"Moldo-valaque".

Transylvanie, Moldavie et Valachie : les trois grandes régions de la Roumanie

J'aime beaucoup cet étrange adjectif désignant :

  • au sens propre, dans le langage courage et dans un registre désuet : ce qui était autrefois relatif aux principautés de Moldavie et de Valachie.

"Principautés unies de Moldavie et de Valachie" ou "Principautés roumaines" était en effet le nom officiel de la Roumanie après l’union de la Valachie et de la Moldavie sous le sceptre du prince Alexandre Jean Cuza en 1859. Les deux principautés ont fusionné leurs institutions, le 5 février 1862, sous le nom de "Principautés unies de Roumanie". À partir de 1866, elles sont reconnues par l’Empire ottoman et les autres puissances comme un seul État : la "Principauté de Roumanie", communément appelée parfois "Petite Roumanie" (puisqu'il manque la Transylvanie). Comme la Valachie et de Moldavie auparavant, la principauté de Roumanie est vassale de l’Empire ottoman, sans être pour autant une province turque. Elle est reconnue par l’Empire ottoman et les autres puissances comme un État souverain à l’issue de la guerre russo-turque de 1878, pour finir érigée en "Royaume de Roumanie" en 1881.

  • et au sens figuré, dans le registre familier : ce qui est relatif à un pays éloigné et bizarre, peut-être inexistant.

On dit par exemple : "Tu vas encore vouloir me faire découvrir un de tes films moldo-valaques !".

.Sources : wikipedia;org et www.larousse.org

"Le sérail"

Ce substantif masculin désigne :

  • autrefois, dans l'ancien Empire ottoman : le palais du sultan et quelques hauts dignitaires.
  • et par extension, de nos jours : un milieu restreint ou l'entourage immédiat d'une personne haut placée.

Appartenir au sérail d'un dirigeant, c'est faire partie de son cercle rapproché, de ses intimes.

On dit par exemple : "C'est ce qui se murmure actuellement dans le sérail d'Emmanuel Macron".

"Tous les chemins mènent à Rome".

Cette expression du langage courant est une expression proverbiale d'origine latine pouvant avoir différentes significations et relever de différents contextes selon l'époque où l'on se situe : géopolitique, religieux ou philosophique.

  • de nos jours, elle relève de la philosophie et signifie, au sens figuré : il existe une multiplicité de moyens pour parvenir à une même fin. Autrement dit, on peut atteindre un objectif ou obtenir un résultat de différentes manières, même si certaines peuvent parfois se révêler plus longues et plus complexes que d’autres.
  • dans l'Antiquité, elle relevait de la géopolitique et évoquait, au sens propre, le réseau routier de l'Empire romain, dont toutes les voies convergeaient vers Rome, où Auguste avait fixé le point zéro des routes impériales, permettant de calculer les distances, depuis Rome, des principales villes de l'Empire.

De fait, à l'époque, toutes les routes impériales menaient donc à Rome.

Les voies romaines impériales en Italie, qui, toutes, mènent à Rome
Les voies romaines impériales en Italie, qui, toutes, mènent à Rome
  • au Moyen Âge, elle relevait de la religion, Rome, la cité du Pape étant devenue la principale destination des pèlerinages chrétiens, à la suite de la domination arabe de Jérusalem (640) et jusqu'au début du culte de saint Jacques, à Compostelle (Galice) (Espagne), au Xe siècle.

On avait alors attribué au pèlerin se rendant à Rome le sobriquet de "Romieu", "Roumieu" ou "Romée".

Et les Musulmans appelaient tous les Chrétiens "Roumieh" ou "Roumi", un mot qui a perduré jusqu'à l'époque contemporaine.

Sources : wiktionary.org, wikipedia.org, www.expressio.fr et www.larousse.fr

"La Nouvelle-France".

La Nouvelle-France à son apogée, vers 1745

Cette locution verbale désigne un immense ensemble colonial français d'Amérique du Nord ayant existé de 1534 à 1763 avec le statut de vice-royauté.

Sa capitale était Québec.

Et son gigantesque territoire était constitué des colonies d'Acadie, du Canada et de la Louisiane (celle vendue par Napoléon aux État-Unis d'Amérique en 1803. Pas l'actuelle État de Louisiane, infiniment plus petit).

À son apogée vers 1745, il comprenait le bassin versant du fleuve Saint-Laurent, des Grands Lacs et du Mississippi, le nord de la Prairie, et une grande partie de la péninsule du Labrador.

Soit une superficie d'environ 8 millions de km2, équivalant à 14 fois la France métropolitaine actuelle ; les États-unis d'Amérique et le Canada actuels s'étendant respectivement sur 9,86 et 9,98 millions de km2.

"Se rembrailler".

J'aime beaucoup ce verbe marseillais signifiant, selon le contexte :

  • rajuster ses vêtements,
  • remonter son pantalon,
  • voire : se rhabiller.

On dit par exemple : "Rembraille-toi : on dirait un clochard !".

Ou : "Je me suis rembraillé à toute vitesse : son mari allait arriver d'un moment à l'autre !".

Tout comme l'adjectif "Débraillé", ce verbe injustement méconnu dans le reste de la France fait référence aux "Braies", ce vêtement en forme de pantalon, ajusté ou flottant, porté par plusieurs peuples de l'Antiquité (en particulier les Gaulois et les peuples germaniques), ainsi qu'au Moyen Âge.

Braies médiéviales
Braies médiéviales

Vous en avez vu depuis votre plus jeune âge, dès lors que vous connaissez Obélix et ses célèbres braies à rayures blanches et bleues !

Les célébrissimes guerriers gaulois Obélix et Astérix, toujours vêtus de braies
Les célébrissimes guerriers gaulois Obélix et Astérix, toujours vêtus de braies

Le mot "Braies" qui nous vient du gaulois est un substantif féminin qui présente la particularité d'être exclusivement employé au pluriel.

Braies
Braies

Et "Se rembrailler" signifie donc étmologiquement: rajuster, remonter ses braies.

Source : wikipedia.org

"Une imprécation".

Ce substantif féminin du registre soutenu désigne :

  • dans l'Antiquité, une prière solennelle appelant (sur l'ennemi ou le coupable) la colère des divinités infernales,
  • et donc, par analogie : une malédiction solennelle, proférée contre quelqu'un,
  • et par extension : une parole ou un souhait - quand ce n'est pas une injure - appelant le malheur sur quelqu'un.

On dit ainsi : "Charger quelqu'un d'imprécations", "Lancer des imprécations", "Proférer des imprécations", "Hurler des imprécations", "Fulminer des imprécations" ; "Éclater en imprécations" ou "Se répandre en imprécations".

Sources : www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

L'incroyable anagramme de : "Vincent Auriol" !

Réponse
Il s’agit de « Voilà un crétin » !

Une anagramme est une figure de style consistant à intervertir les lettres d’un mot ou d’un groupe de mots afin de constituer un ou plusieurs autres mots.

Comme par exemple : « Algérien » et « Galérien » ou « Guérison » et « Soigneur ».

Mais également : « Jean-Marie Le Pen » et « Je ramène le pain ».

L'homme politique français(du 16 janvier 1947 au 16 janvier 1954)

Vincent Auriol, né le 27 août 1884 et mort le 1er janvier 1966 à Paris, est un homme d’État français socialiste, président de la République du 16 janvier 1947 au 16 janvier 1954.

Membre de la SFIO (Section Française de l’Internationale Ouvrière), il est ministre des Finances de 1936 à 1937, dans le gouvernement du Front populaire dirigé par Léon Blum, puis garde des Sceaux de 1937 à 1938, dans les troisième et quatrième cabinets de Camille Chautemps. Et il occupe l’éphémère ministère chargé de la Coordination des Services à la Présidence du Conseil en 1938 dans le second cabinet Blum.

Président de l’Assemblée constituante puis de l’Assemblée nationale entre 1946 et 1947, il est élu président de la République au début de cette dernière année, devenant le premier à occuper cette fonction sous la IVe République et le premier chef d’État socialiste en France.

Source  wikipedia.org

"Un pont trop loin", "Être un pont trop loin", "S'avérer être un pont trop loin" ou "Se révéler être un pont trop loin".

Héritage langagier du cinéma et de la littérature, cette formule en forme d'idiotisme architectural, que l'on entend parfois, fait référence à un film et à un roman relatant un épisode de la Seconde Guerre mondiale situé aux Pays-Bas, en septembre 1944.

Et elle signifie concrètement, au sens figuré : trop ambitieux, trop dangereux, trop risqué, au-delà de ce qu'il est raisonnablement possible de faire ou de réussir.

C'est le réalisateur britannique Richard Attenborough, qui a réalisé, en 1977, le film "Un pont trop loin", d'après le roman éponyme de Cornelius Ryan, écrit en 1974.

Affiche du film américano-britannique "Un pont trop loin" de richard Attenborough (1977)

Les deux évoquent par le menu l'opération Market Garden, la plus grande offensive aéroportée de l'histoire, au cours de laquelle furent engagés 34 000 parachutistes.

Cette opération militaire alliée de la Seconde Guerre mondiale se déroula du 17 au 25 septembre 1944.

Principalement menée par les armées britanniques, il s'agissait d'une tentative de prendre des PONTS franchissant les principaux fleuves des Pays-Bas occupés par les Allemands.

Market Garden devait notamment permettre d'atteindre la ville d'Arnhem, située sur la rive du Rhin, derrière le troisième PONT à prendre.

Le succès aurait permis aux Alliés de contourner la ligne Siegfried afin d'accéder à l'un des principaux centres industriels du IIIe Reich, la Ruhr, et donc de terminer plus rapidement la guerre, peut-être avant Noël 1944.

Proposée par le maréchal britannique Montgomery, cette opération risquée avait rencontré l'opposition des généraux américains Patton et Bradley, qui voulaient continuer leur offensive au Sud, car ils avaient encore en mémoire les paroles du vainqueur d'El-Alamein qui se faisait fort de s'emparer de Caen (14) dès le soir du 6 juin 1944, alors que la ville n'était tombée que le 21 juillet...

L'opération Market Garden a finalement échoué. Ses objectifs finaux ne furent pas atteints malgré la libération d'une partie du territoire néerlandais. Et les Alliés ont perdu environ 16 000 hommes, contre 8 000 pour les Allemands.

Sans doute Montgomery avait-il visé "UN PONT TROP LOIN" ?

Source : wikipedia.org

"La guillotine" ou "Une guillotine".

Une guillotine

La guillotine est une machine de conception française, inspirée d’anciens modèles de machines à décapitation.

Échafaud, place de la Révolution (aujourd'hui place de la Concorde), à Paris (75)
Échafaud, place de la Révolution (aujourd'hui place de la Concorde), à Paris (75)

Elle fut utilisée en France pour l’application officielle de la peine de mort par décapitation, à partir du 25 avril 1792, puis dans certains cantons de Suisse, en Grèce, en Suède, en Belgique et en Allemagne.

La mort du roi Louis XVI, le 1 janvier 1793, place de la Révolution (aujourd'hui place de la Concorde), à Paris (75)
La mort du roi Louis XVI, le 1 janvier 1793, place de la Révolution (aujourd'hui place de la Concorde), à Paris (75)

Dans notre pays, une guillotine fonctionna pour la dernière fois le 9 septembre 1977, à la prison des Baumettes, à Marseille (13), pour découper en deux le manutentionnaire tunisien Hamida Djandoubi.

Liotard, appartenant tous les trois à la bande armée des "Chauffeurs de la Drôme", qui ravage la campagne valentinoise de 1905 à 1908.
Triple exécution de Valence du 23 septembre 1909 : Octave-Louis David, Pierre-Auguste Berruyer et Urbain-Célestin Liotard, appartenant tous les trois à la bande armée des "Chauffeurs de la Drôme", qui ravage la campagne valentinoise de 1905 à 1908.

Avant d'être définitivement remisée, après l’abolition de la peine de mort, le 18 septembre 1981, au Centre pénitentiaire de Marseille (13).

Noms successifs

La guillotine tient son nom du député, médecin et secrétaire de l'assemblée nationale constituante Joseph-Ignace Guillotin, qui - appuyé par Mirabeau - la fait adopter dans les tout premiers temps de la Révolution française.

Le docteur Joseph-Ignace Guillotin
Le docteur Joseph-Ignace Guillotin

Mais la machine fut d'abord appelée "Louison" ou "Louisette", en référence au nom du docteur Antoine Louis, son concepteur. Chirurgien militaire, celui-ci était secrétaire perpétuel de l'Académie de chirurgie et fût l'un des contributeurs à l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert pour les articles consacrés à la chirurgie.

Le docteur Antoine Louis
Le docteur Antoine Louis

Ou encore "La mirabelle", en référence à Mirabeau.

Honoré-Gabriel Riqueti de Mirabeau
Honoré-Gabriel Riqueti de Mirabeau

Et "La machine à Guillotin".

Mais c'est le terme de "La guillotine" qui s’imposa rapidement, promu de manière ironique par le journal royaliste "Les actes des apôtres".

Une chanson contribua à attacher à cette machine le nom de Guillotin pour la postérité.

Elle avait pour titre : "Sur l’inimitable machine du médecin Guillotin propre à couper les têtes et dite de son nom Guillotine".

Et pour dernier couplet :

"Le romain
Guillotin
Qui s’apprête,
Consulte gens de métier
Barnave et Chapelier,
Même le Coupe-tête
Et sa main
Fait soudain
La machine,
Qui simplement nous tuera
Et que l’on nommera
Guillotine".

Un progrès médical

Le 1er décembre 1789, le docteur Guillotin demande que "la décapitation fût le seul supplice adopté et qu'on cherchât une machine qui pût être substituée à la main du bourreau". L’utilisation d’un appareil mécanique pour l’exécution de la peine capitale lui paraît une garantie d’égalité, qui devait, selon lui, ouvrir la porte à un futur où la peine capitale serait finalement abolie.

Guillotin plaidait ainsi en faveur de son projet : "Avec ma machine, je vous fais sauter la tête en un clin d’œil, et vous ne souffrez point. La mécanique tombe comme la foudre, la tête vole, le sang jaillit, l'homme n'est plus".

Et, de fait, selon les experts médicaux, la section de la moelle épinière entraîne une perte de connaissance instantanée.

La proposition de Guillotin vise également à supprimer les souffrances inutiles. En effet, jusqu’alors, l'exécution de la peine capitale différait selon le forfait et le rang social du condamné : les nobles étaient décapités au sabre, les roturiers à la hache, les régicides et criminels d'État écartelés, les hérétiques brûlés, les voleurs roués ou pendus, les faux-monnayeurs... bouillis vifs dans un chaudron.

L'idée de Guillotin est adoptée en 1791 par la loi du 6 octobre qui dispose que "la peine de mort consistera dans la simple privation de la vie, sans qu'il puisse jamais être exercé aucune torture envers les condamnés" et que "tout condamné à mort aura la tête tranchée" (la fameuse phrase de l'article 12 du Code pénal, déclamée sur tous les tons, en 1938, par le génial Fernandel, dans "Le Schpountz" de Marcel Pagnol).

L’appareil, inspiré d’anciens modèles de machines à décapitation existant depuis le XVIe siècle, est mis au point en 1792 par le chirurgien militaire Antoine Louis.

Après plusieurs essais sur des moutons puis trois cadavres à l'Hospice de Bicêtre le 15 avril 1792, la première personne guillotinée en France fut un voleur, du nom de Nicolas Jacques Pelletier, le 25 avril 1792.

Source : wikipedia.org

"McNamara".

L'homme politique états-unien Robert McNamara

Il s'agit de l'homme politique états-unien Robert Strange McNamara, né le 9 juin 1916 et mort le 6 juillet 2009.

On se souvient principalement de lui comme ayant été le secrétaire à la Défense états-unien des années 1960 et de la guerre du Vietnam.

Et pour cause : il est l'homme politique américain resté le plus longtemps en fonction à ce poste, de 1961 à 1968, sous les présidences successives de John F. Kennedy et de Lyndon B. Johnson., respectivement 35e et 36e présidents des États-Unis d'Amérique.

Il avait auparavant été le premier président de la Ford Motor Company à ne pas être un membre de la famille.

Et est ensuite devenu président de la Banque mondiale, de 1968 à 1981.

Source : wikipedia.org

"Les ors de la République" et "Les ors du pouvoir".

Les ors de la république : la salle des conférences du palais du Luxembourg (Sénat)

Ces deux locutions nominales masculines sont souvent utilisées par les journalistes, politologues et historiens, afin de désigner :

Les ors de la république : le palais du Luxembourg (Sénat)
Les ors de la république : le palais du Luxembourg (Sénat)
  • au sens propre : les caissons des plafonds et autres éléments de décoration dorés ornant les palais abritant les institutions de la République Française (palais de l’Élysée, palais Bourbon, palais du Luxembourg, hôtel de Matignon, etc.).
Les ors de la république : le palais de l'Élysée
Les ors de la république : le palais de l'Élysée
  • et au sens figuré : le pouvoir politique national, en France.
Les ors de la république : le salon des ambassadeurs du palais de l'Élysée
Les ors de la république : le salon des ambassadeurs du palais de l'Élysée

Sources : wikipedia.org