On ne dit pas : "Moi les plannings, i' sont deux ans à l'avance préparés" !

Le danseur et chorégraphe français Bruno Vandelli

Comme l'a déclaré le danseur et chorégraphe français Bruno Vandelli, le 25 septembre 2020, dans le documentaire "Lofteur, tentatrice et bachelor, que sont devenus les stars des années 2000 ?", sur la chaîne de télévision française TFX.

Mais, à tout le moins : "Moi les plannings, iLS sont PRÉPARÉS deux ans à l'avance" !

Et idéalement : "MON EMPLOI DU TEMPS EST PRÉPARÉ deux ans à l'avance" !

On ne dit pas : "La place sur le podium va être conditionnée à ce que" ni "Il arrive à être bon et à faire bonifier (ses coéquipiers)" !

L'ancien athlète français devenu consultant sportif Bouabdellah Tahri dit Bob Tahri

Comme l'a déclaré, le 15 janvier 2020, l'ancien athlète et consultant sportif français Bob Tahri, dans l'émission vespérale d'Olivier Ménard "L'Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L'Équipe.

Mais : "La place sur le podium va être conditionnée PAR" !

Et : "Il arrive à être bon et à bonifier (ses coéquipiers)" !

Parce qu'il est coutumier de ce type de fautes grossières, je lui lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

On ne dit pas : "Il l'abandonne sur le terrain de bataille" !

Le journaliste français Marc Fourny

Comme le déclare le journaliste français Marc Fourny, dans l'épisode de la série "Sous les jupons de l'histoire" consacré à Mary Stuart, diffusé le 29 octobre 2016 sur la chaîne de télévision française Chérie 25, et rediffusé le 15 janvier 2021.

Mais : "Il l'abandonne sur le CHAMP de bataille" !

Ne dites pas : "Prendre des arbitrages" !

La femme politique française socialiste Marisol Touraine

Comme l'a déclaré la femme politique française socialiste Marisol Touraine, le 17 septembre 2020, lors de son audition par la commission d'enquête du Sénat pour l'évaluation des politiques publiques face aux grandes pandémies

Mais : "EFFECTUER des arbitrages" !

Voire, encore plus simplement : "Arbitrer" !

On ne dit pas : "Faire la lutte pour le titre" !

Comme l'a déclaré, le 23 décembre 2020, le journaliste sportif français Étienne Moatti, dans l'émission vespérale "L'Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L'Équipe.

Mais : "LUTTER pour le titre" !

Parce que ce n'est pas la première fois que je l'entends s'exprimer ainsi aussi mal, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

On ne dit pas : "Rendent la visibilité à néant" !

Ainsi que je l'ai entendu dans le commentaire du documentaire français "Titans des neiges", réalisé en 2017 par Yoan Lefèbvre et diffusé le 3 janvier 2021, sur la chaîne de télévision française RMC Découverte.

Mais : "RÉDUISENT la visibilité à néant" !

Ou : "Rendent la visibilité NULLE" !

On ne dit pas : "Faire cette appel d'offre particulière" !

Le journaliste sportif français Philippe Sanfourche

Comme l'a déclaré le journaliste sportif français Philippe Sanfourche, le 22 décembre 2020, dans l'émission vespérale d'Olivier Ménard "L'Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française l'Équipe.

Mais bien évidemment : "Faire CET appel d'offre particuliER" !

Pour l'énormité de cette faute, révélatrice de son niveau de français, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

"Possiblement".

Je n'en peux plus d'entendre à longueur de journée, dans la bouche de nos dirigeants politiques et économiques comme dans celle des communiquants et autres journalistes, cet adverbe utilisé en lieu et place des traditionnels "Peut-être" ou "Vraisemblablement" :

  • Emmanuel Macron "possiblement" contaminé lors d’un sommet européen,
  • de nouveaux variants du virus "possiblement" bien plus contagieux,
  • mais une solution "possiblement" en vue grâce aux vaccins.

Ce mot à la mode n'est certes pas un anglicisme, car il est bien français. Et cela depuis si longtemps, d'ailleurs, que l’Académie française le jugeait déjà "vieux" en… 1762.

Massivement apparu au cours de l'année 2020, il relève cependant, à mon sens, de la novlangue.

La sonorité technocratique de cet adverbe masque en effet (... sans mauvais jeu de mots !) l’incertitude qu’il exprime.

Les dirigeants politiques, comme les dirigeants économiques, pourraient bien évidemment dire "peut-être" ou "vraisemblablement" et s’exprimer au conditionnel.

Ils pourraient même, parfois, dire qu’il y a des choses qu’ils ignorent. Mais ne pas tout savoir leur semble être une faute impardonnable, à laquelle ils ne parviennent manifestement pas à se résigner.

Seul l'usage du terme "possiblement" permet donc ce tour de force : reconnaître sa totale ignorance en feignant d'être totalement sûr de soi !

Source : timetosignoff.fr