"Dégueulis de poivrot".

"Dégueulis de poivrot" - vomi d'alcoolique dans le registre argotique - est une formule extrêmement imagée et fort peu ragoûtante du registre vulgaire - mais que j'adore - désignant la couleur "lie-de-vin".

Couleur lie-de-vin

"Lie-de-vin" est un nom de couleur du langage courant désignant une nuance du champ chromatique rouge tirant sur le violet et dont le nom est hérité de la lie du vin,  un résidu de levures mortes (et éventuellement quelques résidus végétaux) qui sédimentent au fond du contenant à l'issue de la fermentation.

Lie du vin

Source : wikipedia.org

"Les aiglons", "Le gym" et "Les Rouge et Noir".

Logo du club de football de l'OGCN (Olympique Gymnaste Club Nice)

Il s'agit des différents surnom du club de football français de l'OGCN (Olympique Gymnaste Club Nice), fondé en 1904 sous le nom de "Gymnaste club de Nice" et rebaptisé OGCN en 1924.

  • "Les aiglons" car l'emblème de la ville de Nice (06) et du club est l'aigle,
  • "Le gym" par apocope de "olympique GYMnaste club nice",
  • et "Les Rouge et Noir", bien sûr, en référence aux couleurs du maillot du club.

Maillot de football de l'OGCN (Olympique Gymnaste Club Nice) saison 2019-2020

Pourquoi dire : "Une greenwalk" ?

Et pas : "Une marche verte" !

Présenté comme un moment "convivial et éco-citoyen" (la novlangue est évidemment présente en invité d'honneur !), ce type de manifestation a pour but de tout nettoyer sur un itinéraire donné, en se concentrant sur des lieux pollués afin de ramasser le maximum de déchets possible, qu'il s'agisse de mégots ou d'emballages en tous genres.

Bien plus qu’un acte citoyen participer à une "Marche verte", c’est avant tout montrer que l'on est respectueux de sa planète.

Chaque personne pouvant agir et devenir éco-responsable à son échelle, il n’y a pas de "petites actions", le principal étant de se mobiliser pour faire bouger les mentalités.

"Le billet vert", "La devise américaine" ou "La monnaie américaine".

Billet d'un dollar américain

Cette locution nominale en forme d'idiotisme chromatique et ces deux périphrases désignent le "Dollar des États-Unis" ou "Dollar américain", également appelé "USD (United States Dollar)" ou "US Dollar (United States Dollar)".

Il est divisé en 100 cents, a pour symbole "$" et est la monnaie officielle états-unienne depuis le 2 avril 1792.

Le dollar des États-Unis est la monnaie nationale des États-Unis d'Amérique et de ses territoires d'outre-mer (comme Porto Rico) ; mais c'est aussi celle de l'Équateur, du Zimbabwe, de la Micronésie, des Îles Marshall, des Palaos, du Panama, du Salvador, du Timor oriental, des Îles Turques-et-Caïques, des Îles Vierges britanniques et des Îles BES.

Il s'agit de la monnaie la plus utilisée au monde pour les transactions, et, depuis décembre 2006, de la deuxième derrière l'euro en termes de monnaie en circulation.

    • la principale monnaie de réserve utilisée dans le monde, représentant 62 % des réserves des banques centrales à travers le monde en 2018,
    • la devise la plus utilisée dans le commerce international,
    • la principale devise traitée sur le marché des changes, présente en 2019 dans 88 % des transactions, contre 32 % pour l'euro,
    • la devise possédant les marchés financiers les plus importants, même si cette prépondérance est en train d'être remise en cause par l'euro dans plusieurs domaines,
  • En terme de monnaie fiduciaire, le dollar des États-Unis est d'un usage très répandu dans le monde, et plus de la moitié de son encours en billets est en fait détenu hors de son pays d'origine.

Source : wikipedia.org

"Marronner" ne signifie pas "Devenir marron" ou "Colorier en marron" !

Ce verbe peut en revanche avoir quatre significations différentes :

  • autrefois :
    • friser en grosses boucles, en "marrons" (registre désuet),
    • pratiquer l'art de la navigation ou de la piraterie (registre désuet),
    • ou aux Antilles : s’enfuir, "faire marron", en référence aux esclaves "marrons", ainsi que l'on appelait alors les fuyards (registre désuet),
  • et de nos jours, pour les marseillais notamment, : marmonner, murmurer de façon hostile, entre ses dents, grommeler.

On dit par exemple : "Arrête de marronner et va me ranger le bazar qu'il y a dans ta chambre !".

Source : www.cnrtl.fr

"Une sauce au beurre noir", "Une sauce beurre noir" ou "Un beurre noir".

Cuisson à feu doux d'un beurre noir

Ces trois appellations désignent une préparation culinaire, élaborée à base de beurre doux.

Celui-ci est cuit à feu doux dans une poêle ou une casserole, jusqu'à ce qu'il prenne une coloration foncée. Malgré son appellation, il doit cependant brunir sans noircir.

L'étape finale de la préparation consiste à déglacer, en ajoutant une solution acide, comme du vin blanc, du jus de citron ou du vinaigre.

On cuisine notamment ainsi :

Aile de raie au beurre noir
Aile de raie au beurre noir
  • les ailes de raie,
Cervelle de veau poêlée au beurre noir
Cervelle de veau poêlée au beurre noir
  • ou la cervelle.

Le nom de cette sauce a donné lieu à une jolie expression imagée : "Un oeil au beurre noir".

Source : wikipedia.org

"Faire marron".

Cette locution verbale peut avoir des significations radicalement différentes selon le niveau de langue auquel on se situe :

  • dans le registre populaire, c'est escroquer, tromper,
  • dans le registre argotique, c'est prendre sur le fait, surprendre,
  • et dans le langage courant, aux Antilles, du temps de l'esclavage, c'était s'enfuir.

Source : wiktionary.org

"Chromatique".

Palette de couleurs

Cet adjectif qualifie :

  • ce qui est relatif aux couleurs.

On parle par exemple de "cercle chromatique" ou de "gamme chromatique".

  • ou - en musique - ce qui est composé d'une suite de demi-tons (par opposition à "Diatonique").

On parle par exemple d'"échelle chromatique" ou de... "gamme chromatique" !

Mais non, il n'y a pas de risque de confusion ; ou si peu !

"Le mouton bleu de l'Himalaya" ou "Le Grand Bharal".

Mâle Grand Bharal ou Mouton bleu de l'Himalaya

Il s'agit d'une espèce de caprin vivant dans les chaînes montagneuses et les hauts plateaux asiatiques, du Pakistan à l'Ouest au Tibet et au Qinghai, à l’Est.

Il occupe les pentes herbeuses et les falaises entre 2 000 et 5 000 mètres, voire davantage, se nourrissant de graminées, de diverses plantes vivaces d’altitude et de lichens.

Cet animal possède un pelage gris-bleuâtre, qui diffère de ton selon les individus ; certains étant même plutôt marron clair. Le pelage est noir sur le front, sur le bas du cou et sur l'avant des pattes (antérieurs et postérieurs). Le bharal possède également du blanc sur les joues, le haut du cou, le museau et le ventre, ainsi que sur l'arrière des pattes et sur les genoux.

La couleur de leur fourrure est un bon camouflage dans un environnement rocheux : en cas de danger, le Grand Bharal s’immobilise pour ne pas être repéré. Et, s’il l’est, il s’enfuit en escaladant avec agilité les parois montagneuses.

Ses prédateurs - à part l’homme, qui le chasse - sont la Panthère des neiges, le léopard et le loup gris.

Les deux sexes possèdent des cornes en lyres : plus grosses, plus longues (jusqu'à 80 cm), plus épaisses et plus incurvées chez le mâle ; plus courtes (pas plus de 20 cm) et plus fines chez la femelle.

Sources : wikipedia.org et www.pairidaiza.eu/fr

"Tu m'as cru, patate crue ! Tu me l'as fait croire, patate noire !" ou "Tu m'as crue, patate crue ! Tu me l'as fait croire, patate noire !".

Je suis toujours étonné d'entendre parfois certains trentenaires ou quadragénaires continuer d'utiliser cette expression du langage enfantin en forme d'interjection !

D'une part en effet, je l'aurais personnellement pensé réservée aux cours d'écoles.

Et d'autre part, me souvenant l'avoir entendu, déjà, dans les années 1970, je la croyais tombée aux oubliettes depuis belle lurette !