"Le baliste cabri", "Le cochon de mer" Le baliste commun" ou "Le baliste gris".

Le "baliste cabri" ou "cochon de mer" également appelé "baliste commun" ou "baliste gris"

Ces différentes appellations désignent une espèce de poisson marin vivant dans les eaux de la Méditerranée (côtes Sud notamment) et de l'océan Atlantique, et peut être occasionnellement aperçu dans celles de la Manche. Il se  qu'il broie avec sa puissante mâchoire

Doté d'épines dorsales très affûtées, qu'il dresse lorsqu'il se sent en danger, ce poisson possède une mâchoire puissante avec des incisives très marquées, lui permettant de briser les coquilles d’huîtres et de moules et de se nourrir crustacés et de mollusques.

Ses yeux sont très en retrait par rapport à sa bouche, ce qui lui permet de ne pas se blesser lorsqu'il casse ainsi des coquillages.

Très caractériel et agressif, le baliste cabri n'hésite pas à mordre les humains qu'il trouve sur son chemin (baigneurs, soigneurs en aquarium), parfois jusqu'au sang. Un comportement qui peut s'expliquer par une volonté de chasser, de défendre son territoire en période de reproduction ou tout simplement par une sensation de faim. Et qui est exacerbé par le réchauffement des eaux, qui augmente le métabolisme de ce poisson.

Source : wikipedia.org

L'Empire de J'aime les mots vient de s'aggrandir, ce 20 juin 2021, d'un gigantesque 204e pays ou territoire, puisqu'il s'agit de tout un continent : l'Antarctique !

Carte de l'Antarctique, à l'extrême-Sud du globe terrestre

Pour tout vous dire, je ne l'avais même pas inscrit dans la liste de pays ou territoires à conquérir, tant il me semblait pratiquement impossible de décrocher un jour un seul lecteur doté d'une adresse électronique en .aq !

Et puis voilà : le premier est venu hier sur J'aime les mots ! Qu'il en soit ici grandement remercié.

L'Antarctique, parfois appelé "le Continent Austral" ou "le Continent Blanc" (un idiotisme chromatique), est le continent le plus méridional de la Terre.

Localisation de l'Antarctique, à l'extrême-Sud du globe terrestre
Localisation de l'Antarctique, à l'extrême-Sud du globe terrestre

Localisation

Situé autour du pôle Sud, il est entouré des océans Atlantique, Indien et Pacifique et des mers de Ross et de Weddell. Il forme le coeur de la "région antarctique" qui inclut également les parties émergées du plateau des Kerguelen ainsi que d'autres territoires insulaires de la "plaque antarctique" plus ou moins proches.

L'ensemble de ces territoires, qui partagent des caractéristiques écologiques communes, constitue l'"écozone antarctique".

Localisation de l'Antarctique, à l'extrême-Sud du globe terrestre
Localisation de l'Antarctique, à l'extrême-Sud du globe terrestre

Un gigantesque territoire inhospitalier

Avec une superficie de 14 millions de kilomètres carrés, l'Antarctique est plus petit que l'Asie, l'Afrique ou l'Amérique ; seules l'Europe et l'Océanie sont plus petites que lui. Quelque 98 % de sa surface sont recouverts d'une couche de glace d'une épaisseur moyenne de 1,6 km. C'est pourquoi la morphologie du sous-sol antarctique reste encore peu connue voire inconnue, alors que petit à petit se dévoile la présence de lacs subglaciaires et de chaînes de montagnes subglaciaires comme celle de Gamburtsev.

L'Antarctique est le continent le plus froid, le plus sec et le plus venteux. C'est également, de tous les continents, celui qui a l'altitude moyenne la plus élevée. Puisqu'il n'y tombe que peu de précipitations, excepté sur ses parties côtières où elles sont de l'ordre de 200 mm par an, l'intérieur du continent constitue le plus grand désert du monde.

Un continent inhabité

À part les bases scientifiques, il n'y a pas d'habitat humain permanent et l'Antarctique n'a pas de population indigène connue.

Seuls des plantes et des animaux adaptés au froid, au manque de lumière et à l'aridité y survivent, comme des manchots, des phoques, des poissons, des crustacés, des mousses, des lichens et de nombreux types d'algues.

Le nom "Antarctique" vient du grec (antarktikos), qui signifie "opposé à l'Arctique" (*) .

Une découvertes très tardive

Bien que des mythes et des spéculations concernant une "Terra Australis" ("Terre Australe ") remontent à l'Antiquité, le continent n'est aperçu pour la première fois – de façon attestée – qu'en 1819 par le navigateur britannique William Smith. Cette découverte suscita un vif intérêt de la part des chasseurs de phoques européens et américains qui affluèrent sur les côtes antarctiques dans les années qui suivirent et s'employèrent à décimer une population de plusieurs millions d'individus, au point de parvenir pratiquement à son extinction en 1830.

Un continent très étudié

À la suite du traité sur l'Antarctique signé en 1959 par douze États et suivi en 1991 par le protocole de Madrid, l'ensemble des territoires situés au sud du 60e parallèle sud acquiert un statut particulier : les activités militaires y sont interdites ainsi que l'exploitation des ressources minérales sauf celles qui sont menées à des fins scientifiques. Les signataires accordent la priorité aux activités de recherche scientifique. Les expériences en cours sont effectuées par plus de 4 000 scientifiques de diverses nationalités (l'été. Et 1 000 l'hiver) et ayant des intérêts différents. Considéré comme une réserve naturelle, le continent est protégé par la Convention sur la conservation de la faune et la flore marines de l'Antarctique (CCAMLR) et divers accords internationaux sur la protection de la biodiversité et sur la restriction du tourisme.

Le tourisme

Modeste ressource jusque dans les années 1980, le tourisme attire de plus en plus de visiteurs : 10 000 en 2000, 37 000 en 2010, soit neuf fois plus de personnes que le nombre de scientifiques présents. La majorité des touristes se concentre durant l'été à proximité de la péninsule Antarctique. Depuis 1991, des mesures de régulation et de protection ont été prises. L’Association internationale des voyagistes antarctiques (IAATO), qui regroupe 80 % des voyagistes opérant sur ce continent, a établi un code de conduite, prône un tourisme éducatif et coopère avec les scientifiques en mettant à leur service la logistique et les moyens de transport. Aussi les États se sont inspirés de ses travaux et données pour élaborer un code international très contraignant.

(*) : Pour ceux qui ne parviendraient pas à se souvenir que l'Antarctique est au Sud et l'Arctique au Nord, découvrez-donc un moyen mnémotechnique très simple.

Source : wikipedia.org

"Haut en couleur".

Cette locution adjectivale en forme d'idiotisme chromatique relève du langage courant.

Et elle signifie, au sens figuré, en parlant d'un individu ou d'un personnage : pittoresque, original dans ses comportements ou son accoutrement.

On dit par exemple : "Lorsque j'étais enfant, mon grand-père jouait à la pétanque avec un personnage haut en couleur, qui se promenait toujours avec son clairon de la Guerre de 14-18 !".

Source : wiktionary.org

"Les fennecs", "Les verts" ou "Les guerriers du désert".

"Les fennecs" c'est à dire : l'équipe d'Algérie de football

Il s'agit des différents surnoms de l'équipe nationale de football algérienne, qui représente l'Algérie dans les compétitions internationales, sous l'égide de la FAF (Fédération Algérienne de Football (FAF), fondée en 1962.

Le logotype de la FAF (Fédération Algérienne de Football), fondée en 1962
Le logotype de la FAF (Fédération Algérienne de Football), fondée en 1962

Le surnom en forme d'idiotisme animalier "Les fennecs" fait référence à l'animal national de l'Algérie.

Des fennecs, en captivité
Des fennecs, en captivité

Et le surnom en forme d'idiotisme chromatique "Les verts" fait référence à la couleur du maillot de l'équipe nationale de football algérienne, lorsqu'elle joue à l'extérieur.

L'équipe d'Algérie a disputé la première rencontre de son histoire le 6 janvier 1963 face à la Bulgarie, match remporté sur le score de deux buts à un, à la suite de l'indépendance du pays en 1962. Et la sélection algérienne a disputé ses premières qualifications à une phase finale de Coupe du monde en 1970.

1970 : "Les fennecs" - c'est à dire l'équipe d'Algérie de football - remportent leur premièr CAN (Coupe d'Afrique des Nations)
1970 : "Les fennecs" remportent leur premièr CAN (Coupe d'Afrique des Nations)

Elle remporte son premier trophée en 1990 lors de la CAN (Coupe d'Afrique des Nations), une compétition qu'elle remporte une deuxième fois en 2019.

2019 : "Les fennecs" - c'est à dire l'équipe d'Algérie de football - remportent leur deuxième CAN (Coupe d'Afrique des Nations)
2019 : "Les fennecs" remportent leur deuxième CAN (Coupe d'Afrique des Nations)

En Coupe du monde, l'Algérie s'est qualifiée à quatre occasions pour un tournoi final en 1982, 1986, 2010 et en 2014 au Brésil, ou l'Algérie se qualifie pour la première fois de son histoire pour les huitièmes de finale, devenant ainsi la sixième nation africaine à atteindre ce niveau.

L'équipe d'Algérie dispute depuis 1972 ses rencontres à domicile au Stade du 5 Juillet 1962, une enceinte sportive de 85 000 places située dans la capitale, Alger.

Et l'Algérie a terminé l'année 2020 au 31e rang mondial selon le classement FIFA et au 3e rang de la CAF (Confédération Africaine de Football).

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander mon article consacré à l'étrange slogan anglo-hispano-français des supporteurs algériens : "One, two, thre, viva l'Algérie !".

Source : wikipedia.org

Pourquoi dire : "Superbe matching couleurs" ?

Lexpert en automobiles de collection Maxime Lepissier, lacteur Philippe Lellouche et le garagiste Florian Meunier, dans lémission "Enchères mécaniques", sur RMC Découverte

Comme l'a déclaré le garagiste français Florian Meunier (à droite sur la photographie), dans l'émission "Enchères mécaniques", diffusée le 13 avril 201, sur la chaîne de télévision française RMC Découverte.

Et pas : "Superbe COMPLÉMENTARITÉ DES couleurs" !

Politiquement correct oblige, je crains que les coloriages au feutre ou au marqueur "de couleur" ne s'avèrent à l'avenir un peu tristoune... parce que manquant justement de couleurs !

Un coloriage au marqueur noir
Explication du calembour
Ne pouvant désormais plus utiliser le qualificatif de « Noir » sans risquer de se faire insulter par des hordes d’énergumènes décérébrés, j’imagine que nous allons devoir appeler « feutre de couleur », « marqueur de couleur » ou « crayon de couleur », ce que nous autres, affreux caucasiens racistes et esclavagistes, avions jusqu’ici l’infâme culot de qualifier de « feutre NOIR », « marqueur NOIR » ou « crayon NOIR ».

"La mort blanche", "Le meilleur tireur d'élite de l'histoire", "Le sniper le plus meurtrier de tous les temps".

Le soldat finlandais Simo Häyhä considéré comme le tireur d'élite le plus meurtrier de l'histoire

Il s'agit des différents surnoms du soldat finlandais Simo Häyhä, né le 17 décembre 1905 et mort le 1er avril 2002.

Ce tireur d'élite a été actif durant la guerre d'Hiver (1939-1940), qui opposa la Finlande et l'Union soviétique et durant laquelle il parvint à abattre au fusil plus de 500 soldats soviétiques en seulement 3 mois !

Le soldat finlandais Simo Häyhä considéré comme le tireur d'élite le plus meurtrier de l'histoire

L'armée soviétique déploya des moyens considérables afin de l'éliminer, mais sans jamais y parvenir. Et le surnomma "La mort blanche" car il possédait une technique redoutable lui permettant de demeurer parfaitement invisible dans la neige.

Parcours durant la guerre d'Hiver (30 novembre 1939 - 13 mars 1940)

Il est officiellement crédité de la mort de 505 soldats soviétiques abattus au fusil. Le chiffre non officiel est de 542 tués par des tirs de précision, auxquels s'ajouteraient environ 200 autres en utilisant un pistolet-mitrailleur Suomi KP31.

Tous ces morts sont comptabilisés durant les 97 jours antérieurs à sa blessure par balle du 6 mars 1940.

Avant cette blessure, les Soviétiques tentèrent bien sûr de le tuer, notamment par le biais de leurs propres tireurs d'élite ainsi que par des bombardements d'artillerie. Mais le meilleur résultat obtenu ne fut que la déchirure de sa veste par un obus à fragmentation, qui le laissa indemne.

Matériel et tactiques utilisés

Simo Häyhä utilisait le fusil M28 "Pystykorva", une variante finlandaise du fusil Mosin-Nagant soviétique, car l'arme convenait bien à son tout petit gabarit de 1,52 m.

Il préférait utiliser une simple mire métallique et non une lunette de tir, afin de diminuer la surface de sa silhouette (car le tireur doit relever la tête lorsqu'il emploie une lunette) et afin d'éviter tout problème de réflexion du soleil (pouvant révéler sa position) ou risque de mauvaise visibilité (de la buée se formant sur la lunette de tir).

Une autre tactique de Häyhä consistait à compacter la neige devant lui afin que le tir n'agite pas la neige, qui pourrait ainsi révéler sa position.

Il gardait également de la neige dans sa bouche pour que la vapeur de sa respiration ne le trahisse pas.

Et il était capable de rester des heures sans bouger, légèrement enseveli sous la neige, à des températures comprises entre -20 et −40 °C, et revêtu d'une tenue de camouflage entièrement blanche.

Blessure et fin de la guerre

Le 6 mars 1940, Häyhä reçoit une balle dans la mâchoire. Le projectile dévie à l'impact et quitte sa tête sans le tuer. Il est ramassé par des soldats alliés qui affirmèrent à son propos "qu'il lui manquait la moitié de la tête". Il reprend conscience le 13 mars 1940, jour où la paix est signée.

Le soldat finlandais Simo Häyhä considéré comme le tireur d'élite le plus meurtrier de l'histoire

Peu de temps après la guerre, Simo Häyhä est promu du grade de caporal puis de sous-lieutenant par le maréchal Carl Gustaf Emil Mannerheim.

Après la guerre et fin de vie

Il lui fallut plusieurs années pour récupérer de ses blessures. La balle avait écrasé sa mâchoire lui avait enlevé la majeure partie de la joue gauche. Néanmoins, il s'est rétabli et est devenu, après la Seconde Guerre mondiale, un chasseur d'orignal et un éleveur de chiens.

Le soldat finlandais Simo Häyhä considéré comme le tireur d'élite le plus meurtrier de l'histoire

Lors d'un entretien en 1998, à la question de savoir comment il était devenu aussi bon tireur, il répondit : "par la pratique".

Le soldat finlandais Simo Häyhä considéré comme le tireur d'élite le plus meurtrier de l'histoire

Et lorsqu'on lui demanda s'il regrettait d'avoir tué tant de gens, il répondit : "Je n'ai fait que mon devoir, et ce que l'on m'avait dit de faire, du mieux que je le pouvais".

Le soldat finlandais Simo Häyhä considéré comme le tireur d'élite le plus meurtrier de l'histoire

Simo Häyhä est mort à 97 ans, le 1er avril 2002.

Le soldat finlandais Simo Häyhä considéré comme le tireur d'élite le plus meurtrier de l'histoire

Source : wikipedia.org

"Faire chou blanc".

L'expression française "Faire chou blanc"

Cette locution verbale en forme d'idiotisme alimentaire et d'idiotisme chromatique appartient au registre familier.

Et elle signifie : ne pas réussir, subir un échec, échouer ; rater son coup.

On dit par exemple : "Nous avons fait chou blanc : ce sera pour la prochaine fois !".

Ou : "Nous espérions trouver cet individu chez lui mais nous avons fait chou blanc".

Sources : www.linternaute.fr et www.expressio.fr

"Le plus grand des animaux", "Le plus grand des mammifères", "Le plus grand animal de tous les temps" ou "Le plus grand animal que la terre ait porté".

Une baleine bleue ou rorqual bleu

Ces différentes formules désignent : la baleine bleue, également appelée rorqual bleu.

Cette espèce de cétacés appartenant à la famille des mammifères peut dépasser 30 mètres de longueur et 170 tonnes.

Une baleine bleue (ou rorqual bleu) comparée à... quatre autobus !
Une baleine bleue (ou rorqual bleu) comparée à... quatre autobus !
Une baleine bleue (ou rorqual bleu) comparée à un humain
Une baleine bleue (ou rorqual bleu) comparée à un humain

Et il s'agit donc du plus gros animal vivant à notre époque et - dans l'état actuel de nos connaissances - du plus gros animal ayant vécu sur Terre, avant deux grands sauropodes.

Une baleine bleue (ou rorqual bleu) comparée à un bateau de 23 mètres de long
Une baleine bleue (ou rorqual bleu) comparée à un bateau de 23 mètres de long

Long et mince, le corps de la baleine bleue peut prendre diverses teintes de gris-bleuté sur le dos et un peu plus clair en dessous. On en dénombre au moins trois sous-espèces distinctes.

Comme les autres baleines, la baleine bleue se nourrit essentiellement d’un petit crustacé, le krill, de planctons mais également de petits poissons et parfois de calmars.

Les baleines bleues furent abondantes dans presque tous les océans avant le début du XXe siècle. Pendant près de quarante ans, elles furent chassées par les baleiniers qui ont amené l'espèce au bord de l'extinction avant qu'elle ne soit protégée par la communauté internationale en 1966.

Un rapport de 2002 estimait qu’il y avait entre 5 000 et 12 000 baleines bleues à travers le monde, localisées dans au moins cinq groupes. En 2018, l'IUCN estime la population entre 5 000 et 15 000 individus.

Avant la chasse industrielle à la baleine, la plus forte population se trouvait dans l’Atlantique, qui en comptait approximativement 240 000 (entre 202 000 et 311 000).

L'espèce est classée en danger d'extinction par l'UICN.

Nota Bene : "Baleine" est un substantif féminin polysémique du langage courant auquel j'ai déjà consacré un article.

Source : wikipedia.org

"En faire voir de toutes les couleurs" ou "En voir de toutes les couleurs".

Ces expressions du registre familier en forme d'idiotismes chromatiques signifient respectivement :

  • "En faire voir de toutes les couleurs" : infliger à une personne des désagréments ou des épreuves de toutes sortes, lui occasionner des ennuis, lui faire endurer ou subir des choses pénibles, désagréables.

On dit par exemple : "Ma fille m'en a fait voir de toutes les couleurs jusqu'à l'âge de 5 ou 6 ans".

Ou : "Mon voisin m'a menacé de m'en faire voir de toutes les couleurs si je ne coupais pas certains de mes arbres qui l'empêche d'avoir sa piscine au soleil l'après-midi".

  • "En voir de toutes les couleurs" : subir des désagréments ou des épreuves de toutes sortes, avoir des ennuis, endurer ou subir des choses pénibles, désagréables.

On dit par exemple : "Mon cousin en a vu de toutes les couleurs avec son premier patron, qui était un type épouvantable".

Ou : "J'ai passé des vacances lamentables : on en a vu de toutes les couleurs avec les habitants du village où nous campions".

Source : wiktionary.org

"L'habit vert".

Un habit vert d'académicien français avec bicorne

Cette locution nominale masculine en forme d'itiotisme textile ou vestimentaire et d'idiotisme chromatique désigne : un habit d'académicien, membre de l'Institut de France, porté lors des réunions solennelles et des cérémonies officielles.

"Un habit d'académicien" et pas seulement - ainsi qu'on le croit souvent, me semble-t-il - de "membre de l'Académie française".

L'habit vert est donc également porté par les membres des quatre autres académies de l'Institut de France.

L’Institut de France demandant officiellement un costume simple et décent, sa composition fut décidée par un arrêté du Consulat du 13 mai 1801, puis amendée au fil des siècles.

Il consistait en :

  • d'une part un grand costume : habit, gilet ou veste, culotte ou pantalon noirs, brodés en plein d’une branche d’olivier en soie vert foncé, chapeau à la française,
  • et d'autre part un petit costume : habit plus sobre n’ayant de broderie qu’au collet et aux parements de la manche avec une baguette sur le bord de l’habit.

Victor Hugo inaugure en 1848 une nouvelle mode à l'origine de l'évolution de l'habit : le frac à la place de la redingote, le jabot transformé en plastron et cravate blanche et le port du pantalon en remplacement de la culotte et des bas de soie.

À l'origine en deux versions, le petit costume tomba rapidement en désuétude, seul le grand costume subsiste encore de nos jours.

Il est actuellement composé d'un chapeau bicorne, d'un gilet et d'un pantalon en drap noir ou bleu foncé, et non plus vert foncé comme à l'origine, brodés de branches d'olivier vertes et or, d'une cape et d'une épée.

Le port de la tenue est obligatoire - sauf pour les ecclésiastiques - et sa confection très codifiée.

S'il est "conçu dans les règles de l'art", ce qui peut prendre six mois, l'habit peut coûter jusqu'à... 35 000 € !

L'épée d'académicien

L, qui sont dispensés du port de l'habit, peuvent également s'abstenir de porter l'épée.

L'arrêté de 1801 ne prévoyait pas de tenue féminine ; une certaine liberté vestimentaire est donc accordée aux femmes.

Les ecclésiastiques et, en principe, les femmes n’en reçoivent pas. Pourtant, si Jacqueline de Romilly porte un sac à main brodé assorti à sa cape, Hélène Carrère d'Encausse, Florence Delay, Assia Djebar, Simone Veil, Danièle Sallenave et Dominique Bona ont toutes choisi d'en porter une.

Son origine est liée à l'Institut d'Égypte et rappelle les usages de l'Ancien Régime.

Véritable objet d'art, l'épée constitue l'attribut personnel de l'académicien et revêt une haute charge symbolique. Elle lui est généralement offerte par ses amis et collègues, réunis dans un "Comité de l'épée", et lui est remise lors d'une cérémonie privée quelques jours avant sa réception. Oeuvre originale conçue avec beaucoup de liberté par des artistes joailliers, elle est offerte au récipiendaire dans le cadre d'une souscription auprès des amis du futur académicien. Ou peut être une arme ancienne, comme une épée de cour par exemple.

Des membres de l'Académie françaiseUn habit vert d'académicien français

Un film portant ce titre, avec l'excellent acteur français Jules Berry, a été réalisé en 1937 par le réalisateur français Roger Richebé, d'après la pièce de théâtre homonyme de Robert de Flers et Gaston Arman de Caillavet.

Affiche du film français "L'habit vert" de Roger Richebé (1937)Affiche du film français "L'habit vert" de Roger Richebé (1937)

Assez curieusement, l'assistant réalisateur du film, Marcel Cohen (né le 22 novembre 1908 et mort le 6 décembre 2002), par ailleurs scénariste et monteur, en a réalisé par la suite une nouvelle version sous forme de téléfilm, en 1957.

Il se fera ensuite appeler Marcel Cravenne, comme son frère, l'attaché de presse, journaliste et producteur de cinéma Georges Cohen devenu Georges Cravenne, le fondateur des Césars, des Molières et des 7 d'or.

Source : wikipedia.org

 

"De but en blanc".

Cette expression du langage courant en forme d'idiotisme chromatique et d'idiotisme militaire signifie :

  • au sens figuré : directement, brusquement, sans préambule ni précautions.

On dit par exemple : "Mon professeur m'a demandé de but en blanc si j'accepterais d'aller dîner avec lui !".

  • et au sens propre : en ligne droite, pour qualifier une façon de tirer au canon à portée moyenne.

Un canon de campagne

Le mot "but" (ou "butte") désignait en effet le monticule sur lequel on plaçait le canon pour tirer.

Tandis que le mot "blanc" désignait la cible, une autre butte.

Tirer "de but en blanc" correspondait donc :

    • à l'origine : à un tir en ligne droite, le plus direct possible ; avec la "trajectoire" la plus "tendue" possible,
    • puis, par extension : directement, c’est-à-dire rapidement, sans sommation ou hésitation.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à l'expression - elle aussi d'origine militaire - "En but (à quelque chose)" ou "Être en butte (à quelque chose)".

Source : wiktionary.org