"Un menton en galoche".

Un menton en galoche

Cette locution nominale masculine en forme d'idiotisme corporel relève du registre familier.

Et elle désigne : un menton saillant.

Cette affection est appelée médicalement : prognathie mandibulaire ou prognathisme mandibulaire(pour la machoire du bas) ou maxillaire (pour la machoire du haut).

 

"Cogner comme un sourd", "Frapper comme un sourd" ou "Taper comme un sourd" et "Gueuler comme un sourd" ou "Hurler comme un sourd".

Ces différentes locutions verbales relèvent du registre familier (et du registre argotique pour "Gueuler comme un sourd").

Toutes les six se fondent sur le fait que l'on pourrait croire que la personne qui cogne, frappe, tape, crie, gueule ou hurle est sourde car elle ne semble pas se rendre compte du vacarme qu'elle génère.

Et elles signifient respectivement :

"Cogner comme un sourd", "Frapper comme un sourd", "Taper comme un sourd"

  • "Cogner comme un sourd", "Frapper comme un sourd" ou "Taper comme un sourd" : cogner, frapper ou taper très très fort.

On dit par exemple : "J'arrive : inutile de cogner comme un sourd !"

"Crier comme un sourd", "Gueuler comme un sourd" ou "Hurler comme un sourd"

  • et "Crier comme un sourd", "Gueuler comme un sourd" ou "Hurler comme un sourd" : crier très fort, hurler.

On dit par exemple : "Tu n'as pas fini de gueuler comme un sourd : on a compris que ton équipe a perdu !".

Source : www.linternaute.fr

"La prognathie" ou "Le prognathisme" et "La rétroprognathie" ou "Le rétroprognathisme".

Une jeune femme prognathe c'est à dire atteinte de prognathie

  • La prognathie ou le prognathisme (du grec pro, "avant" et gnathos, "mâchoire") est une configuration faciale selon laquelle une ou les deux mâchoires sont projetées en avant par rapport à la "verticale" allant du front au nez.

Lorsqu'une seule des deux machoires est concernée, on parle de prognathie ou de prognathisme mandibulaire ou maxillaire.

Mais dans les écrits non-médicaux, lorsque le terme est employé seul, il désigne généralement une avancée de la mâchoire inférieure.

La personne atteinte de prognathie ou de prognathisme est dite "prognathe".

Et le grand public parle plus couramment de "menton en galoche" ou de "menton saillant".

Une jeune femme rétrognathe c'est à dire atteinte de rétrognathie

  • La réthrognathie ou le rétrognathisme (du grec retro, "arrière" et gnathos, "mâchoire"), phénomène inverse, caractérise une ou deux machoires situées en retrait de cette ligne. L'angle facial est la mesure qui permet d'évaluer le prognathisme.

La personne atteinte de rétroprognathie ou de rétroprognathisme est dite "rétrognathe".

Et le grand public parle plus couramment de "menton fuyant".

Source : wikipedia.org

"L'abbé de l'Épée".

L'abbé Charles-Michel de l'Épée (1712-1789), bienfaiteur des sourds-muets

Nombre de français n'ont dû découvrir ce nom qu'à l'occasion d'une lecture détaillée de la profession de foi pour le deuxième tour des élections présidentielles du 24 avril 2022 de Marine Le Pen.

Celle-ci propose en effet la panthéonisation de ce prêtre français, précurseur de l'enseignement spécialisé dispensé aux personnes sourdes.

Charles-Michel de L'Épée, appelé abbé de L'Épée, est né Charles-Michel Lespée, le 24 novembre 1712  et mort le 23 décembre 1789.

L'INJS (Institut National des Jeunes Sourds), fondé par l'abbé de l'Épée, à Paris (75 005)

Il est le fondateur de l'INJS (Institut National des Jeunes Sourds), à Paris (75).

L'INJS se situe à proximité immédiate de la rue qui porte aujourd'hui son nom.

Plaque de la rue de l'abbé de l'Épée, à Paris (75 005)

De nombreuses autres villes posssèdent des voies appelées "Abbé de l'Épée" : Amiens (80), Bordeaux (33), Clermont-Ferrand (63), Marseille (13), Montpellier (34), Nantes (44), Poitiers (86), Reils (51), Rouen (76), Saint-Jean-de-la-Ruelle (45), Strasbourg (67) ou Versailles (78), sa ville natale.

Mais aussi Bruxelles (Belgique) ou Montréal (Canada).

L'abbé de l'Épée est également l'inventeur de la LSF ou Langue des Signes Françaises.

L'abbé Charles-Michel de l'Épée (1712-1789), inventeur de la langue des signes

D'abord avocat, il est ordonné prêtre en 1736.

Possédant une fortune personnelle, l'abbé décide de consacrer son temps aux oeuvres de charité.

Entre 1760 et 1762, il découvre deux soeurs sourdes à la rue des Fossés-Saint-Victor, les soeurs en questions communiquant entre elles par des signes. Leur précepteur, le père Vanin, étant décédé en 1759, il accepte de le remplacer pour enseigner aux jumelles. L'abbé de L'Épée étudie les signes employés par ces filles. Et sa maison se transforme en école ouverte à tous les sourds où il accueille 60 élèves sourds. Il a alors l'idée de mettre au point un alphabet à deux mains avec lequel les sourds pourront communiquer.

Au fil du temps, l'abbé aura 19 disciples qui fonderont plus tard 17 écoles pour les sourds.

Le 23 décembre 1789, devenu pauvre et infirme en se privant durant des mois pour servir toujours au mieux ses chers élèves, Charles-Michel de l'Épée meurt à l'âge de 77 ans.

Enseignement de la LSF

L'abbé de l'Épée a mis en place la recherche sur une langue des signes méthodique utilisable par les sourds, afin de lier ces signes avec le français écrit, mais, comme l’a ultérieurement souligné Ferdinand Berthier, son erreur fut de vouloir assimiler la structure syntaxique du français à celle de la gestuelle des sourds.

Contrairement à ce que certains croient encore, ce n'est pas l'abbé de L'Épée qui a éduqué des sourds, même avec des gestes. Comme dit Pierre Desloges : "Ce n'est donc pas Monsieur l'abbé de L'Épée qui a créé et inventé ce langage ; tout au contraire, il l'a appris des sourds et muets". En revanche, c'est le regroupement des élèves sourds dans son institution et le besoin de communiquer entre eux qui favorisèrent et perfectionnèrent la LSF, la langue naturelle des sourds.  Car il est vain de vouloir enseigner aux sourds sans tenir compte de leur identité culturelle.

L'abbé Charles-Michel de l'Épée (1712-1789), inventeur de la langue des signes

Postérité

  • L'abbé de l'Épée a été immortalisé par l'acteur français Jacques Mathou, dans le superbe film "Ridicule" de Patrice Leconte, en 1996.

L'acteur français Jacques Mathou

Timbre-poste français de 1959 rendant hommage à l'abbé de l'Épée, bienfaiteur des sourds-muets, au profit de la Croix-Rouge française

Source : wikipedia.org

 

"La malignité".

Ce substantif féminin relève du registre soutenu.

Et il désigne, selon le contexte :

  • la tendance à faire le mal, à essayer de nuire en secret, en se servant des ressources de l'intelligence et de l'imaginatione ; la malveillance, la perfidie,

On dit par exemple : "Je me suis toujours méfié de la malignité de ce dirigeant".

  • ou : le caractère dangereux et insidieux d'une affection et sa tendance à s'aggraver.

En particulier, le caractère cancéreux d'une tumeur.

On dit par exemple : "Il s'agit malheureusement d'un cancer dont la malignité est particulièrement redoutable".

Source : Le Robert, www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

"Une fièvre de cheval".

Cette locution nominale féminine en forme d'idiotisme animalier et d'idiotisme médical relève du registre familier.

Et elle désigne au sens figuré : avoir une température corporelle extrêmement élevée, avoisinant les 40 degrés centigrades ; la température normale se situant entre 36,2 °C et 37,7 °C environ.

Source : www.microlife.fr

"Une perf".

Ce substantif féminin polysémique en forme d'apocope relève du registre familier.

Et il  désigne selon le contexte :

  • dans le domaine artistique : une perfORMANCE,

C'est à dire une oeuvre d'art ou un échantillon artistique traditionnellement interdisciplinaires, créé par des actions menées par l'artiste ou d'autres participants, et ayant souvent lieu en direct et en public.

Une perf (performance artistique)

  • dans le domaine médical : une perfUSION,

C'est à dire, par ellipse de "perfusion intraveineuse", une technique - parfois nommée par son principe, infusion - permettant l'administration par voie parentérale de médicaments ou de nutiments.

L'installation d'une perf (performance)Une perf (perfusion)

  • et dans le domaine sportif : une perfORMANCE.

Une sauteuse en hauteur en train de réaliser une perf (performance)

C'est à dire : un résultat, une distance ou un temps, réalisé le plus souvent lors de compétitions officielles et à l'issue d’un entraînement long, complexe et éprouvant.

Source : wikipedia.org

"Le haut mal".

Cette locution nominale masculine relève du registre désuet.

Et elle désignait : l'épilepsie, également appelée mal comitial.

Elle a servi de titre à un roman policier de l'écrivain belge Georges Simenon, paru en 1933 aux Éditions Fayard.

"Le Haut mal" : un roman policier de Georges Simenon paru en 1933
Cette affection neurologique touche plus de 50 millions de personnes à travers le monde.

Elle est définie comme une famille de maladies dont le point commun est une prédisposition cérébrale à engendrer des "crises" épileptiques dites "non provoquées", c'est-à-dire spontanées, non expliquées par un facteur causal immédiat.

Une crise épileptique est caractérisée par une altération fonctionnelle transitoire au sein d'une population de neurones, due à une "décharge" épileptique :

  • soit limitée à une région du cerveau (crise dite "partielle"),
  • soit impliquant les deux hémisphères cérébraux de manière simultanée (crise dite "généralisée").

L'épilepsie se manifeste habituellement durant l’enfance ou à l’adolescence, ou encore après l’âge de 65 ans, plus rarement à partir de 30 ans. Chez les personnes âgées, l'augmentation des cas de troubles cardiaques et d’accidents vasculaires cérébraux accentue le risque. Un tiers des patients souffre d'une épilepsie réfractaire et présente des crises malgré l'utilisation des anti-épileptiques.

Un facteur prédisposant peut être d'origine génétique, lésionnel (lésion cérébrale présente depuis la naissance, malformative, ou acquise au cours de la vie, comme un accident vasculaire cérébral ou les complications d'un traumatisme crânien grave), toxique (certains médicaments tel que le tramadol abaissent le seuil épileptologène) ou autre (par exemple, une anomalie de l'électroencéphalogramme peut être considérée comme prédisposant).

Il n'existe pas une seule épilepsie, mais de nombreuses formes différentes, à l'origine de crises épileptiques elles-mêmes très variées ; les plus fréquentes sont les crises tonico-cloniques généralisées dites convulsions, les crises myocloniques, les absences épileptiques, les crises partielles simples, les crises partielles complexes.

Une épilepsie est caractérisée par deux traits essentiels :

  • son caractère soit "généralisé" (les crises intéressent d'emblée les deux hémisphères cérébraux), soit "partiel" (les crises n’intéressent qu'une population limitée de neurones),
  • et son étiologie ("idiopathique" ou "génétique", et "symptomatique" ou "structurel/métabolique", selon les anciennes et nouvelles terminologies, respectivement).

Chez les personnes souffrant d'épilepsie, la survenue d'une crise est souvent due à un état de fatigue inhabituel, un manque de sommeil, ou un état anxieux. Dans une minorité de cas dits "photosensibles", une stimulation lumineuse intermittente (par exemple, un stroboscope ou un éclair lumineux) peut être à l'origine des crises.

Source : wikipedia.org

 

"Un remède de cheval".

Cette locution nominale masculine en forme d'idiotisme animalier et d'idiotisme médical appartient au registre familier.

Et elle désigne, au sens figuré :

  • un traitement médicamenteux très puissant,

On dit par exemple : "Le médecin m'a prescrit un remède de cheval qui m'a permis de retourner travailler rapidement".

  • ou : des mesures draconniennes, très sévères.

On dit par exemple : "Le redressement de ce journal passe par l'application d'un remède de cheval".

 

 

"Avoir la goutte au nez".

Avoir la goutte au nez

Cette locution verbale relève du langage courant et s'utilise lorsque les températures baissent et que notre nez se met à couler de façon parfois abondante.

Ce phénomène, appelé "rhinorrhée" par les médecins, touche la plupart d'entre nous et s'explique par une réaction purement physiologique.

En temps normal, en effet, le nez fabrique en permanence un fluide épais et gluant, le mucus, chargé de filtrer et d'humidifier l'air extérieur.

Mais en hiver, l'air devenant sec est froid, les cellules du système immunitaire appelées mastocytes vont envoyer un message au cerveau pour lui signaler de fabriquer davantage de mucus, afin de protéger la muqueuse nasale d'un assèchement et d'éviter que l'air sec n'irrite les poumons.

Second mécanisme : le cerveau déclenche un réchauffement du nez en augmentant le flux sanguin. La condensation de la vapeur d'eau expirée va alors former une "goutte au nez".

S'enclenche alors un cercle vicieux : plus l'eau s'évapore, plus elle « prend » de la chaleur au nez qui se refroidit, qui va fabriquer encore davantage de liquide.

On peut ainsi perdre 300 à 400 ml d'eau par jour.

Aussi est-il nécessaire de bien penser à s'hydrater en hiver... et d'avoir sur soi de nombreux paquets de mouchoirs avant de sortir !

Source : www.futura-sciences.com