartiendrait à la même lignée que François Levasseur, seigneur de René, de Boisdouflet et des Lettres, né à Cogners (72), qui fut le premier gouverneur de l'île.

L'histoire et les exploits d'Olivier Levasseur restent encore extrêmement flous, aucun historien n'ayant encore, à l'heure actuelle, retracé précisément son parcours.

Il fut pendu le 7 juillet 1730 à Saint-Denis (974), sur l'île Bourbon (actuelle île de La Réunion) pour ses crimes de piraterie.

Tout à la fois personnage historique et figure folklorique de La Réunion (974), "la Buse", ainsi que son supposé trésor, font partie du patrimoine culturel de l'océan Indien.

Voir également mon article consacré à toutes les significations du mot "Buse".

Source : wikipedia.org

"Héraldique" et "L'héraldique".

  • "Héraldique" est un adjectif qualifiant ce qui est relatif aux blasons, aux armoiries.
  • Tandis que "L'héraldique" est un substantif féminin désignant la science des blasons et des armoiries.

Ce mot est à rapprocher du mot "Héraut", qui désignait, sous le régime féodal, l'officier chargé des publications solennelles et des messages importants ; celui-ci ayant, en outre, des fonctions administratives dans la vie publique et dans la gestion des cérémonies.

Source : wiktionary.org

"L'ordre règne à".

"L'ordre règne à Varsovie" : illustration de Grandville (1831)

On ignore souvent, je crois, l'origine de cette formule, entrée dans le langage courant.

Nous la devons à un militaire et homme politique français, ministre des Affaires étrangères, le général François Horace, comte Sebastiani de la Porta (1772-1851).

Interrogé le 16 septembre 1831 à propos des événements de Pologne, où les Russes venaient de réprimer cruellement l'agitation, ce charmant personnage répondit que l'ordre et la tranquillité étaient entièrement rétablis à Varsovie...

Le caricaturiste Grandville a immortalisé ce mot malheureux en publiant dans le journal "Le Moniteur" une illustration montrant un soldat russe sur un monceau de cadavres polonais avec cette cynique légende : "L'ordre règne à Varsovie".

"Un vigile", "Une vigile" et "Les vigiles".

Ces mots homophonographes du langage courant peuvent désigner des choses très différentes, selon le genre et le nombre :

  • "UN vigile" désigne ainsi :

Un vigile, en faction

 

    •  de nos jours : une personne chargée de la surveillance et de la sécurité de locaux administratifs, commerciaux, industriels, universitaires, etc.

Un vigile, en faction devant un portail.

    • et, dans la Rome antique, un homme chargé de combattre les incendies et de veiller, la nuit, à la sécurité de la ville.
  • Tandis que "UNE vigile" désigne le jour qui précède et qui prépare une fête religieuse, dans la religion catholique.

On parle par exemple de la "vigile pasquale", qui précède le jour de Pâques, ou de la "vigile de Noël".

  • Et que "Les vigiles" (féminin) désignent, dans la liturgie catholique, le premier office du cursus de l'office divin qui se dit au point du jour, voire au milieu de la nuit et que l'on appelle également "les matines",

Sources : www.larousse.fr et wiktionary.org

"Un frisé" et "Une frisée".

Ces deux substantifs peuvent avoir différentes significations selon le contexte et le niveau de langue.

  • Ainsi, "Un frisé" peut désigner :
    • par ellipse lexicale : un individu frisé.

Un jeune homme très frisé

    • ou, dans le registre argotique, pendant la Seconde Guerre mondiale : un soldat allemand.
      Un soldat allemand de la Seconde Guerre mondiale (reconstitution)
      Un soldat allemand de la Seconde Guerre mondiale (reconstitution)
  • et "Une frisée" peut désigner :
    • par ellipse lexicale :
      • une fille ou une femme frisée (langage courant).

Une jeune femme très frisée

      • une salade frisée (langage courant).
      • ou, dans le registre argotique, durant la Seconde Guerre mondiale : une femme-soldat auxiliaire de l'armée allemande.

Que l'on appellait également, dans le registre familier, "Une souris grise".

Femmes-soldats allemandes durant la Seconde Guerre mondiale ou "Souris grises".

 

"Une souris grise".

Cette locution nominale désigne :

Une "Souris grise", également appelée "Souris commune" ou "Souris domestique".

  • au sens propre, dans le langage courant : un petit mammifère rongueur domestique également appelé "Souris commune" ou "Souris domestique", voire - tout simplement - "Souris".

Cet animal nocturne, généralement assez craintif, vit souvent à proximité ou dans les habitations humaines, d'où son appellation "domestique"» (mot dérivé du latin "Domus", la maison), à l'instar de la "Mouche domestique".

La souris blanche est une race de souris domestiquée largement utilisée en laboratoire. Une fois apprivoisée c'est un animal qui est également apprécié comme animal de compagnie, car très affectueux et intelligent.Une souris informatique avec fil de couleur grise

  • et par métonymie :
    • un petit périphérique informatique consistant en un dispositif de pointage pour ordinateur. Elle est composée d'un petit boîtier fait pour tenir sous la main, sur lequel se trouvent un ou plusieurs boutons, et une molette dans la plupart des cas.

La souris a été inventée en 1963 par Douglas Engelbart du Stanford Research Institute et présentée au public en 1968. Pendant de nombreuses années les souris informatiques ne communiquaient avec l'ordinateur que par l'intermédiaire d'un fil, ce qui les faisait ressembler à des souris domestiques.

Depuis, sont apparus des modèles sans-fil, dont les communications avec l'ordinateur se font par ondes radio ou par liaisons infra-rouge.

Femmes-soldats allemandes à Paris (75) durant la Seconde Guerre mondiale ou "Souris grises".

    • ou : dans le registre familier, durant la Seconde Guerre mondiale : une femme-soldat allemande.

Appelées "Helferin/nen" ("Assistante/s" en allemand), ces femmes étaient des auxiliaires de service de l'armée.

Auxiliaires féminines de la Wehrmacht à Paris (75) ou "Souris grises"

​Elles n'ont pas seulement été utilisées sur le territoire allemand, mais également, dans une moindre mesure , dans les territoires occupés, tels que le Gouvernement général de Pologne, la France, la Biélorussie, la Yougoslavie, les États baltes, la Grèce, ou l'Italie et la Roumanie alliées.​

Elles travaillaient principalement :

      • comme standardistes, opératrices télex et radio, porteuses de messages, dactylographes,
      • dans le domaine de la défense aérienne : comme artilleurs auxiliaires, de la surveillance et de la sécurité des vols, de la météorologie,
      • et dans le domaine médical, comme infirmières de la Croix-Rouge allemande et d'autres organismes,

Ces auxiliaires féminines ont été plus de un demi-million et elles ont permis d'envoyer au front presque autant de soldats hommes, dont elles ont effectué les tâches durant toute la durée de la guerre.

​Plus de la moitié d'entre elles s'étaient porté volontaires pour cela.

Et, à la fin de la guerre, certaines unités militaires étaient presque exclusivement composées de femmes.

En France, sous l'occuation, on les appelait également - dans le registre argotique - des "Frisées".

Source : wikipedia.org

"Le Congo français", "Le Moyen-Congo", "La république du Congo" et "La république populaire du Congo".

Localisation du Congo français, en Afrique centrale

Il s'agit des noms successifs, entre 1891 et 1992, du pays actuellement connu sous le nom de "République du Congo" (forme longue) ou - par ellipse - "Congo" (forme courte) et le plus souvent dénommé "Congo Brazzaville".

Entre 1882 et 1906, cette ancienne colonie française d'Afrique centrale incluait également l'actuel Gabon.

La capitale était Libreville jusqu'en 1904, puis Brazzaville.

Et ce pays a successivement porté les noms de :

  • "Le Congo français", de 1891 à 1903,
  • "Le Moyen-Congo", de 1903 à 1960,
  •  "La république du Congo", de son indépendance, le 15 août 1960 jusqu'en 1969,
  • et "La république populaire du Congo" entre 1969 et 1992.

Source : wikipedia.org

"Chaban".

L'homme politique français Jacsques Chaban-Delmas

Tel était le nom de guerre, puis le nom sous lequel on désignait couramment l'homme politique français Jacques Delmas, devenu après-guerre "Jacques Chaban-Delmas".

Né le 7 mars 1915 et mort le 10 novembre 2000, ce résistant de la première heure (décembre 1940) est nommé, à l'été 1944, à l'âge de 29 ans, général de brigade par le général de Gaulle et le gouvernement provisoire ; devenant ainsi le plus jeune général nommé depuis François Séverin Marceau, général à 24 ans durant la Révolution.

Le général de brigade Jacques Chaban-Delmas

Considéré comme l'un des "barons du gaullisme", il est maire de Bordeaux (33) 48 années durant (1947-1995), trois fois ministre sous la IVe République, député (1946-1958 et 1973-1997) et président de l'Assemblée nationale à trois reprises (1958-1969, 1978-1981 et 1986-1988).

Premier ministre de Georges Pompidou (1969-1972), il préconise une "Nouvelle société", d'inspiration centriste et sociale. Et se présente sans succès à l'élection présidentielle de 1974, face à Valéry Giscard d'Estaing.

Source : wikipedia.org

"Des spartiates".

Ce substantif désigne :

  • avant toute chose : celui ou celle qui est originaire de l'antique cité grecque de Sparte ("Lacédémone") ou qui y habitait ; en particulier celui ou celle qui fait partie de l'aristocratie, de la caste des guerriers et des citoyens de Sparte.

Spartiates

  • mais également : une sandale de cuir naturel à lanières entrecroisées laissant le pied à découvert, portée par les citoyens de l'antique cité grecque de Sparte.

Une spartiate : sandale de cuir naturel à lanières entrecroisées laissant le pied à découvert, en susage parmi les citoyens de la cité grecque antique de Sparte

Source : www.cnrtl.fr

"Laconique".

J'aime beaucoup ce joli adjectif du registre soutenu qui signifie :

  • Bref/brève, concis(e), court(e), succinct(e), sans détails inutiles, lorsque l'on parle d'un texte, d'un énoncé, d'un propos ou d'un discours.

On dit par exemple : "Il m'a laissé un message laconique sur mon répondeur".

Ou : "Nous avons eu droit à une réponse laconique".

  • et : S'exprimant en peu de mots, lorsque l'on parle d'une personne.

On dit par exemple : "C'est une femme assez laconique".

On l'ignore souvent, mais ce mot nous vient en droite ligne de l'Antiquité et plus précisément de la Grèce antique.

Il fait en effet référence aux habitants de Laconie, qui étaient réputés pour s'exprimer en peu de mots, sans détails inutiles.

Localisation de la Laconie, en Grèce

Cette région historique de Grèce, située à l'extrême Sud-Est de la péninsule du Péloponnèse existe toujours. Elle est aujourd'hui un district régional, situé entre la Messénie et l’Arcadie, et sa capitale est... Sparte, réputée pour son austérité et sa frugalité !

Sources : www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

"Tomber aux oubliettes".

Cette expression du langage courant signifie, au sens figuré, : "Sombrer dans l’oubli, tomber dans l'oubli ; être progressivement oublié par toutes les personnes concernées par le sujet".

Elle nous vient en droite ligne du Moyen Âge, puisque les "Oubliettes" étaient alors :

  • des cachots souterrains dans lesquels on enfermait les condamnés à la prison perpétuelle.
  • et, par extension, des fosses dans lesquelles les seigneurs précipitaient ceux dont ils voulaient se débarrasser secrètement.

Source : wiktionary.org

"L'once" ou "Une once".

Ce joli petit mot mot peut avoir pas moins de six significations différentes:

    • une unité de mesure du poids du système impérial britannique valant 28,3495231 grammes.
    • un ancien poids valant la douzième partie de la livre romaine et pesant 27 grammes.
    • une ancienne unité de mesure du poids en France, valant 30,59 grammes. Elle formait la huitième partie du marc, ou la seizième partie de la livre de Paris.
    • l'unité de mesure du poids pour l'or, adoptée, depuis 1828, par la United States Mint (organisme gouvernemental qui produit et met en circulation les pièces de monnaie des États-Unis d'Amérique). L'once d'or vaut 31,104 grammes.
  • en numismatique, l'once est une ancienne monnaie d’or ayant eu cours en Espagne et en Amérique latine.
  • l'once est également, de manière très générale, une petite quantité de quelque chose.

On dit par exemple "Ne pas peser une once" ou "Ne pas avoir une once de".

Source : wikipedia.org

"La cité aixoise", "La capitale des comtes de Provence", "La capitale du comté de Provence", "La cité du Roi René", "La cité du Roy René", "La capitale de la Provence", "La capitale provençale", "La capitale culturelle de la Provence", "La Florence provençale", "La ville aux mille fontaines", "La capitale du calisson", "La ville la plus coquine de France", "La ville la plus sexy de France" et... "Eggs-in-Provence".

Localisation de la ville française d'Aix-en-Provence (13)

Il s'agit des très nombreux surnoms d'Aix-en-Provence (13), la ville où je demeure depuis juillet 1999.

La mairie d'Aix-en-Provence (13)

Aix a été la première ville romaine sur le territoire de la France actuelle, fondée dès 122 av. J.-C. par le consul romain Gaius Sextius Calvinus.

D'où son nom latin d'Aquae Sextiae ("les eaux de Sextius").

Album des Voyages d'Alix "Aquae Sextiae Aix-en-Provence" de Yves Plateau, Alex Evang et Jacques Martin (2013)
Album des Voyages d'Alix "Aquae Sextiae Aix-en-Provence" de Yves Plateau, Alex Evang et Jacques Martin (2013)
  • Elle est souvent surnommée "La capitale des comtes de Provence", "La capitale du comté de Provence", "La cité du Roi René" ou "La cité du Roy René".

Cette dernière locution résulte du surnom de "Bon Roy René", attribué par ses sujets au plus célèbre des comtes de Provence, René d'Anjou, également appelé René Ier d'Anjou, René Ier de Naples et René de Sicile. Celui-ci a tout à la fois été seigneur puis comte de Guise (1417-1425), duc de Bar (1430-1480), duc consort de Lorraine (1431-1453), duc d'Anjou (1434-1480), comte de Provence et de Forcalquier (1434-1480), comte de Piémont, comte de Barcelone, roi de Naples (1435-1442), roi titulaire de Jérusalem (1435-1480), roi titulaire de Sicile (1434-1480) et d'Aragon (1466-1480) et, enfin, marquis de Pont-à-Mousson (-1480).

Pas question de cumul des mandats à l'époque !

  • Par simplification, on surnomme ainsi souvent Aix-en-Provence "La capitale de la Provence" ou "La capitale provençale".
  • Son riche passé historique vaut à la ville d'accueillir de nombreux musées, les ANOM (Archives Nationales d'Outre-Mer), le Centre Chorégraphique National du Pavillon Noir ou la Fondation Vasarely, expliquant son surnom de "La capitale culturelle de la Provence".
La place d'Albertas et sa fontaine, à Aix-en-Provence (13)
La place d'Albertas et sa fontaine, à Aix-en-Provence (13)
  • Le surnom de "La Florence provençale" résulte de son architecture et des couleurs de ses façades, aux teintes de sable doré, rose, orangé ou rouge.

La fontaine de la Rotonde à Aix-en-Provence (13)

  • Celui de "La ville aux mille fontaines" est largement exagéré, puisque le nombre total de fontaines publiques ou privées n'est que de ... 250 !
Le cours Mirabeau à Aix-en-Provence (13), la fontaine moussue et la statue du Roi René, au loin
Le cours Mirabeau à Aix-en-Provence (13), la fontaine moussue et la statue du Roi René, au loin

Et dire que les habitants d'Aix-en-Provence osent - à l'instar de tous les français - se gausser de la tendance à l'exagération de leurs voisins marseillais !

  • La ville doit son surnom de "La capitale du calisson" à sa spécialité culinaire, une confiserie créée au XVIIe siècle, réalisée à base de pâte d'amandes aromatisée au melon et à l'orange confits.
Calissons d'Aix-en-Provence (13)
Calissons d'Aix-en-Provence (13)
  • Son surnom de "La ville la plus coquine de France" tient à sa place de numéro un au classement des ventes de jouets sexuels par tranches de 100 000 habitants...
  • Et celui de "La ville la plus sexy de France" à sa place, là encore, de numéro un... au classement des ventes de lingerie par habitant !

Peut-être que l'on finira par surnommer Aix-en-Provence... "Sex en Provence" ?

Mon préféré

  • Enfin, et c'est de tous les surnoms de ma ville d'adoption celui que je préfère - même s'il est dans la langue de Shakespeare - : les paléontologistes états-uniens appellent Aix-en-Provence... "Eggs-in-Provence" !

On a en effet découvert, au cours du demi-siècle écoulé, une quinzaine de gisements d’oeufs de dinosaures issus du Crétacé supérieur, au sein du parc départemental de Roques-Hautes.

Oeuf de dinosaures trouvés dans le parc départemental de Roques-Hautes (13)
Oeuf de dinosaures découverts dans le parc départemental de Roques-Hautes (13)

Situés sur les communes d’Aix-en-Provence, de Beaurecueil, du Tholonet, de Saint-Antonin-sur-Bayon, et de Saint-Marc Jaumegarde (13), en contrebas du célèbre massif de la Sainte-Victoire, ses 800 hectares de relief accidenté constituent l'un des plus grands gisements européens d'oeufs de dinosaures et en font indubitablement l'un des haut-lieux de la paléontologie mondiale.

Panneau du Parc départemental de Roques-Hautes (13)

Tout en offrant aux scientifiques états-uniens l'opportunité de concevoir cet excellent calembour fondé sur la paronymie entre le mot anglais "Eggs" et le mot français "Aix" !

www.aixenprovence.fr

"Emiliano Zapata".

Emiliano Zapata

Il s'agit du nom d'usage de l'homme politique mexicain Emiliano Zapata Salazar, né le 8 août 1879 et mort le 10 avril 1919.

Surnommé "El caudillo del Sur" ("Le caudillo du Sud") et "l'Atila del Sur" ("l'Attila du Sud"), il fut, avec son "armée de libération du Sud" et ses hommes, communément appelés "les zapatistes", l'un des principaux acteurs de la révolution mexicaine de 1910 contre président Porfirio Diaz, puis de la guerre civile qui suivit le départ en exil de celui-ci en 1911.

Sa maxime, "Mieux vaut mourir debout que vivre toute une vie à genoux", est entrée dans la légende.