Ne pas confondre : ""La fièvre aphteuse" et "La fièvre acheteuse" !

Ces deux locutions verbales paronymes ne doivent naturellement pas être confondues.

  • "La fièvre aphteuse" est une maladie virale animale généralement non mortelle, voire bénigne, qui affecte notamment les bovins, les porcs, les chèvres, les moutons et d'autres animaux.

Les chevaux n'y sont pas sensibles et les hommes très rarement.

La fièvre aphteuse a un impact économique important, qui justifie des politiques nationales et internationales.

  • tandis que "La fièvre acheteuse" est le nom donné familièrement à "L'oniomanie" ou trouble lié à l'achat compulsif, une manie compulsive des achats, généralement peu ou pas nécessaires à l'individu.

Ce trouble a été découvert en Allemagne, en 1915, par le psychiatre allemand Emil Kraepelin.

Il s'agit d'une relation pathologique à l’argent et aux achats, qui touche environ 1,1 % de la population mondiale.

On l'a également appelé "Prodigalité" en 1960.

Source : wikipedia.org

"L'ADN".

Molécules d'ADN (Acide DésoxyriboNucléique)

Ce sigle désigne l'Acide DésoxyriboNucléique, une macromolécule de plusieurs centimètres de long, présente dans toutes les cellules vivantes.

Elle renferme l'ensemble des informations génétiques, appelé "Génome", permettant le développement, le fonctionnement et la reproduction des êtres vivants.

Et est le support universel de l'information génétique héréditaire.

Source : wikipedia.org

Pourquoi dire : "Un cluster" ou "Des clusters" ?

Comme la plupart des organes d'information, des journalistes et des pouvoirs publics français ne cessent de la faire depuis le mois de mars 2020 avec la pandémie de maladie à coronavirus 2019.

Et pas : "Un FOYER D'ÉPIDÉMIE" et "Des FOYERS D'ÉPIDÉMIE" !

J'enrage désormais dès que j'entends ce mot.

 

46 façons de dire "mourir".

Le registre argotique est très riche, avec les verbes "Clamser", "Claquer" ou "Crever".

Et les locutions verbales "Aller nourrir les asticots", "Aller nourrir les poissons", "Aller nourrir les requins", "Aller nourrir les vautours" et "Avaler sa chique".

"Boire le bouillon d'onze heures", "Passer l'arme à gauche" ou "Sortir les pieds devant" relèvent du registre familier.

Dans le langage courant, nous avons également "Bruler vif", "Être assassiné", "Être broyé", "Être coupé en deux", "Être déchiqueté", "Être tué", "Être victime d'un assassinat", "Être victime d'un meurtre", Exploser", "Laisser sa vie (quelque part)", "Ne pas survivre", "Perdre la vie", "Succomber à ses blessures", "Se suicider".

Ainsi que, dans le cas d'une exécution : "Être décapité", "Être exécuté", "Être fusillé", "Être guillotiné" ou "Être pendu"

Ou, durant une guerre : "Mourir pour la France", "Tomber au champ d'honneur" ou "Tomber sous les balles de l'ennemi".

Enfin, "Consentir au sacrifice suprême", "Être rappelé à Dieu", "Expirer", "Faire le dernier voyage", "Faire son dernier voyage", "Faire le grand voyage", "Passer" et "Passer de vie à trépas", "Rendre l'âme", "Rendre son dernier souffle", "Rendre son dernier soupir", "Trépasser" et "Voir sa dernière heure arriver" relèvent du registre soutenu.

"Avoir une coupe à la Kojak", "Être coiffé à la Kojak" ou "Être coiffé comme Kojak".

Le gardien de but international français Fabien Barthez

Ces trois expressions du langage familier signifient : être chauve ou avoir le crâne rasé.

À l'instar du lieutenant Theo Kojak dans le feuilleton télévisé états-unien des années 1970 "Kojak", dont le rôle-titre était interprété par l'acteur états-unien Telly Savalas.

Sur un sujet contigu, je vous recommande la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Être chauve".

"L'omniphobie", "La panophobie" ou "La pantophobie".

Une femme apeurée peut-être victime d'"omniphobie", également appelée "panophobie" ou "pantophobie".

Ces trois vocables parfaitement synonymes désignent une phobie non spécifique connue comme étant une peur... de tout !

Ce qui se traduit par un état d'anxiété intense et mal définie ne portant sur aucun objet précis, une crainte vague et persistante d'un danger inconnu.

Sources : wikipedia.org et www.cnrtl.fr

Pourquoi dire : "Le CT" ou "Le contact-tracing" ?

Comme ose se permettre de le faire Santé publique France, le 7 mai 2020, dans son "Guide méthodologique d’investigation des cas et des personnes-contacts, pour la réalisation du contact-tracing, durant la période suivant le confinement". Ou l'Assurance Maladie dans un courrier papier reçu ce 12 novembre 2020.

Et pas, tout simplement : "LE SUIVI DES CONTACTS" !

En voici en effet la définition proposée par Santé publique France dans le document évoqué : "Le contact-tracing (CT) a pour objectifs de limiter au maximum la diffusion du virus à partir des
nouveaux cas, de détecter et briser prospectivement les chaînes de transmission le plus rapidement
possible, et de détecter d’éventuels épisodes de cas groupés en vue de leur investigation et leur
contrôle".

On notera au surplus l'incroyable stupidité de l'utilisation d'un tel sigle anglais "CT", qui possède bien évidemment déjà plus de 200 définitions différentes... dont plusieurs dizaines rien que dans le domaine de la santé !

Sources : www.santepubliquefrance.fr et www.ameli.fr

"L'inventeur du stéthoscope".

médecin français René -Théophile-Hyacinthe Laennec, né le 17 février 1781 et mort le 13 août 1826, à l'âge de 45 ans, il a révolutionné l'histoire de la médecine en inventant le stéthoscope en 1816

il s'agit du surnom du médecin français René -Théophile-Hyacinthe Laennec, né le 17 février 1781 et mort le 13 août 1826, à l'âge de 45 ans.

Le docteur René Laennec auscultant un malade
Le docteur René Laennec auscultant un malade

Fondateur de la pathologie pulmonaire moderne, il a révolutionné l'histoire de la médecine, en 1816 en inventant le stéthoscope, un instrument utilisé par les médecins pour l’auscultation du coeur et des poumons.

Le stéthoscope en bois de René Laennec
Le stéthoscope en bois de René Laennec

Un stéthoscope (inventé en octobre 1816 par le docteur René Laennec lors d'une consultation auprès d'une patiente cardiaque)

Souvenir personnel :

Philatéliste précoce, je me souviens avoir découvert, en 1968, à l'âge de 7 ans, le timbre-poste français de 1952 consacré au docteur Laennec.

Timbre-poste français de 1952 consacré à Laennec, l'inventeur du stéthoscope

Et avoir appris qu'il était l'inventeur du stéthoscope en cherchant son nom dans les pages du Petit Larousse illustré de mes parents.

Source : gallica.bnf.fr

"Un sage-femme", "Un sage-homme", "Un homme sage-femme", "Une sage-femme homme", "Un parturologue", "Un accoucheur" ou "Un maïeuticien".

Un maïeuticien (également appelé "sage-femme", "sage-homme", "homme sage-femme", "sage-femme homme", parturologue" ou "accoucheur"

L'ensemble de ces dénominations désignent : un homme exerçant la profession de "Sage-femme".

Des élèves sages-femmes et un élève maïeuticien
Des élèves sages-femmes et un élève maïeuticien

Cette profession s'est en effet ouverte aux hommes, en France, depuis 1982, ce qui a entraîné la floraison de ces 7 appellations :

  • Le substantif masculin "Un sage-homme" constitue le pendant exact du substantif féminin "Une sage-femme",
  • le substantif  "Un sage-femme" sonne vraiment très étrangement aux oreilles et semble parfaitement absurde,
  • les locutions nominales masculine "Un homme sage-femme" et féminine "Une sage-femme homme" semblent parfaitement décrire la réalité mais ne brillent pas par leur concision,
  • le substantif masculin "Un parturologue" est un néologisme, créé à partir du latin "Parturire" ("Accoucher"),
  • le substantif masculin "Un accoucheur" présente l'avantage d'être simple et clair,
  • enfin, le substantif masculin "Un maïeuticien", créé à partir d'un adjectif grec ancien signifiant "Habile à accoucher", est le terme retenu et recommandé par l'Académie française, qu'il convient donc - me semble-t-il - d'utiliser.

Source : www.larousse.fr

"Un charlatan".

Ce substantif masculin désigne :

  • autrefois : un vendeur ambulant commercialisant des drogues et des potions sur les places publiques, et arrachant les dents, avec un grand luxe de discours et de facéties ; un bonimenteur.
  • et de nos jours, selon le contexte :
    • un guérisseur ou un médecin ignorant et sans conscience, se vantant de pouvoir guérir diverses maladies,
    • un imposteur exploitant la crédulité publique, en vantant ses produits, sa science, ses qualités,
    • ou : en Afrique : un devin, un guérisseur, un sorcier.

Sources : www.linternaute.fr et www.larousse.fr

"L'aérodromophobie" ou "L'aviophobie".

Un avion

Ce substantif féminin désigne la peur irraisonnée des avions et du transport aérien.

Cette maladie névrotique se caractérise par une peur intense et incontrôlable au moment de prendre l'avion.

Les symptômes  sont ceux de toutes les phobies : l'apparition systématique de troubles somatiques comme une tachycardie, des suées profuses, voire des pertes de connaissance.

Ces troubles apparaissent au moment de la montée dans l'appareil, du décollage et de l'atterrissage, durant le vol lui-même ou parfois, à la seule idée de prendre un avion.

Un aéroport

À l'opposé, il existe au contraire des personnes que les avions et le transport aérien excitent sexuellement !

Source : www.futura-sciences.com

"Ausculter" et "Une ausculation".

  • "Ausculter" est un verbe signifiant :
    • dans le domaine médical : explorer les bruits de l'organisme par l'auscultation.

On dit par exemple : "Le médecin ausculte ses patients avec un stéthoscope".

Un stéthoscope (inventé en octobre 1816 par le docteur René Laennec lors d'une consultation auprès d'une patiente cardiaque)

    • et par extension : examiner avec attention une situation, quelque chose, afin d'en repérer les points faibles ou les points forts.

On dit par exemple : "Les analystes vont ausculter le marché financier au lendemain de cette élection" ou "Cet un ouvrage est très ancien et il convient de l'ausculter avec précaution".

  • et "Une auscultation" désigne :
    • en médecine : une technique diagnostique consistant à écouter les bruits produits par les organes (cœur, poumons), à l'aide d'un stéthoscope.

L'auscultation d'un patient à l'aide d'un stéthoscope (inventé en octobre 1816 par le docteur René Laennec)

    • par extension : une analyse, une étude attentive, réalisée afin de repérer les causes d'un dysfonctionnement.

On dit par exemple : "L'auscultation de la société sera effectuée par un organisme extérieur".

    • et plus spécifiquement : l'ensemble des opérations d'examen et de contrôle d'un ouvrage d'art (pont, tunnel, barrage, jetée, etc.), conduites à la suite de constatations traduisant un comportement anormal des structures considérées.

L'auscultation d'un ouvrage d'artL'auscultation d'un ouvrage d'art

Source : www.larousse.fr

"La potomanie", "La polydipsie primaire" ou "La polydipsie psychologique".

Ces différentes appellations désignent une pathologie psychiatrique. Ce TCA se caractérise par un besoin irrépressible de boire constamment, essentiellement de l'eau.

La victime, appelée "potomane" boit tout liquide à sa portée, jusqu'à plus de dix litres par jour.

Cette consommation excessive peut devenir mortelle, car il est impossible pour l'organisme de tout assimiler. La potomanie génère une sécrétion d’urine en quantité abondante, et donc une augmentation du volume urinaire au-delà de 2,5 l par jour, appelée "Polyurie".

Au-delà de dix litres par jour l'apport hydrique des cellules aboutit à une diminution de la quantité de sel à l'intérieur du sang, pouvant générer un oedème au sein du cerveau, lequel peut s'accompagner de troubles neurologiques parfois très sévères.

Source : wikipedia.org

"Le tiers-payant" et "Le ticket modérateur".

De nombreuses personnes semblent confondre ces deux notions.

  • Ainsi, bénéficier de ce que l'on appelle le "Tiers-payant" ne signifie absolument pas que l'on ne doit payer que 33,33% (un "tiers") du montant d'une facture... car le mot "tiers" doit s'entendre comme "troisième personne" ou "tierce personne".

En sorte que le "Tiers-payant" est un dispositif permettant - dans le cadre d'une convention préalable et valide, éventuellement assortie de conditions - à l'acheteur d'un bien et/ou au bénéficiaire d'une prestation d'en voir le règlement acquitté par une "tierce" personne ou un organisme "tiers".

En matière d'Assurance Maladie, le "tiers-payant" dispense donc le bénéficiaire de faire l'avance des frais médicaux.

Par exemple pour ce qui concerne les soins pris en charge au titre de la maternité ou d'une ALD (Affection de Longue Durée).

  • tandis que le "ticket modérateur" désigne, en France et en Belgique, la partie des dépenses de santé demeurant à la charge du patient après le remboursement de l’Assurance Maladie, avant déduction des participations forfaitaires, franchises médicales ou forfait hospitalier à la charge de l’assuré.

On parle également de "Quote-part personnelle" ou d’"Intervention personnelle", pour désigner cette part, qui est prise en charge - de façon partielle ou intégrale - par la mutuelle dont dispose éventuellement le patient.

Source : wikipedia.org