"Avoir une confiance aveugle" ou "Avoir une foi aveugle" en quelqu'un.

Ces deux expressions signifient : s'en remettre totalement à quelqu'un, lui faire totalement confiance.

On dit par exemple : "Il avait une confiance aveugle dans son oncologue... avant que le cancer ne l'emporte".

Ou : "Avoir une foi aveugle en qui que ce soit me semble parfaitement personnellement parfaitement impossible".

"Un antiphonaire".

Un antiphonaire

Ce substantif masculin fort peu connu, il me semble, désigne : un recueil de chants liturgiques catholiques rassemblant les partitions grégoriennes des heures canoniales.

Les premiers antiphonaires remontent au temps du pape Grégoire Ier, au VIe siècle.

Différences avec le bréviaire :

  • L'antiphonaire contient les parties chantées de l'office, notées en notation neumatique,
  • il ne contient pas l'office des lectures,
  • et il ne contient que les rubriques du bréviaire spécifiques au chant.

Source : wikipedia.org

"Un vigile", "Une vigile" et "Les vigiles".

Ces mots homophonographes du langage courant peuvent désigner des choses très différentes, selon le genre et le nombre :

  • "UN vigile" désigne ainsi :

Un vigile, en faction

 

    •  de nos jours : une personne chargée de la surveillance et de la sécurité de locaux administratifs, commerciaux, industriels, universitaires, etc.

Un vigile, en faction devant un portail.

    • et, dans la Rome antique, un homme chargé de combattre les incendies et de veiller, la nuit, à la sécurité de la ville.
  • Tandis que "UNE vigile" désigne le jour qui précède et qui prépare une fête religieuse, dans la religion catholique.

On parle par exemple de la "vigile pasquale", qui précède le jour de Pâques, ou de la "vigile de Noël".

  • Et que "Les vigiles" (féminin) désignent, dans la liturgie catholique, le premier office du cursus de l'office divin qui se dit au point du jour, voire au milieu de la nuit et que l'on appelle également "les matines",

Sources : www.larousse.fr et wiktionary.org

"Un proposant".

Ce substantif masculin, il me semble peu connu, désigne, selon le contexte :

  • dans les églises réformées ("protestantes") : un candidat au ministère pastoral qui, après les études de théologie, accomplit le stage préparatoire au pastorat. Il est autorisé par la compagnie des pasteurs à lire la Bible dans les temples de la ville et à prêcher dans ceux de la campagne.
  • en médecine : le premier malade d’une lignée qui consulte pour une affection génétique et qui déclenche ainsi une enquête génétique dans sa famille afin de déterminer le mode de transmission de cette affection

On dit par exemple : "Le malade est un petit-neveu du proposant".

  • une personne ou organisation à l’origine d’une proposition.

On dit par exemple : "Comme d'habitude, les proposants ne se bousculent pas au portillon !".

Ou : "Le proposant est un célèbre syndicat, autrefois tout puissant dans cette profession".

Source : wiktionary.org

"Exocet", "Le chef de commando", "Le prussien", "Le moine-soldat", "Le rottweiler" ou "Le Dalaï-Lamy".

L'homme politique français Pascal Lamy

Il s'agit des différents surnoms de l'homme politique français Pascal Lamy, né le 8 avril 1947 :

  • "Exocet", "Le chef de commando" ou "Le prussien" (mais aussi "Le moine-soldat") : tous ces surnoms relevant du registre militaire lui viennent de sa rapidité et de son efficacité en tant que directeur de cabinet du président de la Commission européenne Jacques Delors, et son sherpa au G7, de 1985 à 1994,
  • "Le rottweiler" est le surnom que lui avaient attribué les américains en raison de sa pugnacité comme commissaire européen au Commerce, de 1999 à 2004,
  • et "Le moine soldat" ou "Le Dalaï-Lamy" (calembour avec "Le Dalaï-lama", bien sûr) lui viennent de sa rigueur et de son physique de moine thibétain.

Ce haut-fonctionnaire appartient au Parti socialiste depuis 1969, et a été membre du comité directeur de 1985 à 1994.

Diplômes

Diplômé d'HEC Paris (1969), de Sciences Po Paris (section Service Public) (1971) et de l'ENA (Ecole Nationale d'Administration) (1975), il est également titulaire d'un diplôme d'études supérieures de droit.

Un parcours exemplaire

Pacal Lamy commence sa carrière dans la fonction publique à l'Inspection générale des finances (1975-1979) et au Trésor (1979-1981), où il est secrétaire général du CIASI (Comité Interministériel pour l'Aménagement des Structures Industrielles).

Après la victoire de la Gauche, il devient conseiller du ministre de l'Économie et des Finances Jacques Delors (avril 1981-juillet 1984) puis directeur-adjoint du cabinet du Premier ministre Pierre Mauroy (1983-1984).

Il exerce de 1985 à 1994 les fonctions de directeur de cabinet du président de la Commission européenne Jacques Delors, dont il est par ailleurs le sherpa au G7.

Il intègre ensuite le Crédit Lyonnais dont il devient directeur général et qu'il contribue à redresser jusqu'à sa privatisation, en 1999.

Pascal Lamy revient ensuite à Bruxelles, pour occuper le poste de commissaire européen au Commerce sous la présidence de Romano Prodi (1999-2004).

Enfin, il est élu, le 26 mai 2005, directeur général de l'OMC (Organisation Mondiale du Commerce). Seul candidat à sa propre succession (une première dans l'histoire de l'institution créée en 1995), il a été reconduit, le 30 avril 2009, à la tête de l'organisation pour un second mandat de quatre ans à l'issue d'un vote par acclamation de ses 153 membres. Son mandat prend fin le 31 août 2013 et Arancha Gonzalez, l'actuelle directrice du centre du commerce international, a été sa porte-parole et chef de cabinet durant toute cette période.

Une tentative politique ratée en 1993

En 1993, il est battu dès le premier tour dans la 5e circonscription de l'Eure (15,10 %), devancé par le candidat FN, alors que le sortant appartenait au PS.

Sources : wikipedia.org et archives.politiqueinternationale.com

"Le Dimanche des Rameaux" ou "Le Dimanche des Palmes".

Cette fête, qui inaugure la Semaine sainte, rappelle l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem (Israël).

Selon l’Évangile, Jésus entre dans la ville sur le dos d’une ânesse et la foule l’acclame avec des feuilles de palmiers.

À la messe, ce jour-là, la communauté chrétienne se remémore cet événement, qu'elle célèbre à travers une procession dans l’église et une lecture du récit de la Passion du Christ. Ainsi qu'une bénédiction solennelle des rameaux.

Naturellement, faute d'un réchauffement climatique suffisant, les branches de palmier sont souvent remplacées sous nos latitudes tempérées par des branches de buis.

Dans le Sud de la France, où je vis depuis 1999, on parle souvent de "Dimanche des Palmes".

"Un temps de Toussaint", "Faire un temps de Toussaint".

Cette expression désigne un temps maussade, gris, humide (et frais).

Elle fait tout simplement référence à la météorologie qui caractérise souvent la période du premier novembre, laquelle correspond souvent au retour d'un temps gris et humide après les belles périodes d'arrière-saison qui persistent souvent jusqu'en première voire deuxième quinzaine du mois d'octobre.

Source : actualite.lachainemeteo.com

"Une faiseuse d'anges"

On appelait "faiseuse d'ange" (ou "faiseur d'anges" lorsqu'il s'agissait d'un homme) une femme (le plus souvent non médecin) qui agissait de manière volontaire afin d'interrompre la grossesse non voulue d'une autre femme.

Ces interventions se pratiquaient de façon illégale, dans la clandestinité, souvent par des méthodes dangereuses (injection d'eau savonneuse dans l'utérus, pose de sondes dans le col, aiguilles à tricoter, massages etc.).

Les complications graves étaient fréquentes (lésions, infections, saignements) avec parfois des suites mortelles et étaient passibles de peines plus ou moins graves selon les époques.

L'idée était que ces embryons innocents devenaient des anges après la mort.

Dans la plupart des pays occidentaux, cette activité a disparu depuis la légalisation de l'avortement, qui est devenu une intervention médicale.

En France, c'est la loi du 17 janvier 1975 relative à l'IVG (Interruption Volontaire de Grossesse), dite "loi Veil", qui a encadré la dépénalisation de l'avortement en France.

Source : wikipedia.org

"Un apostolat".

Ce substantif du registre soutenu appartient originairement au vocabulaire religieux et désigne :

  • au sens propre : la mission d'un apôtre c'est à dire la propagation de la foi et la prédication,
  • par extension : toute activité en vue de la diffusion de la foi chrétienne,
  • et au-delà : une activité désintéressée impliquant du dévouement, du zèle et de l'abnégation ; une mission requéeant de l'énergie et du désintéressement.

Source : www.larousse.fr

"Athée", "Athéiste" et "Agnostique".

  • Un "Athée" ou "Athéiste" est une personne adepte de l'"athéisme" ou incroyance religieuse, qui ne croit en aucun dieu et nie son (ou leur) existence.
  • Tandis qu'un "Agnostique" refuse de se prononcer et émet des doutes sur une existance divine, refusant de prendre parti dans les débats métaphysiques.

Source : wiktionary.org et www.linternaute.fr

"Hétérodoxe".

Ce substantif du registre soutenu appartient originairement au vocabulaire religieux et signifie :

  • qui s'écarte de la doctrine officielle, particulièrement dans une église ou une organisation sectaire. Qui soutient des opinions contraires à l'orthodoxie religieuse.
  • et par extension : qui ne se conforme pas aux opinions, aux idées traditionnelles ou communément admises dans un domaine donné. Qui s’écarte de ce qui serait appliqué par le plus grand nombre.

On dit par exemple : "Sa méthode est, je le concède, assez hétérodoxe".

L'antonyme de "hétérodoxe" est "orthodoxe". Et il est davantage connu du fait de l'existence de l'"Église orthodoxe".

Sources : www.cnrtl, wiktionary.org et www.larousse.fr

"Ecclésiastique" et "Un ecclésiastique".

  • "Ecclésiastique" est un adjectif du vocabulaire religieux signifiant "relatif ou relative à une Église, à son clergé".

On parle ainsi de "bien ecclésiastique", de "costume ecclésiastique", de "discipline ecclésiastique", de "hiérarchie ecclésiastique", de "principauté ecclésiastique", de "province ecclésiastique" ou de "tribunal ecclésiastique".

On dit également "ecclésial", "ecclésiale", "ecclésiaux", même si le mot est beaucoup moins connu et, je crois, utilisé.

  • et "Un ecclésiastique" est un substantif signifiant "membre d'un clergé, tel qu'un prêtre ou un pasteur".

Source : wikipedia.org

"Un chérif" et "Un shérif".

Ces deux mots parfaitement homonymes (ché-rif) ont des significations bien distinctes :

  • "Un chérif" est :
    • au sens propre : un titre pris par les descendants de Mahomet par sa fille.
    • et, par extension, : un chef ou un prince chez les Maures et les Arabes.
  • Tandis que "Un shérif" ("Sheriff" en anglais) est une personne chargée d'une fonction politique et publique, au Royaume-Uni, aux États-Unis, au Canada, en Australie, en Irlande et même en Inde.

C'est évidemment ce "shérif" là que l'on retrouve dans les westerns.