"Jean-Luc Godard".

Jean-Luc Godard est un réalisateur franco-suisse, né le 3 décembre 1930.

Il est le cousin de l'homme politique péruvien Pedro Pablo Kuzynski Godard, président du Pérou de 2016 à 2018.

Auteur complet de ses films, il en est fréquemment à la fois le réalisateur, le scénariste, le dialoguiste, et il en maîtrise le montage.

Il y apparaît occasionnellement, parfois dans un petit rôle, parfois non comme acteur, mais comme sujet intervenant. Producteur et écrivain, il est également critique de cinéma et théoricien du cinéma.

Il a été successivement l'époux de l'actrice actrice, chanteuse et écrivaine française d'origine danoise Anna Karina (1961-1967), puis de l'écrivaine, comédienne et réalisatrice française Anne Wiazemsky (1967–1979).

Comme Éric Rohmer, François Truffaut, Claude Chabrol, Jacques Rivette, Jean-Luc Godard commence sa carrière dans les années 1950 comme critique de cinéma. Il écrit notamment dans la "Gazette du cinéma", les "Cahiers du cinéma" et "Arts". Parallèlement à cette activité, il tourne, à partir de 1954 des courts métrages en 16 mm. Ainsi de "Charlotte et Véronique", un marivaudage écrit avec Éric Rohmer, ou de "Une histoire d'eau" (1958), qu'il monte à partir d'images filmées par François Truffaut. "Charlotte et son jules" (1958) est son dernier court-métrage.

Jean-Luc Godard

En 1959, il passe au long métrage avec la réalisation d'"À bout de souffle". Le film rencontre un grand succès, fait de Jean-Paul Belmondo une vedette et devient l'un des films fondateurs de la "Nouvelle Vague".

Affiche du film français "À bout de souffle" de Jean-Luc Godard (1960)

Au cours des années 1960, il multiplie les projets et réalise plusieurs films par an. En 1960, il tourne ainsi "Le Petit Soldat", un film sur la guerre d'Algérie et "Une femme est une femme", un film hommage à la comédie musicale. Il réalise ensuite "Vivre sa vie" (1962), un film sur une jeune femme qui se prostitue, "Les Carabiniers" (1963), un nouveau film sur la guerre et "Le Mépris" (1963) un film sur l'univers du cinéma.

Affiche du film français "Le mépris" de Jean-Luc Godard (1963)

Il poursuit en 1964 avec "Bande à part" et "Une femme mariée". En 1965, il réalise "Alphaville", un film de science-fiction, puis "Pierrot le Fou", un "road movie" dans lequel nombre de spécialistes voient son chef-d'oeuvre.

Affiche du film "Pierrot le fou"

Il réalise ensuite "Masculin féminin", "Made in USA" et "Deux ou trois choses que je sais d'elle" en 1966, puis "La Chinoise" (1967) et "Week-end" (1967).

Godard est alors devenu un cinéaste de première importance, et un personnage de premier plan du monde artistique et de l'intelligentsia. En 1968, les événements de mai pressentis par certains de ses films antérieurs sont l'occasion de la rupture avec le système du cinéma. Godard se radicalise politiquement, et se marginalise. Il tente avec Jean-Pierre Gorin de faire un cinéma politique et signe ses films sous le pseudonyme collectif de "Groupe Dziga Vertov". Durant cette période, ses films sont peu diffusés. À partir de 1974, il expérimente la vidéo avec sa compagne Anne-Marie Miéville, travaille pour la télévision et s'éloigne du cinéma.

Il revient au cinéma au tournant des années 1980 avec Sauve qui peut (la vie). Il retrouve alors la place centrale qu'il avait occupée au cours des années 1960.

Jean-Luc Godard

À partir de la fin des années 1980, il se consacre à une série de films-essais intitulée Histoire(s) du cinéma qu'il achève en 1998 et qui tente de faire une histoire cinématographique du cinéma. Dans les années 2000, il poursuit son travail au cinéma avec Éloge de l'amour (2001), Notre musique (2004) et Film Socialisme (2010).

Influences

Plusieurs jeunes cinéastes français ont directement été influencés par Godard, comme Jean Eustache, Jean-Michel Barjol, Francis Leroi, Luc Moullet, Romain Goupil et Philippe Garrel.

Jean-Luc Godard a également influencé toute une génération de cinéastes états-uniens nés dans les années 1940 comme Peter Bogdanovich, Paul Schrader, Martin Scorsese, George Lucas, Francis Ford Coppola et Brian De Palma.

Ou, plus récemment, Quentin Tarantino, dont le nom de la société de production "A Band Apart" a naturellement été choisi en référence au film de Godard "Bande à part" (1964).

Récompenses

Jean-Luc Godard a obtenu l'Ours d'or au Festival de Berlin en 1965 pour "Alphaville", ainsi que deux Ours d'argent (meilleur réalisateur en 1960 pour "À bout de souffle" et Grand prix du jury en 1961 pour "Une femme est une femme").

Il a également reçu un Lion d'or d'honneur en 1982 à la Mostra de Venise et le Lion d'or du meilleur film pour "Prénom Carmen" en 1983.

Par ailleurs, il s'est vu décerner le Prix du Jury au Festival de Cannes pour "Adieu au langage" en 2014, ainsi que deux Césars honorifiques, en 1987 et 1998, et un Oscar d'honneur en 2010 pour l'ensemble de sa carrière. En 2018, il reçoit une Palme d'or spéciale pour Le Livre d'image et toute son oeuvre au 71e Festival de Cannes.

Source : wikipedia.org

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