"Un engouement".

Ce substantif masculin du registre soutenu désigne, selon le contexte :

  • dans le domaine médical : l'obstruction d'un conduit, d'un organe.

On parle par exemple d'un "engouement de l'intestin grêle".

  • le fait de s'engouer, de se prendre d'une admiration très vive pour quelque chose ou quelqu'un ; un emballement, un enthousiasme, une passion, une toquade.

On dit par exemple : "On assiste depuis quelques années à un engouement du public pour ce type de meubles".

Sources : Le Robert et www.larousse.fr

"La sarcellite".

"La sarcellite", c'est à dire le malaise des habitants vivant dans les grands ensembles

Ce terme de "Sarcellite" aurait été inventé par un habitant de la ville de Sarcelles (95), s’exprimant sur les ondes de la radio Europe 1.

Et il qualifie, selon le contexte :

  • la maladie ou plus précisément la névrose ressentie par quiconque vit dans ce que l'on appelle les "grands ensembles" d'habitation, un type d'architecture "concentrationnaire", déshumanisée et déprimante des années 1955-1975, dont cette ville est particulièrement emblématique.
  • ou : le type d’urbanisme que constituent ces grands ensembles d’immeubles.

"La sarcellite", c'est à dire le malaise des habitants vivant dans les grands ensembles

Sources : wikipedia.org, wiktionary et Encyclopaedia Universalis

"La diarrhée".

Avoir la diarrhée

Il s'agit - selon la définition de l'OMS - de l'émission d'au moins trois selles molles ou liquides par jour, ou à une fréquence anormale pour l'individu.

Elle est généralement le symptôme d'une infection gastro-intestinale, qui peut être due à diverses bactéries, divers virus ou parasites.

Source : www.who.int

"Être malade comme un chien", "Être malade à crever" ou "Être malade à en crever".

Ces trois locutions verbales relèvent du registre argotique.

"Être malade comme un chien" est un idiotisme animalier et signifie, comme les deux autres formules, au sens figuré : être extrêmement malade.

 

"La tocophobie" ou "La tokophobie".

Ce curieux vocable nous vient du grec ancien "tokos" ("accouchement") et "phobos" ("peur").

"La tocophobie" ou "tokophobie" désigne en effet : la peur pathologique de l'enfantement, qu'il s'agisse de la grossesse ou de l'accouchement.

Cette phobie spécifiquement féminine peut amener certaines femmes à se priver de devenir mère ou même à se faire avorter, alors qu’elles désirent le bébé.

Sources : wiktionary.org et fr.style.yahoo.com

"Le ver solitaire".

Une main d'homme tenant un ver solitaire de plus de deux mètres

Il s'agit du nom communément donné au "Ténia" ou "Taenia", un ver parasite se développant dans l’intestin grêle humain, où il peut vivre 30 à 40 ans, en provoquant parfois des troubles.

De forme plate et segmentée, présentant l’aspect d’un ruban (ou d'une immense tagliatelle !), le ver solitaire est hermaphrodite et peut mesurer jusqu’à 10 mètres de long à taille adulte !

Un ténia ou "ver solitaire" de plus de deux mètres de long
Un ténia ou "ver solitaire" de plus de deux mètres de long

Ces vers parasites se transmettent via l’ingestion de viande infectée par des larves vivantes : du boeuf ou du porc, généralement cru ou pas suffisamment cuit.

La tête d'un ténia - ou "ver solitaire" - en très gros plan
La tête d'un ténia - ou "ver solitaire" - en très gros plan

Il existe deux espèces de ténia pouvant affecter l’homme :

  • le Taenia Saginata ("Ténia inerme"), transmis par le boeuf, qui serait présent chez 0,5% de la population française,
  • et le Taenia Solium ("Ténia armé"), qui se transmet par le porc (il n’y a plus de cas décrits en France, mais il persiste dans certains pays de l’Union Européenne tel que la Pologne).

Mode de contamination et symptômes du ver solitaire

Une fois ingérée, la larve de ténia se fixe par sa tête à la paroi de l’intestin grêle. Elle s’y développe progressivement grâce à la nourriture ingérée par l’hôte et atteint sa taille adulte en trois mois. Le ver est alors en mesure de se reproduire : il se développe en fabriquant des anneaux (segments) pourvus d’un appareil reproducteur.

Régulièrement, des anneaux contenant les œufs se libèrent et sont expulsés par l’anus. Les anneaux du ver solitaire sont de forme plate, rectangulaire et peuvent mesurer jusqu'à 2 cm de long sur 6 à 8 mm de large. Ils sont souvent décrits comme ressemblant à des pâtes alimentaires.

La découverte de ces anneaux dans les sous-vêtements, les selles, les draps, ou sous la douche est souvent le premier signe de la présence du ténia dans l’organisme. Les anneaux s’expulsent souvent de manière active car ils sont mobiles, c’est pourquoi ils peuvent être retrouvés en dehors des selles.

En effet, l’infection passe inaperçue dans la plupart des cas et il est tout à fait possible d'abriter le parasite pendant des années sans s'en rendre compte.

On peut néanmoins observer plusieurs symptômes chez certains sujets : douleurs abdominales, nausées, troubles de l’appétit, éruptions cutanées, fatigue, céphalées

Une perte de poids anormale et rapide peut être également un signe de l’infection.

Traitement

On prescrit généralement un médicament antiparasitaire (ou vermifuge) afin de tuer le ténia.

Une fois détruit, le ténia est expulsé avec les selles par les voies naturelles.

Complications

Le ver solitaire est une affection relativement bénigne et les complications liées au parasite (appendicite, occlusion intestinale) sont très rares.

Dans le cas du Taenia Solium ("Ténia armé", se transmettant par le porc et absent en France), l’homme peut toutefois devenir lui-même un hôte intermédiaire par la consommation accidentelle d'oeufs de parasite, présents dans les selles d’autres humains.

Les oeufs ingérés passent dans les vaisseaux sanguins et se fixent dans différents tissus musculaires, voire cérébraux, dans les cas les plus graves, pour former des cysticerques (ou larves).

On parle alors de cysticercose humaine, une pathologie sérieuse qui entraîne des troubles oculaires et neurologiques.

Prévention

Le plus important est de veiller à une congélation prolongée (- 10°c pendant 10 jours minimum) ou une cuisson suffisante de la viande de boeuf ou de porc, afin de détruire les larves de ténia.

La consommation de boeuf crue (steak tartare) est à risque.

Les mesures d'hygiène alimentaire doivent être en particulier respectées dans des régions du monde où les contrôles sanitaires et vétérinaires sont moins développés.

Moins fréquemment, d’autres viandes peuvent transmettre le Ténia Saginata ("Ténia inerme", transmis par le boeuf et présent en France), telles que par exemple celle de l'antilope, du caribou, du chameau, de la gazelle, de la girafe, du gnou, du lama ou du lémur.

Il est important pour les humains de ne pas déposer leurs selles à portée d’animaux comme les bovins, car ce geste pourrait leur transmettre le Ténia Saginata.

Il est également essentiel de ne pas consommer de légumes pouvant avoir été souillés par des déjections humaines, à cause du risque de cysticercose humaine. C’est la raison pour laquelle l’engrais humain est interdit.

Source : www.passeportsante.net

"La phobophobie".

La phobophobie est la peur... d'avoir peur.

Le phobophobe a peur de ses réactions s’il avait à affronter une situation difficile. Il anticipe les sensations et les symptômes ressentis lors d'une phobie.

Que la peur soit identifiée ou non, on parle souvent d'anxiété générale.

La phobophobie fait souvent entrer la personne qui en souffre dans un cercle vicieux : la peur d'avoir peur la pousse en effet à vivre recluse, afin d'éviter de se retrouver dans des situations angoissantes...

Sources : www.passeportsante.net, www.cosmopolitan.fr et www.doctissimo.fr

"Un dégagement".

Ce substantif masculin polysémique du langage courant peut désigner, selon le contexte, de nombreuses choses :

  • l'action de retirer d'un organisme, d'une institution ce qui y a été engagé ou gagé ; l'action de le dégager (Le "dégagement d'une pendule du mont-de-piété"),
  • l'action de déblayer un lieu, d'en enlever ce qui l'encombre, l'embarrasse (le "dégagement d'une voie"),
  • le fait de libérer quelqu'un ou quelque chose qui est couvert, bloqué, écrasé par quelque chose ; l'action de l'enlever du lieu où il se trouve (le "dégagement de vestiges préhistoriques par des archéologues" ou le "dégagement d'une victime d'avalanche par les secouristes"),
Le dégagement d'un squelette par un archéologue.
Le dégagement d'un squelette par un archéologue.
Une équipe de secouristes effectuant un dégagement de victime d'avalanche, en montagne
Une équipe de secouristes effectuant un dégagement de victime d'avalanche, en montagne
  • le fait de se dégager, en parlant d'un gaz, d'une odeur, etc. (un "dégagement de vapeur" ou un "dégagement de fumée"),
  • l'action de se dégager de quelque chose, d'une promesse, d'un engagement militaire (une politique du "dégagement en Afrique et en Europe"),
  • dans une habitation : une communication, un passage établi d'une pièce à une autre ou entre l'intérieur et l'extérieur ; un espace libre permettant d'aller et venir librement.

On dit par exemple : "Il va falloir prévoir d'importants dégagements dans cet appartement, car ma fille est en fauteuil roulant".

Un appartement pour personnes handicapées physiques disposant d'importants dégagements
Un appartement pour personnes handicapées physiques disposant d'importants dégagements
  • en sport, notamment au football ou au rugby : l'action d'envoyer le ballon loin de son but ou de sa ligne de but,
Un gardien de but de football effectuant un dégagement
Un gardien de but de football effectuant un dégagement
Un joueur de rugby effectuant un dégagement
Un joueur de rugby effectuant un dégagement
  • en aéronautique : la séparation d'un avion du groupe avec lequel il volait en formation,
  • et en médecine : le temps terminal de l'accouchement, au cours duquel le foetus franchit le détroit inférieur du bassin et l'orifice vulvaire.

Source : www.larousse.fr

"Un suçon".

Un suçon dans le cou d'une jeune femme

Ce substantif masculin désigne une petite marque ou ecchymose temporaire, résultant d'une succion de la peau par la bouche, faite de manière suffisamment appuyée et prolongée pour que les vaisseaux sanguins situés sous la peau éclatent.

Les suçons se font le plus souvent dans le cou ou sur les épaules.

Un jeune homme venant de faire un suçon dans le cou d'une jeune femme

Nos amis québecois disent "Une sucette" !

On n'écrit pas : "Une pillule" ni "Un pillulier" !

Mais : "Une piLule" et "Un piLulier" !

Avec un seul "l".

  • "Une piLule" est un médicament de forme arrondie et administré par voie buccale, c'est à dire : devant être avalé.

Une pilule

  • et "Un piLulier" est une boîte dans laquelle on met des pilules.
Des piluliers de porcelaine anciens ou "Boîtes à pilules"
Des piluliers de porcelaine anciens ou "Boîtes à pilules"

Il existe depuis quelques décennies des piluliers plastiques comportant différents compartiments, voire des modèles dits "hebdomadaires", permettant d'organiser la prise de pilules à différents moments de la journée ou/et de la semaine.

Un pilulier hebdomadaire

"L'athazagoraphobie"

Une femme athazagoraphobe, cest à dire ayant peur de perdre ou d’être oublié de ses amis

"L'athazagoraphobie" est la peur excessive d’être oublié ou ignoré de ses amis ou de ses pairs, voire de les perdre ; une pathologie de plus en plus répandue dans les grandes villes, qui cache un manque de confiance en soi, une peur de l’abandon et un manque de maturité.

On est toujours dans l’attente de nouvelles de ses proches. Et une seule journée sans message ou sans appel apparaît interminable, l'angoisse ne faisant qu'empirer au fil des heures.

Cette phobie peut apparaître après des expériences traumatisantes, comme la perte d’un ami ou une rupture amoureuse.

Être trahi par un confident ou le voir s’éloigner petit à petit peut également laisser des séquelles.

L'athazagoraphobe a tout le temps besoin d’être rassuré de l’affection que lui porte ses amis.

Or cette dépendance affective peut finir par génèrer des conflits, soit exactement l'inverse de ce qu'il souhaitait.

Sources : www.cosmopolitan.fr et www.linternaute.fr

"Souffrir de quelque chose" et "Souffrir quelque chose".

Le verbe "Souffrir" doit en effet ici être utilisé sous sa ("Souffrir quelque chose"), signifiant

  • "Souffrir de quelque chose" (forme intransitive) signifie :
    • éprouver une souffrance, des douleurs physiques ou morales ; avoir mal.

On dit par exemple : "Je souffre beaucoup du dos".

    • ou : éprouver un dommage.

On dit par exemple : "Les vignes souffrent beaucoup du gel cet hiver".

  • tandis que "Souffrir quelque chose" (forme transitive) signifie :
    • dans le registre soutenu : permettre, tolérer.

On dit par exemple : "Souffrez, chère madame, que je vous débarrasse de votre manteau".

Ou : "Ces calculs ne souffrent aucune approximation".

    • dans le langage courant : supporter quelque chose de pénible ou de désagréable ; endurer.

On dit par exemple : "Mon père souffre le martyre avec sa hanche".

Source : wiktionary.org